Simone Weil : grève et joie pure. Avec Charles Jaquier sur Radio Libertaire.


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24.06.2016

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins.
La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Retour croisé sur ces événements et le parcours de Simone Weil avec Charles Jaquier, préfacier du recueil d'articles de Simone Weil Grève et joie pure, datant précisément de cette période.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Le syndrome du bien-être. Avec Carl Cederström et André Spicer sur Radio Libertaire.


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29.04.2016

Vous êtes accro à la salle de sport ? Vous ne comptez plus les moutons mais vos calories pour vous endormir ? Vous vous sentez coupable de ne pas être suffisamment heureux, et ce malgré tous vos efforts ? Alors vous souffrez sûrement du syndrome du bien-être. Tel est le diagnostic établi par Carl Cederström et André Spicer.
Ils montrent dans leurs travaux comment la recherche du bien-être optimal, loin de produire les effets bénéfiques vantés tous azimuts, provoque un sentiment de mal-être et participe du repli sur soi. Ils analysent de multiples cas symptomatiques, comme ceux des fanatiques de la santé en quête du régime alimentaire idéal, des employés qui débutent leur journée par un footing ou par une séance de fitness, des adeptes du quantified self qui mesurent – gadgets et applis à l'appui – chacun de leurs faits et gestes, y compris les plus intimes...
Dans ce monde inquiétant, la bonne santé devient un impératif moral, le désir de transformation de soi remplace la volonté de changement social, la culpabilisation des récalcitrants est un des grands axes des politiques publiques, et la pensée positive empêche tout véritable discours critique d'exister.
Résolument à contre-courant, Carl Cederström et André Spicer démontent avec une grande lucidité les fondements du culte du corps et de cette quête désespérée du bien-être et de la santé parfaite.

Une conférence initialement prononcée à la Librairie Quilombo.

La guerre d'Espagne et l'épopée libertaire. Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


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10.05.2016

Cette émission nous présente deux ouvrages des Giménologues en compagnie de Myrtille Gonzalbo : Les Fils de la Nuit. Souvenirs de la guerre d'Espagne (Libertalia, 2016) et A Zaragoza o al charco ! Aragon 36-38, récits de protagonistes libertaires (L'insomniaque, 2016).
L'émission débute avec un extrait du feuilleton radiophonique mettant en scène le récit d'Antoine Gimenez, milicien libertaire.
Enfin, un débat autour de ladite "violence révolutionnaire" vient clore la discussion.

Emission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Et l'anarchisme devint espagnol (1868-1910). Avec Myrtille Gonzalbo sur Radio Libertaire.


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2017

Myrtille Gonzalbo, des Giménologues, nous propose une histoire de l’anarchisme, du communisme libertaire et des luttes des classes populaires d’Espagne, autour du premier tome de son travail sur les chemins du communisme libertaire en Espagne (1868-1937) :
 - les résistances populaires (grèves, émeutes, sabotages, insurrections, rétorsions) au capitalisme naissant et à la violence de l’État (la Guardia civil, ses meurtres et ses tortures) et des classes dominantes en Espagne au XIXe siècle.
 - la rencontre d’une partie des classes populaires d’Espagne avec l’anarchisme, de la fondation de la FRE (Fédération régionale espagnole, section de l’Internationale anti-autoritaire) et de la "propagande par le fait" comme réponse à la violence de l’État et des classes dominantes. Une histoire, en outre, de l’Internationale anti-autoritaire (scission de l’Internationale de 1872), de l’élaboration du communisme libertaire ("de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins", sans répartition "collectiviste" des produits de l’activité productive en fonction du temps de travail) comme projet révolutionnaire par des exilés de la Commune de Paris (Reclus, Kropotkine) et d’autres (Malatesta, Cafiero, etc.) et de l’adoption progressive de ce projet au sein des fédérations anarchistes du monde entier.
 - enfin, le rappel des luttes de quartiers de Barcelone, de la répression de l’anarchisme au cours des années 1890-1900, du soulèvement populaire de Barcelone de 1909 (et sa répression féroce) et enfin de la fondation de la CNT (centrale syndicale "anarchiste") en 1910.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme. Avec Pierre-Ulysse Barranque sur Radio Libertaire.


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2017

En cette période de montée des idéologies de crise agressives et de manipulation capitaliste des frustrations découlant de ce même capitalisme, une relecture actualisée (et critique) de La psychologie de masse du fascisme de Reich nous permet de comprendre ces phénomènes en échappant d’une part à un réductionnisme économiciste incapable de penser "la part subjective de l’histoire" et d’autre part à une psychologie individualisante, biologisante et conservatrice incapable de critique sociale, mais aussi de penser une libération révolutionnaire des frustrations capitalistes.
Après une présentation du parcours du marxiste psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich et du caractère prémonitoire de son travail, Pierre-Ulysse Barranque nous présente sa critique de l’incapacité du marxisme allemand de penser l’absence de révolution en Allemagne tout comme l’arrivée du nazisme au pouvoir.
Ensuite, et en se basant sur le noyeau théorique développé par Wilhelm Reich, c'est à une critique actualisée du capitalisme du XXIe siècle en tant que sadisme de masse que nous sommes invités à réfléchir.

Les propositions de Bernard Friot en débat. Avec Armel Campagne, Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2017

Depuis plus d’une quinzaine d’années, Bernard Friot poursuit une réflexion originale sur le devenir historique et l’avenir du salariat, dans laquelle il a accordé une place importante à l’avènement de la cotisation sociale, ce qui lui a donné l’occasion d’intervenir de manière remarquée dans le débat qu’a suscité en France la réforme des régimes de retraite en 2010.
Dans ses derniers travaux, il reprend et radicalise certaines des thèses déjà développées précédemment tout en en explicitant davantage les fondements théoriques. Car Bernard Friot prétend porter un projet "neuf" et "révolutionnaire".
Mais qu'en est-il vraiment ? Ce membre du Parti communiste français propose-t-il un projet d'émancipation crédible ?
En quoi son projet se distingue-t-il d'un classique capitalisme d'état avec sécurité sociale et salariat universels ?

Analyse critique des idées d'Etienne Chouard. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2017

Une analyse critique d’un porte-voix des idées communes au populisme de gauche et au populisme d'extrême-droite, Étienne Chouard, notamment de son populisme transversal, de son confusionnisme, de son conspirationnisme, de son démocratisme-citoyenniste et de son "anti-impérialisme".
En effet, le "populisme transerversal" peut être compris comme une idéologie s’adressant en même temps aux populistes de gauche (Mélenchon) et aux populistes d’extrême-droite (Le Pen) à partir de leurs thèmes communs (patriotisme, souverainisme, anti-finance, etc.). Le populisme de gauche, lui, s’adresse en partie, mais en partie seulement (contrairement au populisme transversal), aux populistes d’extrême-droite (à l’exclusion des thèmes d’extrême-droite). Le populisme d’extrême-droite, réciproquement, s’adresse en partie, mais en partie seulement (à l’exclusion des thèmes de gauche), aux populistes de gauche.

"Misère de la théorie" d'E. P. Thompson. Avec Alexandre Fernon et Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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15.05.2016

Alexandre Fernon, traducteur du livre d'Edward Palmer Thompson dont le sous-titre est Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, vient nous parler de cet ouvrage polémique et du penseur à qui il s'oppose, penseur qui a joué un grand rôle dans la formation des intellectuels critiques français qui sont aujourd’hui en vogue : Louis Althusser. Dans les années 1960 et 1970, ce philosophe marxiste, figure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Étienne Balibar, Manuel Castells ou Nicos Poulantzas.
Et c'est dans ce livre énergique et drôle, écrit en 1978, que l’historien britannique E. P. Thompson ridiculise la prétention des althussériens à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l’histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions. Pour lui, ce marxisme académique n’est rien d’autre que l’opium d’une bourgeoisie intellectuelle venue s’encanailler à l’extrême gauche.
En contrepoint, E. P. Thompson propose sa propre conception du marxisme nourrie de sa pratique d’historien, qui se fonde sur un dialogue avec les faits et accorde une place centrale à la capacité des hommes et femmes à faire leur propre histoire. Partisan de ce qu’il appelle un "communisme libertaire", il en appelle à relever le drapeau de l’humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires.