Trump face à l'Europe. Avec Jean-Loup Izambert pour Inform'Action.


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08.2017

L’élection, fin 2016, de Donald Trump comme quarante-cinquième président des États-Unis peut-elle changer favorablement les relations des États-Unis avec le monde ainsi qu’il s’y est engagé ?
Jean-Loup Izambert nous donne un aperçu des relations internationales en répondant aux nombreuses questions qui lui sont posées. Un point de vue essentiel à la compréhension des enjeux et du devenir de la civilisation européenne.

 00:25 : Pouvez-vous nous parler de l'Organisation de Coopération et de Sécurité ?
 04:25 : Quest-ce-que que l'Union Économique Eurasiatique ?
 05:57 : Quest-ce-que que l'organisation du traité de sécurité collective ?
 07:41 : Pourquoi n'entend-on pas parler de ces organisations dans nos médias ?
 08:41 : Vous évoquez "la menace Russe" : pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
 11:51 : Vous écrivez : "Après leurs aventures contre le Moyen-Orient, les dirigeants de washington et de Bruxelles tentent de contrôler les sources d'information. Objectif : enrôler les médias dans leur propagande justifiant ingérence et agressions en Europe". Que penser de cette stratégie de propagande ?
 16:36 : Selon vous les sanctions envers la Russie sont contre-productives et accélèrent son développement... pouvez vous vous expliquer ?
 19:57 : Qu'avez vous à dire aux personnes qui pensent que la Russie est "au bord du gouffre économique" ?
 24:45 : Que pensez-vous de l'OTAN ?
 27:12 : Qu'avez vous à dire à propos du lien entre terrorisme et immigration ?
 32:38 : Vous écrivez : "Au moment où les dirigeants de washington n'ont d'autres choix que le crash du dollard ou de l'extension de leurs guerres". Quelles sont les prémices d'un conflit majeur en Europe ?
 37:48 : Et Donald Trump dans tout ça ?
 40:35 : Que pouvez vous dire à propos de ce qui se passe au Venezuela ?
 43:46 : La france doit-elle se désolidariser le la puissance Etat-Unienne ?

Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Naissance d'un nouvel équilibre mondial : lignes de failles et convergences. Avec Caroline Galactéros à l'Association Dialogue Franco-Russe.


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02.02.2017

Caroline Galactéros, Docteur en Science politique, Colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées et directrice du cabinet d'intelligence stratégique Planeting, nous parle de la nouvelle donne des relations internationales en développant les cinq points suivants :
 - le retour de la puissance russe
 - la montée en puissance de l'Asie comme tendance lourde
 - la dynamique suicidaire de l'Europe
 - le rôle amoindri de la France sur la scène internationale
 - l'évolution nécessaire du droit international récent au regard de sa pratique actuelle

Les relations entre l'Union européenne et la Russie. Avec Jacques Sapir à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou.


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20.04.2016

La crise ouverte que connaissent les relations entre la Russie et l'Union européenne entre dans sa troisième année. Le récent voyage à Moscou de Jean-Marc Ayrault, le Ministre des Affaires Etrangères de la France, a cependant donné un signal clair que, pour certains pays cette crise n'a maintenant que trop durée. Les propos que M. Ayrault y a tenus sont des éléments importants qui indiquent la volonté de la France de trouver une issue rapide à cette crise. De son côté, la Russie cherche, elle aussi, à sortir de cette crise.
Cette crise, cependant, a largement affectée les représentations de la Russie en France ainsi que dans plusieurs pays européens. Pourtant, on doit noter qu'elle n'est qu'une étape dans une lente dégradation des relations entre la Russie et l'Union européenne. Et, dans cette dégradation, la responsabilité de l'Union européenne est indéniable, même si elle résulte fort souvent des conséquences non-intentionnelles de ses actions. Dans le même temps, les relations économiques entre la Russie et l'Union européenne sont en train de changer.
Ceci met en question la capacité tant pour l'Union européenne que pour la Russie de prendre place dans un monde multipolaire qui est aujourd'hui une réalité, après avoir été pendant longtemps un simple souhait.

La diplomatie française de 2007 à aujourd'hui. Avec Hadrien Desuin pour la Revue Conflits.


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07.2017

Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr, Hadrien Desuin est titulaire d’un master II en relations internationales et stratégie et suis l'actualité de la diplomatie française dans le monde.
Il dresse un bilan sans concession des dix dernières années d'activités du Quai d'Orsay qui auront vu la liquidation définitive du gaullisme et de sa politique d'indépendance sous les gouvernements Sarkozy et Hollande.

Un entretien mené pour Jean-Baptiste Noé.

L'escamotage de la géopolitique. Avec Robert Charvin au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


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01.10.2016

L'Occidental n'aime plus personne - ni le Chinois, ni l'Arabe, ni l'Africain. Mais dans la hiérarchie des détestations, les Nord-Coréens et les Russes occupent une place particulière - toute société n'a-t-elle pas besoin de se fabriquer des ennemis ?
Dans un contexte de confusion idéologique, le discours sur les droits de l'homme se pare d'une indignation sélective : si le droit d'ingérence est invoqué pour justifier des interventions au nom de la liberté d'expression et de la démocratie, jamais il ne servira à libérer des syndicalistes emprisonnés ou à faire respecter les droits des travailleurs. Les régimes autoritaires alliés des Occidentaux peuvent continuer de bafouer impunément les libertés démocratiques.
La Russie, et depuis bien plus longtemps la Corée du Nord, sont soumises à des embargos occidentaux : ces peuples, assiégés, se sont dès lors constitués en citadelles. Leurs réactions sont logiques au regard des principes universels de la géopolitique, malheureusement oubliés dans les pays occidentaux. Ainsi, la Corée du Nord, pays de 25 millions d'habitants entouré de puissants voisins, marqué par le double drame de la colonisation japonaise et de la guerre de Corée, a développé des capacités d'autodéfense (y compris nucléaires), dans une logique obsidionale qu'on retrouve dans d'autres pays et à d'autres époques - par exemple en France dans les relations avec l'Allemagne entre 1871 et 1914. La géopolitique est ainsi la mise en oeuvre de ce qui est possible et souhaitable dans les relations entre puissances dans l'ordre international : pour garantir la paix, la sécurité internationale et le développement des nations, il est utile que se constituent des pôles de puissance qui garantissent des équilibres. La Russie aspire légitimement à constituer l'un de ces pôles, ce que contredit l'installation de troupes de l'OTAN directement à ses frontières. Moscou et Pyongyang ont ainsi mis l'accent sur la souveraineté des nations, qui n'est en aucun cas un repli sur soi mais l'affirmation par chaque Etat de son droit à maîtriser ses propres décisions de politique étrangère, sans ingérence extérieure. Contrairement aux Américains, les Russes et les Nord-Coréens n'entendent pas, quant à eux, imposer leur système politique à d'autres pays.
La reconstitution d'une puissance militaire russe n'a pas davantage à être condamnée que l'augmentation des budgets militaires américain ou français. Les Russes, contrairement aux Occidentaux, assument pour leur part pleinement leur histoire, qui s'inscrit dans un patriotisme incompris en Occident. Leur culture eurasiatique, spécifique, ne justifie pas qu'ils soient rejetés dans un autre "barbare", comme le font les prescripteurs d'opinion occidentaux. Manifestement, les Russes ne sont plus bolchéviques mais ont toujours le couteau entre les dents, étant stigmatisés comme "complices de la barbarie". Quand les victimes civiles des guerres occidentales (forcément des guerres justes et des guerres propres) sont escamotées par les médias, celles des interventions militaires russes sont mises au premier plan.
S'agissant des Nord-Coréens, qu'ils le veuillent ou non, qu'ils l'assument ou pas, leur culture politique est profondément empreinte de confucianisme - ce qui génère des relations paternelles entre les dirigeants et le peuple. Ils ont choisi de ne compter que sur leurs propres forces et ont érigé ce principe en règle majeure d'un travail idéologique jugé fondamental, refusant déjà, hier, d'être membre du Conseil économique d'Assistance Mutuelle (CAEM) ou de relier leur réseau d'électricité à celui soviétique, comme le leur proposait Nikita Khrouchtchev. Ils ont payé le prix de cette indépendance lors des difficultés des années 1990, mais ont maintenu leur système politique et social.
La Corée du Nord offre un terrain privilégié pour permettre à des journalistes d'affirmer n'importe quoi, sans risque d'être contredit. Le discours hostile à la République populaire démocratique de Corée a même gagné les rangs des partisans de ceux qui se disent partisans du socialisme, quitte à oublier que, par la propriété collective des moyens de production, la Corée du Nord est bien un Etat socialiste. La détestation de la Corée du Nord a aussi une logique qu'explique la géopolitique : la nécessité pour les Etats-Unis de maintenir des troupes dans des positions avancées en Asie de l'Est, à proximité de la Russie et de la Chine, au prix de compromissions avec les dirigeants sud-coréens en matière de droits de l'homme.
Quand la France se permet de donner des leçons sur le nucléaire nord-coréen, alors qu'elle assume l'héritage gaullien de l'arme nucléaire comme garantie de son indépendance, l'histoire des négociations sur la question nucléaire en Corée montre le besoin de dialogue et de négociations, pour anticiper et prévenir les conflits - selon des principes conformes au droit international - et non l'invocation de pseudo-négociations après des interventions militaires et des ingérences dans les affaires intérieures d'autres pays.

L'Océan Pacifique, nouvelle Méditerranée ? Avec Bruno Gollnisch au Cercle Aristote.


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22.05.2017

Le Pacifique devient chaque jour un peu plus au centre des préoccupations du monde. C'est un espace fragmenté, jalloné de rivalités entre grandes puissances et qui peut devenir un espace conflictuel.
Pour comprendre les grandes lignes géopolitiques qui traversent cette région et les conflits actuels, Bruno Gollnisch, homme politique mais également professeur de droit international et japonisant, nous livre un exposé clair et érudit.

Mythes historiques et repentance : le complexe occidental. Avec Alexandre Del Valle sur Radio Courtoisie.


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07.07.2014

Nos sociétés occidentales sont victimes du virus de la culpabilisation collective. Véritable arme de "destruction massive", cette culpabilisation est mise en oeuvre sous la forme de "mythes fondateurs" qu'Alexandre Del Valle analyse un à un : les croisades, les "ténèbres" du Moyen Age, la diabolisation de l'Eglise catholique, la "dette" envers la science arabo-musulmane, Al-Andalus, les accusations d'esclavagisme, de colonialisme et de racisme à sens unique, la "mondialisation heureuse" et les dérives de l'Union européenne.
Persuadé que la "guerre des représentations" est la clef de tous les conflits, il poursuit en identifiant le processus de désinformation à l'origine de cette manoeuvre de déstabilisation collective.
Selon lui, la culpabilisation pathologique qui sape les fondements mêmes de nos sociétés ouvertes est aux antipodes de la saine capacité à s'autocritiquer, car loin d'aider les peuples à tirer les leçons du passé, elle est fondée sur la haine de soi et attise celle de l'Autre à notre endroit.
Afin de retrouver l'estime de soi, condition nécessaire pour être respecté par les autres, Del Valle invite la France et ses alliés occidentaux à mettre en oeuvre d'urgence une thérapie globale de déculpabilisation.
Il montre enfin en quoi la survie géopolitique des nations occidentales dans le nouveau contexte multipolaire passe par leur capacité à substituer à leurs prétentions universalistes, souvent contre-productives, un recentrage stratégique et une réappropriation de leur identité propre, dont le monde slavo-orthodoxe, trop souvent diabolisé, est l'un des piliers.

Emission du "Libre Journal de Charles Zorbib", animée par François Costantini.