Découper l'histoire : qu'est-ce qu'une période historique ? Avec Jacques Le Goff à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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19.03.2014

Ni thèse, ni synthèse, les réflexions que donne Jacques Le Goff peuvent être lues comme l’aboutissement d’une longue recherche. Et d’une réflexion sur l’histoire, sur les périodes de l’histoire occidentale, au centre de laquelle le Moyen Âge est son compagnon depuis 1950.
À l’heure où les effets quotidiens de la mondialisation sont de plus en plus tangibles, ces questions nous interrogent sur les diverses manières de concevoir les périodisations dans l’histoire : les continuités, les ruptures, les manières de repenser la mémoire de l’histoire.
Reste le problème de savoir si l’histoire est une et continue ou sectionnée en compartiments ? ou encore : s’il faut vraiment découper l’histoire en tranches ?

Dans une seconde partie, les historiens Étienne Anheim, Patrick Boucheron, Christian Lamouroux et Silvia Sebastiani réagissent aux questions et thèses avancées par Jacques Le Goff.

Histoire symbolique du Moyen Age occidental. Débat entre Michel Pastoureau et Danielle Bohler à l'École nationale des chartes.


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23.10.2012

Initialement parue en 2004, l'histoire symbolique de Michel Pastoureau conduit le lecteur sur des terrains variés : les procès d’animaux, la mythologie des arbres, le bestiaire des fables, l’histoire du jeu d’échecs, la symbolique des couleurs, l’origine des armoiries, l’iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d’Ivanhoé.
Tout au long de ce parcours, l'historien Michel Pastoureau souligne avec force combien l’histoire des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s’opposer à l’histoire sociale, économique ou politique, en est une composante essentielle. Car pour l’historien, l’imaginaire est toujours une réalité.
Et c'est dans le cadre du cycle "Les Mardis de l’École des chartes" que Danielle Bohler discute avec Michel Pastoureau de son approche des mentalités au Moyen Age.

Science et sagesse : des déterminismes et de la liberté. Avec Henri Atlan à l'Institut français d'Israël.


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28.06.2016

C'est à l'occasion de la sortie de ses derniers ouvrages Croyances, comment expliquer le Monde et La science est-elle inhumaine ? qu'Henri Atlan revient sur son parcours, en compagnie de plusieurs de ces amis et collègues qui viennent témoigner de leurs travaux en commun.

La recherche scientifique et les technosciences. Avec Olivier Rey, Jacques Testart, François Veillerette et Frédéric Denhez pour Sciences Critiques à Paris.


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24.02.2017

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, et en présence du militant associatif François Veillerette, du biologiste Jacques Testart, du philosophe Olivier Rey et du journaliste Frédéric Denhez, l'occasion a été donnée de débattre du rôle et de la place des sciences et des nouvelles technologies dans notre société.
Cette rencontre a permis de discuter de propositions concrètes et d'actions immédiates à mettre en œuvre pour démocratiser la recherche scientifique et augmenter les procédés de contrôle des technosciences.
À cet effet, deux propositions centrales ont été discutées :
 - Promouvoir la recherche participative.
 - Subordonner les technosciences à l'éthique.

Cerveau augmenté, homme diminué. Avec Miguel Benasayag à la Maison de l'Amérique latine.


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13.05.2016

Le cerveau humain connaît, étudie, explique et comprend, au point qu'il en est arrivé à prendre comme objet d'étude... lui-même. Et les nouvelles connaissances sur le fonctionnement du cerveau ébranlent profondément nombre de croyances au fondement de la culture occidentale. Car les remarquables avancées des neurosciences rendent en effet désormais envisageable pour certains la perspective d'améliorer le cerveau et de supprimer ses faiblesses et ses "défauts" : le rêve d'un cerveau "parfait" semble à portée de la main. Cette vision conduit à considérer notre cerveau comme un ordinateur qu'il s'agirait d'optimiser en l'améliorant par divers outils pharmacologiques ou informatiques.
À partir d'une vulgarisation très pédagogique de recherches récentes souvent très pointues en neurosciences, Miguel Benasayag montre pourquoi ce nouvel idéalisme du "cerveau augmenté" est en réalité une illusion dangereuse : le monde qu'entendent préparer les transhumanistes et certains scientifiques risque fort d'être surtout habité par la folie et la maladie...
Une thèse critique solidement argumentée, qui a commencé à faire son chemin dans le milieu des chercheurs les plus préoccupés par les apories et les failles de ce nouveau mythe du progrès.

Le Transhumanisme : utopie ou dystopie ? Débat entre Marc Roux et Miguel Benasayag à Sciences-Po Paris.


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06.02.2017

Le Transhumanisme est le principal non-dit du débat politique contemporain, il est pourtant l'un des enjeux essentiel de l'humanité, en ce qu'il pose la question même de son devenir.
Négation ou sublimation de l'humain ? Agent de justice ou outil des puissants ? Destin implacable ou projet politique ? Utopie ou dystopie ?
Pour répondre à ces questions dans le cadre d'un débat qui se veut contradictoire et constructif, nous avons :
- M. Marc Roux, président de l'Association Française Transhumaniste, qui se définit comme "transhumaniste de gauche" et "techno-progressiste".
- M. Miguel Benasayag, philosophe et universitaire libertaire franco-argentin, instigateur du mouvement Malgré Tout, critique du projet transhumaniste et auteur remarqué du livre Cerveau augmenté, homme diminué (2016).

Un organisé par association l'association Contre-Courant de Sciences-Po Paris.

Théories biologiques et philosophie de la biologie. Avec Henri Atlan à la Maison des Sciences de l'Homme.


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15.07.2002

C'est au cours de ses premiers travaux de recherche portant sur le vieillissement et son mécanisme de désorganisation qu'Henri Atlan s’intéresse à la notion d’organisation et aux facteurs d’organisation et de développement. Il développe alors une espèce de formalisme qui permet de comprendre comment se fait la création de diversité, de complexité à partir d'événements aléatoires, de perturbation sur des systèmes organisés, sous certaines conditions. Là où l'on pense alors que des perturbations aléatoires ne peuvent avoir qu’un effet négatif, de destruction de toute l'organisation, il est possible de montrer que dans certaines conditions, les facteurs de perturbation ou "bruit" peuvent favoriser l'émergence de nouvelles formes d'organisations, de formes d'auto-organisation.
Dès que le code génétique est déchiffré, ces considérations n'ont plus d'importance dans la communauté des biologistes. S'impose alors la métaphore du "programme génétique", c’est-à-dire le parallèle, par raisonnement analogique, entre la structure de l'ADN et un programme d'ordinateur.
Or, Henri Atlan affirme que les organismes vivants ne peuvent pas être réduits à la structure des gènes et remet en cause le tout-génétique. Tout n'est pas écrit dans les gènes sans pour autant dire qu'il n’y a pas de déterminisme biologique. Il existe d'autres déterminismes - mécaniques, physico-chimiques et biologiques - qui ne sont pas génétiques. Pour comprendre le fonctionnement des gènes, il faut s'intéresser à leur organisation, au sens d'une organisation complexe. D'où un renouveau de l'interrogation de recherche de techniques de modélisation pour essayer de maîtriser d'une certaine façon la bio-complexité.
Henri Atlan mentionne également la place de la philosophie dans sa réflexion scientifique, particulièrement celle de Spinoza et l'importance du spinozisme actualisé et parle des activités du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé.

Liaisons dangereuses médecins-labos : entre naïveté et corruption. Avec Gérard Delépine au Cercle Aristote.


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19.09.2016

Rien ne va plus dans la santé. Chacun le sait, le sent et l'éprouve, qu'il soit citoyen, patient, soignant, médecin ou pharmacien. Tous ont compris que la finance mondiale est reine, tous ont compris que l'industrie pharmaceutique se taille la part du lion, refuge de la Bourse et sources de dividendes juteux.
Accuser Big Pharma de tous nos maux serait un raccourci dangereux. Les Italiens expliquent que la mafia ne devient vraiment dangereuse que lorsqu'elle investit les rouages de l'État.
Qui, si ce n'est le ministre, autorise la mise sur le marché de médicaments peu testés, après quelques mois d'études dites pivot sur des critères allégés, donc potentiellement dangereux, souvent peu utiles, à des prix délirants ? Qui dissimule les liens d'intérêt entre agences gouvernementales, experts et labos ? Qui donne le pouvoir bureaucratique via une multiplication d'agences médicales si ce n'est le politique à travers ordonnances, lois successives (Juppé, Bachelot, Touraine) en sus des plans cancer et nombreux décrets et circulaires ?
L'État est au coeur du système monopolistique : il impose aux médecins comme aux professeurs honnêtes leur soumission aux diktats thérapeutiques.
Gérard Delépine lève le voile sur les moyens utilisés par la dictature bureaucratique au service des lobbies, et propose quelques mesures indispensables comme la suppression des Agences régionales de santé (Ars), lourdes et coûteuses inquisitions sans contre-pouvoir.
Il n'y aura pas de médecine de qualité, quel que soit le mode d'exercice, sans liberté de prescription, ni liberté de choix du patient.