Notes de lecture, par Michel Drac.


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2017

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, s'arrète sur quelques livres importants qui parlent de notre époque, de ses dérives et qui donnent une idée de la dynamique historique qui est la notre.

Démondialiser. Avec Aurélien Bernier aux Conférences Utopia.


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10.01.2017

Comment ne pas voir que toutes les "crises" économiques, environnementales et démocratiques, ainsi que les dérives identitaires –du terrorisme à l’extrême-droite–, ne sont que le résultat d’un seul et même processus : celui de la mondialisation et de la financiarisation de l’économie, provoquant un désastre économique, social, culturel et verrouillant l’ordre international ?
Partout dans le monde, les luttes sociales se heurtent au libre-échange, au chantage aux délocalisations et à la fuite de capitaux. En l’absence de perspective de sortie "par la gauche" de cet engrenage, les nombreuses victimes de cette mondialisation se résignent ou choisissent la stratégie du pire.
Pour ne pas sombrer petit à petit dans le chaos et redonner de l’espoir, il faut démondialiser. Non pas pour défendre un capitalisme national, mais pour mettre en œuvre un projet politique de rupture qui repose sur trois piliers : la démondialisation pour rompre avec le capitalisme, la décroissance pour répondre aux crises environnementales et la coopération internationale pour renouer avec l’idée de justice sociale au sens le plus global.
Le travail d'Aurélien Bernier contribue à engager une nouvelle bataille des idées pour lutter contre l’extrême-droite et le terrorisme, mais aussi pour combattre le fatalisme qui conduit à la soumission, à l’abstention et au désengagement. Il vise également à dépasser le débat opposant à gauche nation et internationalisme.

Après l'intervention principale, les discutants David Cayla et Dany Lang, économistes et membres du collectif des Économistes atterrés, répondent aux thèses avancées.

D'une crise à l'autre : l'Euro, la mondialisation, la France et l'Allemagne. Avec Roland Hureaux au Cercle Aristote.


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13.02.2017

Il est difficile de comprendre le monde actuel sans connaître l’économie. C’est dire que cette science, la plus assurée des sciences humaines, ce qui ne veut pas dire qu’elle le soit entièrement, ni près, fait partie aujourd’hui du bagage indispensable à l’honnête homme, surtout s’il est engagé dans la chose publique. Honnête n’a pas seulement le sens qu’on lui donnait au XVIIe siècle, celui d’homme cultivé et de bonne compagnie, il signifie aujourd’hui probe, en particulier sur le plan intellectuel. Car il y a une vérité en économie, comme il y en a en médecine ou en physique des particules. Même si cette vérité est souvent mêlée d’obscurité, on ne saurait se laisser aller au relativisme, au principe que toutes les idées, en la matière, se vaudraient.
Telles sont les considérations qui animent Roland Hureaux, et dont on connait les nombreux engagements politiques, professionnels et littéraires. Son intervention porte principalement sur les suites de la crise de 2008, qui pourrait connaître de nouveaux rebondissements et celle de l’euro dont il démonte les mécanismes et souligne les risques. C'est dans une langue claire que Roland Hureaux expose des mécanismes tenus par beaucoup pour abscons, en vue de décrire une actualité économique complexe tout en exprimant des convictions longuement mûries et solidement étayées.

L'Etat et les banques : 5 ans après, le hold-up continue. Avec Etienne Chouard et Myret Zaki à la Fonderie Kugler à Genève.


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11.02.2017

Cinq ans après leur première rencontre, Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique suisse "Bilan" et Étienne Chouard, professeur, blogueur et militant politique français, se retrouvent pour faire le point sur la situation des relations entretenues entre l’état et les banques.
Finance de l’ombre, risques systémiques, initiatives monnétaires, banques centrales, keynésianisme, démocratie, constitution, élections, tirage au sort : autant de sujets passionnants qui sont abordés pendant cette longue discussion.
Le seconde partie de la rencontre consiste en une série de questions-réponses avec le public.

Trump à la Maison-Blanche : vers une reconfiguration de l'ordre international ? Avec Clément Nguyen au Cercle Aristote.


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06.02.2017

Ce qui était impossible s'est déroulé : Donald Trump est maintenant président des Etats-Unis, en pleine exercice de son mandat.
Il est temps d'interroger ses premières actions (constitution de son cabinet, premiers décrets signés, esquisse d'une nouvelle orientation géopolitique) et les attaques qui s'exercent contre lui et ses équipes.

Pierre-Yves Rougeyron : grand entretien pour le Cercle Aristote.


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02.2017

Pour ce Grand Entretien, Pierre-Yves Rougeyron revient sur l'actualité politique et géopolitique du mois de janvier 2017.

PARTIE 1:
00. Actualité du Cercle Aristote 00:00
 POLITIQUE INTERIEURE
01 - DOSSIER Primaires de la gauche 16:30
02 - DOSSIER Fillon et le Penelope Gate 39:15
03 - Y a-t-il un vote musulman ? 53:00
04 - Retrait de Noël Mamère de la politique 1:01:04
05 - Conflit autour de Tromelin 1:03:20
06 - Un décennat non-renouvelable ? 1:08:14
07 - Chevènement : un destin manqué ? 1:10:01
08 - Union des petits candidats 1:10:54

PARTIE 2:
 POLITIQUE EXTERIEURE
09 - DOSSIER Trump le baptême du feu 00:00
10 - Actu UE : Parlement, Allemagne, Italie 38:43
11 - Andrej Holm acculé à la démission 55:10
12 - Situation en Corée du Sud 56:44
13 - ‘Droits humains’ et ‘Droits de l'Homme’ 1:04:36
14 - Ramush Haradinaj relâché par la justice 1:05:48
15 – Hezbollah : quelle place dans la future Syrie ? 1:19:30

PARTIE 3:
 ECONOMIE
16 – Euro monnaie unique : quelle validité ? 00:00
17 – Une démondialisation douce est-elle possible ? 11:18
18 – Que pensez-vous de la T.V.A ? 13:23
19 – La désindexation des salaires sur les prix en 1982 17:10
20 – Gaulliste ou Gaullien ? 20:42
21 – Le rôle des réseaux dans l’Histoire 21:01
22 – Quel rôle pour la francophonie ? 30:20
23 – Volonté de puissance et liberté des peuples 37:03
24 – Comment poser la question de l’identité ? 42:35
25 – Andreï Makine à l’Académie Française 48:36
26 – Le Silence, le nouveau Scorcese 50:09
 AUTRE
27. Conseils de lecture 52:38
28. Disparition 1:14:50
29. Initiatives 1:25:26

De l'Ancien Régime des physiocrates aux Cent-Jours : l'émergence du capitalisme français (1774-1815). Avec Armel Campagne à Paris.


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16.05.2015

L'Ancien Régime n'était guère capitaliste. Appropriation monarchico-féodale du (sur)labeur paysan, rapports de production non-déterminés "objectivement" et contraints structurellement ; rentes "démographiques" non-capitalistes, barrières internes, douanes intérieures, non-libéralisation commerciale, droits d'usages, communaux, marchés fragmentés, monopoles royaux, corporations, artisanat précapitaliste, "industries d'Ancien Régime" de luxe et/ou d’exportation… Autant d'indices d’une "synthèse sociale" (Sohn-Rethel) non-capitaliste.
La crise financière de l'Ancien Régime, néanmoins, conduit une "secte d’économistes" (Voltaire) s'intitulant physiocrates, régulièrement au pouvoir sous Louis XVI, à promouvoir l’importation du "modèle anglais" des rapports de production agro-commerciaux (capitalistes, en l'occurrence), avec au programme des enclosures massives, une concentration foncière au profit de "capitalistes agraires", l'abolition des droits d'usages paysans... ; ainsi que l'abolition des barrières internes, douanes intérieures, régulations commerciales (entraînant même, une fois appliquée, une "guerre des farines" en 1775 !), monopoles royaux, corporations... L'ensemble devant être imposé d'une main de fer sous l'égide d'un absolutisme royal devenu "despotisme éclairé".
La révolution française réalise, sous l'égide d'une centralisation étatique "absolutiste" enfin réalisée, une partie importante du programme "proto-capitaliste" des physiocrates (interdisant, de plus, grèves, syndicats et autres résistances), tandis que Napoléon "l'exporte" militairement dans l'Europe entière...
S'agit-il de l'émergence du capitalisme français proprement dit, ou plutôt du début d'un processus (incertain, violent, non-nécessaire) d'émergence du capitalisme français ?

Crise de la société américaine, crise de la globalisation. Avec Emmanuel Todd à l'association Isegoria à Nantes.


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08.11.2016

Au cours d’une interview en 2002, le réalisateur franco-grec Costa-Gavras a déclaré que la société américaine, à l’image de ses films d’action, avait besoin d’ "un ennemi désigné". A l’occasion du débat du 26 septembre dernier, les deux candidats à la présidentielle américaine se sont accordés communément pour qualifier leur ennemi comme étant la globalisation.
La globalisation, dernière forme prise par la mondialisation, marquée par l’instantanéité des échanges et le néolibéralisme. Or, si la société américaine a su jouir des avantages de ce système, elle a dû faire face à des revers aux conséquences dramatiques et se voit aujourd’hui confrontée à la concurrence venue d’Asie. Ce n’est donc pas un hasard si aujourd’hui la globalisation concentre les critiques de bon nombre de citoyens américains. Beaucoup d’entre eux font de moins en moins confiance au multiculturalisme et se laissent tentés par le populisme.
L’historien, anthropologue et démographe Emmanuel Todd, après avoir publié en 2002 Après l’empire – Essai sur la décomposition du système américain, travaille actuellement sur les tensions au sein de la société américaine, et leurs liens avec la globalisation.

INTRODUCTION
00:00:00 : Discours introductif

PROPOS DE L'INTERVENANT
00:08:37 : Le traitement médiatique de ces campagnes est encore plus fou que ces campagnes elles-mêmes. La presse a lourdement fustigé Trump, son électorat.
00:10:47 : Cette élection n'est pas la confirmation du déclin, mais le début du renouveau. Cette élection sonnera la reprise en mais de l'Amérique par elle-même.
00:13:52 : Trump a rompu les tabous. Remise en cause par le candidat Républicain de la globalisation, et en priorité de la liberté des échanges et de circulation des hommes.
00:18:59 : La campagne Américaine a avant tout mis sur la table des sujets de première importance. La caricature faite de cette campagne occulte l'importance des débats sociaux, économiques.
00:21:03 : Les USA n'ont pas toujours été libre échangistes. Mise en relief de l'histoire politique extérieure des Etats-Unis.
00:27:21 : Les USA face aux premiers défis majeurs de leur histoire. L'histoire (courte) des USA n'est faite que de succès. La baisse des revenue est un bouleversement.
00:31:38 : Le levier éducatif comme moyen de développement de patriotisme. La diffusion d'une éducation universelle et homogène a développé un sentiment national, avant de devenir plus disparate et créer un creux entre les classes.
00:42:37 : Le monde anglo-saxons assume-t-il ses créations idéologiques ? Après un siècle de domination, le monde aglo-saxon lui-même semble renier ses convictions.

QUESTIONS/REPONSES
00:53:09 : La vie politique Américaine s'européanise-t-elle ?
00:57:48 : L'exécutif fait-il face à une crise de sa légitimité ?
01:05:33 : Quel bilan pour l'administration Obama ?
01:11:50 : Quelles forces pour la campagnes de Clinton ?
01:28:18 : Trump, à l'épreuve de cette campagne, ne lance-t-il pas un réel défi démocratique à son pays ?
01:38:50 : Emmanuel Trump ?
01:39:19 : Quelles solutions avec la présidence Trump ? Comment peut-il gouverner sans son parti ?
01:46:18 : Le vote des classes inférieures discrédite-il un choix démocratique ?