Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Saint Luigi : comment répondre à la violence du capitalisme ? Avec Nicolas Framont sur Paroles d'Honneur.


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29.10.2025

Est-il condamnable de tuer une personne responsable de la mort et de la souffrance de milliers d’autres ?
Luigi Mangione, érigé en icône par une partie du monde, est accusé d’avoir assassiné Brian Thompson, PDG de la première assurance santé privée des États-Unis. Son geste présumé est évidemment illégal, alors que celui de sa victime, responsable d'une politique agressive de refus de remboursements de soins souvent vitaux, est tout à fait acceptable, voire estimable dans le système capitaliste.
La violence du capitalisme, c'est une violence que l'on cache, qui est discrète, qui se décide avec des PowerPoint et qui pourtant s'exerce partout, aux États-Unis, en France et dans le reste du monde.
Face à cette violence, ne devrions-nous pas hausser le ton et changer de tactique ? Jusqu'à quel point et à quel prix ? Ce sont ces questions que la personnalité de Luigi Mangione soulève, de façon spectaculaire et dérangeante. Ce sont ces questions que Nicolas Framont pose et qu'il se propose de traiter.

De l'utopie néoreactionnaire. Avec Blaise Marchandeau à l'Université du Sur-Sault.


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2024

La néoréaction, les Lumières obscures (Dark Enlightenment), parfois appelée NRx par ses adeptes est un ensemble de discours dont les deux représentants les plus connus sont Mencius Moldbug (Curtis Yarvin) - ingénieur informaticien et entrepreneur - et Nick Land - philosophe britannique, ex-particiant du CCRU de Warwick.
Blaise Marchandeau essaie de poser les quelques éléments constitutifs de la néoréaction en passant, d'abord, par une analyse de la relation implicite entre vitalisme pseudo-nietzschéen, fascisme type mussolini et idéologie capitaliste de la valeur mise à nue. Par-delà sa pseudo-morale justificatrice, le capital est essentiellement un "brutalisme" - soit la forme contemporaine et adéquate à notre époque de ce qu'hier certains appelaient "fascisme".
À partir de là, il convient de comprendre de manière plus détaillée les modalités de ce brutalisme lorsqu'il rencontre les fantasmes utopiques d'un monde de Cité-État consumméristes, néo-monarchiques, type décomposition féodale, augmenté par la technologie et la mentalité d'ingénieur (un problème = une solution). Les néoréactionnaires sont en cela un cas d’école.
Si la faiblesse de leurs arguments et la naïveté irréaliste de leur vision du monde n'est plus à souligner, leur production idéologique et rhétorique, elle, nécessite une exploration. Avec cela d'assez amusant qu'ils se targuent d'être à la pointe la plus avancée du progrès technologique, mais ce progrès doit nécessairement, dans leur esprit, au nom d’une pseudo-"efficacité", s'articuler à la nostalgie bizarre pour les périodes de fragmentations compétitives violentes pré-impériales ou pré-modernes.

La néoreaction, la pensée qui révolutionne la politique des USA. Avec Lino Vertigo, Jean Lesalle et Curiosités Classiques pour Rage Culture.


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08.06.2025

La néoréaction (NRx) est un mouvement intellectuel né sur internet et porté par des figures comme Curtis Yarvin et Nick Land. Entre critiques acerbes du système politique moderne, visions futuristes de sociétés décentralisées (patchwork states) et réflexions sur l'intelligence artificielle, ces idées provocantes interrogent les fondements de nos démocraties et proposent des alternatives radicales.
Bien que discutées au plus au somment de la deuxième administration Trump, elles sont parfois en tension avec des approchent plus conservatrice, identitaires ou religieuses.
C'est avec un ton à la fois érudit et accessible que sont abordées des sujets comme la "Cathédrale" idéologique, les limites de l'État-providence ou encore les dilemmes éthiques de l'IA.
Entre science-fiction et analyse politique, une invitation à repenser notre rapport au pouvoir, à la technologie et à l'avenir des sociétés occidentales.

Émission "Libre echange".

Trash Vortex. Avec Mathieu Larnaudie à la Librairie Ombres Blanches.


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11.10.2024

Quelque chose est en train de craquer. Face à l'angoisse apocalyptique qui hante notre temps, les puissants de ce monde se préparent eux aussi à l'effondrement. Certains croient assurer leur survie en s'offrant de luxueux bunkers, d'autres capitalisent sur le désastre qu'ils ont contribué à provoquer.
Eugénie Valier, héritière déclinante d'un grand groupe industriel, se résigne quant à elle à une mort prochaine. Et puisque l'humanité court à sa perte, elle décide de démanteler l'empire érigé par son père au lieu de le léguer à son fils. L'intégralité de sa fortune ira à une fondation destinée à nettoyer les "trash vortex", ces vastes tourbillons marins qui charrient tous les déchets dérivant à la surface des océans. Mais cette mission, a priori vertueuse, sert en fait un projet de liquidation générale, auquel se mêle un inavouable règlement de comptes familial.
Avec cette satire virtuose des élites économiques, politiques, et des multiples acteurs qui gravitent autour d'elles, Mathieu Larnaudie nous emporte dans une traversée vertigineuse de notre époque, et signe le grand roman d'une civilisation fascinée par sa propre fin. Que reste-t-il à transmettre lorsque demain est incertain ?

Lumières sombres, néoréaction et archéofuturisme : Stefou Xenomancie répond aux question d'El Loco.


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17.10.2025

C'est en compagnie de Stefou Xenomancie qu'est étudié en profondeur le courant intellectuel souterrain mais influent des lumières sombres, un mouvement qui remet radicalement en question les fondements de la modernité politique. Inspiré par le penseur Nick Land, théoricien d'une technocratie élitiste, le débat s'articule autour d'une critique acerbe de la démocratie, de l'égalitarisme et du progressisme. Ce courant prône un retour à des structures sociales hiérarchisées, tout en intégrant les avancées technologiques pour façonner un futur où l'efficacité prime sur les idéaux humanistes. Entre rejet des utopies égalitaires et fascination pour un capitalisme débridé, ces idées interrogent : une société gouvernée par une élite technoscientifique est-elle viable, voire souhaitable ?
L'échange aborde également des thèmes connexes comme la providence technocapitaliste, où le marché et l'intelligence artificielle sont perçus comme des forces quasi divines de sélection sociale, ou encore la guerre hybride, où les conflits futurs se joueront autant sur les champs de bataille que dans les réseaux numériques. Des références à la gnose, à la double prédestination calviniste ou aux mythes faustiens viennent éclairer cette vision d'un monde où le pouvoir se concentre entre les mains de quelques-uns, tandis que la masse, dépossédée de son autonomie, n'est plus qu'un rouage d'un système dépassant l'entendement humain. Entre dystopie et prophétie, cette discussion invite à décrypter les dérives possibles d'un futur où technologie, pouvoir et spiritualité s'entremêlent de manière troublante.

Hilaire Belloc et L'Etat servile. Avec Radu Stoenescu et Mos Majorum pour les Editions Carmin.


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10.2023

"Vous ne posséderez rien et vous serez heureux." Cette phrase résonne comme une prophétie glaçante pour certains, une utopie pour d'autre, voire une injonction pour certains leaders du Forum économique mondial de Davos ! Dans ce monde imaginé par les élites, tout – logement, transport, vêtements – serait accessible via des services, mais jamais possédé en propre. Face à cette vision d'un futur où la propriété individuelle s'efface au profit d'une dépendance généralisée, l'écrivain Hilaire Belloc, dès 1912, avait pressenti les dangers de cette servitude moderne. Dans L'État servile (Editions Carmin, 2023), il dénonce l'illusion d'une liberté sans propriété et explore les mécanismes qui mènent à l'asservissement économique.
Mais comment échapper à ce scénario ? Comment retrouver une autonomie concrète, entre capitalisme dévorant et collectivisme aliénant ? La liberté a-t-elle un prix ? Et jusqu’où accepterons-nous d’échanger notre autonomie contre une sécurité illusoire ?
Pour y répondre, Radu Stoenescu et Mos Majorum plongent dans la pensée distributiste de Belloc, un courant méconnu qui prône la répartition des moyens de production plutôt que des richesses. Entre analyses historiques et réflexions actuelles, ce texte inédit en français résonne avec notre époque. Un dialogue urgent pour comprendre pourquoi la propriété – même modeste – reste un rempart contre l'arbitraire, et comment des alternatives concrètes, à l’échelle locale, peuvent encore se construire.

Antonio Gramsci : culture, information et subalternité. Avec Razmig Keucheyan à l'Université Paris VIII Vincennes.


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21.03.2014

Avec des notions comme celles d'hégémonie et de contre-hégémonie, de guerre de position, de bloc historique, d'intellectuel organique, de national-populaire, de journalisme intégral, le couple conceptuel orient/occident ou encore sa typologie des romans, Antonio Gramsci va faire de la culture et de son rapport au pouvoir une dimension importante de la conflictualité sociale et de l'extension du domaine de la lutte, sans ramener, à aucun moment, la confluctualité sociale et les rapports sociaux à de simples rapports de représentation.
Razmig Keucheyan, grand connaisseur des perspectives critiques contemporaines, nous introduit à la question fondamentale de la culture dans l'oeuvre de Gramsci.