La guerre sociale en France : les luttes des classes populaires à la Belle Epoque (1905-1914). Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


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2019

C'est en compagnie d'Anne Steiner, qu'est abordée la question des luttes des classes populaires en France à la "Belle Époque". Auteur de trois ouvrages importants consacrés à cette période, Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la Belle Époque (L’Échappée, 2015), Le goût de l'émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque (L’Échappée, 2012) et Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2008), Anne Steiner nous rappelle l'intensité et la violence des conflits sociaux en France dans les années précédant la Première Guerre mondiale.
Derrière les revendications concernant le temps de travail, le salaire, l’abrogation des nouveaux règlements, la reconnaissance des sections syndicales, c'est toujours d'une lutte pour la dignité et des savoir-faire dont il est question.
Et à l'âpreté de ces combats, souvent comparés aux jacqueries d’antan, répond la brutalité de la répression : la troupe charge, mutile et tue, et les peines de prison pleuvent sur les manifestants et les syndicalistes...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La guerre des classes. Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


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05.04.2019

L'État est censé garantir la paix intérieure et la sûreté des citoyens. Mais cette vision irénique est contredite par toute l’expérience historique. Les intérêts sociaux se heurtent plus ou moins violemment à l'intérieur de chaque communauté politique et ces heurts se nomment lutte des classes : l'histoire jusqu’à nos jours est l'histoire de la lutte des classes, affirme Marx.
Cette lutte peut prendre des formes presque pacifiques (pétitions, grèves, manifestations) mais souvent, dès que les choses deviennent sérieuses elle tourne à l'affrontement violent. Les grands mouvements historiques ont été de véritables guerres sociales, menées par les dominants contre les classes dominées. Écrasement de la révolte de Spartacus, guerre des paysans en Allemagne, jacqueries, révolutions…
Sur le plan intérieur comme sur le plan international, la guerre est bien la continuation de la politique par d'autres moyens, selon le mot de Clausewitz.

Immigration et racisme : notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, étudie ici la question raciale et les dynamiques migratoires. Un accent particulier est porté sur la compréhension des origines et de la réalité du racisme anti-blanc.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

L'intuition de la science-fiction. Avec Alain Damasio sur ThinkerView.


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11.04.2019

Alain Damasio est l'un des auteurs les plus créatifs du paysage littéraire français actuel. Politiquement très engagé, il n'a pas pour habitude de mâcher ses mots. Connu essentiellement pour ses deux romans cultes La Zone du Dehors et La Horde du Contrevent, il vient de publier Les Furtifs, alors que la révolte des Gilets jaunes, pour qui il a prit fait et cause, fait rage.
Rencontre avec un homme qui bouillonne de projets, dans des domaines aussi variés que le jeu vidéo, le cinéma d'animation, la fiction sonore, et qui nous parle de son rapport à l'écriture, de la science-fiction, de la société de surveillance et de la révolution qui vient !

La droite dans la rue. Avec Olivier Dard et Danielle Tartakowsky sur France Culture.


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12.03.2014

Depuis quelques années, les organisations de droite qui manifestent dans la rue semblent souffrir d'une amnésie mémorielle les empêchant de mobiliser le souvenir d'épisodes antérieurs. Ceux-ci, pourtant, ont rythmé l'histoire des droites françaises et été d'une ampleur parfois exceptionnelle.
Olivier Dard et Danielle Tartakowsky s'attachent à montrer que les droites françaises sont plus souvent descendues dans la rue qu'on ne le croit d'ordinaire. Elles ont contribué à l'émergence de la manifestation de rue, en ont fait un usage précoce et durable, et se sont plusieurs fois essayées à peser sur la nature du régime républicain. Elles ont ainsi créé leur propre répertoire d'action, distinct de celui des gauches, et puissamment contribué à redéfinir la place de la manifestation dans le système politique actuel.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

La sécurite, catégorie fondamentale du Capital. Avec Memphis Krickeberg sur Radio Libertaire.


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2017

La "sécurité", des "politiques sécuritaires" répressives (renforcement des moyens policiers, État d’urgence, vidéo-surveillance) aux discours politiciens contre "l'insécurité", est partout, au point qu'une critique légitime des institutions et des technologies sécuritaires s'est largement développée des libéraux de gauche jusqu'aux anarchistes.
On ne peut toutefois en rester à cette critique et à une dénonciation des "mauvaises sécurités" (répressives) au nom des "bonnes sécurités" (sociale, de l'emploi, des personnes, etc.) : la sécurité est une catégorie fondamentale du capitalisme, elle est l'ensemble des rapports sociaux et des dispositifs visant à une reproduction optimale de l'ordre capitaliste au travers de l'élimination des "risques", qu'il s'agisse d'éliminer celui d'une révolution aux moyens de la "sécurité sociale" en 1945 ou de celui d'une perturbation de l'économie et ses agents aux moyens de la "sécurité intérieure" et de la "sécurité civile".
Il faut donc se défaire du fétichisme de la sécurité, c'est-à-dire de sa naturalisation positive comme de son opposition à la "liberté" (également capitaliste), puisque la sécurité est en réalité celle du capitalisme et de son monde.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

La vraie actu de Michel Drac : S02E12.


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04.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac nous propose une analyse du manifeste attribué au terroriste ethno-nationaliste "blanc" responsable de l'attentat récent de Christchurch en Nouvelle-Zélande :
 - 00'25 : avertissement
 - 01'45 : un poème de Dylan Thomas
 - 02'50 : introduction
 - 05'30 : questions générales
 - 12'30 : un tueur sur la route
 - 16'50 : positionnement politique
 - 19'35 : pourquoi cette cible ?
 - 21'50 : le destin
 - 23'10 : l'idéologie
 - 24'25 : pourquoi une partie de la génération des Millenials est clairement facho
 - 28'15 : un appel à la radicalité violente
 - 32'00 : en arrière-plan, la crise du sens
 - 34'45 : la fin du modèle assimilationniste
 - 39'50 : frapper des ennemis de haut niveau
 - 40'15 : 25 ans pour gagner une guerre
 - 46'45 : mon opinion pour ce qu'elle vaut

La naissance des fascismes : l'effondrement d'une civilisation. Avec Johann Chapoutot au festival international du film d'histoire de Pessac.


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24.11.2018

Comment devons-nous, aujourd'hui, comprendre le phénomène nazi ? Peut-on l'attribuer à l'Allemagne seule ou l'intelligibilité du nazisme exige-t-elle de le remettre dans son contexte européen et occidental ? Car si la République de Weimar est politiquement en crise à à la fin des années 1920, c'est bien le terrible choc exogène que constitute la crise financière américaine de 1929 qui va l'abattre. Dans l'arrivée au pouvoir des nazis, c'est la conjoncture qui l'emporte donc largement sur la structure, et le hasard sur la nécessité.
Retour sur un contexte très particulier, celui des années 1920, marqué par une succession de crises, qui verra le pays tomber dans la dépression économique et l'impuissance politique. Et c'est alors, et alors seulement, que le nazisme commence à attirer et à séduire en offrant une explication et un échappatoire. Tous les malheurs de l'Allemagne sont dus à une guerre de races qui a atteint, depuis 1914, son stade le plus critique. Et seul un pays régénéré et retrempé dans la volonté et le courage pourra affronter ses ennemis et les vaincre...

Un entretien mené par Valérie Hannin, pendant le 29e festival intitulé "1918-1939, la drôle de paix".