Tuer le mort : le désir révolutionnaire. Avec Paul-Laurent Assoun, Fethi Benslama, Laurie Laufer et Alain Vanier pour le Centre de Recherche Psychanalyse Médecine et Société.


(0)
70 Vues
0 commentaire
14.06.2017

En octobre 1793, les tombeaux de la Basilique de Saint-Denis sont profanés et les corps des rois inhumés en ce lieu depuis quinze cents ans sont extraits, dissous et jetés pêle-mêle dans la fosse de l'Histoire. Acte hors norme, unique en son genre, légalement exécuté au nom de l'État révolutionnaire, de la Terreur instituée.
Violence symbolique qui s'éclaire, en sa logique inconsciente, de la fonction freudienne du corps totémique et du "tabou du chef". Objet paradigmatique de l'anthropologie psychanalytique du politique, qui interroge la haine pure, la passion de la ruine et la structure du désir révolutionnaire. Quand, au nom du Bien politique, s'ouvrent les vannes de la pulsion de mort au cœur du collectif.
L'enjeu de l'évènement, le corps de la Souveraineté, n'est rien moins que l'entrée cataclysmique du sujet dans la modernité politique et sa post histoire, ce qui en fait l'actualité chronique.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


(0)
240 Vues
0 commentaire
03.02.2020

Dans ce grand entretien de rentrée, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique du mois de janvier de l'année 2020.
Une analyse où les actualités nationale et internationale sont passées au crible de l'intérêt français souverain.

PARTIE 1
 - 00'00 : Happy Brexit !
1. Cercle Aristote :
 - 0'01'30 : actualité éditoriale
2. Questions nationales :
 - 0'05'05 : Macron et les Français
 - 0'38'30 : l'évasion de Carlos Ghosn
 - 0'40'35 : l'affaire Mila
 - 0'53'45 : les municipales 2020
 - 1'00'45 : l'affaire Gabriel Matzneff

PARTIE 2
 - 00'00 : questions du public
3. Questions internationales :
 - 0'11'40 : UE, le Brexit
 - 0'33'00 : UE, l'Espagne
 - 0'33'45 : UE, l'Italie
 - 0'41'00 : la crise Etats-Unis/Iran
 - 0'51'15 : la Russie
 - 0'54'15 : le coronavirus
 - 0'55'20 : hommages (Amiral Pierre Lacoste, Jean Delumeau, Roger Scruton)
 - 1'00'50 : Tadao Takemoto

Barbarossa, une guerre totale. Avec Jean Lopez sur StoriaVoce.


(0)
334 Vues
0 commentaire
09.2019

Nous sommes le 18 décembre 1940. En cette fin d'année, alors que la France a capitulé depuis six mois, Hitler signe la directive Barbarossa. Ultra-secrète, cette dernière n'est tirée qu'à seulement neuf exemplaires. Elle sera décisive dans l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale  puisque, de quelque façon que l'on considère le problème, l'échec de l'opération va enlever à l'Allemagne toute chance de victoire dans le conflit mondial.
Dans un premier temps, Jean Lopez revient sur les origines de cette opération. En effet, ce serait une erreur que d'isoler l'opération Barbarossa en dehors de son contexte historique, de ne pas plonger dans les origines politiques et diplomatiques, idéologiques mais aussi historiques de cet affrontement entre la Russie soviétique et l'Allemagne nazie.
Ensuite, dans un second temps, Jean Lopez s'arrête sur la dimension absolue et totale, de ce conflit. Nous naviguons d'un camp à l'autre et voyons aussi comment cette dimension absolue porte en elle au fond l'échec de l'Allemagne et la victoire russe.

Une émission animée par Christophe Dickès.

Comment les historiens affrontent la violence du XXe siècle. Avec Henry Laurens à l'Institut d'Etudes Avancées de Paris.


(0)
223 Vues
0 commentaire
25.05.2016

Les diverses modalités de la transmission du passé posent à l'historien la question de comment aborder les violences du XXe siècle, à un moment où les témoins et acteurs disparaissent pour laisser la place aux ayants droit des victimes.
Ces violences ont été le fait d'une culture de guerre identifiée au modèle du combattant et orientée vers un monde futur. La culture de paix d'aujourd’hui fondée sur la primauté des victimes vit au présent un passé qui ne passe plus.
Les historiens doivent donc faire face non à une exigence d'explication, mais une de reviviscence qui les met d'autant plus mal à l'aise que c'est aussi leur devoir de respecter les souffrances et les groupes qui les portent.

Soral répond sur ERFM !


(0)
1264 Vues
0 commentaire
2019

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d'Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond.

Violence et Religion. Avec Fabrice Hadjadj pour PhilOrient à Fribourg.


(0)
250 Vues
0 commentaire
13.06.2017

Loin des raccourcis habituels, le philosophe et théologien Fabrice Hadjadj nous montre que les rapports entre la violence et religion sont loins d'être aussi évidents que ce que notre époque a choisi d'en retenir.
Ce sujet mérite au contraire une réflexion profonde : violence fondamentaliste, violence évangélique, réversibilité des souffrances, violence du pardon, nature agonique de la foi... Toutes les religions doivent-elles être mises dans le même panier ? Et la violence s'y réduit-elle ?
C'est le goût pour l'incarnation de Fabrice Hadjadj qui l'empêche d'aborder cette thématique uniquement comme une controverse d'idées et de concepts : il revient toujours à l'histoire et à l'expérience concrètement vécue pour y voir plus clair.

Quelle part d'humanité dans l'invention de la guerre ? Avec Anne Lehoerff à la Bibliothèque de Toulouse.


(0)
164 Vues
0 commentaire
19.05.2019

Un jour, vers 1700 avant notre ère, une épée en bronze sortit de l'atelier d'un artisan du nord-ouest de l'Europe, signant ainsi la création d'un objet conçu pour tuer. Il n'était plus ici question de chasser pour se nourrir et couvrir des besoins biologiques, l'homme était un paysan depuis des millénaires. Il inventait là une réalité matérielle spécifique qui entrait dans des modèles sociétaux nouveaux.
Comment cette innovation s'opéra ? Quels mécanismes intellectuels et techniques étaient ici en œuvre ? Quelle part d’humanité ou d'inhumanité peut-on y déceler ?

Le citoyen soldat face à la guerre. Avec Bernard Wicht au Cercle Aristote.


(0)
164 Vues
0 commentaire
04.02.2019

Le citoyen-soldat 2.0 n'est pas prioritairement rattaché à une unité militaire. Il est atomisé au sein du corps social. Il dispose d'un permis de port d'arme et de la formation nécessaire pour s'en servir le cas échéant : son instruction est celle d'un primo-intervenant, c'est-à-dire celui qui est en mesure de se servir d'un extincteur pour éviter la propagation du sinistre.
Bernard Wicht poursuit son cheminement particulier et iconoclaste dans le domaine de la stratégie prospective. Cette théorisation du citoyen-soldat 2.0 démontre sa capacité à anticiper les problématiques fondamentales de l'articulation entre puissance militaire et légitimité politique dans un monde qui bouleverse nos repères traditionnels.