Philologie et Liberté. Avec Aymeric Monville et Luigi-Alberto Sanchi à la Librairie Tropiques.


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2020

Dans son livre Philologie et Liberté, récemment traduit au éditions Delga, Luciano Canfora établit explicitement le lien entre l'analyse rigoureuse des textes –la philologie– et l'indépendance et la fierté intellectuelle, cette liberté de pensée qui est la grande réalisation de l'époque moderne.
En septembre 1943, Pie XII publie une encyclique, Divino afflante spiritu, pour proclamer que la critique des textes dits "sacrés" est une pratique légitime. Cette concession tardive a permis de "dédouaner" la plus subversive des disciplines, la philologie, et a autorisé les chercheurs à soumettre la "parole de Dieu" à une analyse critique. Mais le chemin vers ce document papal historique fut laborieux, dégoulinant de censure et de répression de la liberté de pensée.
À travers l'histoire fascinante des disciplines philologiques, des premiers spécialistes de l'Écriture Sainte qui ont osé soumettre des textes intouchables à Érasme de Rotterdam, Spinoza et Giordano Bruno, des obscurs copistes médiévaux qui ont sauvé les grands écrits de l'Antiquité aux philologues de l'époque moderne qui ont rétabli la vérité historique de l'écriture et de la tradition contre les mystifications idéologiques ou religieuses, Luciano Canfora montre comment la philologie est une pratique de la liberté intellectuelle, de l'indépendance de la recherche et du droit des hommes à la vérité contre tout obscurantisme.
Un livre ici présenté par son éditeur et traducteur Aymeric Monville ainsi que le professeur Luigi-Alberto Sanchi, helléniste reconnu.

La pensée grecque. Avec Jean-Pierre Vernant à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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27.03.1992

"La pensée grecque" s'efforce de définir à la fois un parcours intellectuel et les catégories avec lesquelles Jean-Pierre Vernant pense le monde grec.
Car c'est sous la double influence de Louis Gernet, helléniste et sociologue, et d'Ignace Meyerson, fondateur de la psychologie historique que Jean-Pierre Vernant s'est efforcé de montrer quelles sont les catégories psychologiques dont on peut dégager la présence dans les textes et les images du monde grec archaïque et classique.

Un échange avec Françoise Frontisi, François Hartog et Pierre Vidal-Naquet.

Histoire de l'alchimie, pour en finir avec les idées reçues. Avec Jean-Marc Mandosio pour l'Association Chronos.


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15.06.2017

L'alchimie est née dans l'Égypte romaine vers le IIIe siècle de l'ère chrétienne. Son développement historique en Occident, qui fait depuis quelques décennies l'objet de recherches sérieuses et méthodiques, est très éloigné des mythes propagés par les alchimistes eux-mêmes, dont l'une des caractéristiques est d'avoir construit une histoire fantaisiste de leur discipline.
Jean-Marc Mandosio, maître de conférences à l'École pratique des hautes études, historien des sciences et de la philosophie, nous dresse un état des lieux de la recherche historique sur la question.

Les Chrétiens et l'Empire romain. Avec Damien Bigini pour le Cercle de l'Aréopage.


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2019

Damien Bigini nous offre une belle synthèse qui remet à plat la nature des rapports entre le pouvoir impérial et la nouvelle religion chrétienne. L'alternance entre phases de persécution et phases de tolérance ou de bienveillance est clairement détaillée et la chronologie précisée.
Le vaste matériel sur lequel s'appuie le conférencier montre que la perception du christianisme par Rome est avant tout un fait religieux et relève en premier lieu de la "politique de l'État vers le divin".
Les empereurs, dans leur fonction de garants de la pax deorum, doivent composer avec les pressions d'une cour instable et hétérogène, avec les inquiétudes du Sénat, ou les explosions de colère de lointaines provinces. Tour à tour, ils se montrent prudents arbitres, persécuteurs contraints, bourreaux volontaires ou sympathisants.
Autant d’hommes et d'étapes qui composent une trame unique : celle de l'inévitable rapprochement entre les deux premiers vrais universalismes de l'Histoire.

Une histoire politique de l'alimentation ? Avec Paul Ariès au Festival Felipé à Paris.


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26.11.2017

Pourquoi l'alimentation est à l'origine des biens communs de l'humanité ? Comment les puissants, avec les rituels de la table et les politiques alimentaires, sont parvenus à construire l'(in)égalité des humains ? Qui, après avoir imposé au peuple de manger du pain, a voulu lui interdire les châtaignes et généraliser la pomme de terre ?
Au-delà des histoires sociale, religieuse ou culturelle de l'alimentation, Paul Ariès retrace son histoire politique, jamais traitée à ce jour. Une travail qui est le fruit de trente ans d'enseignement et de recherches, dans lequel il montre comment la table française reste largement tributaire des tables passées.

Res publica : quelques réflexions romaines sur la chose publique. Avec Claudia Moatti à l'Université de Bordeaux.


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04.04.2017

Qu’est-ce que la "chose" publique, la res publica ? Et qu’est-ce que l'indétermination originelle de la "chose", puis sa substantialisation à partir du IIe siècle avant notre ère, disent de la conception du politique dans la Rome républicaine ?
Dans cette conférence, la professeur d'histoire romaine Claudia Moatti nous montre quelques déplacements qui affectent la notion jusqu'au début du principat et analyse les enjeux et les effets du processus de formalisation qui reflète, chez une partie de l'élite, une volonté de mettre un terme au mouvement de l'histoire.

L'histoire politique de l'alimentation et le "mieux manger". Avec Paul Ariès à Lons-le-Saunier.


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27.01.2017

Que nous apprend l'alimentation préhistorique sur la division des sociétés ? Que devons-nous encore aux conceptions politiques des tables mésopotamiennes égyptiennes, grecques ou romaines, au-delà de la question des banquets ? Comment et pourquoi les tables gauloises ont-elles été balayées par l'alliance politique entre l'église catholique et les nouveaux maitres issus des grandes invasions ? En quoi le système politico-religieux féodal a-t-il structuré durablement notre table ? Pourquoi et comment la monarchie absolue a-t-elle du inventer sa propre conception de la table ? Quelles furent les conceptions révolutionnaires de la table ? Pourquoi la république a-t-elle imposé la pomme de terre contre  "l'arbre à pain" (chataignier) ? Quelles furent dans l'histoire les grandes utopies alimentaires ?
Il existe déjà de nombreuses histoires sociales, culturelles, religieuses, économiques, techniques de l'alimentation mais aucune histoire "politique" de la table. C'est cette histoire politique que retrace Paul Ariès en expliquant "ce que manger veut dire" du point de vue de la constitution d'une société, de ses rapports de pouvoir et de domination.

Histoire de la philosophie. Avec Henri Blocher à l'Institut Biblique de Nogent.


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2008

Henri Blocher, professeur de théologie systématique à la faculté libre de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, est l'un des théologiens protestants français actuels les plus éminents.
Cette série de cours qu'il a donnée pendant plusieurs dizaines d'années à pour ambition de balayer l'histoire de la philosophie occidentale et de passer ses différents courants spirituels-intellectuels au crible d'une critique théologique solide tout en en restitutant fidèlement le contenu.
Comprendre les tendances qui orientent les pensées alentour et les mesurer à l'aune de la Parole de Dieu, voilà ce dont nous devrions être capable après avoir suivi ces enseignements.