Comment en finir avec le féminisme des élites. Avec Nancy Fraser sur France Culture.


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04.06.2019

Quels sont les combats prioritaires à inscrire à l’agenda féministe ? Pour Nancy Fraser, il s'agit de sortir des strictes questions de genre pour s'intéresser aux inégalités sociales et politiques dont sont victimes les femmes.
Car la vague "MeToo" est un mouvement féministe né de la petite sphère du cinéma et des médias… En féministe marxiste, Nancy Fraser s'oppose à ce féminisme d'en haut, élitiste, individualiste, bourgeois et néolibéral, qui veut étendre à toutes sa culture dominante en n'ayant pour seule ambition l'égalité entre les plus riches, au détriment de la majorité des femmes.

Émission "La Grande table des idées", animée par Olivia Gesbert.

1969 : les philosophes américains entrent en guerre. Avec Mathieu Hauchecorne sur France Culture.


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02.10.2019

En 1969 aux Etats-Unis, Richard Nixon devenait président des Etats-Unis le 20 janvier, Neil Armstrong était le premier homme à marcher sur la Lune le 20 juillet, Janis Joplin chantait à Woodstock en août, 250'000 personnes manifestaient contre la guerre au Vietnam à Washington en novembre et le poète Jack Kerouac mourrait le 21 octobre en s'interrogeant sur la place qu'il occupait en tant qu'écrivain dans la société...
Comment, alors, les contestations étudiantes ont-elles remis en cause le primat de la philosophie analytique ? En quoi l'ouvrage Théorie de la justice de John Rawls, publié dans ce climat d'émeutes, a-t-il marqué le basculement de la pensée américaine vers une philosophie politique et engagée ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Des penseurs face à l'Allemagne. Avec Maxime Tandonnet et Michel Grunewald sur France Culture.


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18.09.2019

Cette émission en deux partie commence par tracer le portrait d'un homme politique majeure de la IIIe République, esprit original et visionnaire, tombé dans l'oubli. Maxime Tandonnet revient sur le parcours politique d'André Tardieu qui dirigea plusieurs gouvernements entre novembre 1929 et mai 1932 et qui, incapable de mener à bien les réformes qu'il estimait nécessaires pour la France face aux périls d'alors, rédigea l'essai Le souverain captif, plus que jamais d'actualité.
La deuxième partie est consacrée au mouvement d'Action française de l'entre-deux-guerres qui eu la particularité de s'opposer radicalement à la fois au "germanisme" et au national-socialisme. Cette vision maurrassienne du nazisme est ce que nous propose de découvrir Michel Grunewald, nourrie des leçons de Fichte prodiguées à la "nation allemande" à l'heure de la domination napoléonienne.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Affinités électives. Avec Marshall Sahlins sur France Culture.


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05.02.2011

Professeur honoraire à l'Université de Chicago, Marshall Sahlins est notamment l'auteur de Age de pierre, âge d'abondance (1976), Au coeur des sociétés primitives. Raison utilitaire et raison culturelle (1980) et de Critique de la sociobiologie. Aspects anthropologiques (1980).
Spécialiste des sociétés polynésiennes et de l'économie primitive, ses ouvrages cernent surtout les peuples du Pacifique, notamment les îles Fidji et Hawaii. Plus récemment, Sahlins s'est consacré à montrer comment les sociétés primitives confrontées à la modernité occidentale ne se contentent pas de la subir, mais évoluent pour s'y adapter.
Depuis quarante ans, il aura donc pris part à tous les débats majeurs qui ont animé le monde de l'anthropologie.
Retour, en sa compagnie, sur son parcours et son oeuvre, toutes deux riches d'enseignements.

Une émission présentée par Francesca Isidori.

Le vrai est-il un moment du faux ? Avec Jean-Laurent Cassely sur France Culture.


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14.06.2019

Chemises de bûcheron canadien, toast à l'avocat, hamburgers haut de gamme et micro-brasseries... Au tourbillon de consommation qui a caractérisé les Trente Glorieuses et à l'uniformité qui a fait ce que Jean-Laurent Cassely nomme les Trente Génériques et qu'il date d'environ 1990-2010, répondrait le mouvement hipsters, une contre-culture qui tente un retour à des lieux, vêtements et aliments désuets, et recherche l'imitation vintage d'un passé fantasmé.
Dans No Fake, contre-histoire de notre quête d'authenticité (Arkhê, 2019), Jean-Laurent Cassely nous explique ainsi que ce mouvement est principalement porté par les "millenials", les enfants de baby-boomers nés dans les années 1980 et 1990. Pris dans leur quête névrotique du vrai, ils sombreraient en fait dans un monde de l' "hyper vrai", lequel prendrait parfois l'allure d'un nouveau stade du faux.
Loin de vouloir établir une distinction entre une vraie et une fausse authenticité, le travail de Jean-Laurent Cassely vise d'abord à montrer la relativité du concept même d' "authenticité", lequel participerait en fait d'une compétition sociale où l'on se distingue selon notre degré d' "authentique". Or, le vrai troquet aux tables en formica que nous cherchons tous n'a pas été éradiqué par la modernité : il n'a probablement jamais existé.

Émission "La Grande table des idées", animée par Olivia Gesbert.

Une histoire profonde de l'anthropocène. Avec James C. Scott sur France Culture.


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01.06.2019

Anthropocène, concept pour happy few il y a encore quelques années, le mot peuple désormais quotidiennement les colonnes des journaux et résonne souvent dans les médias. Anthropocène donc pour dire cette nouvelle ère géologique au cours de laquelle l'activité humaine a affecté de façon décisive l'écologie et l'atmosphère de la planète Terre.
Le constat s'impose mais les débats ont cours à propos du point de départ. Quand certains estiment que ce sont les premiers essais nucléaires qui marquent l'entrée dans ce moment nouveau, d'autres le font remonter beaucoup plus tôt au XIXe siècle et à la Révolution industrielle.
Politiste professionnel, anthropologue amateur, environnementaliste convaincu et anarchiste par principe, James Scott est beaucoup plus radical : c'est dès l'utilisation du feu par l'homme qu'il estime nécessaire de remonter pour comprendre l'anthropocène. Le feu, puis la sédentarité, l'agriculture, l'élevage, et l'invention de l'Etat. C'est ce qu'il défend dans un essai brillant Homo domesticus.

Émission "La Suite dans les idées", animée par Sylvain Bourmeau.

L'école enseigne à l'enfant qu'il doit être inévitablement classé par un bureaucrate. Avec Ivan Illich sur France Culture.


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1972

Aujourd'hui, les mots éducation et école sont devenus quasiment synonymes. Pourtant, l'école ne représente qu'une infime partie de l'histoire de l'éducation. Comment cet amalgame a-t-il pu se produire ? Pourquoi en sommes-nous arrivés à croire que l'éducation de nos enfants devait relever de la responsabilité de l'État ? Quelles logiques sont à l'oeuvre derrière cette vaste entreprise de normalisation des masses ?
L'école obligatoire, la scolarité prolongée, la course aux diplômes, autant de faux progrès qui consistent à produire des élèves dociles, prêts à consommer des programmes préparés par les "autorités" et à obéir aux "institutions". À cela il faut substituer des échanges dit Ivan Illich, entre "égaux" et une véritable éducation qui prépare à la vie dans la vie, qui donne le goût d'inventer et d'expérimenter.
Implacable critique de la société industrielle, Ivan Illich a démontré qu'au-delà d'un certain seuil, les institutions se révèlent contre-productives et a dénoncé la tyrannie des "besoins" dictés par la société de consommation. Il fut l'un des premiers à voir dans l'aide au développement une tactique pour généraliser le productivisme et y acculturer les peuples. À cette idée comme à celle de croissance, véritables "assauts de l'économie contre la condition humaine", il oppose une ascèse choisie et conviviale, un mode de vie qui entremêle sobriété et générosité.

Un entretien mené par Roger Kahane.

Comment se rendre ingouvernable. Avec Grégoire Chamayou sur France Culture.


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15.11.2018

Après une très remarquée Théorie du drone (La Fabrique, 2013) où il montrait comment cette nouvelle arme a changé en profondeur la notion même de guerre, Grégoire Chamayou revient aujourd'hui avec La Société ingouvernable (La Fabrique, 2018).
Un anti-guide de management, un essai de philosophie politique où ce chercheur montre comment, dans les années 1970 aux Etats-Unis et en Grande Bretagne, s'est opérée – par le haut - la reprise en main d'un système de gestion qui commençait à se fissurer.
Face aux revendications croissantes – revendications ouvrières, ethniques, écologiques ... – les milieux d’affaire se sentent plus que jamais menacés, contraints de trouver des stratégies qui, du contrôle dur à la manipulation douce, leur permettent de conserver leur pouvoir face aux Etats et leur place dans l'opinion.
En pleine crise de la gouvernabilité, face à la contestation, des "arts nouveaux de gouverner" ont été élaborés, que Grégoire Chamayou nous retrace par le menu.

Émission "La Grande table idées", animée par Olivia Gesbert.