La Révolution Gaïatique : de Gaïa à Greta. Avec Sylvain Durain au Cercle Politeia à Bordeaux.


(0)
1367 Vues
0 commentaire
07.09.2019

Dans cette conférence, l'essayiste Sylvain Durain poursuit le travail qui l'a amené à écrire Ce Sang qui nous Lie. Il développe notamment ses intuitions concernant la nouvelle religion écologiste mondiale qui semble s'imposer dans la vie intellectuelle et médiatique moderne : la religion "gaïatique".
Par un mélange d'écologisme et de collapsologie, Sylvain Durain démontre qu'il s'agit en fait d'un retour à l'archaïque et que cette nouvelle ré-volution manipule la jeunesse et utilise une nouvelle figure de "golem", la jeune Greta, au service de la déesse-mère Gaïa.

Robespierre. Avec Jean-Clément Martin et Marcel Gauchet à Répliques sur France Culture.


(0)
1247 Vues
0 commentaire
27.10.2018

Robespierre, l'homme qui nous divise le plus : tel est le titre du dernier livre de Marcel Gauchet. L'incorruptible, en effet, a ses inconditionnels et ses détracteurs farouches. Et Alain Finkilekraut appartient à la seconde catégorie. Non qu'il considère Robespierre comme un monstre - Jean-Clément Martin montre bien dans la biographie qu'il lui consacre comment cette image a été fabriquée et léguée à la postérité par la propagande thermidorienne -, mais parce qu'il pense que Robespierre a été paradoxalement conduit à l'inhumanité par le sentiment d'humanité. Il n'était pas sans cœur, il débordait d'amour. Et le zèle compatissant l'a rendu implacable.
Qu'on à répondre Marcel Gauchet et Jean-Clément Martin, ici réunis ? La lucidité et la connaissance historique demandent-elles de réévaluer ce jugement, voire de réhabiliter Robespierre au moins partiellement ?

La Troisième République et la violence anarchiste : libertés ou sécurité ? Avec Jean Garrigues sur France Culture.


(0)
1431 Vues
0 commentaire
13.02.2016

La France, confrontée à la menace du terrorisme qui s'est incarnée de façon si dramatique en 2015, se retrouve devant une interrogation touchant à l'essence même de la démocratie : où convient-il de fixer le curseur entre d'un côté les exigences accrues de la sécurité collective et d'autre part la préservation des libertés publiques qui sont au cœur du contrat social depuis 1789 ?
Chacun ressent qu'à trop empiéter sur ces libertés, dans le péril que nous affrontons, notre République risquerait de perdre quelque chose de sa fierté, de ses équilibres et, en somme, de sa raison d'être. En quête de précédents, on pourrait évoquer le temps de la Convention, 1793-1794, tout autant que celui de la guerre d'Algérie.
Il pourrait être intéressant de braquer l'attention sur le moment des attentats anarchistes sous la Troisième République, dans les années 1890, pour montrer, qu'aussi différentes qu'aient pu être, par rapport à notre actualité, les menaces ambiantes, les débats qui ont agité le monde politique et celui des intellectuels, on y rencontre bien des traits qui annoncent ceux d’aujourd'hui, dans l'ordre du réalisme, de la morale et du civisme.
Jean Garrigues, professeur spécialiste d'histoire parlementaire et politique, est un familier de la période qu'il s’agit de restituer et il a manifesté de longue main son goût de distinguer, dans le cours de notre histoire politique, le spécifique et les résurgences.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

Précisions et développements : Michel Drac répond aux questions d'Alceste Douban.


(0)
1836 Vues
0 commentaire
08.2019

L'analyste politique et prospectiviste Michel Drac répond aux questions et aux demandes de précison d'Alceste Douban, fin lecteur et auditeur attentif.

Sommaire :
 - 0'00'00 : qu'avez-vous pensé de ma réponse à votre vidéo ?
 - 0'07'07 : comment articulez-vous la nécessité de vulgarisation et la nécessité de rigueur méthodique ? Où en êtes-vous de votre idée de développer un processus de gestion/validation collective des idées ?
 - 0'14'59 : vous dites que "le matérialisme bourgeois n'a rien à proposer au-delà du narcissisme" (p183 dans Essais). Pourtant, dans Triangulation, vous décrivez de nombreux courants spirituels gravitant autour du mondialisme et du matérialisme bourgeois. Doit-on voir dans ce constat une évolution de votre part ?
 - 0'21:30 : dans La question raciale, vous opposez aux "racialistes extrémistes", des "antiracialistes extrémistes", en prenant comme exemple le massacre des peaux rouges, le génocide rwandais ou l'épuration des paysans ukrainiens. On pourrait quand même procéder à une objection : ces massacres socio-ethniques, n'ont pas comme fondement principal et explicite, la motivation raciale ou humaniste.
 - 0'30'12 : dans La question raciale, vous déclarez (p327 dans Essais) : "le comportement suicidaire que nous observons chez nombre de nos contemporains européens traduit de leur part une volonté inconsciente de mourir à cette "paléo-humanité" prétechnologique pour que naisse en eux une "néo-humanité" adaptée à l'ère nouvelle." Ne s'agit-il que de cela ? Le recul de la démographie n'a-t-il pas d'autres explications ?
 - 0'32'22 : dans une courte vidéo qui circule sur YouTube, Pierre Hillard résume votre point de vue spirituel qui serait, selon lui, "du côté de la loi", tandis que lui serait du côté de "l'amour". En référence à une conversation (entre lui et vous) dans laquelle vous auriez déclaré "dans l'Ancien Testament, il y a la loi, dans le Nouveau Testament, il y a l'amour, et moi je suis resté fidèle à la loi". Quelle est votre réaction à ce sujet ?
 - 0'36'28 : les contours de la notion de satanisme sont finalement assez variables selon les individus et les religions. Bien que vous soyez chrétien, vous intégrez à votre grille de lecture morale la notion de volonté de puissance chère à Nietzsche. Pourriez-vous esquisser, une définition complète et personnelle de ce que recouvre selon vous la notion de satanisme ?
 - 0'43'00 : au sujet du RIC, vous semblez penser que le peuple manque de maturité pour exploiter un tel outil. Sans faire du RIC un moyen "réel" pour le peuple de s'autogouverner, ne peut-on pas voir ce dispositif comme un moyen pour le peuple de réaliser la "démopédie" que vous appelez de vos vœux ?
 - 0'54'36 : quels sont, selon vous, les facteurs de toutes natures, structurants, favorisant tel ou tel système politique ?
 - 0'56'58 : la vision que vous donnez des communautés primitives, héritée de Pierre Clastre, fait la part belle aux violences et aux inégalités. Avez-vous consulté les travaux d'Emmanuel Todd relatifs aux familles nucléaires "primordiales"  ou les descriptions des démocraties primitives (pouvoir politique presque totalement décentralisé) évoquées par Pierre Clastre  lui-même  ?
 - 1'00'13 : avez-vous lu la critique de François Héran de la thèse de Stephen Smith de La ruée vers l'Europe dont il a fait une note de lecture ? Si oui, qu'en pensez-vous ?
 - 1'06'17 : dans votre vidéo consacrée à Zbigniew Brzezinski, vous formulez l'idée que la géopolitique globale serait une perspective surdéterminante. Plus loin, vous reconnaissez une forme de "soumission au dollar" du stratège géopolitique. La perspective surdéterminante ne serait-elle pas la jonction/articulation entre les monnaies et la géopolitique (plutôt que la "seule" géopolitique) puisqu'elle détermine nettement les autres choix géopolitiques/stratégiques ?
 - 1'07'05 : dans La ponérologie politique, vous évoquez des aspects réversibles et non réversibles propres à l'idéologie dominante. De manière très intéressante, vous énumérez certains aspects réversibles. Seriez-vous capable de mentionner les aspects les moins réversibles, les plus structurants, de l'idéologie dominante ?
 - 1'08'42 : si votre objectif est l'acquisition et la diffusion de connaissances, comment pourriez-vous mobiliser de manière efficace la ressource que constitue l'intérêt de votre public ?

Le déchaînement du monde. Avec François Cusset pour Citéphilo à Lille.


(0)
1012 Vues
0 commentaire
14.11.2018

Le monde est déchaîné. La violence n'y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l'esclavage au burn-out, des déportations à l'errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres... L'oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées.
Plutôt qu’enrayée, la violence a été prohibée, d'un côté, pour "pacifier" policièrement les sociétés, et systématisée de l'autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu'on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l'abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d'un genre neuf.
Pour sortir de ce circuit infernal des nouvelles luttes d'émancipation, encore minoritaires, certaines forces politiques détournent ces flux mortifères d'énergie sociale. Quand le camp progressiste milite pour un avenir collaboratif, d'autres convertissent cette énergie en haines identitaires et en replis patriotes. Qui l'emportera ? De quel côté échappera toute la violence rentrée du monde ?

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet sur RFI.


(0)
1048 Vues
0 commentaire
25.11.2018

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

Les mafias dans une société démocratique. Avec Jacques de Saint Victor pour le MoDem.


(0)
1016 Vues
0 commentaire
09.04.2013

La mafia naît sur les décombres du "régime féodal" mais c'’est avec l'’avènement de la démocratie et du capitalisme qu'’elle connaîtra son essor. Elle s'’enracine très tôt à Naples, en Sicile, en Calabre et doit sa prospérité à des "pactes scélérats" passés avec une fraction de l'’élite politique et sociale, tel un pouvoir invisible qui va insidieusement corroder l’'ordre social.
Jacques de Saint Victor reconstitue dans la durée l'’histoire de ces sociétés secrètes et de leur expansion à travers le continent européen. Il visite leur berceau et en retrouve les premiers acteurs, aristocrates véreux, notables sans scrupules, fermiers parvenus, tueurs à la botte.… Il interroge les accointances invisibles de ces "sectes criminelles" avec la démocratie naissante et les suit dans leur conquête de l'’Amérique. Il révèle aussi l'’échec du fascisme à éradiquer une plaie mafieuse qui a su se jouer de son pouvoir totalitaire.
Avec la Guerre froide, on découvre la mutation affairiste des réseaux mafieux et la complexité de leurs méthodes pour parasiter l’'économie libérale. C'’est l’époque de l’'explosion du trafic de drogue, de l’'essor des paradis fiscaux, des compromissions de la banque vaticane et des scandales immobiliers, où se côtoient boss criminels, hommes politiques, industriels et financiers. Avec la chute du Mur, de nouvelles nébuleuses criminelles vont se faire jour en Europe, qui utiliseront ce "modèle" pour conquérir de nouveaux territoires.
Le phénomène mafieux n’est pas consubstantiel à la démocratie et pas davantage au capitalisme ; mais il est le mieux à même de tirer profit des insuffisances de l’'une et de l'’autre.

Une conférence qui s'inscrit dans les "Rendez-vous de la Démocratie", introduite par François Bayrou.

La guerre sociale en France : les luttes des classes populaires à la Belle Epoque (1905-1914). Avec Anne Steiner sur Radio Libertaire.


(0)
1352 Vues
0 commentaire
2019

C'est en compagnie d'Anne Steiner, qu'est abordée la question des luttes des classes populaires en France à la "Belle Époque". Auteur de trois ouvrages importants consacrés à cette période, Le Temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la Belle Époque (L’Échappée, 2015), Le goût de l'émeute. Manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque (L’Échappée, 2012) et Les En-Dehors. Anarchistes individualistes et illégalistes à la Belle Époque (L’Échappée, 2008), Anne Steiner nous rappelle l'intensité et la violence des conflits sociaux en France dans les années précédant la Première Guerre mondiale.
Derrière les revendications concernant le temps de travail, le salaire, l’abrogation des nouveaux règlements, la reconnaissance des sections syndicales, c'est toujours d'une lutte pour la dignité et des savoir-faire dont il est question.
Et à l'âpreté de ces combats, souvent comparés aux jacqueries d’antan, répond la brutalité de la répression : la troupe charge, mutile et tue, et les peines de prison pleuvent sur les manifestants et les syndicalistes...

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.