Un parcours philosophique, 1968-2018. Avec Paul-François Paoli sur Radio Courtoisie.


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24.09.2018

Des années 1970 à nos jours, Paul-François Paoli a traversé tous les bouleversements intellectuels et politiques. Il a cru au communisme avant de devenir conservateur. Mêlant grande et petite histoire, il relate les lendemains de Mai 68, où chacun voulait vivre selon son désir ; les années 1970, où la société libérale-libertaire a supplanté celle de l'après-guerre ; les années 1980, où la sexualité s'est confrontée aux lois du marché ; les années 1990, celles de toutes les désillusions – et les années 2000, où une nostalgie conservatrice a saisi la France.
Son récit est aussi l'occasion d'établir et de commenter la bibliothèque emblématique de ces décennies : de René Girard à Jean-Claude Michéa, en passant par Jean-Paul Sartre, Raymond Aron, Michel Foucault, Marcel Gauchet, Alexandre Soljenitsyne, Bernard-Henri Lévy, Michel Houellebecq ou encore Michel Onfray, Pierre Boutang et bien d'autres.
Entre chaos et fracas, passions et résignations, exaltations et désillusions, voici les confessions vraies d'un homme qui peut dire, avec Musset, que "l'espérance est restée en route, et le bonheur a manqué de parole".

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

L'école selon la conception française : analyse des vices originels d'un échec prévisible. Avec Yves Morel chez David Mascré sur Radio Courtoisie.


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17.02.2012

La crise de l'Education Nationale révèle aujourd'hui les limites de l'organisation par l'Etat républicain des écoles, collèges, lycées et universités.
Mais cette crise est-elle le fruit d'une infidélité à l'esprit des pères fondateurs du système scolaire français, ou l'aboutissement de principes idéologiques et politiques surgis après la destruction en France de l'enseignement traditionnel confessionnel et décentralisé ? La formation des maîtres, l'établissement des programmes et des méthodes pédagogiques ne sont-ils pas confisqués par les tenants syndicaux d'une nomenclature savamment cooptée ?
L'abrutissement des nouvelles générations, le développement de l'illettrisme, l'échec scolaire et l'inaptitude du système à préparer à la vie professionnelle le doivent-ils aux principes de l'Ecole mixte laïque, gratuite et obligatoire qui régissent l'instruction publique, en particulier depuis Jules Ferry ?

Emission du "Libre Journal des sciences", animée par David Mascré.

"Il faut s'adapter" : sur un nouvel impératif politique. Avec Barbara Stiegler à la Librairie Mollat.


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05.03.2019

D'où vient ce sentiment diffus, de plus en plus oppressant et de mieux en mieux partagé, d'un retard généralisé, lui-même renforcé par l'injonction permanente à s'adapter au rythme des mutations d'un monde complexe ? Comment expliquer cette colonisation progressive du champ économique, social et politique par le lexique biologique de l'évolution ?
La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d'une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l'espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir.
Elle a reçu le nom de "néolibéralisme" : néo car, contrairement à l'ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l'ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l'Etat (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l'espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte.
Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l'état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d'experts peut tracer la voie de l'évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts.
Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d'un même constat, appelle à mobiliser l'intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l'avenir collectif.
Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au coeur duquel nous sommes plus que jamais.

Le kitsch, une esthétique sans règles. Avec Valérie Arrault pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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29.01.2014

Qui se souvient de la critique sans appel d'Hermann Broch qui définissait l'attitude kitsch comme celle de : "celui qui veut plaire à tout prix et au plus grand nombre" ? Après avoir été ostracisé et remisé au rang de non-art, tout au long de la modernité artistique, le kitsch, à la fin du XXe siècle, se voit attribuer pour sa subversion des anciens critères une reconnaissance inédite par l'industrie culturelle et le marché de l'art contemporain.
Un tel renversement des critères serait-il une question à circonscrire aux seuls domaines de l'art et de l’esthétique ? Que le kitsch suscite émotion et plaisir esthétique n'est pas chose nouvelle. Mais que le monde de l'art encense ce qu'il qualifiait de non-art autrefois témoigne d'une volonté d'éradiquer tout critère de hiérarchie des valeurs.
Si la bonne réception du kitsch peut s'examiner à l'aune d'un contexte de profonde mutation culturelle et anthropologique, Valérie Arrault l'envisage également comme un symptôme d'une vision du monde indifférente aux règles épousant en cela la logique culturelle du postmodernisme et celle du système économique néolibéral triomphant.

Pourquoi la politique de Macron ne ruisselle-t-elle pas ? Avec Liêm Hoang-Ngoc pour La France insoumise.


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15.03.2018

Le programme économique de Macron s'inscrit dans la droite ligne de la politique menée par François Hollande. Des réductions d'impôts sans contrepartie pour les entreprises aux attaques contre le droit du travail, le gouvernement accède simplement aux demandes du grand patronat, en espérant que celui-ci daigne investir et embaucher en France...
Macron est le porte-parole rêvé d'une certaine technocratie étroitement liée aux milieux financiers qui, sous des apparences civilisées, rêve de voir appliquer ces idées rétrogrades.
Le peuple a-t-il encore la capacité de revendiquer la part du gâteau qu'il a produit ?

Une conférence qui s'est tenue à L'Entrepot, Paris 14e.

Le catholicisme social et le légitimisme. Avec Léo Imbert et Philippe Montillet sur Radio Courtoisie.


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26.05.2018

Sur le plan historiographique, l'usage est de résumer l'affrontement politique au XIXe siècle comme le combat engageant une Droite libérale et une Gauche radicale présumément socialiste. Les récits et les mémoires oublient bien souvent le mouvement légitimiste et le catholicisme social, incarnant tous deux une lutte acharnée contre la modernité et les impasses libérales et socialistes.
Retour sur deux mouvements protéiformes qui jouèrent un rôle important sur les scènes politique et sociale françaises au XIXe siècle et qui finiront par se diluer dans les dédales des compromissions.

Émission du "Libre Journal de la plus grande France", animée par Philippe Pichot-Bravard.

L'Impasse Libérale. Avec Philippe Arondel à la Nouvelle Action Royaliste.


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20.03.2019

Plus que jamais peut-être, on constate au quotidien les effets nocifs d'un libéralisme économique qui, dans ses versions les plus radicales, veut en finir avec la notion de bien commun. Alors que partout est proclamé le droit de l'individu au bonheur, à son plein épanouissement, ce dernier se voit surtout réduit au rang d' "homme-marché", tout à la fois consommateur à conquérir et travailleur exploitable à merci.
À ceux qui pourraient penser que catholicisme et capitalisme peuvent faire bon ménage, Philippe Arondel rappelle avec vigueur combien la doctrine sociale de l'Église se livre à une critique sans concession du libéralisme et propose une autre vision de l'économie et du sens de l'homme. Développée notamment par les papes depuis plus d'un siècle, cette pensée sociale s'enracine dans l'idée d'un État indépendant des féodalités économiques, et garant tant du bien commun que de la justice sociale.
Face à la crise actuelle du libéralisme liée à la domination de la finance, à une mondialisation mal régulée et à une ubérisation rampante, il est urgent de proposer des analyses critiques nouvelles. Pour que notre économie de liberté ne se transforme pas en société de marché sans finalité humaine.

Le 14 juillet entre mythes et réalités. Avec Marion Sigaut et Claire Colombi chez Deus Vult à Narbonne.


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14.07.2017

À rebours de la version officielle qui nous est enseignée à l'école de la République, Marion Sigaut tente de restituer la chronologie des événements qui ont mené à la prise de la Bastille le 14 juillet 1789.
On ne sera pas étonné de constater le fossé qui sépare le mythe républicain et la vérité historique, cette dernière ressemblant à s'y méprendre à un coup d'état où les mensonges et autres violences politiques ont été abondemment utilisés par la faction qui sortira victorieuse de la Révolution française : la bourgeoisie.
Claire Colombi nous montre ensuite comment l'histoire républicaine, en quête de respectabilité et afin de contribuer à légitimer son propre régime politique, a constitué le mythe du 14 juillet tout au long du XIXe siècle.