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D’ici une vingtaine d’années, l’automatisation va déferler sur tous les secteurs de l’économie mondiale et signer la mort définitive de l’emploi. Et si c’était une vraie bonne nouvelle ?
Parce que l’emploi, cette activité privée de sens qui est sanctionnée par un salaire, a détruit le travail, explique le philosophe Bernard Stiegler. Et parce que la fin de l’emploi est l’occasion de réinventer le travail au cœur de nos sociétés du numérique, de construire une économie contributive en lieu et place de cette "économie de l’incurie" qui nous détruit à petit feu.
Un entretien mené par Ariel Kyrou.


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Le Bréviaire des patriotes nous propose son grand entretien mensuel en compagnie de Pierre-Yves Rougeyron, dans le but de décrypter l’actualité (tant française qu'internationale).
D'Hollande et l’arme atomique aux attaques de Manuel Valls contre Michel Onfray en passant par l'affaire Alstom et l'assassinat de Boris Nemtsov à Moscou, Pierre-Yves Rougeyron décripte les points chauds du moment.


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Suite à la sortie de leur ouvrage "La Grande dévalorisation. Pourquoi la spéculation et la dette de l'Etat ne sont pas les causes de la crise", Ernst Lohoff et Norbert Trenkle se prêtent au jeu des questions/réponses afin de préciser leurs positions théoriques au sein du mouvement de la critique de la valeur.
1. Les divergences avec Moishe Postone
2. Les divergences avec Robert Kurz dans son double article "La substance du capital"
3. Concept et crise du capital fictif
4. Perspectives politiques, transformation sociale et postcapitalisme (distinction entre valeur d’usage et richesse sensible matérielle)


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Il y a environ dix millénaires, l'histoire de l'humanité connut une véritable révolution, qui marqua le passage du paléolithique au néolithique : dans différentes régions du monde, de petits groupes de chasseurs-cueilleurs entreprirent de domestiquer certains animaux - chien, mouton, chèvre, porc, boeuf, buffle, lama... - et certaines plantes - blé, orge, lentille, mil, riz, maïs, courge, pomme de terre... Le contrôle des ressources alimentaires leur permit de se sédentariser et d'accroître considérablement leur population, éliminant progressivement les sociétés de chasseurs-cueilleurs.
Cette expansion démographique continue déboucha sur la création des premières villes, des premiers États et, finalement, de l'écriture et de l'histoire.
Jean-Michel Dufays, tout en retraçant les grandes lignes de cette période charnière de l'épopée humaine, nous explique comment structurer notre pensée face à cet objet d'étude historique.


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Au travers de son essai "Vladimir Bonaparte Poutine, essai sur la naissance des républiques", Yannick Jaffré s'essaie au comparatisme historique en étudiant les trajectoires parallèles du véritable homme d’état qu'est Vladimir Poutine et Bonaparte, dans le rôle qu'il a joué au sortir de la Révolution française.
L’occasion aussi de dresser l'état des lieux de l'élite qui gouverne la France aujourd'hui.
Une leçon de politique bienvenue.


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Le philosophe Alain Finkielkraut poursuit sa confrontation passionnante avec la modernité.
Sur les questions de l’identité nationale, de l’immigration et de la laïcité, de l’école, du style de vie, de l’inégalité des civilisations, des mœurs, il tient un discours qui tranche avec la bien-pensante ambiante et qui nous aide à comprendre les grandes enjeux de notre temps.


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Identité et devenir de la France, immigration, tutelle de l'Union européenne : Adrien Abauzit -avocat, conférencier et essayiste- nous présente ses analyses.
Sa grille de lecture additionne le point de vue catholique traditionnel et la vision d'une France rattachée à sa mission historique de fille aînée de l'Eglise.
Un franc-parler qui détonne au sein de la "dissidence".


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À l'heure de l'effondrement programmé du système financier mondial, la remise en cause du modèle capitaliste par les "élites" politiques et intellectuelles apparaît comme plus que jamais indispensable.
Pourtant, malgré l'amplification des mouvements d'opposition à la logique libérale en Europe et dans le monde, il faut bien admettre que les thèses contestataires demeurent incapables, à ce jour, d'exercer une influence réelle sur l'action politique concrète de nos classes dirigeantes.
Mais que désigne-t-on, au juste, à travers le mot "libéralisme" ? Pour la plupart des commentateurs de l'époque, ce terme renverrait ainsi à une simple doctrine économique, fondée sur les principes de la propriété privée des moyens de production et de la liberté intégrale dans les échanges marchands.
Or, on a souvent tendance à oublier qu'avant même de désigner un système d'organisation économique de la société, le libéralisme fut d'abord conçu comme un modèle philosophique qui place la liberté de l'individu et la lutte contre toutes les figures de l'autorité et de la tradition au sommet de ses exigences et de ses aspirations.
Charles Robin s'attache ici à éclairer cette ambivalente question.


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"Nouvel esclavage", "anéantissement des races décadentes", "anéantissement de millions de ratés" : ces mots d’ordre effrayants, formulés de manière séduisante sous la plume de Nietzsche, ont longtemps été interprétés comme autant de métaphores.
La reconstruction historique de Domenico Losurdo montre au contraire qu’il s’agit de la radicalisation de tendances bien présentes dans l’Occident de la seconde moitié du XIXe siècle : aboli aux États-Unis en 1865, l’esclavage prend des formes nouvelles dans les colonies ; les indiens d’Amérique et les "indigènes" sont décimés ou exterminés ; l’eugénisme se répand et l’on exige la stérilisation forcée des "non aptes".
À partir de la Commune de Paris, Nietzsche prône des mesures énergiques contre les "esclaves" rebelles et appelle à en finir avec non seulement le socialisme, mais aussi la démocratie et l’idée même de progrès, à laquelle il oppose le mythe de l’ "éternel retour" : les esclaves doivent se résigner, leur condition doit rester intangible.
Domenico Losurdo nous présente là une vision politique renouvelée de l'oeuvre de Nietzche.