De la misère en milieu étudiant : la critique situationniste du capitalisme et son dépassement émancipateur. Avec Armel Campagne et Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2018

À l'occasion du cinquantenaire de Mai 1968, l'émission "Sortir du capitalisme" nous propose de revenir sur la brochure De la misère en milieu étudiant (1966), véritable condensé de la critique situationniste du capitalisme qui joua un rôle important dans le déclenchement des révoltes de 1968.
Après une présentation du contexte de publication de cette brochure, nous est proposé une analyse critique des mouvements contestataires des années 1960 pour terminer par une présentation du communisme de conseils, de ses apports, de ses limites et de son dépassement dans une actualisation des luttes dont la finalité reste la même : l'advenue d'une société post-capitaliste émancipée.

L'esprit pervers du capitalisme : théologie et anthropologie libérale. Avec Dany-Robert Dufour pour l'atelier de recherche Iqbal.


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07.05.2018

Depuis cent ans, c’est-à-dire depuis Max Weber et son livre majeur, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, on a tendance à voir le capitalisme comme ascétique, rigoriste, autoritaire, puritain et patriarcal. Or, la compréhension de ce régime qui gouverne aujourd’hui le monde entier peut être remise en question via la lecture du médecin, philosophe et écrivain néerlandais Bernard de Mandeville (1670-1733), et notamment de sa Fable des Abeilles, intitulée à l’origine La Ruche mécontente ou les Coquins devenus honnêtes, publiée en 1714, puis 1723.
C'est ce que nous démontre le philosophe et professeur en sciences de l’éducation Dany-Robert Dufour, dont le travail consiste précisement à définir une anthropologie critique du libéralisme.
Après avoir étudié la déconstruction de la société (néo)libérale, il entreprend désormais un travail constructif, à la recherche des nouveaux axiomes possibles pour une véritable politique de civilisation.

Un entretien mené par Reda Benkirane.

Introduction à la pensée de Marx. Avec Denis Collin sur RFI.


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29.04.2018

Deux siècles après la naissance de Marx, le capitalisme semble partout avoir eu raison du marxisme. Et pourtant la critique du capitalisme est partout ravivée par la crise écologique, l'explosion des inégalités et la maltraitance des travailleurs.
Cette contradiction n'est qu'une apparence, car la pensée de Marx n'a rien à voir avec la vulgate étatiste et productiviste des partis communistes défaits par l'histoire. Denis Collin tord le cou à bien des idées reçues et nous restitue l'œuvre authentique de Marx, le philosophe humaniste, penseur de l'émancipation des individus et de la démocratie réelle. Il nous donne à voir les dimensions philosophiques, économiques et politiques de l'œuvre de Marx et nous montre comment elle reste un outil précieux pour penser le présent.
En résumé, nous n'avons pas moins mais plus de raisons que Marx de penser que le mode de production capitaliste est historiquement condamné. À quoi cédera-t-il la place ? Le pire reste possible. Mais précisément, avec Marx, nous devons nous rappeler que les hommes font eux-mêmes leur propre histoire.

Michéa : pour une critique radicale du Capital. Avec David L'Epée pour la Ligue Vaudoise à Lausanne.


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18.04.2018

La pensée socialiste a-t-elle encore une pertinence en 2018 ? Le philosophe Jean-Claude Michéa et ses nombreux lecteurs pensent qu’elle est, plus que jamais, d’actualité.
Seulement, l’état de notre monde et les rapports économiques qui s’y jouent ne sont pas ceux qu’avaient connu et analysé Karl Marx et les penseurs socialistes des XIXe et XXe siècles. Si la notion de lutte des classes garde pour Michéa toute sa pertinence, elle doit être reconfigurée pour correspondre aux nouvelles fractures sociales. Là où Marx parlait de progrès, Michéa parle de décroissance et du rôle des limites. Là où Marx pensait en terme de socialisme scientifique, Michéa s’appuie sur une décence commune d’inspiration libertaire.
Marx n’a connu ni les conséquences du fordisme, ni la tertiarisation à marche forcée, ni le recentrage du capitalisme sur la consommation, ni l’ubérisation des services, ni la dématérialisation de l’économie… À l’heure du libre échange mondialisé, de la libre circulation, de l’épuisement des ressources et du taux de chômage incompressible, la pensée néo-socialiste est amenée à se substituer aux leçons du Capital.
Le socialisme de Michéa : actualisation ou dépassement du marxisme ? C’est ce à quoi nous sommes invités à réfléchir ensemble.

La nature est un champ de bataille : Guillaume Deloison s'entretient avec Armel Campagne.


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09.2018

Cet échange rievient sur l'un des aspects les plus novateurs du travail de Razmig Keucheyan dans son livre La nature est un champ de bataille, à savoir le concept de racisme environnemental qui entend souligner les liens existants entre la problématique environnementale et la question du racisme.
L'un des aspects de ce livre consiste à montrer que la nature n'est pas quelque chose de parfaitement séparé de l'homme mais au contraire un lieu de vie riche de rapports sociaux et donc politisé : nous ne sommes pas tous égaux face à la crise écologique !
Sont abordés également les réactions potentielles du capitalisme face à cette crise, comme la valorisation marchande des déchets.
Enfin, est critiqué une certaine approche réactionnaire de notre rapport aux besoins et inspirée de Heidegger, régulièrement présente dans les mouvements écologique.

D'un nouveau monde industriel. Avec Bernard Stiegler pour le Club 44 à La Chaux-de-Fond.


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21.02.2008

Les modèles d'organisation industrielle dont nous avons hérité du XIXe siècle (fondés sur les gains de productivité et les économies d'échelle) et du XXe siècle (fondés sur la formation de marchés mondiaux par la truchement du marketing et de l'analyse des comportements de consommateurs) sont épuisés. Ils sont devenus contre-productifs au sens où le système industriel mondial semble malgré lui rencontrer ses limites.
À suivre le philosophe de la technique Bernard Stiegler, un nouveau modèle industriel est possible. Celui-ci ne reposerait plus sur une économie fondée sur l'opposition des producteurs et des consommateurs, mais sur un modèle de contribution - dont le monde numérique est le nouveau milieu technique et industriel. Cette évolution est rendue indispensable par l'apparition des technologies dites transformationnelles - biotechnologies, micro-technologies, nanotechnologie.

Mai 68 : le col Mao, c'etait le Rotary de la jeunesse dorée ! Avec François Bousquet pour Le club du Mercredi à Nancy.


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06.06.2018

François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef du magazine Éléments, revient sur la signification des événements de Mai 1968 à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Il évoque les répercussions sociales, sociétales et culturelles de Mai 68 sur la société française, ainsi que les conséquences profondes de cette véritable révolution anthropologique.

Communisme et trajectoires chinoises. Avec Jean-Claude Delaunay à la Librairie Tropiques.


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18.09.2018

La Chine est entrée dans les temps modernes, au XIXe siècle, avec un mode de production inapte à assurer sa modernisation. La dynastie Qing en a fait l’expérience et le républicain Sun Yatsen n'a pas réussi à le dépasser. Seule la révolution communiste a débarassé ce pays de ses structures anciennes. Depuis lors, son économie a suivi de nouvelles trajectoires.
Jean-Claude Delaunay nous décrit les trajectoires réelles contemporaines de la Chine (démographiques, agricoles, industrielles, commerciales) et porte une attention particulière aux transformations subies par les idées et théories motrices de l'ensemble, à savoir le marxisme.