Le premier âge du capitalisme. Avec Alain Bihr à l'Université Libre de Bruxelles.


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03.2020

L'essor contemporain des pays émergents, Chine en tête, oblige à réinterroger l'histoire du capitalisme. Et si la prééminence occidentale n'avait été qu'une parenthèse ? C'est la thèse qu'Alain Bihr développe dans ses travaux : si l'Europe a été le berceau du capitalisme, c'est d'abord à son emprise sur le reste du monde qu'elle le doit.
Il analyse en premier lieu l'expansion commerciale et coloniale amorcée au XVe siècle vers les Amériques, l'Afrique et l'Asie. Par le commerce forcé, l'échange inégal et l'esclavage, des continents entiers sont subordonés à la dynamique capitaliste européenne — non sans résistances. Alain Bihr s'intéresse ensuite la transition du féodalisme au capitalisme, dans ses dimensions économiques, sociales et culturelles : émergence des marchés, proto-prolétariat, manufactures, mercantilisme, mais aussi Réforme, Renaissance, Lumières et naissance d'un individu autonome.
Enfin, il referme la boucle en cartographiant ce premier monde capitaliste, de son centre britannique vers ses marges. Les rivalités européennes, les semi-périphéries baltiques ou méditerranéennes, et les grandes puissances asiatiques y sont analysées avec précision — expliquant pourquoi le capitalisme n'a pu naître en Chine des Ming, tandis que le repli féodal du Japon préparait son fulgurant rattrapage Meiji.
Nourrie des acquis historiographiques les plus récents, son Premier âge du capitalisme en trois tomes allie rigueur analytique et souffle narratif.

Du brutalisme à la brutalité, l'hostile béton. Avec Anselm Jappe pour Cause Commune.


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19.05.2021

Le béton est utilisé depuis l'antiquité dans sa forme simple, puis il s'arme — de fer ou d'acier, et envahit peu à peu les constructions, les logements sociaux et les chantiers dans l'urbanisme contemporain tellement il est facile et pas si cher à produire.
Anselm Jappe a écrit un ouvrage sur les questions soulevées par ce matériau comme "arme de construction massive du capitalisme". Participant de la réduction des surfaces dans les logements, de l'uniformisation des bâtis, du contrôle social dans les logements de masse, il engendre également un retournement des habitants contre leur propres habitats : mépris voire haine de ces lieux qui viennent comme remplacer une haine de classe, tellement ils sont honnis.
Il est question également de la nocivité pour la santé des vivants, tant durant l'extraction des sables et graviers nécessaire à son élaboration, que lors de sa production (émission de CO2), que, in fine, dans la stérilisation des sols une fois bétonnés. Il n'y a pas non plus de lien au milieu où l'on est, où l'on construit ou adopte son habitat, qui est indépendant de tout contexte, partout pareil… avec des inconforts thermique, acoustique, et pas de durée.
En outre il n'y a de pas de "belles ruines" après le béton : il y a des tas informes, des débris dans les déchetteries, et un décyclage (tel que l'utilisation des résidus coulés pour des autoroutes ou autres). Outre les ressources, le béton a aussi détruit moult savoirs et métiers de constructions locales et pérennes.
Facteur d'épuisement des ressources et des personnes, l'hostilité du béton n'est-elle pas en effet à la mesure de celle des sociétés capitalistes ?

Émission "Un Coin Quelque Part", animée par Isabelle Carrère.

Merci. Avec Radu Stoenescu et Mos Majorum pour les Editions Carmin.


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2026

La gratitude est le contraire du ressentiment. Et c'est avec cette attitude d'esprit que Mos Majorum et Radu Stoenescu, fondateurs et animateurs des Éditions Carmin, lancent un podcast.
L'occasion d'évoquer les auteurs de leur maison d'édition, leurs idées, mais aussi de commenter l'actualité avec un prisme libéral-conservateur qui détonne dans le paysage intellectuel francophone.

Les lumières sombres : comprendre la pensée néoréactionnaire. Avec Arnaud Miranda à la Librairie Millepages.


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30.01.2026

Au cours des années 2010 et 2020, aux États-Unis, une nouvelle contre-culture de droite radicale s'est développée sur internet. Ses figures centrales, comme Curtis Yarvin ou Nick Land, écrivent le plus souvent sous pseudonymes, sur des blogs et sur les réseaux sociaux. Ils ont donné à ce mouvement son nom, la "néoréaction", ou encore les "Lumières sombres".
Les idées qu'ils défendent sont à la fois anciennes et hypermodernes : détruire la démocratie, établir une monarchie, diriger l'État comme une entreprise, rétablir les inégalités entre hommes et femmes, affirmer les différences entre patrimoines génétiques…
D'abord marginaux, ils ont peu à peu obtenu le soutien de certains milliardaires de la Silicon Valley, et leur audience n'a cessé de s'élargir depuis. Avec la victoire de Donald Trump en novembre 2024, ils estiment avoir désormais les mains libres pour faire de l'Amérique le laboratoire de leurs vœux les plus fous.
L'analyse d'Arnaud Miranda met en lumière l'originalité des néoréactionnaires tout en les inscrivant dans l'histoire longue des idées. Elle permet de prendre la mesure de ce qui pourrait bien, si nous n'y prenons garde, devenir notre futur.

Des lumières sombres de la Néoréaction. Avec Antoine Dresse sur Radio Courtoisie.


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16.05.2026

"Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles", avait déclaré Peter Thiel, le fondateur de PayPal, en 2009. D'abord vue comme une phrase d'excentrique, cette parole fait désormais écho à une crainte de plus en plus partagée dans la presse mainstream : et si une partie de l'élite politico-technologique américaine cherchait dorénavant à liquider la démocratie ? Le second mandat de Donald Trump a en effet mis en lumière un courant de pensée tout à fait atypique et qui n'était globalement connu jusqu'ici que par une poignée d'initiés, à savoir le courant "néoréactionnaire", aussi appelé "les Lumières sombres".
La Néoréaction (NRx) est une étiquette qui désigne une pensée anglo-saxonne contemporaine anti-démocratique, anti-égalitaire et anti-progressiste, dont les principales figures sont l'Américain Curtis Yarvin et le Britannique Nick Land. 
Cathédrale, néo-jacobitisme, néocaméralisme, accélérationnisme, trichotomie ou encore reset : tels sont quelques-uns des principaux concepts de cette nébuleuse dont Antoine Dresse nous aide à faire la synthèse.
Émission du "Libre Journal des lycéens", animée par Pascal Lassalle.

Les astro-capitalistes. Avec Arnaud Saint-Martin à la Librairie Terra Nova.


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10.06.2025

Depuis trente ans, le dogme du marché, de la libre entreprise dans l'espace et de l?entrepreneuriat technologique s'est intensifié et s'est propagé jusque dans les agences spatiales gouvernementales.
Avec son enquête sur les moteurs et les impasses de l'astrocapitalisme, Arnaud Saint-Martin nous raconte une industrie ayant tournée le dos à l'idéal du progrès scientifique et technologique pour se concentrer sur celui du capital et de quelques entreprises bien décidées à accaparer l'espace pour l'appât du gain.

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

Les origines du capitalisme en débat. Avec Armel Campagne et Xavier Lafrance pour Histoire radicale.


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2025

S'appuyant sur les travaux pionniers de Robert Brenner et Ellen Meiksins Wood concernant les origines du capitalisme, Xavier Lefrance et Armel Campagne expliquent comme le capitalisme a d'abord émergé dans les campagnes anglaises (le capitalisme agraire) avant d'évoquer en détail la transition vers le capitalisme de la France.
Une analyse détaillée qui permet de comprendre l'origine et la diffusion mondiale du système économico-social si particulier qu'est le capitalisme.