Défoncer la finance néolibérale. Avec Frédéric Lordon pour La France insoumise.


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21.08.2026

L'économiste et philosophe Frédéric Lordon propose une critique radicale et méthodique des structures du capitalisme financier. Il s'attaque aux dogmes du système financier contemporain avec une ligne claire : "taper fort" et ramener l'analyse économique à une simplicité absolue pour détruire les arguments de la complexité.
Frédéric Lordon décompose les mécanismes du capitalisme en plusieurs étapes successives pour en montrer la toxicité intrinsèque puis, afin de rompre avec cet ordre établi (crédit privé, pouvoir actionnarial et liquidité permanente), formule des mesures d'une clarté redoutable (taux de rendement normatif strict et fermeture de la Bourse). Quitte à provoquer quelques réactions indignées chez les partisans du marché...

La monnaie, la dette et les crises. Avec David Cayla à l'Institut municipal d'Angers.


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2024

Les questions monétaires ont toujours fait l'objet de débats passionnés chez les économistes et dans une partie de la société. Pour certains, la monnaie ne serait qu'un voile qui masque la réalité des transactions économiques. Pour d'autres, il s'agirait au contraire d'un instrument essentiel à partir duquel il serait possible de transformer nos économies en profondeur.
De nombreuses communautés se sont ainsi formées dans l'objectif de se réapproprier la monnaie : monnaies locales, cryptomonnaies, monnaies "libres"… L'avenir est-il aux innovations monétaires ou ces tentatives relèvent-elles du fantasme ?

La crise financière qui vient… Avec Frédéric Lordon sur Elucid.


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04.2026

Frédéric Lordon tire la sonnette d'alarme : quelque chose de gros se prépare du côté de la finance. Le private credit, l'intelligence artificielle et l'endettement des particuliers sont autant de foyers prêts à s'embraser, et la guerre au Moyen-Orient vient jeter de l'huile sur le feu. Jamais dans l'histoire du capitalisme une telle conjonction de forces ne s'était produite. Mais de ce choc pourrait aussi surgir une occasion historique : celle de refaire enfin de la politique anticapitaliste...

 - 0'00'00 : Zapping
 - 0'01'43 : Qu'est-ce que le crédit privé et quel est son rôle ?
 - 0'17'17 : Le risque d'un "bank run" du crédit privé
 - 0'37'40 : Les fonds de crédit privé peuvent impacter tout le système
 - 0'41'08 : Les graves problèmes des autres formes de crédit
 - 0'44'29 : La bulle de l'IA
 - 0'55'28 : L'impact de la guerre en Iran
 - 1'13'56 : L'intrication entre crise économique et financière
 - 1'28'26 : L'État pourra-t-il sauver le système encore une fois ?
 - 1'41'38 : Pourquoi la menace économique ne nous indigne pas plus ?
 - 1'45'12 : Une occasion de se débarrasser des "collabos"
 - 1'47'17 : Une société post-travail à l'ère de l'IA ?
 - 1'58'42 : Question finale

Un entretien mené par Olivier Berruyer.

Au fait, à qui profite le Bitcoin ? Avec Nastasia Hadjadji sur France Inter.


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13.09.2023

Il y a quelques mois, Ethan Zuckerman, grande figure de l'Internet politique, disait à propos de la crypto monnaie : "La principale disruption produite par la crypto monnaie jusqu'à maintenant est que des gens, en général de jeunes blancs, possèdent beaucoup d'argent imaginaire. Par opposition à un monde où de vieux hommes blancs possèdent beaucoup de vrai argent. J'ai du mal à voir ça comme un progrès."
Voilà une critique abrupte et définitive des crypto. D'autant que c'est une critique qui ne vient pas du monde de l'économie orthodoxe, qui est prompte à dénoncer la volatilité du bitcoin et son opacité.
Lorsqu'on a commencé à parler du bitcoin en 2008/2009, c'était assez enthousiasmant. L'idée de monnaies qui échappent aux banques centrales, qui reposent sur des protocoles cryptographiques garantissant la décentralisation et l'anonymat, des réactions effrayées des États et de la haute finance.
15 ans après, le bilan est plus mitigé...

Émission "Le code a changé", animée par Xavier de La Porte.

Capital marchand et capital financier. Avec Guillaume Fondu à l'Ecole Normale Supérieure.


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07.05.2018

Capital marchand et capital financier sont des concepts clefs dans la description du capitalisme contemporain. Dans le livre III du Capital, Marx s'attache à exhiber leur genèse logique, c'est-à-dire la manière dont ce qui n'était, dans le livre II notamment, que des moments du cycle capitaliste s'autonomise et devient capital à part entière.
Guillaume Fondu propose une étude de cette autonomisation et de la manière dont le schéma logique qu'elle propose peut être utilisé pour penser des phénomènes contemporains.

Une intervention qui se fait dans le cadre du séminaire "Lectures de Marx".

Comment les BRICS en sont-ils venus à défier l'ordre occidental ? Avec Jacques Sapir au Cercle Aristote.


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18.11.2024

L'ordre financier international, issu de l'après-guerre est à l'aube de changements sans précédents. L'arrivée de nouveaux acteurs, de nouveaux intérêts et de nouvelles logiques fait trembler l'édifice des institutions financières internationales.
Ces changements doivent être pensés, compris et préparés sauf à entrer dans une logique d'affrontement et de sécession entre "l'Occident" et le "grand sud", préjudiciable pour tous.

Rationalité autoréférentielle et mimétisme. Avec André Orléan pour le Laboratoire Pacte à Grenoble.


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09.10.2020

Lors des crises financières, la panique prend brutalement le pas sur l'euphorie. L'économie casino conduit alors à des situations a priori incohérentes. Cette exubérance des marchés n'est pourtant pas irrationnelle. Bien au contraire, elle révèle la nature autoréférentielle des anticipations sur les marchés financiers.
La prise en considération du mimétisme des comportements permet ainsi d'appréhender la déconnexion de la finance avec l'économie réelle et souligne l'impérieuse nécessité de la réguler.

Histoire des dettes et de leurs répudiations. Avec Eric Toussaint chez Les Amis du Monde diplomatique à Montpellier.


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05.11.2018

De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du XIXe siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.
Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. Eric Toussaint analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.