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Musique, sciences, philosophie, esthétique, étiopathie… Réputés difficiles d’accès, les travaux de Jean-François Gautier laissent pourtant l'intuition, même au lecteur ou à l'auditeur non averti, de livrer un éclairage puissant sur la complexité du monde.
Loin de chercher vainement à dresser la synthèse d'une œuvre si foisonnante, il s'agit ici d'en proposer quelques clés de compréhension permettant de saisir pleinement comment Gautier invite à penser l'harmonie du divers.
Une matière qu'en musique on nomme l'art de la fugue.


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Pendant longtemps, les humains étaient persuadés que la Terre était plate. Depuis quand a-t-on dépassé ce préjugé, qui apparaissait comme du "bon sens", pour prouver que la Terre était ronde comme une orange ?
Disons-le tout de suite, c'est un lieu commun et même un mythe, que de penser que le Moyen Âge a cru que la Terre était plate.
Cette idée est non seulement historiquement fausse, mais relève même d'une manipulation de l'histoire des sciences, et surtout des consciences. De l'Antiquité grecque à la Renaissance européenne, on n'a pratiquement jamais défendu et encore moins enseigné, en Occident, que la Terre était plate. Pour Platon, par exemple, la Terre est "enroulée autour de l'axe qui traverse le tout", affirme-t-il dans Le Timée. Chez Aristote également, les arguments qui démontrent la sphéricité de la Terre sont bien présent, et se situent dans son traité Du ciel. Par conséquent, si philosophes comme géographes de l'Antiquité, tels qu'Anaximandre de Milet ou Strabon, ont découvert que la terre était ronde, comment passe-t-on à la conception de la Terre plate au Moyen Âge ? Est-ce une question de croyances religieuses et d'ignorance en matière scientifique ?
Bien que c'est au XIXe siècle que s'est ancrée le préjugé selon lequel le Moyen Âge croyait la Terre plate, cette légende est plus ancienne puisqu'elle apparaît dès les XVIIe et XVIIIe siècles. Les raisons qui expliquent le succès de la légende de la Terre plate sont multiples et parfois même souterraines. Parmi ces raisons, on compte la lutte contre le cléricalisme de la part de la jeune République, qui tend à se démarquer ainsi de l'obscurantisme de l'Eglise au Moyen Âge. Il y a aussi la glorification de l'idée de Renaissance, qui a du coup désigné le Moyen Âge comme le temps de la barbarie, des "Goths", comme dirait Rabelais. Il y a enfin l'historiographie qui cultivait le goût des grands hommes et des grands récits plutôt que de la vérité des sources…
Émission "Sans oser le demander", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.


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Philosophe controversé, Giovanni Gentile est probablement l'intellectuel le plus représentatif de la pensée fasciste italienne. Théoricien de l'idéalisme actuel (actualisme), il a cherché à concilier métaphysique et action politique, tout en marquant l'histoire de l'éducation italienne par ses réformes.
L'occasion de revenir sur son parcours intellectuel, ses engagements, ses débats avec Antonio Labriola et Benedetto Croce et l'héritage complexe qu'il laisse derrière lui. Une plongée dans les tensions entre philosophie et idéologie au cœur du XXe siècle.
Émission "Une Vie, une Œuvre", produite par Christine Goémé.


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Dans les débats sur les promesses du transhumanisme, on questionne l'immortalité, le contrôle de l'humanité par la machine intelligente, ou la modification de notre génome.
Il faudrait plutôt s'interroger respectivement sur le rapiéçage des corps et ses limites, la manipulation par quelques humains de mécanismes puissants et obéissants, ou la sélection itérative de nos enfants. Ces perspectives sont déjà d'actualité sans faire réellement débat.
Concevoir le transhumanisme comme l'exacerbation illimitée du progrès médical permettrait de remettre en cause certaines pratiques actuelles.
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C'est au travers d'un entretien en trois parties qu'Alain Soral, connu pour ses prises de positions polémiques, revient sur son enfance, son arrivée à l'âge adulte et ses carrières de journaliste, d'écrivain, de réalisateur et d'éditeur.
1_3 - L'idée confuse du destin :
- 00'19 : Quelles sont les motivations qui vous ont poussé dans cette voie difficile ?
- 08'05 : Quelle était la philosophie qui vous guidait, plus jeune, et celle d'aujourd’hui ?
- 21'49 : La branchitude des années 80
- 33'40 : Comment en êtes vous venu à l'idéologie ?
- 43'43 : Quand avez-vous pris conscience d'un rôle politique possible ?
- 50'16 : Quel rôle historique estimez-vous pouvoir remplir ?
- 55'26 : Est-ce que pour vous, la Politique, c'est le Grand art ?
2_3 - Réconciliation ou Reconquista ?
- 00'15 : Vous arrive t-il de douter du bien fondé de votre analyse ?
- 11'23 : La réconciliation nationale est-elle encore pertinente ?
- 13'56 : La réconciliation : une défense de la République, tout compte fait ?
- 22'46 : Quel est le but final de la politique ?
- 24'18 : Quelles sont les conséquences de la défaite du national-socialisme allemand ?
- 31'02 : Le bilan de la victoire des Alliés en 1945 ?
- 32'51 : Comment décrirez-vous le monde d'aujourd’hui ?
- 36'08 : Le socialisme : programme scientifique ou phénomène naturel ?
3_3 - Fini et Infini :
- 00'16 : Pourquoi il faut revenir au nationalisme ?
- 07'25 : Que peut faire l'Église catholique, aujourd’hui, contre le mondialisme ?
- 16'05 : L'explosion démographique mondiale est-elle un danger ?
- 20'30 : Un contrôle mondialisé de la natalité ?
- 22'56 : Que pensez-vous de l'évolution récente des femmes et du féminisme ?
- 29'28 : Du règne des minorités




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Au fil des siècles, de nombreux courants de pensée ont façonné notre conception du monde et notre manière d'appréhender l'existence : Qu'est-ce que la vérité ? Comment peut-on vivre heureux ? Dieu existe-t-il ? Quel est le sens de notre vie ?
Bien loin du jargon des spécialistes, le professeur de philosophie Charles Robin nous rend accessible les œuvres des plus grands philosophes afin d'en faciliter la compréhension et, pourquoi pas, de nous faire changer le regard que nous portons sur nous-mêmes et sur le monde.
Une initiation sérieuse à une discipline souvent difficile d'accès, dans un langage clair et une atmosphère détendue.


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Y a-t-il un "style de droite" ? Le "style" n'appartient-il qu'à la droite ? Le style est-il une invention réac ?
Pour répondre à ces questions, Vincent Berthelier, maître de conférences en littérature française et auteur du livre Le style réactionnaire - De Maurras à Houellebecq (éditions Amsterdam), nous fait traverser plus d'un siècle de littérature très à droite pour interroger les rapports entre les choix esthétiques, la manière d'écrire d'auteurs comme Bernanos, Jouhandeau, Aymé, Morand, Cioran… et leurs idées politiques.


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La France possède une singularité enviée du monde, et sans doute vouée à disparaître : la liaison étroite qu'entretiennent depuis des siècles la politique et la littérature. En quel autre pays, un homme d'État estimerait que la légitimité issue du suffrage est rehaussée par le prestige de l'écriture ? En quel autre pays les grands écrivains jugent que leur génie leur octroie le devoir d'éclairer les destinées de la nation et de guider le peuple ? Ce croisement n'a pas été l'exception mais la norme, comme en témoignent par exemple la publication du Mémorial de Sainte-Hélène et celle des Mémoires de Charles de Gaulle dans la bibliothèque de la Pléiade.
Du XVIe au XXIe siècle, Bruno de Cessole met en lumière, à travers une galerie de portraits d'hommes politiques qui ont écrit des chefs-d'œuvre et d'écrivains phares qui ont exercé le pouvoir, cette endogamie paradoxale qui n'a cessé de susciter l'étonnement des étrangers, car elle donne aux mots une résonance et à la politique une élévation, presque une transcendance, qui manque tant aujourd'hui.
Une production littéraire qui apparaît tantôt comme le vecteur d'une ambition, tantôt comme le deuil éclatant d'espoirs déçus, tandis que la politique cherche dans la littérature un surcroît de légitimité conjugué à un brevet pour la postérité.


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Le travail du philosophe Dany-Robert Dufour porte principalement sur les systèmes et les processus symboliques et se situe à la jonction de la philosophie du langage, de la sémiologie, de la philosophie politique et de la psychanalyse. Il est d'auteur de nombreux livres parmi lesquelles on peut mentionner L'individu qui vient et Le divin marché.
Il revient ici sur la perversité intrinsèque de notre système mandevillien. En effet, selon Bernard de Mandeville, les vices privés devraient conduire à la vertu publique, et pour se faire, il faut confier la cité aux pires des hommes. Cette inversion morale est au fondement du néolibéralisme actuel et transforme la société en profondeur. Les individus n'existent même pas, ils sont esclaves d'une idéologie qui fait d'eux des consommateurs, égoïstes et grégaires, enfermés en eux-même et désespérément attachés à leur référentiel identitaire.
Un entretien mené par Carla Costantini.
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À côté des médias institutionnels et subventionnés, une voix dissonante se fait entendre depuis maintenant plus de vingt ans : celle d'Alain Soral.
Essayiste, polémiste, cinéaste et romancier, auteur du récent Plus Con, tu Meurs ! (Kontre Kulture, 2024), il revient ici en détail sur les marqueurs qui permettent de parler d'un déclin de la société française en général, et française en particulier.


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Piliers de la Revue Eléments, Thomas Hennetier et Pascal Eysseric reviennent sur l'émergence d'auteurs anglo-saxons iconoclastes qui bousculent certaines certitudes de la bien-pensance.
David Goodhart, bien sûr, l'auteur de Les deux clans (Editions Les Arênes), mais aussi Matthew Crawford ou encore Richard Sennett font partie de ces intellectuels qui pensent en-dehors des sentiers balisés.
Un vent de fraîcheur intellectuel qui nous rappelle que la pensée, pour être féconde, doit d'abord se confronter librement à ce qui vient remettre en question nos certitudes !