Mai 68 : le col Mao, c'etait le Rotary de la jeunesse dorée ! Avec François Bousquet pour Le club du Mercredi à Nancy.


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06.06.2018

François Bousquet, journaliste et rédacteur en chef du magazine Éléments, revient sur la signification des événements de Mai 1968 à l'occasion de son cinquantième anniversaire. Il évoque les répercussions sociales, sociétales et culturelles de Mai 68 sur la société française, ainsi que les conséquences profondes de cette véritable révolution anthropologique.

De quoi Mai 68 est-il le nom ? Avec Robert Steuckers et Jean-Michel Vernochet pour E&R à Lille.


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28.04.2018

Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.

Théologies du marché, de l'état et de l'Eglise. Avec William Cavanaugh à la Librairie La Procure.


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06.04.2012

Théologien associé à la Radical Orthodoxy, mouvement lancé par John Milbank et qui entend réconcilier la pensée chrétienne classique avec ce qu’il reste de la philosophie moderne, William Cavanaugh est très connu en France où son oeuvre a été très bien accueillie.
Dans le cours de cet échange, il revient notamment sur le contenu de ses livres Migrations du sacré, Le mythe de la violence religieuse et Torture et eucharistie.
Opposition du séculier et du religieux, mythe de la religion intrinsèquement violente, réévaluation historique de l'émergence de l'Etat sur dans la modernité, critique du libéralisme comme idéologie politique axiologiquement neutre, tyrannie de la société de consommation, l'eucharistie et la question du corps à l'heure de la mondialisation : autant de sujets que le théologien américain traite en profondeur pour nous rappeler la puissance du message de l'Eglise du Christ.

Raoul Vaneigem, une critique émancipatrice du capitalisme. Avec Pierre-Ulysse Barranque sur Radio Libertaire.


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01.01.2018

À l’occasion du cinquantenaire de Mai 1968, Pierre-Ulysse Barranque nous propose une présentation et une discussion critique du Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations (Gallimard, 1967) et de De la grève sauvage à l’autogestion généralisée (UGE 10/18, 1974) de Raoul Vaneigem.
Car le Traité -et alors que beaucoup l'ont oublié- était un véritable best-seller en 1968 et a puissemment contribué à inspirer la révolte du mois de Mai. On y retrouve une critique profonde du capitalisme et un appel à son dépassement révolutionnaire, deux axes ayant gardé toutes leurs pertinences.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Mai 68. Avec Patrick Buisson à Rouen.


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10.04.2018

Refus de la transmission, culte du désir, mort de la figure du Père : Mai 68 annonçait tous les maux qui gangrènent la société d’aujourd'hui. Reste à comprendre comment des cris de révolte sont devenus des diktats.
Patrick Buisson, historien, journaliste et conseiller spécial du président de la République Nicolas Sarkozy de 2008 à 2012, nous révèle les causes et les conséquences de cet évènement singulier de l'histoire de France, véritable ruse de l'histoire qui vit une poignée d'étudiants combattre l'ordre bourgeois alors qu'ils ne faisaient que lui offrir une seconde jeunesse en opérant la convergence entre une révolte individualiste et les besoins économiques et sociaux du nouveau "capitalisme de la séduction"...

Une conférence organisée par "Les rencontres du 41".

Pourquoi le christianisme n'est pas un humanisme. Avec Laurent Fourquet au Cercle Aristote.


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17.09.2018

L'humanisme est aujourd'hui, en Occident, la figure obligée du bien, la carte qu'il faut savoir sortir si l'on veut attester de l'honorabilité et de l'élévation d'une pensée, au point que, périodiquement, certains se croient tenus de sauver le christianisme en faisant de celui-ci tantôt un rameau, tantôt la matrice de l'humanisme occidental.
Mais s'il n'y avait rien à sauver ? Si l'humanisme et le christianisme étaient deux voies qui, d'entrée, ont divergé parce qu'elles s'excluent mutuellement et si le christianisme contemporain étouffait précisément d'être confondu avec un humanisme ?
Pour peu que l'on prenne au sérieux ces questions, des horizons nouveaux et dérangeants émergent soudain. Toutes les figures de l'humanisme occidental - la volonté de détermination systématique des choses, la croyance en l'infini pouvoir du sujet, la recherche constante de l'intérêt, le culte du contrat -, loin d'être signes de ce progrès dont on voudrait tellement nous convaincre, ne sont plus que les vecteurs d'un nihilisme qui, en apparence doux et bénin, assèche pourtant chaque jour plus impitoyablement notre monde.
Et c'est bien parce que, seul, il persiste à opposer la parole de vie à cet univers de choses gelées, que le christianisme suscite aujourd'hui, en Occident, tant de hargne et tant de prophéties intéressées sur son dépérissement prétendument inéluctable...
Laurent Fourquet passe au crible les présupposés cachés de nos valeurs apparemment les plus insoupçonnables pour éclairer ce conflit qui, entre l'humanisme et la Croix, ne passe pas, ne passera jamais, et nous oblige ainsi à choisir entre l'un et l'autre.

Phénoménologie des objets temporels audiovisuels. Avec Bernard Stiegler à l'Université de technologie de Compiègne.


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2015

Le système mondial repose désormais intégralement sur les technologies numériques. Une conséquence majeure de cet état de fait est l’intégration fonctionnelle des mnémotechnologies au système de production des biens matériels, ce qui constitue une immense rupture historique : ce sont les dispositifs de production des symboles qui sont désormais totalement absorbés par l’organisation mondiale du commerce et de l’industrie. Les industries culturelles se sont emparées des dispositifs rétentionnels et configurent le temps dans sa forme la plus pure : comme flux de conscience.
C'est en suivant, actualisant la phénoménologie husserlienne et en l'appliquant à l'étude du cinéma que Bernard Stiegler nous montre l’importance de la compréhension du processus d’extériorisation technique de l’imagination qui permet le devenir industriel de l’activité de l’esprit et, partant, sa soumission exclusive aux critères marchands de sélection.

Féminisme, puritanisme et confusion des genres. Avec David L'Epée et Isabelle Suiste pour le Cercle Rébellion à Bordeaux.


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19.05.2018

C'est pour dresser un inventaire critique des mouvements féministes que sont conviés David L'Epée, chroniqueur aux revues Eléments, Krisis et Rébellion, et Isabelle Suiste, chroniqueuse à la revue Rébellion.
Ils interviennent sur le thème du féminisme dans une optique anti-réactionnaire et anti-capitaliste visant à préserver ce qui fait la richesse et la beauté de l'expérience européenne de la sexualité et des genres.