Les premières sociétés agricoles du Néolithique. Avec Alain Testart sur France Culture.


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23.02.2011

Autour de la grande "déesse néolithique", du dieu-Taureau et du "culte des ancêtres" dans les premières sociétés agricoles du Néolithique, l'anthropologue Alain Testart reprend les données fournies par l'archéologie pour penser l'un des tournants majeurs de l'histoire humaine, à savoir la révolution Néolithique qui aura vu les sociétés de la préhistoire passer aux sociétés agricoles.

Émission "Le Salon noir", animée par Vincent Charpentier.

Alexandre Grothendieck : un mathématicien qui prit la tangente. Avec Philippe Douroux sur France Culture.


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30.04.2016

Chercheur génial, écologiste radical au début des années 1970, ermite retiré du monde pendant 23 ans, il a eu trois ou quatre vies successives entre sa naissance, le 28 mars 1928 à Berlin, et sa mort, en 2014, quelque part dans l'Ariège. Le monde des mathématiques l'a découvert en 1958, au congrès mondial d'Edimbourg, où il présenta une refondation de la géométrie algébrique. La géométrie algébrique, ce sera sa grande œuvre, une sorte de cathédrale conceptuelle construite en collaboration avec deux autres mathématiciens, Jean Dieudonné et Jean-Pierre Serre. De 1950 à 1966, il fit des mathématiques, seulement des mathématiques.
Mais un jour, il finit par découvrir la politique. En 1966, il refusa d'aller chercher sa médaille Fields à Moscou, où deux intellectuels venaient d'être condamnés à plusieurs années de camp pour avoir publié des textes en Occident sans autorisation. L'année suivante, il passa trois semaines au Vietnam pour protester contre la guerre lancée par les Etats-Unis. À partir de 1971, il consacra l'essentiel de son temps à l'écologie radicale à travers un groupe qui avait été fondé par un autre mathématicien, le groupe "Survivre et vivre". En août 1991, il choisit de disparaître dans un village tenu secret après avoir confié 20'000 pages de notes à l'un de ses anciens élèves.
Le nom d’Alexandre Grothendieck sonne un peu comme la promotion de l'évanescence dans l'ontologie radicale. Car sa disparition donne à croire qu'elle le résume et le raconte davantage que tout le reste. Le choix qu'il a fait de s'évader rétro-projette son ombre sur tous les événements antérieurs de sa vie. Comme s'il n’avait jamais eu d'autre intention que celle d'échapper un jour au commerce des hommes. Mais raisonner ainsi serait injuste, car ce serait oublier l'homme, ses vies et son œuvre, qui est monumentale et demeure en partie inexplorée.

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

Alexandre de Humboldt, explorateur célèbre, génie méconnu. Avec Valérie Chansigaud et Mireille Gayet sur France Culture.


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08.09.2011

Explorateur célèbre, génie méconnu, Alexandre de Humbolt fut un savant universel que l'on réduit souvent au voyageur, à l'homme qui a arpenté pendant plus de cinq ans les colonies espagnoles d'Amérique, à la découverte du Nouveau Monde.
D'origine franco-prussienne, il partagea sa vie entre la France et l'Allemagne, et fréquenta les plus grands scientifiques de son époque. En érudit boulimique et encyclopédique, il fut un savant intuituf-romantique-visionnaire, qui voulut tout englober dans son approche de la physique du monde ; un précurseur de nombreuses sciences, telles l'écologie, la climatologie, la géographie moderne, l'océanograghie, l'ethnologie, l'anthropologie et l'archéologie américanistes, tout en faisant avancer d'autres disciplines comme la cartographie, la physique, le magnétisme ou encore la volcanologie. Il ambitionna d'inventorier la nature tout en cherchant à en comprendre le sens !
La paléoichtyologue Mireille Gayet l'historienne de l'environnement Valérie Chansigaud nous font revivre ce personnage hors-norme.

Émission "La Marche des sciences", animée par Aurélie Luneau.

Stéphane Mallarmé (1842-1898), le mendieur d'azur. Avec Yves Bonnefoy, Bertrand Marchal, Henri Meschonnic, Alain Coelho et Roger Dragonetti sur France Culture.


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16.07.1992

Relire Mallarmé, au-delà des clichés qui le figent, "tel qu'en lui-même l'éternité le change", en un poète hiératique et glacé, chantre de l'hermétisme, siégeant au Panthéon de "nos plus grands héros littéraires". Relire aujourd'hui Mallarmé pour retrouver la dimension bien vivante de ce "mendieur d'azur", cet homme au rêve habitué, comme il se définissait lui-même. Dès l'adolescence, il recopiait des milliers de vers, de Hugo, de Banville et surtout de Baudelaire, et apprenait l'anglais pour pouvoir traduire Edgar Poe, son "grand maître".
À 20 ans, il composait ses premiers chefs-d'œuvre, L'Azur, Les fenêtres, Apparition, Le Pitre, Brise marine. Professeur à Tournon, voulant fuir l'Ardèche ("ici-bas sent la cuisine"), il constate dans son dénuement qu'il a voué sa vie à "l'art, dèche" (Lacan se réfère souvent à Mallarmé). À 24 ans, à force de "creuser le vers", il traverse une crise majeure, découvre le Néant. Mais, tel son Igitur "descendant les escaliers de l'esprit humain", allant "au fond des choses, en "absolu" qu'il est", il y trouve la Beauté, imagine "Le Livre", et commence à écrire son Hérodiade "dans la terreur" car, dit-il, "j'invente une langue qui doit nécessairement jaillir d'une poétique nouvelle". Il s'agit désormais de "suggérer" plutôt que de "nommer" et de trouver l'explication orphique de la terre.
Comme il s'éloignait résolument des Parnassiens, on fit de lui, le "père du symbolisme". Mais pour tous ceux qui fréquentaient les dandys de la rue de Rome ou sa maison de Valvins (près de Fontainebleau) – Villiers de L'Isle-Adam, Manet, et vers la fin, Gide ou Valéry – Mallarmé était bien plus qu'un chef d'école. Son expérience du langage poétique ouvre notre modernité.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Pascale Lismonde et Brigitte Rihouay.

Louis Aragon (1897-1982). Avec Olivier Barbarant, Nathalie Piegay et Josyane Savigneau sur France Culture.


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25.04.2009

L'oeuvre de Louis Aragon est impressionnante. Son ampleur, sa variété, sa durée exceptionnelle dessinent les contours d'un monument littéraire. De plus, elle émane de l'un des derniers "grands écrivains" dont la France est si friande. Et pourtant l'oeuvre d'Aragon est encore souvent réduite à la simplification d'une légende. En effet il existe un "mythe Aragon" qui vient recouvrir les textes comme un voile et en fausser la lecture. Ce mythe, qui s'est élaboré du vivant du poète et s'est perpétué bien après sa mort, repose essentiellement sur deux facettes de l'oeuvre et de la biographie. D'une part le couple formé par Elsa Triolet et Louis Aragon, censé incarner l'amour parfait, et d'autre part la dimension politique, l'engagement de l'homme et de son oeuvre.
L'amour et la politique, Elsa et le communisme, l'élaboration légendaire a fini par former des entrelacs d'une grande complexité. Les intervenants tentent ici de démêler quelques fils de cet écheveau, pour voir ce que le recul du temps permet de révéler, ce que les documents soulèvent comme interrogations, doutes, bref vérifier s'il y a un Aragon "nouveau".

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Catherine Pont-Humbert et Dominique Costa.

Joseph de Maistre. Avec Luc-Olivier d'Algange, Jean-Louis Darcel, Jean Luquet, Janine Lucet, Jacques de Maistre et Jean-Marc Vivenza sur France Culture.


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31.12.2000

Savoissien de naissance (sujet de la monarchie sarde), français de langue et de culture, russe de passeport, Joseph de Maistre est l'un des derniers grands européens. Soucieux de la plus vaste intelligibilité du monde et de l'histoire, il s'attache à déchiffrer les événements qu'il traverse comme autant d'énigmes providentielles. La Révolution française, qui envahit la Savoie, puis le Piémont, a fait de lui un exilé, puis un ambassadeur de son roi auprès du tsar dont il deviendra le conseiller officieux. À travers ses livres (Les Considérations sur la France, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Du Pape) il propose une vision métahistorique des soubresauts de son temps, qui est encore le nôtre.
Catholique romain épris de liturgie byzantine, parfait connaisseur de la philosophie grecque et des antiquités hébraïques comme des auteurs des Lumières qui l'ont formé, ouvrier du renouveau spéculatif de la franc-maçonnerie et, par dessus tout, grand écrivain, salué comme tel par ses pairs, de Balzac à Baudelaire, et de Bloy à Valéry, Joseph de Maistre déjoue toutes les caricatures auxquelles on a prétendu le réduire.
Il est temps, alors qu'un patient travail de critique scientifique dégage son œuvre des préjugés qui l'entourent encore, de ne plus se priver de ce classique méconnu.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Philippe Barthelet et Jean-Claude Loiseau.

Guy Debord, l'art de la subversion. Avec Boris Donné, Christophe Bourseiller, Anselm Jappe, Michèle Bernstein et Gérard Berréby sur France Culture.


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20.04.2013

Astre noir de la littérature, cultivant le paradoxe et la provocation, Guy Debord demeure aujourd'hui plus célèbre et fascinant encore que de son vivant.
Son œuvre, dont le titre le plus connu est La Société du spectacle, ouvrage prophétique, a trouvé des millions de lecteurs dans le monde.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Matthieu Garrigou-Lagrange.

Max Weber : la politique est-elle une vocation ? Avec Yves Sintomer sur France Culture.


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06.03.2014

Ni homme politique, ni homme d'Etat, Raymond Aron disait de Max Weber qu’ "il a été, toute sa vie, passionnément soucieux de la chose publique, comme si la fin ultime de sa pensée aurait dû être la participation à l'action."
Alors, comment le fondateur de la sociologie politique concevait-il... la politique ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Géraldine Mosna-Savoye.