L'esprit pervers du capitalisme : théologie et anthropologie libérale. Avec Dany-Robert Dufour pour l'atelier de recherche Iqbal.


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07.05.2018

Depuis cent ans, c’est-à-dire depuis Max Weber et son livre majeur, L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme, on a tendance à voir le capitalisme comme ascétique, rigoriste, autoritaire, puritain et patriarcal. Or, la compréhension de ce régime qui gouverne aujourd’hui le monde entier peut être remise en question via la lecture du médecin, philosophe et écrivain néerlandais Bernard de Mandeville (1670-1733), et notamment de sa Fable des Abeilles, intitulée à l’origine La Ruche mécontente ou les Coquins devenus honnêtes, publiée en 1714, puis 1723.
C'est ce que nous démontre le philosophe et professeur en sciences de l’éducation Dany-Robert Dufour, dont le travail consiste précisement à définir une anthropologie critique du libéralisme.
Après avoir étudié la déconstruction de la société (néo)libérale, il entreprend désormais un travail constructif, à la recherche des nouveaux axiomes possibles pour une véritable politique de civilisation.

Un entretien mené par Reda Benkirane.

Michéa : pour une critique radicale du Capital. Avec David L'Epée pour la Ligue Vaudoise à Lausanne.


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18.04.2018

La pensée socialiste a-t-elle encore une pertinence en 2018 ? Le philosophe Jean-Claude Michéa et ses nombreux lecteurs pensent qu’elle est, plus que jamais, d’actualité.
Seulement, l’état de notre monde et les rapports économiques qui s’y jouent ne sont pas ceux qu’avaient connu et analysé Karl Marx et les penseurs socialistes des XIXe et XXe siècles. Si la notion de lutte des classes garde pour Michéa toute sa pertinence, elle doit être reconfigurée pour correspondre aux nouvelles fractures sociales. Là où Marx parlait de progrès, Michéa parle de décroissance et du rôle des limites. Là où Marx pensait en terme de socialisme scientifique, Michéa s’appuie sur une décence commune d’inspiration libertaire.
Marx n’a connu ni les conséquences du fordisme, ni la tertiarisation à marche forcée, ni le recentrage du capitalisme sur la consommation, ni l’ubérisation des services, ni la dématérialisation de l’économie… À l’heure du libre échange mondialisé, de la libre circulation, de l’épuisement des ressources et du taux de chômage incompressible, la pensée néo-socialiste est amenée à se substituer aux leçons du Capital.
Le socialisme de Michéa : actualisation ou dépassement du marxisme ? C’est ce à quoi nous sommes invités à réfléchir ensemble.

Le peuple contre la démocratie. Avec Yascha Mounk, Gilles Finchelstein et Nicolas Baverez à la Fondation Jean Jaurès.


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05.09.2018

La démocratie libérale est à un point critique de son histoire. Pris entre les deux extrêmes de nos systèmes politiques – des démocraties illibérales, dirigées par des démagogues populistes, et des libéralismes non démocratiques gouvernés par des élites technocrates –, les citoyens, surtout les jeunes, perdent confiance et la démocratie s’étiole.
Un débat se tient sur ce sujet à l'occasion de la venue en France de Yascha Mounk, professeur à Harvard et auteur du récent et roboratif Le peuple contre la démocratie (Éditions de l'Observatoire). Il est interrogé par Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, et Nicolas Baverez, historien et économiste, au cours d'une soirée animée par Raphael Bourgois.

Le nouveau tournant économique mondial. Avec Charles Gave au Cercle Aristote.


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08.10.2018

Regardons cette première réalité en face : l'euro est un échec et une aberration économique qui accentue les déséquilibres entre des économies nationales hétérogènes par nature. L'euro est une monnaie sans nation, solution qui n'est pas viable sur le long terme. Enfin, malgré toutes les interventions de la Banque Centrale Européenne, le système continuer à diverger, et est donc appelé à exploser à un moment donné.
Comment devons-nous donc envisager le futur européen ? Le  "saut fédéral" européen, préconisé par quelques-uns, est-il politiquement possible et serait-il économiquement efficace ? Devons-nous lui préférer une dissolution ordonnée de la zone euro ? Et quels en seraient les risques ?

Soral répond sur ERFM !


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2018

Après deux ans de questions-réponses en vidéo sur ERTV, l'émission Soral répond revient sous un nouveau format sur ERFM, la radio en ligne et en continu d’Égalité & Réconciliation.
Le principe : les auditeurs qui le souhaitent posent leurs questions sur le répondeur du polémiste qui choisit ensuite les meilleures et y répond !

José Ortega y Gasset, un spectateur dans l'Europe. Avec Soledad Ortega Spottorno, Miguel Ortega Spottorno, Julian Marias, Alain Guy, Ana Lucas, Celia Amoros et Cristina de Peretti sur France Culture.


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15.11.1984

À la fois professeur, essayiste, journaliste et conférencier, auteur d'une œuvre considérable, Ortega y Gasset fut considéré en son temps comme l'un des chefs de file de l'intelligentsia de son pays.
Ce philosophe est l'inventeur d'un système de pensée original, profondément cohérent quoique disséminé dans une multitude d'écrits trouvant leur unité, du point de vue formel, dans un style élégant et brillant, semé de métaphores, qui cherche d'abord à séduire son lecteur pour mieux le convaincre et pour mieux l'instruire.
Retour, en compagnie de ceux qui l'ont cotoyé de près, sur le parcours de cet être singulier qui aura marqué l'histoire intellectuelle espagnole et européenne au XXe siècle.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Jacques Munier.

Hommage à Domenico Losurdo. Avec Aymeric Monville et Bernard Bourgeois à la Librairie Tropiques.


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07.07.2018

Domenico Losurdo, l'un des plus grands penseurs contemporains de l'anti-impérialisme et de l'anti-colonialisme, vulgarisateur de Marx et Hegel, vient de nous quitter.
C'est pour lui rendre un hommage impromptu que son éditeur Aymeric Monville et le grand hégélien Bernard Bourgeois se sont réunis et auquel se sont joints de nombreux amis.

Le conservatisme a-t-il de l'avenir ? Avec Mathieu Bock-Côté et Guillaume Bernard à l'Institut catholique de Vendée.


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26.02.2018

Contrairement à d’autres pays occidentaux où il est une force pérenne, le conservatisme est, en France, un ovni politique difficilement identifiable. Constatant la tenace division des partis politiques classés à droite, certains en font l’instrument de leur rapprochement.
Mais, que recouvre-t-il vraiment et quel est son positionnement ? Et alors que nous pouvons constater chaquer jour une offre politique en décalage avec les aspirations profondes du pays, le conservatisme pourrait-il fédérer une droite française cherchant une identité distincte de la gauche ?