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Docteur en science politique et historien des idées, David Bisson propose une lecture politique et philosophique de l'œuvre de Pier Paolo Pasolini. À travers les différentes périodes de la vie et de l'intellectuel Italien, il revient sur son rapport au monde moderne, au sacré et au christianisme, mais aussi sur sa critique du développement du capitalisme et des transformations profondes de son pays.
De son parcours intellectuel à sa réflexion sur le sacré païen et chrétien, en passant par la figure christique, les Évangiles et l'émergence d'un "sacré de la modernité", David Bisson cherche à comprendre la pensée d'un auteur qui n'a cessé d'interroger les bouleversements de son époque.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'26 : Politique de Pasolini
- 0'04'07 : L'insurrection des âmes
- 0'05'46 : L'importance de l’âme
- 0'06'51 : Pasolini contre le monde moderne
- 0'08'07 : Première période : 1922-1949
- 0'13'18 : Deuxième période : 1949-1968
- 0'18'38 : Troisième période : 1968-1975
- 0'22'53 : Pasolini et le sacré
- 0'27'30 : Le sacré païen
- 0'38'03 : Le sacré chrétien
- 0'39'22 : La figure christique
- 0'41'18 : Le christianisme politique
- 0'42'52 : Les Évangiles
- 0'44'46 : Le sacré de la modernité
- 0'47'07 : Le développement du capitalisme
- 0'49'03 : Le capitalisme et le contre-sacré
- 0'54'11 : Conclusion : l'insurrection des âmes



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Professeur à l'ESCP, Benoît Heilbrunn analyse la société de consommation et le capitalisme pour proposer des solutions face à l'insignifiance, en repensant nos imaginaires, le rôle du marketing et la transition vers une économie de la fonctionnalité.
Il revient sur les origines de notre besoin constant de nouveauté, déconstruit l'idée que les choix d'achat sont strictement individuels et nous invite à lutter contre le "low cost" par une véritable politique des biens communs. C'est la redéfinition de l'utilité et l'usage paradoxal des techniques marketing comme outils d'émancipation écologique et sociétale qui nous permettront d'atteindre ce but.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'02 : Présentation
- 0'02'13 : Définition du concept de consommation
- 0'04'05 : Origines historiques de la société de consommation
- 0'12'59 : Articulation entre politique de production et consommation individuelle
- 0'14'27 : Impossibilité de sortir du capitalisme et juste répartition de la valeur
- 0'17'01 : Redonner la parole aux consommateurs et définition du prix juste
- 0'25'07 : Les conditions pour faire évoluer les pratiques de consommation
- 0'34'31 : Distinction entre sobriété, austérité et esthétique minimaliste
- 0'38'30 : Réhabilitation de l'utilité face à la culture de l'insignifiance
- 0'44'23 : Pertinence de la lutte des imaginaires face à l'urgence environnementale
- 0'50'57 : Les contradictions culturelles du capitalisme et le modèle de la fast fashion
- 0'54'46 : La transition vers une économie de la fonctionnalité et des communs
- 0'57'01 : Exemples et limites de l'économie de la fonctionnalité
- 0'58'12 : Ambivalence du marketing en tant que pharmakon selon Bernard Stiegler
- 1'03'25 : Utilisation du marketing à des fins écologiques et militantes
- 1'06'11 : Poursuite de l'analyse marxiste par Jean Baudrillard sur l'objet comme signe
- 1'08'46 : Réappropriation du sens par la culture de l'artisanat et la résistance matérielle
- 1'16'08 : La question de la responsabilité collective et l'éthique de Hans Jonas
- 1'18'50 : Nécessité du conflit, du dissensus et du courage politique
- 1'24'29 : Conclusion


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Il analyse l'évolution politique et sociale de la France depuis une trentaine d'années ; il est à l'origine de la notion d' "archipel français", qui s'est peu à peu imposée dans le débat public pour décrire les divisions et les fractures de notre pays : c'est en fin observateur de l'Hexagone, passionné de géographie, que Jérôme Fourquet revient sur les grandes métamorphoses de la société française.
Quelques jours après les élections municipales de mars 2026, il commente les résultats de ce scrutin primordial, prélude à la bataille présidentielle. Il décrypte les recompositions politiques en cours et l'ascension des forces radicales, susceptibles de redessiner le paysage électoral à l'horizon 2027.
Face à la lassitude qui étreint la classe politique comme les citoyens, face à des institutions au fonctionnement grippé, face au tourbillon des évènements internationaux, nous lui demandons quelles sont les perspectives pour la France de demain.
Un entretien mené par Lauriane Vague.


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La physionomie de nos sociétés dépend de vendeurs et d'acheteurs qui ne se rencontrent plus comme autrefois sur les marchés de plein air ou dans les ateliers des artisans. Depuis un siècle, les articles jugés sur pièce ont fait place à des "produits" préemballés, bardés de marques et poussés à travers des "canaux de distribution" matériels et médiatiques ; les clients sont devenus des "consommateurs".
Ajustant chaque jour la production à la consommation et la consommation à la production, le marketing est loin d'être un simple intermédiaire : il exerce une influence profonde, nourrie de toutes les sciences sociales, y compris dans la sphère intime, en politique et à l'université. La société tout entière est "orientée-marché", sous la bénédiction de l'État et malgré bien des réticences individuelles.
Avec le management, le marketing a fait de l'entreprise l'institution cardinale de notre époque, dont notre survie dépend toujours davantage. Bien mieux que la science économique, la rationalité marketing permet de comprendre intimement les entreprises et les marchés. Et pourtant, l'histoire de ce savoir pratique indispensable au bon fonctionnement du capitalisme reste méconnue...


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La pensée de Michel Clouscard (1928-2009) repose sur un double rejet : celui du marxisme dogmatique du Parti communiste français, qu'il juge trop économiste, et celui du gauchisme post-68, auquel il reproche d'avoir ouvert la voie à un néo-capitalisme libéral-libertaire. Ce dernier dissimule les conflits de classe derrière une fausse émancipation centrée sur la permissivité des mœurs et un "marché du désir" déconnecté de la production.
Clouscard critique l'illusion d'une consommation libérée du réel et de l'histoire, où le sujet se pense affranchi des structures sociales (classe, famille, patrie), incarnant une humanité soi-disant émancipée. Cette désocialisation paradoxale est en réalité un projet ancien du capital enfin accompli. Mais, souligne Clouscard, les conflits de classe ressurgissent sous des formes nouvelles, parfois pathologiques, notamment dans l'intolérance de certains "mondains" envers ceux attachés au monde ancien, qualifiés de populistes.
L'enjeu pour Clouscard est de dépasser cette opposition stérile entre gauchisme mondain et populisme réactionnaire, en réaffirmant une voie socialiste qui redonne sens aux formes historiques héritées, et qui réintègre les classes populaires dans une dynamique dialectique et émancipatrice.


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La perversion peut être comprise comme une transgression des normes. Cette déviation peut-elle trouver une explication dans le fonctionnement de notre psychisme ? Pour Sigmund Freud, la transgression a un rapport avec la recherche du plaisir qui nous anime dès l'enfance. Ainsi, "la perversion pour Freud fait partie d'un développement que l'on pourrait dire 'normal' ", explique Isabelle Alfandary, "elle n'est pas forcément un vice". Autrement dit, "la grande découverte freudienne va avec l'idée qu'on ne devient pas pervers, on le reste". Qu'est-ce qui caractérise donc la perversion adulte ?
Il est également possible de tenter de comprendre la perversion d'un point de vue politique et social. Observe-t-on une perversion sociale ou au contraire assiste-t-on à un plus grand durcissement des mœurs ? Pour Dany-Robert Dufour, "nous sommes passés d'un système théologico-politique à un autre" : "nous étions dans un système répressif, avec donc l'idée de l'amour de Dieu qui était au centre de ce système, et maintenant, nous sommes dans un système incitatif", dans lequel il serait possible "de satisfaire toutes nos appétences".
La systématisation de la transgression ne serait-elle pas une inclination perverse ? Peut-elle se manifester dans une lutte contre une société pervertie ? Dans quelle mesure le "capitalisme de consommation" serait la cause de cette perversion ?
Émission "Avec philosophie", animée par Géraldine Muhlmann.


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C'est à partir du problème que l'existence même de la bombe atomique pose à la pensée que Félix St-German nous introduit à la pensée de Günther Anders, saisie depuis son ouvrage majeur L'Obsolescence de l'homme dans lequel l'auteur une implacable "critique de l'ère de la technique".
L'occasion de comprendre sa méthode "occasionnaliste" ses concepts de décalage prométhéen et de honte prométhéenne, soit un monde non seulement configuré par ses objets techniques, mais où ceux-ci déterminent également les critères de valeurs pour s'ériger en idéal.


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Philosophe et essayiste, Dany-Robert Dufour décrypte à travers des ouvrages comme Le Divin Marché ou La Cité perverse les fondements du néolibéralisme et les effets du capitalisme sur nos structures sociales et la psyché des individus.
Au cours de cet entretien, il analyse comment Bernard Mandeville a théorisé le principe selon lequel "les vices privés font la vertu publique", posant les bases idéologiques du libéralisme moderne. Ce principe, repris par Frédéric Hayek, admirateur de Mandeville, et propagé par les think tanks néolibéraux, est devenu le socle moral de l'ordre économique et social contemporain.
Un entretien essentiel pour comprendre les dynamiques du néolibéralisme et ses impacts sur nos vies.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'03'21 : Bernard Mandeville, père fondateur de la morale prédatrice du capitalisme
- 0'13'00 : De Mandeville à Hayek, le succès planétaire de la morale "Baise ton prochain"
- 0'22'00 : 1983-2025, la conversion de la France au néolibéralisme
- 0'26'45 : Influenceurs, fin du surmoi et écrasement d'autrui
- 0'34'00 : De Darwin à Macron, le succès de la psychologie évolutionniste
- 0'38'00 : Les pervers sociaux qui nous gouvernent
- 0'48'30 : Extension du capitalisme, géoingénierie, épuisement des ressources
- 0'57'10 : Progrès technologique, humanité surnuméraire et survie du capitalisme
- 1'03'30 : Crises sociales, dépolitisation des mouvements contestataires et French Theory
- 1'11'13 : L'horizon possible face au désastre
Un entretien mené par Thomas Arrighi.