Philippe Muray et le XIXème siècle. Avec Philippe Berthier et Gilles A. Tiberghien sur France Culture.


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30.06.2011

Et si le XIXe siècle était la matrice de notre modernité ? Flaubert disait : "La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme".
Comme le montre Philippe Muray, c’est au XIXe siècle que se forme le socialoccultisme, ce mélange détonnant et inouï de socialisme et d’occultisme, et c’est le XXe siècle qui fait un triomphe éternel à cette idéologie, comme lors de la descente de Mitterrand, à peine élu, une rose au poing, dans la crypte du Panthéon.
L’occultisme, c’est le culte des morts ; le socialisme, qui se marie à cet occultisme, c’est la croyance à la possibilité de créer un ordre social parfait, surtout dans les seuls mots, ordre conforme à l’idéal de progrès et fondé sur le culte des grands ancêtres, c’est un prophétisme de pacotille annonçant le bonheur de tous, c’est une confiance excessive dans les vertus du Verbe, comme l’exprime si bien le slogan célèbre "changer la vie".

Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".

Du pari au divertissement, le jeu dans les Pensées de Pascal. Avec Pierre Magnard sur France Culture.


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27.04.2011

Prisonnier sans barreaux d'un univers infini, l'homme a perdu ses marques. Tel un condamné attendant son arrêt, il est dans le désarroi.
Pourtant ses compagnons, voués au même sort, se divertissent en cherchant dans le jeu une manière d'abolir le hasard et de rouvrir espace et temps perdu. Étrange contraste.
N'y aurait-il pas moyen de voir le dessous du jeu ? - Oui, répond Pascal, l'Écriture. Question alors d'herméneutique, car si la Nature est un "chiffre", l'Écriture en est un autre. Le grand livre des créatures, écrit de la main de Dieu, est-il plus lisible que la Bible inspirée par l'Éternel aux patriarches et aux prophètes ?
Disposés en miroirs, les deux livres s'entrexpriment et dénouent leurs énigmes respectives, comme si l'un était la clé de l'autre. Le palimpseste des deux graphies divines se retrouve dans le rapport entre les deux Testaments, le face-à-face des deux miroirs donnant lieu à une mise en abîme qui délivre le sens caché et en développe la puissance infinie.

Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".

Le néolibéralisme. Avec Serge Audier sur France Culture.


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17.09.2009

Pour beaucoup, le néolibéralisme constitue le phénomème majeur de notre temps. C'est lui qui donnerait la clé de la crise économique et financière, des nouvelles formes de management, ou encore de la "privatisation du monde". Il est pourtant difficile d'y voir clair à travers cette notion. Le néolibéralisme, est-ce le "laisser-faire" ou bien l'avènement d'un Etat fort au service de la concurrence ? S'agit-il d'un modèle hyper-individualiste et libertaire, ou bien d'un nouveau conservatisme normalisateur ?
Pour s'y retrouver, Serge Audier nous propose une généalogie internationale des idées néolibérales depuis les années 1930, à travers ces moments que furent le Colloque Walter Lippmann (1938) et la société du Mont Pèlerin (1947). Il montre comment la crise du libéralisme, après le Krach de Wall Street, a entraîné des révisions et des réaffirmations doctrinales visant à sauver les idées libérales. Mais, loin de toute vision complotiste et linéaire, il soutient aussi que la redéfinition du libéralisme a fait l'objet de conflits féroces entre ceux que l'on appellera les "néolibéraux".
Sur cette base sont établies des distinctions historiques et conceptuelles entre des mouvements que l'on confond trop souvent : le conservatisme, le néo-conservatisme, le libertarisme et le néo-libéralisme.
Alors que la "droitisation" de l'Europe semble aujourd'hui en marche, une telle mise en perspective permet de mieux déchiffrer la crise de légitimité du capitalisme et les réponses politiques qui lui sont données.

Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".

La France n'est pas un refuge ! Avec Adrien Abauzit sur Independenza webtv.


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10.09.2015

Un entretien sur la crise migratoire en Europe et en France, sur la responsabilité des élites et de la vision du monde qui les habite, et sur la nécessaire reprise en main du peuple français de son destin par une réappropriation de son héritage historique.

Libérale et sécuritaire : la gauche liberticide. Avec Lucien Cerise pour E&R Lille.


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31.05.2015

De Cohn Bendit à Manuel Valls, des Femen au Grand Orient, de la contre culture des années 60 au contrôle cybernétique des populations, Lucien Cerise décrypte pour nous l’évolution de cette gauche qui est passée du libéralisme-libertaire au libéralisme-sécuritaire, et qui menace notre humanité…

Puissance et liberté des nations. Avec Christian Harbulot sur Radio Courtoisie.


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02.08.2014

Christian Harbulot nous délivre une intervention de haute volée autour de son dernier livre Sabordage, comment la France détruit sa puissance
Sont notamment développés les concepts de puissance, d’intelligence et de guerre économiques. La géopolitique, l’impérialisme américain et le suivisme européen servent d'illustration aux thèses dont il est ici question.

Emission du Libre Journal des Lycéens, animé par Hugues Sérapion.

L'échec de l'humanisme athée. Avec Rémi Brague à Louvain-la-Neuve.


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01.05.2014

Longtemps, l’humanisme athée sembla aller de soi dans la culture occidentale, héritière proclamée de la Renaissance et des Lumières. L’homme y était maître de la nature sur fond de foi dans le progrès.
Mais si le discours humaniste tient à nouveau le devant de la scène, depuis l’effondrement des idéologies et du grand rêve révolutionnaire du XXe siècle, il tourne désormais à vide. Un constat que Rémi Brague partage avec le philosophe et sociologue britannique John N. Gray, qu’il cite volontiers : "Nos cultures sont des cultures des Lumières non par conviction mais par défaut."
Armes de destruction massive, pollution, extinction démographique : tout ce qui menace l’homme en tant qu’espèce vivante ne fait plus de doute. Mais il existe des facteurs qui viennent de l’homme lui-même, visant à saper son humanité propre. Car il ne s’agit plus de savoir comment nous pouvons promouvoir la valeur homme et ce qui est humain, en luttant contre toutes les figures de l’inhumain. Il s’agit désormais de savoir s’il faut vraiment promouvoir un tel humanisme. C’est l’humanisme lui-même qui est mis à mal : comment justifier la légitimité de l’homme alors qu’il est de plus en plus remis en question par des courants de pensée qui le voient comme une espèce parmi d’autres, voire une menace globale pour la vie sur terre ?
Nous ne pouvons plus nous bercer d’illusions. Il est facile de prêcher un humanisme réduit aux règles du vivre-ensemble, mais comment le fonder ? La pensée moderne est à court d’arguments pour justifier l’existence même des hommes. En cherchant à bâtir sur son propre sol, à l’exclusion de tout ce qui transcende l’humain, nature ou Dieu, elle se prive de son point d’Archimède.
"Les Temps modernes, écrit Rémi Brague, sont capables de produire de nombreux biens. Et pas seulement dans le domaine des biens matériels." Nous leur devons aussi de nombreux biens culturels "comme l’État de droit, les musées pour tous, la musique sur des supports bon marché. Il y a cependant une chose que les Temps modernes sont incapables de dire : pourquoi il est bon qu’il y ait des hommes sur la Terre. Nous avons des biens en quantité. Qu’il soit bien que ces biens aient un bénéficiaire, voilà ce que nous ne pouvons démontrer. Ou alors, si, nous le pouvons. Mais il faut pour cela croire en Celui qui a dit, au sixième jour de la création, que le créé, pris dans sa totalité, est très bon."

La conférence est prononcée dans le cadre du 3ème forum chrétien de la vie sociale.

Mauvais pain, mauvais gouvernement : la qualité comme question politique. Avec Steven Kaplan à l'Université de Caen.


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05.03.2013

Peu de questions plus politiques que celle du pain dans l'histoire de la France. Elle est consubstantielle à la formation de l'Etat, au développement économique, à la tranquillité sociale, à la légitimité du prince (ou du président du Conseil), etc. 
On mesure, par convention historiographique (qui mérite d'être scrutée), la préoccupation acharnée avec l'approvisionnement presque exclusivement selon un seul critère : la quantité de céréales, et partant de farine et de pain disponible. 
Steven Kaplan souhaite montrer ici la centralité de la question de la qualité -notion polysémique- dans la théorie et la pratique politiques. Pour ce faire, il évoque de nombreux cas soulignant ce souci permanent : le pain mollet (années 1660) ; la doctrine Delamariste sur la qualité requise (fin Louis XIV) ; les maladies populaires (1692/3, 1709, 1725) ; le refus de l'ersatz (1740) ; la première libéralisation (1763-64) ; la mouture économique ; les Lumières économiques et le pain de ménage ; le complot de famine, la marche sur Versailles (octobre 1789), le pain de l'égalité (1792-94) ; le souci de Napoléon ; la qualité sociale (grande enquête de 1849) ; la sueur pathologique (1880-1910) ; le siècle de la double chute de la qualité et de la consommation (XXe s.) ; la question sociale dans la boulangerie (années 1920/1930) ; l'organisation du marché du blé et ses séquelles (années 1930-1940) ; la longue pénurie après la Libération (les dix peu glorieuses, 1945-55) ; L'ONIC ; le CNERNA ; et Pont-St-Esprit.

Conférence enregistrée dans le cadre du séminaire "De la survie au bien-être" du pôle Sociétés et espaces ruraux de la Maison de la Recherche en Sciences Humaines.

Grèce : pourquoi Tsipras a-t-il capitulé ? Avec Eric Toussaint à Lasalle.


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13.08.2015

Le témoignage d'Eric Toussaint est très important : il nous conte par le menu l'histoire récente du cheminement politique du parti Syriza jusqu'à l' "accord" du 13 juillet 2015.
Pour rappel, Eric Toussaint est coordonnateur pour la commission de la vérité sur la dette publique grecque, dont l'audit a été créé le 4 avril 2015 à la demande de la présidente du parlement grec, Zoe Konstantopoulou. Mais la carte du moratoire de la dette n'a pas été joué par Syriza, notamment en raison de l'influence des conseillers économiques de Tsipras, Stathakis et Dragasakis.
Bien que le terme de capitulation soit repris régulièrement ces derniers temps, l'histoire de la Grèce ne s'arrêtera pas le 13 juillet 2015, date funeste pour la démocratie grecque et pour la démocratie en Europe. Puisse l'audit de la dette produire ses véritables effets pour tous les peuples injustement tenus en esclavage financier !

Voltaire et l'anthropologie des Lumières. Avec Xavier Martin et Philippe Pichot-Bravard sur Radio Courtoisie.


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31.05.2015

Un mérite essentiel de l'esprit des Lumières ? Avoir promu et fortifié la haute idée d'une unité du genre humain. Tous les traités, tous les manuels, tous ceux qui forgent l'opinion en réitèrent l'affirmation avec un tel ensemble et un tel enthousiasme, qu'il est probable qu'ils y croient. 
Étrange phénomène : la réalité est très différente. L'esprit de libre examen, dont également sont crédités avec ferveur les "philosophes" ceux-ci l'ont appliqué, parmi d'autres objets de quelque conséquence, à la notion même de l'humanité, qu'ils en sont venus à nier comme essence au nom du progrès. Il en résulte, sous leur plume, au moins à titre de tendance très appuyée, une dilution du genre humain dans l'animalité, dilution d'autant plus séduisante à leurs yeux qu'elle bat en brèche, comme dépassée scientifiquement, la conception biblique de l'homme.
Les retombées n'en sont pas minces. L'humanité, dans le propos des "philosophes" devient friable. Lorsque ceux-ci vont jusqu'au bout des conséquences de leurs principes, des éboulements s'en suivent, qui sont spectaculaires : ce sont des pans entiers de la famille humaine qui se trouvent dissociés de l'humanité pleine, qui sont "bestialisés" ou sous-humanisés, ou exposés à l'être. Vont en faire les frais des minorités. très majoritaires : les ethnies exotiques, le sexe féminin, le peuple en général.
Voltaire étant bien évidemment à la pointe de cette vision appauvrie du genre humain...

La physique quantique. Avec Etienne Klein à la Cité des sciences.


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2006

En 1905 apparaissait une nouvelle physique qui allait révolutionner la façon de décrire la matière et ses interactions : la physique quantique.
Avec elle s'ouvraient les portes d'un monde qui n'obéit pas aux lois de la physique classique : l'infiniment petit, avec ses atomes et ses particules. Elle obligea ses pères fondateurs, Einstein, Bohr, Heisenberg et Schrödinger notamment, à rediscuter le déterminisme et les critères de réalité de la physique classique, ainsi que la traditionnelle séparation entre observateur et objet observé.
Pour la première fois dans l'histoire des sciences, une discipline exigeait même que soit mis en oeuvre un travail d'interprétation afin d'être comprise et appliquée : quelle sorte de réalité représente le formalisme quantique ?
Aujourd'hui, quel crédit convient-il d'accorder aux diverses interprétations proposées depuis les années 1920 ? La physique quantique ne laisse pas d'intriguer, de fasciner. d'exaspérer parfois. Elle demeure pourtant méconnue, victime de stéréotypes : on l'invoque pour cautionner tel phénomène étrange, mais on néglige d'en décrire les principes fondamentaux.
Quels sont ces principes qui trouvent des applications toujours plus fascinantes, du laser à la cryptographie quantique, en passant par la téléportation ? D'où provient cette incroyable efficacité de la physique quantique ?

Big Brother, surveillance et manipulation des masses : pourquoi ? comment ? Avec Lucien Cerise pour le Bloc Identitaire à Colmar.


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15.02.2014

Lucien Cerise nous livre un exposé sur les techniques d'ingénierie sociales actuellement utilisées. Derrière ce terme, on trouve en fait tout l'éventail des techniques de contrôle du cerveau humain en particulier et des masses en général.
Contrairement aux dictatures et aux régimes forts qui affirment clairement leur autoritarisme, les régimes dits "démocratiques" utilisent quant à eux des méthodes plus fines et insidieuses, afin d'obtenir le consentement des foules, méthodes parfois même inspirées du marketing et management à l'anglo-saxonne.
Un sujet passionnant qui nous est délivré par l'auteur de "Gouverner par le chaos".

Une conférence organisée par le Bloc identitaire Alsace, pour la seconde édition du Cercle Eugène Ricklin.