Réception de la légende arthurienne au Moyen-Âge. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque nationale de France.


(0)
57 Vues
0 commentaire
17.11.2009

Toute littérature est le reflet et le modèle de la société qui la produit. Les romans de la Table Ronde, écrits et lus dans toute l’Europe des XIIe et XIIIe siècles, n’échappent pas à cette règle. En racontant les aventures merveilleuses du roi Arthur et de ses chevaliers, ils mettent en scène une société imaginaire qui est à la fois un miroir - déformé mais grossissant - de la société féodale alors en train de se réorganiser, et un idéal propre à influencer les comportements de leur public jusque fort avant dans le Moyen Âge finissant.
Transposant dans l’univers littéraire les codes et les usages de l’aristocratie, ils les modifient et proposent en retour, à une large partie de la société, de nouveaux systèmes de valeurs et de nouveaux modes de sensibilité.

La préhistoire entre archéologie et histoire de l'art. Avec André Leroi-Gourhan sur France Culture.


(0)
88 Vues
0 commentaire
31.10.1977

Après être revenu sur sa formation et son parcours, André Leroi-Gourhan nous emmène sur un chantier pour nous expliquer la manière dont les fouilles sont menées et ce qu'elles nous apprennent de nos ancêtres et de leurs rapports avec l'environnement.
Dans un deuxième temps, c'est le penseur des techniques et de l'art préhistorique qui parle. Car c'est en alliant précision scientifique et concepts philosophiques que nous pouvons chercher à mieux comprendre l'homme et son évolution.

Une émission animée par Nicolas Skrotzky.

L'opposition entre le noir et le blanc. Avec Michel Pastoureau à la Villa Médicis.


(0)
74 Vues
0 commentaire
26.10.2017

Alors que l'invention de l'imprimerie au XVe siècle créa un monde en noir et blanc, le XVIIIe siècle ne leur fut pas favorable, peut-être parce que Newton, en découvrant la composition du spectre de l'arc-en-ciel, établit un continuum des couleurs où le noir comme le blanc n'avait plus leur place.
Retour, en compagnie de l'historien médiéviste Michel Pastoureau, spécialiste des emblèmes, des couleurs et de l’héraldique, sur l'histoire mouvementée de l'opposition entre le noir et le blanc.

Demain, l'écriture. Avec Clarisse Herrenschmidt à l'Université de Bordeaux.


(0)
25 Vues
0 commentaire
07.11.2007

Comment définir l’écriture aujourd’hui ? C’est à cette question que tente de répondre Clarisse Herrenschmidt en apportant des exemples explicites de la transformation majeure de l’écriture et des signes dans les 20 dernières années avec l’émergence des nouvelles technologies et l’usage de plus en plus diffus de l’ordinateur.
Cette révolution graphique se traduit par la transformation de l’écriture en information : à un caractère ou une police correspond un nombre traduit par la machine. Contrairement au langage humain, le langage informatique n’est pas ambigu; il est le produit de la logique informatisée et permet par un ensemble écrit de caractères, de mots, de donner des instructions à l’ordinateur.
Cette transformation sémiologique en écriture informatique change notre mode de pensée et nos habitudes de travail. Nous traitons aujourd’hui la langue, les nombres et la monnaie (via la carte de crédit) avec le même outil : l’ordinateur.
Dès le départ, la machine a été pensé comme un cerveau informatique ; l’organe de pensée humain a été externalisé et projeté dans un artéfact qui est une machine à signes. Mais pour Clarisse Herrenschmidt les interrogations sont ailleurs : que vaut la parole humaine ? Les usages de la parole se sont affadis, aplatis, au détriment des variations infinies que propose une langue. Comment allons-nous parler ? toujours de façon plate et dé-symbolisée ou assisterons-nous à un redéploiement des possibilités ?

La question du Maghreb. Avec Francis Cousin et Rachid Achachi pour le groupe Aufhebung !


(0)
89 Vues
0 commentaire
08.2018

Une discussion qui tourne autour des questions de la modernité, de l'Imaginaire, du Capitalisme hybride et du Maghreb contemporain.

 - 0:00:27 : présentation de Rachid Achachi
 - 0:02:27 : Marx contre les économistes
 - 0:09:48 : le sujet humain dans la modernité
 - 0:12:30 : modernité et archaïsme
 - 0:24:16 : développement du capital au Maghreb
 - 0:37:00 : les phénomènes religieux
 - 0:42:26 : lutte des classes
 - 0:43:35 : imaginaire
 - 0:48:17 : temporalités ouvertes et fermées
 - 0:52:37 : vivre au Maghreb aujourd'hui
 - 1:21:24 : à propos de l'hygiène

Les couleurs de Mai 68. Avec Michel Pastoureau à la Bibliothèque Buffon de Paris.


(0)
74 Vues
0 commentaire
15.05.2018

Quelles sont les couleurs de nos souvenirs ? Que traduisent-elles de nos engagements ? De quelle façon un événement historique imprime la mémoire collective ? Comment les couleurs ont-elles signifié la rupture créée par les jolis mois de mai et juin ?
Pour célébrer ce 50e anniversaire, l'historien de la symbolique occidentale Michel Pastoureau nous permet de (re)découvrir "le moment 1968" au prisme des couleurs.

Une conférence prononcée dans le cadre des cafés Histoire de l'association Thucydide.

Sommes-nous devenus ignorants ? Avec Denis Collin à l'Université Populaire d'Évreux.


(0)
134 Vues
0 commentaire
15.06.2018

Aujourd’hui on célèbre partout le savoir. Qui sait si, un jour, on ne créera pas des universités pour rétablir l’ancienne ignorance ?
La question posée semble assez curieuse et même paradoxale. Après tout, on dit qu’il y a aujourd’hui bien plus de savants vivants et en activité qu’il n’y en a eu dans toute l’histoire de l’humanité. Nos connaissances de la nature ont fait des bonds prodigieux au cours du dernier siècle, qu’il s’agisse de la physique ou de la biologie. Les connaissances ne sont pas restées confinées au petit monde des savants, mais elles sont répandues dans le public, d’abord par les progrès de l’instruction et le recul massif de l’alphabétisme, mais aussi par les moyens de communication de masse dont le dernier, l’internet, semble mettre à disposition de chacun tout le savoir de l’humanité. La science n’est plus et depuis longtemps une activité théorique, elle est pratique, incorporée dans les techniques et on nous annonce que nous entrons maintenant dans "l’économie de la connaissance". La science, comme le disait Marx, semble devenir une "force productive directe". Bref, nous ne sommes pas devenus ignorants mais savants !
Qu’est-ce donc qui pourrait refréner cet enthousiasme qui nous porte depuis le commencement des "temps modernes" et singulièrement depuis l’époque des "Lumières" ? L’accumulation quantitative de connaissances fait-elle de nous automatiquement des savants ? La connaissance peut-elle être mesurée ? Les savoirs du passés qui tendent à être recouverts par de nouvelles "innovations" technologiques peuvent-elles passer par pertes et profits ? Enfin, se pourrait-il qu'à côté des progrès formidables du savoir, l’ignorance se répandrait aussi ?

Télévision : subjectivation, socialisation. Avec Dany-Robert Dufour pour la Fédération Nationale des Associations des Rééducateurs de l'Education Nationale.


(0)
124 Vues
0 commentaire
27.06.2015

La multiplication des images produit-elle des problèmes dans l'accès à la symbolisation ?
Nous vivons en effet dans un monde de plus en plus saturé d'écrans et d'images : ceux du cinéma, de la télévision, du téléphone portable, de l'ordinateur, des jeux vidéos... Ces modifications sont de deux ordres. Bien utilisées, ces techniques peuvent multiplier les possiblités d'expression, d'information et de création. Utilisées sans discernement, elles sont susceptibles d'altérer gravement l'accès à la symbolisation. Ce qui n'est pas sans conséquences tant au plan du développement personnel qu'au plan du lien social car cet accès permet en principe à l'individu de se soustraire au fonctionnement pulsionnel et aux rapports de force et d'entrer dans des rapports de sens.
Or, le déveoppement de ces techniques obéit beaucoup moins à des considérations philanthropiques qu'à des impératifs marchands, ce qui occasionne des pathologies nouvelles qui vont des psychonévroses narcissiques à différentes formes de désymbolisation, voire même d'addications, qui sont ici examinées.