Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel pour la Grande Loge Nationale Française.


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15.03.2018

Carl Gustav Jung n'est certes pas le seule penseur du XXe siècle à s'être intéressé à la gnose et aux gnostiques. On pense notamment à Simone Weil, Raymond Abellio, Hans Jonas et Eric Voegelin.
Mais c'est en psychologue des profondeurs qu'il a interrogé les textes anciens et envisagé un possible renouveau de cette attitude existentielle jugée hérétique par les premiers auteurs chrétiens. L'exploration de l'inconscient témoigne en effet d'un désir intemporel de "gnose", autant dire d'une connaissance qui oriente et qui sauve.
Que Jung ait été, ou non, "gnostique" à titre personnel importe moins que cette exigence intérieure, qui demeure celle de l'homme contemporain.

La radio comme possibilité de rêve éveillé. Avec Gaston Bachelard sur France Culture.


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1949

Gaston Bachelard, philosophe, poète, plume magnifique et grand penseur du XXe siècle a donné une conférence, une causerie en 1949 sur la rêverie de la radio. C'est un document précieux, une archive singulière, la voix de Bachelard.
Son ironie, sa malice et son plaisir de la dérive sont jubilatoires à entendre. En 1949, Gaston Bachelard proposait de guérir l'insomnie au moyen de la rêverie suscitée par la radio et il cherchait comment radiodiffuser les principes de la rêverie.
Un enregistrement brut pour un document important.

La portée critique de la sociologie de Michel Freitag. Avec Eric Duhaime à l'Université Nice Sophia-Antipolis.


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10.04.2010

Sociologue d'origine suisse, né à la Chaux-de-Fonds en 1935, Michel Freitag, après des études de droit et d'économie à l'université Neuchâtel, s'est tourné vers la sociologie. Après un doctorat à Paris dans les années soixante sous la direction d'Alain Touraine, il rejoint le département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal, tout juste fondée, et y enseignera de 1970 à 2001.
Pour Michel Freitag, il appartient aux sciences sociales, notamment à la sociologie, d'élucider la nature, le sens et la portée des transformations sociales et sociétales en cours, et d'en expliciter les enjeux sociaux et normatifs. Il s'agit là d'une tâche à la fois urgente et cruciale, si l'on considère les divergences théoriques et idéologiques profondes qui existent sur l'ensemble de ces questions.
Et Eric Duhaime, dans cette conférence, d'expliciter les fondements théoriques de son projet ambitieux en revenant sur son ontologie, sa théorie du symbolique et de la pratique sociale, et sa critique de la postmodernité.
La sociologie dialectique Michel Freitag, où l'une des dernières grandes tentatives intellectuelles de penser et d'apporter une réponse qui soit à la hauteur des enjeux civilisationnels qui sont les nôtres.

Une intervention qui s'inscrit dans le séminaire de Franck Fischbach "Connaissance et critique du social".

L'intelligence des limites. Avec Patrick Tort à Issoudun.


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07.2019

L'hypertélie est le développement d'une partie anatomique au-delà de son niveau optimal d'utilité : ramures géantes de cervidés, canines hypertrophiées des "tigres aux dents de sabre", défenses croisées des mammouths, etc. Ces structures, en grandissant au-delà de leur fonction initiale, seraient devenues nuisibles à leurs détenteurs et tendanciellement fatale à la survie de l'espèce.
Contre de trop rapides conclusions sur le caractère "non darwinien" du concept d'hyper-télie, Patrick Tort démontre son origine darwinienne. Il en tire un instrument pour penser la naissance bio-éthologique du symbolique et pour modéliser les conséquences du dogme d'une croissance sans limite propre au capitalisme.

Jung et la gnose. Avec Françoise Bonardel sur Radio Courtoisie.


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09.04.2018

Médecin de l'âme et homme de culture, Carl Gustav Jung (1875-1961) s'est intéressé à la gnose dès les années 1910 alors qu'il effectuait des recherches sur les mythologies, mystères et croyances populaires. Son intuition lui disait que cette littérature étrange et difficile détenait un trésor d'images symboliques dont il lui fallait comprendre la signification.
Peu après confronté à une crise intérieure (1913) dont il fit le récit dans Le Livre Rouge, Jung en vint à considérer les gnostiques comme les premiers explorateurs de l'inconscient, découvrant le monde des archétypes qui leur inspira leurs visions et leurs mythes. Comme les alchimistes plus tard, ces visionnaires l'ont souvent guidé dans l'élaboration de la psychologie analytique, "gnostique" en ce qu'elle restitue une plénitude de sens à la vie désorientée de l'homme contemporain.
Jugées hérétiques par les premiers auteurs chrétiens, les gnoses dont l'origine est incertaine laissaient libre cours à l'imagination créatrice et avaient du salut une vision aussi proche des initiations antiques que du christianisme. Valorisant la découverte de soi à travers l'expérience personnelle du divin, leur enseignement ne pouvait laisser Jung indifférent.
Fut-il lui-même "gnostique" comme l'en accusèrent Martin Buber et certains théologiens chrétiens ? S'il le fut, c'est à sa manière : afin de répondre aux exigences spirituelles de son temps désireux de "savoir" plutôt que de croire.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La question de la singularité : objets temporels, industriels et liquidation de l'exception. Avec Bernard Stiegler à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs.


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17.02.2005

Le capitalisme hyperindustriel a développé ses techniques au point que, chaque jour, des millions de personnes sont connectées simultanément aux mêmes programmes de télévision, de radio ou de consoles de jeu.
La consommation culturelle, méthodiquement massifiée, n’est pas sans conséquences sur le désir et les consciences.
L'illusion du triomphe de l'individu s'estompe, alors que les menaces se précisent contre les capacités intellectuelles, affectives et esthétiques de l'humanité.

Nouveaux visages de la tyrannie : formatage des corps, formatage de l'esprit. Avec Dany-Robert Dufour à Bruxelles.


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09.03.2016

Et si nos très démocratiques pays d'Occident avaient enfanté quelques nouveaux monstres ? Et si ces monstres étaient déjà au travail pour formater les esprits et enrôler les corps ?
Dany-Robert Dufour, dont le travail porte principalement sur la façon dont les corps sautent dans des fictions et la façon dont les fictions s'incarnent dans des corps, est bien placé pour traiter la problématique.

Une conférence qui s'inscrit dans le aster en "Arts du Spectacle" de l'Université Libre de Bruxelles, associée pour l'occasion au centre chorégraphique des Brigittines.

Il était une fois le dernier homme. Avec Dany-Robert Dufour à l'École supérieure des beaux-arts d'Angers.


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13.04.2016

Les individus doivent mourir pour que l'espèce vive. Cette simple équation a toujours beaucoup contrarié le genre humain. C'est pourquoi toutes les civilisations se sont appliquées à la résoudre. Dans la nôtre, il en est sorti un traitement narratif et symbolique. Sa forme générale est celle du déni : "Je meurs, mais quand même, je vais revivre autrement". Les Grecs ont proposé à cet endroit la théorie de la métempsychose : après la mort, les âmes migrent vers un nouveau corps.
Quant au grand récit monothéiste, s'il a provoqué tant d'adhésions béates depuis deux millénaires, c'est parce qu'il disait aux êtres humains, mortels, ce qu'ils voulaient entendre : "Certes, vous allez mourir, mais… Mais, si vous vous conduisez dans votre vie en suivant quelques préceptes, vous gagnerez la vie éternelle". Tout le monde ou presque y a cru d'autant que, personne, à notre connaissance, n'est revenu après sa mort pour dire aux encore vivants : "Ce sont des balivernes. Y'a rien". C'est seulement au commencement de la fin de la modernité que quelqu'un a écrit une pièce de théâtre, intitulée En attendant Godot, pour dire : "Il ne viendra pas vous sauver". Ça a fait date. Beckett en fut gratifié du prix Nobel.
Aujourd'hui, d'aucuns se mettent à penser que ce problème ne peut pas être résolu par un traitement symbolique, mais par un traitement réel. Le transhumanisme propose de traiter la mort comme une maladie que l'on doit guérir. Il ne peut s'ensuivre que des bouleversements considérables dans toutes les formes de pensée et d'être au monde.
C'est de cette mutation dont nous parle le philosophe Dany-Robert Dufour.