Malbouffe et Mondialisation ? Avec Périco Legasse pour ThinkerView.


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14.12.2017

Les dangers de l'alimentation moderne représentent une gigantesque menace. Aussi bien pour notre santé que pour notre environnement. Et si la prise de conscience tarde encore à se généraliser, on peut heureusement compter sur quelques coups de gueules salutaires pour l'accélérer, en témoigne cet entretien avec Périco Légasse.
Journaliste et critique gastronomique, il est l'un des grands spécialistes de l'alimentation. Sa passion, ses connaissances et sa colère captent aussitôt notre attention...

Une autre histoire des Trente Glorieuses. Avec Céline Pessis et Sezin Topçu sur Radio Libertaire.


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06.12.2013

Comme était doux le temps des "Trente Glorieuses" ! La démocratisation de la voiture et de la viande ! L’électroménager libérant la femme ! La mécanisation agricole éradiquant la famine ! La Troisième Guerre mondiale évitée et la grandeur nationale restaurée grâce à la dissuasion nucléaire ! Etc. Telle est aujourd’hui la vision dominante de cette période d’ "expansion", objet d’une profonde nostalgie passéiste… au risque de l’aveuglement sur les racines de la crise contemporaine.
À rebours d’une histoire consensuelle de la modernisation, Céline Pessis et Sezin Topçu dévoilent l’autre face, noire, du rouleau compresseur de la "modernité" et du "progrès", qui tout à la fois créa et rendit invisibles ses victimes : les irradiés des essais nucléaires en Algérie et en Polynésie, les ouvriers de l’amiante ou des mines d’uranium contaminés, les rivières irrémédiablement polluées, les cerveaux colonisés par les mots d’ordre de la "croissance" et de la publicité…
Les conséquences sociales et environnementales des prétendues "Trente Glorieuses", de leur mythologie savamment construite par les "modernisateurs" eux-mêmes, de leurs choix technico-économiques et de leurs modes de vie, se révèlent aujourd’hui très lourdes. Il nous faut donc réévaluer la période et faire resurgir la voix des vaincus et des critiques du "progrès" (de l’atome, des pollutions, du productivisme et du consumérisme) antérieures à 1968. L’enjeu est non seulement de démonter les stratégies qui permirent alors de les contourner, mais aussi de les réinscrire dans les combats politiques et écologiques contemporains.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

La crise de la virilité. Avec Pierre-Yves Rougeyron au Cercle Aristote.


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09.10.2017

Avec cette intervention, Pierre-Yves Rougeyron s'attaque à la notion de virilité, non pas seulement en tant que vertu individuelle, mais aussi et surtout dans les rapports que fonde cette attitude au travers et au sein de la société. Il interroge la dévirilisation des sociétés occidentales et en dresse un constat sans concession, tout en évoquant les possibilités d'une virilité future, réinventée.
Car la virilité est une question politique, au sens le plus noble du terme : c'est un des paramètres qui modèle notre rapport social traditionnel face à la Cité et à l'État et donc au bien commun.

L'ontogénèse chez Michel Clouscard. Avec Sylvain Bourgois aux ateliers de la praxis.


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2016

Une épistémologie matérialiste du corps est possible, afin de comprendre comment le corps devient subjectivité.
Le corps-sujet doit être constitué en son mode de production, au double sens du terme. Le corps-sujet est une historicité spécifique dans un mode de production donné : il est la rencontre de l’histoire macro-sociale (la logique de la production, le mode de production, le moment du mode de production) et de l’histoire propre à cette organicité qu’est le corps. L’ordre du travail est aussi constituant que l’appareil physiologique du corps.
L'entreprise de Michel Clouscard n’est autre que la constitution du système de médiations qui permet cette généalogie réciproque : généalogie du macro-social par la force productive du corps, généalogie du désir par les rapports de production.
Une contribution épistémologique de la plus haute importance.

L'anthropologie libérale et ses conséquences. Avec Dany-Robert Dufour pour le journal Kairos.


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26.06.2017

Si comprendre la situation présente implique nécessairement de sortir de l'instant, de se poser, s'extraire de l'empressement moderne, du cycle court et répétitif bagnole-boulot-dodo-vacances, et de réfléchir, c'est avec des penseurs comme Dany-Robert Dufour que nous pouvons le faire et avancer dans notre analyse du monde et la compréhension de nous-mêmes.
Philosophe, auteur de nombreux ouvrages, son anthropologie du libéralisme nous éclaire face au vide sidéral de la sphère médiatico-politique.

Tolstoï et la simplicité volontaire. Avec Pierre Thiesset sur Radio Libertaire.


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17.04.2015

Pierre Thiesset, après une présentation rapide des éditions "Le Pas de Coté", nous introduit les deux derniers titres du catalogue :
 - le livre Vivre la simplicité volontaire qui présente une cinquantaine de parcours singuliers de déclassés volontaires nous expliquant les raisons de leurs choix, la manière dont ils vivent, les liens qu’ils tissent et leurs rapports aux autres, à la nature et aux savoir-faire
 - l’engagement révolutionnaire de Tolstoï que l'on peut lire dans L’Esclavage moderne, essai anarchiste majeur de l’écrivain russe, œuvre puissante et digne de La Désobéissance civile de Henry David Thoreau ou du Discours de la servitude volontaire d’Étienne de La Boétie

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque). Avec Thérèse Hargot à Fribourg.


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01.06.2017

Les efforts consentis par tant de femmes, mais d’hommes aussi, pour désacraliser le rapport sexuel, le dissocier de la maternité ou du risque de maternité afin d’en faire un acte de plaisir partagé se solderaient-ils par un échec ? La contraception systématique aurait-elle un effet pervers ?
Les propos tenus par les jeunes qu’accompagne Thérèse Hargot questionnent en tous cas. "Eh, faut bien qu’on teste la marchandise" dit Théo. Et Max de renchérir "c’est vrai ça, quand on est jeune, on doit avoir des expériences sexuelles, comme ça, on saura le jour où on trouvera la bonne". Alban d’ajouter "Tu regardes des trucs et tu te demandes ce que ça doit faire, y a un moment ou tu dois savoir comment c’est en vrai". Du côté des filles, c’est le silence. Qu’un des garçons traduit par "La vérité, c’est qu’un garçon qui couche avec plein de filles, c’est un beau gosse, une fille qui couche avec des garçons, c’est une salope".
Pour Thérèse Hargot, les individus modernes restent conditionnés par autant de normes et de règles qu’avant mai 1968. Mais la norme a changé, passant du devoir de procréer au devoir de jouir. Elle dénonce le consumérisme faisant du sexe un objet de consommation, notamment à travers la publicité, ainsi qu’un accès illimité à la pornographie. Elle invite à revisiter notre quête d’égalité des sexes en y intégrant les différences entre hommes et femmes. Un éclairage inédit à ne pas manquer.