Contre le libéralisme. Avec Alain de Benoist au Cercle Pol Vandromme.


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19.03.2019

Une société libérale est une société où dominent la primauté de l'individu isolé, l'idéologie du progrès, l'idéologie des droits de l'homme, l'obsession de la croissance, la place disproportionnée des valeurs marchandes, l'assujettissement de l'imaginaire symbolique à l'axiomatique de l'intérêt. Le libéralisme a acquis en outre une portée mondiale depuis que la mondialisation a institué le capital en tant que réel sujet historique de la modernité. Il est à l'origine de cette mondialisation, qui n'est jamais que la transformation de la planète en un immense marché. Il inspire ce qu'on appelle aujourd'hui la "pensée unique" libérale-libertaire. Et bien entendu, comme toute idéologie dominante, il est aussi l'idéologie de la classe dominante.
Le libéralisme est une doctrine philosophique, économique et politique, et c'est comme tel qu'il doit être étudié et jugé. Le vieux clivage droite-gauche est à cet égard de peu d'utilité, puisque la gauche morale, oubliant le socialisme, s'est ralliée à la société de marché, tandis qu'une certaine droite conservatrice ne parvient toujours pas à comprendre que le capitalisme libéral détruit systématiquement tout ce qu'elle veut conserver.
Alain de Benoist nous propose d'aller à l'essentiel, au coeur de l'idéologie libérale, à partir d'une analyse critique de ses fondements, c'est-à-dire d'une anthropologie essentiellement fondée sur l'individualisme et sur l'économisme - celle de l'Homo oeconomicus.

30 ans après Tchernobyl, pour une critique radicale du capitalisme nucléaire. Avec Jean-Marc Royer sur Radio Libertaire.


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26.04.2016

Jean-Marc Royer, ingénieur de l'École nationale d'aviation civile et diplômé de l'université en histoire, nous propose une critique radicale du nucléaire entendu comme "crime contre l'humanité", comme stade suprême du capitalisme (et sa logique mortifère), et comme "fils ainé" du mode de connaissance scientifique.
Après une analyse du Projet Manhattan où la recherche d'une solution visant à causer le maximum de dégâts et de pertes en vies humaines au mépris de toute considération humaine (solution mise en oeuvre lors des bombardements de Hiroshima-Nagasaki), c'est à un bilan sur l'actualité du combat anti-nucléaire que nous sommes conviés, via une exposition de l'état du désastre de Fukushima.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Le Système Dette. Avec Eric Toussaint chez ATTAC à Luxembourg.


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03.05.2018

De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation.
Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes.
La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. Eric Toussaint analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.
Ce travail donne les clés indispensables pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste au cours des deux derniers siècles.

L'avenir le plus probable. Avec Michel Drac pour E&R à Ferney-Voltaire.


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20.10.2018

On ne présente plus Michel Drac : analyste, éditeur, essayiste, conférencier... il aime la prospective et nous fait partager ses réflexions.
Nous sommes ici invités à nous remuer les méninges pour un exercice de futurologie : que se passe-t-il si l'on essaie d'imaginer l'avenir en supposant qu'à chaque étape, les événements qui se produisent sont les plus probables ?

1_2 Sommaire de la conférence :
 - 0'00'15 : un peu de théorie
 - 0'12'00 : lister les tendances
 - 0'24'45 : les cygnes noirs
 - 0'27'30 : hiérarchie des tendances
 - 0'34'30 : un peu de philosophie
 - 0'37'00 : le calendrier technologique
 - 0'46'45 : l'impact technologique
 - 1'05'45 : la crise du sens
 - 1'10'15 : l'impact de la crise du sens
 - 1'14'30 : krach décennal
 - 1'24'45 : rôle structurant des USA et libre-échange
 - 1'32'45 : le différentiel démographique
 - 1'38'15 : power shift
 - 1'43'15 : 2018-2028
 - 2'03'00 : 2028-2040
 - 2'18'00 : conclusion

2_2 Sommaire des questions :
 - 00'27 : la technologie, pas seulement pour les riches ?
 - 01'45 : vers l’autarcie ?
 - 04'00 : le grand complot soralo-chouardo-draco-sangiorgesque
 - 05'19 : rendez-vous en 2029
 - 05'35 : ce que je cherche à vous faire
 - 06'16 : les gilets jaunes
 - 07'15 : sur l'Europe nécessaire
 - 08'18 : sur le féminisme comme tendance structurelle
 - 08'51 : privatisation du renseignement
 - 09'18 : pourquoi rester en France
 - 11'02 : cilissiouniss'
 - 11'48 : site à venir, c'est promis !
 - 12'10 : capitalisme et crise du sens
 - 13'21 : crise du sens : individuel, collectif ?
 - 17'47 : dépression garantie !
 - 17'57 : Mad Max + Gattaca
 - 18'18 : incohérent, et alors ?
 - 18'49 : coût marginal zéro et implosion du capitalisme
 - 20'34 : un déficit de compétence technique
 - 20'49 : l'Apocalypse, c'est le pied !
 - 21'18 : incertitude technologique
 - 22'10 : encore un qui n'a rien compris à l'exercice...
 - 22'39 : sur la capacité de la France à maintenir une défense autonome
 - 23'00 : au bout d'un moment, ça se répète...
 - 23'40 : oui, je suis timbré !
 - 23'47 : la France seule ?
 - 24'16 : 1929 et 2008
 - 24'59 : l'évolution du Maghreb
 - 26'18 : espace, enjeu stratégique ?
 - 26'52 : la Russie, superpuissance ?
 - 28'20 : effondrement avant 2040 ?
 - 29'37 : la médecine de la longévité
 - 30'22 : sur la naïveté des occidentaux face à un monde qu'ils ne pilotent plus
 - 31'51 : sur le pic pétrolier
 - 32'50 : sur les trolls
 - 33'39 : et l'Inde ?
 - 33'57 : sur l'Europe nécessaire (bis)
 - 34'37 : sur l'euro
 - 36'04 : sur les terres rares
 - 37'03 : les cryptomonnaies, un véritable oubli
 - 38'00 : recréer le sens
 - 38'55 : Albert Camus vous salue bien
 - 41'41 : sur les OGM : 39:32 Antisémite !
 - 42'07 : robotisation et question énergétique
 - 42'34 : Zbig forever
 - 44'13 : Highway to Hell
 - 45'22 : problème de forme, caractères trop petits
 - 45'52 : conclusion

Crack Capitalism ! Autour de John Holloway. Avec José Chatroussat sur Radio Libertaire.


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16.02.2016

John Holloway, sociologue "libertaire" (anti-étatiste, anti-autoritariste, anti-"avant-guardisme"), marxien et altermondialiste, proche des zapatistes et des luttes au Mexique, a sorti un livre remarqué : Crack Capitalism. 33 thèses contre le capital.
C'est en compagnie de son traducteur José Chatroussat que nous pouvons aborder ses théories des "brèches" et de l'émancipation et sa critique radicale du capitalisme.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Quand la société n'est pas un marché. Avec Alain de Benoist sur TV Libertés.


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03.2019

À l'heure où les démocraties illibérales rencontrent un succès croissant, Alain de Benoist décortique une idéologie déclinante -le libéralisme-, mais toujours hégémonique.

A. Le libéralisme : une erreur anthropologique ?
 1. Définition du libéralisme
 2. Une même racine, une même école, le primat de l'individu
 3. La religion des droits de l'homme et du progrès
 4. La société première dans l'histoire, non l'individu
 5. Comment retrouver les anciennes solidarités ou en inventer de nouvelles ?
 6. Un couple maudit : l'Etat-providence et la souveraineté absolue de l'individu
 7. C'est l'Etat moderne qui invente les marchés pour des raisons fiscales
 8. La folie anthropologique du contrat social
 9. Le politique l'emporte sur l'économique et non l'inverse
 10. Les droits subjectifs en question
 11. Le citoyen peut-il se sacrifier pour la patrie ?
 12. Le juste ou le bien ?

B. L'efficacité du marché de l'ordre des moyens, non des fins
 1. Le paradigme de l'homo oeconomicus
 2. Equilibre, ordre spontané, concurrence pure et parfaite
 3. De plus en plus de demande non solvable
 4. Pierre Manent et le refus du libéralisme d'examiner les fins sous l'angle du bien (problème de l'intérêt général)
 5. Pourquoi les sociétés libérales ont-elles du mal à légiférer sur la bioéthique ?
 6. Evocation de Péguy et Bernanos, ce qui est né par l'argent périra par l'argent !
 7. Société de marché ou société du marché.
 8. L'emballement capitaliste de l'argent : illimitation du capitalisme, hybris, démesure…
 9. Suis-je ce que j'ai ou ai-je ce que je suis ?
 10. Le néocapitalisme financier, dévalorisation de la valeur et absence de soubassement réel à la monnaie, le QE et la financiarisation de l'économie
 11. Une banque de la transition écologique ?

C. Libéralisme et démocratie
 1. Crise de la représentation
 2. La démocratie parlementaire représentative dite libérale, deux réalités disjointes désormais
 3. Quand le peuple n'est souverain que le jour des élections
 4. Lisbonne, Brexit les exemples se multiplient
 5. Un homme une voix différent de un citoyen une voix
 6. Le Conseil Constitutionnel et la Cour Européenne des DDH contre les peuples
 7. Les démocraties illibérales à l'est de l'Europe
 8. Le libéralisme est impolitique par nature (Carl Schmitt)
 9. Macron : droite et gauche dépassées par le libéralisme
 10. Ecrasement des partis de gouvernement
 11. Un monde s'efface, les Gilets Jaunes comme manifestation de l'épuisement de la démocratie libérale
 12. Un point de rupture significatif, progressistes contre populistes
 13. Effacement des modes de légitimation du libéralisme (consommation, emploi etc.)
 14. La davocratie (Michel Geoffroy) : la super classe mondiale contre les peuples
 15. Retour du localisme, des nouvelles sociabilités illustrées par les Gilets Jaunes sur les ronds-points
 16. Conservateurs et libéraux désormais en voie de séparation
 17. Les Gilets Jaunes, une répétition générale

Émission "Politique & Eco", animée par Olivier Pichon et Pierre Bergerault.

De l'économie politique à l'anthropologie et l'Histoire. Avec Jérome Maucourant au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


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16.01.2019

Publié en 1957, Trade and Market in the Early Empires figure l'aboutissement d'un programme de recherches, l'Interdisciplinary Columbia Project dont Polanyi est la figure marquante. Programme de recherche particulièrement ambitieux puisqu'il s'agit de rien moins que de réviser de fond en comble l'Histoire et l'anthropologie économiques en contestant à la racine la thèse de l'universalité et de la naturalité du Marché.
Ce n'est pas parce qu'il existe du commerce et des places de marché que ceux-ci obéissent toujours et partout à la loi du Marché. Ils peuvent, au contraire s'inscrire dans une logique de la réciprocité ou de la redistribution. Ni le marché ni l'homo oeconomicus n'existent de toute éternité.
Voilà ce que propose d'établir l'Ecole substantiviste dont le livre dirigé par Karl Polany, que nous présente ici Jérôme Maucourant, est la première et grandiose réalisation. Ce travail constitue le complément à La grande transformation, beaucoup plus connu, et aux Essais de Karl Polanyi. Plus encore que ces deux livres, en effet, il permet de comprendre la singularité historique inouïe que repréente la formation du capitalisme. Il joue donc un rôle essentiel dans le dépassement qui se cherche à l'idéologie néolibérale.

Le football, arme de mystification idéologique et de démobilisation. Avec Jean-Marie Brohm sur Radio Libertaire.


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2016

Aux thuriféraires de la "religion athlétique" et du "culte de la performance", voici opposée la têtue réalité des faits. Censurées, occultées, refoulées, ces réalités, loin d'être de simples "déviations", "dénaturations" ou "dérives" comme le répètent à l'envi les idéologues sportifs, constituent au contraire la substance même du football-spectacle.
Derrière le matraquage footballistique de l'espace public se profilent toujours la guerre en crampons, les haines identitaires et les nationalismes xénophobes. Et derrière les gains, transferts et avantages mirobolants des stars des pelouses, promues "exemples pour la jeunesse", se cachent les salaires de misère, le chômage, l'exclusion, la précarité et l'aliénation culturelle de larges fractions de la population invitées à applaudir les nouveaux mercenaires des stades comme naguère les foules romaines étaient conviées par les tyrans aux combats de gladiateurs.
Le football-spectacle n'est donc pas simplement un "jeu collectif", mais une politique d'encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social qui permet la résorption de l'individu dans la masse anonyme, c'est-à-dire le conformisme des automates.
Une analyse de circonstance, alors que va être sifflé le coup d'envoi de la coupe d'Europe de football.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.