Pour un anarchisme (pro)féministe. Avec Francis Dupuis-Déri sur Radio Libertaire.


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2018

Proche des milieux libertaires, le professeur de sciences politiques Francis Dupuis-Déri est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur l'anarchisme et l'anti-féminisme. Il nous invite donc ici à une analyse critique des pratiques et des théories sexistes qui continuent d'exister au sein des milieux anarchistes, et ce dans l'optique de développer un anarchisme (pro)féministe.
Car l'anarcho-sexisme contemporain est bien une contradiction avec l'idéal anti-autoritaire qui anime l'anarchise. Celui-ci ce retrouvait pourtant déjà chez Proudhon, promoteur d'un socialisme misogyne et clairement anti-féministe.
Saurons-nous procéder à la déconstruction individuelle et collective des hommes en tant que dominants au sein des rapports de genre ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet sur RFI.


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25.11.2018

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté.

Émission "Idées", animée par Pierre-Edouard Deldique.

La crise de la masculinité, autopsie d'un mythe tenace. Avec Francis Dupuis-Déri sur Radio Libertaire.


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2018

Une crise de la masculinité, dit-on, sévit dans nos sociétés trop féminisées. Les hommes souffriraient parce que les femmes et les féministes prennent trop de place. Parmi les symptômes de cette crise, on évoque les difficultés scolaires des garçons, l'incapacité des hommes à draguer, le refus des tribunaux d'accorder la garde des enfants au père en cas de séparation, sans oublier les suicides.
Pourtant, l'histoire révèle que la crise de la masculinité aurait commencé dès l'antiquité romaine et qu'elle toucherait aujourd'hui des pays aussi différents que le Canada, les États-Unis et la France, mais aussi l'Inde, Israël, le Japon et la Russie. L'homme serait-il toujours et partout en crise ?
Francis Dupuis-Déri nous propose une étonnante enquête sur ce discours de la "crise de la masculinité" dont il retrace l'histoire longue et ses expressions particulières selon le contexte et les catégories d'hommes en cause, notamment les "hommes blancs en colère" ainsi que les Africains-Américains et les "jeunes Arabes". Il analyse l'émergence du "Mouvement des hommes" dans les années 1970 et du "Mouvement des droits des pères" dans les années 1990 et leurs échos dans les réseaux chrétiens et néonazis.
Francis Dupuis-Déri se demande finalement quelle est la signification politique de cette rhétorique, qui a pour effet de susciter la pitié envers les hommes, de justifier les violences masculines contre les femmes et de discréditer le projet de l'égalité entre les sexes.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Nancy Fraser, philosophe et militante féministe. Avec Estelle Ferrarese sur France Culture.


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12.11.2018

Née en 1947, Nancy Fraser est professeure de philosophie et de sciences politiques à la New School for Social Research. À l'époque de sa thèse à l'université de New-York, dans les années 60, peu de femmes étudiaient la philosophie. Avec ses quelques camarades femmes, elle formait un bastion de résistance féministe.
C'est à la fin des années 60 qu'elle commence à militer dans le milieu politique trotskiste. Elle concilie alors l'activité théorique philosophique avec la pratique politique militante qui devient l'origine de ses objets d'étude de philosophie : les espaces publics, les fondements de la justice sociale, la reconnaissance et l'évolution du mouvement féministe.
Aujourd'hui, son travail à la fois politique et militant, présenté par la philosophe Estelle Ferrarese, porte sur le féminisme et la justice sociale.

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Politique, société et psychologie : notes de lecture, par Michel Drac.


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2019

Michel Drac, analyste politique et prospectiviste bien connu, se penche ici sur différentes questions de société. De la philosophie politique aux problèmes de psychologie sociale, comprendre les visions du monde et les habitus qui structurent des collectifs où certaines minorités actives doit nous permettre d'avoir une compréhension plus fine de la marche du monde.
Ce travail est mené par la lecture de plusieurs livres dont les contenus sont ici exposés clairement.

Aux origines du capitalisme patriarcal. Avec Silvia Federici sur Le Média.


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05.2019

Silvia Federici, historienne et philosophe féministe, s'est fait connaître en France avec le grand succès d'un livre traduit en 2014, Caliban et la sorcière.
Femmes, corps et accumulation primitive. L'ouvrage souligne le rôle central pour l'essor du capitalisme joué par deux formes de travail gratuit, massives et occultées : le travail des esclaves ou des indigènes exploités aux colonies, celui des femmes dans les foyers des métropoles européennes.
Les chasses aux sorcières de la fin du Moyen Âge et de l'époque moderne peuvent être interprétées comme des moyens de neutraliser les modes d'organisation et de production communautaires qui reposaient sur l'action des femmes et n'étaient pas adaptés à l'exploitation capitaliste. En ce sens, les bûchers européens étaient les pendants de l'oppression coloniale.
Le nouveau livre de Silvia Federici, Le Capitalisme patriarcal (2019), poursuit l'histoire de la fonction de "reproduction" pour la période des XIXe-XXe siècle. En insistant tout particulièrement sur un changement majeur engagé à partir des années 1870 environ : avec les lois sociales, les femmes et les enfants sont exclus des usines (où la première révolution industrielle les avait exploités avec une intensité maximale comme les hommes) et l'augmentation des salaires masculins complète un dispositif par lequel les détenteurs du capital assurent une meilleure reproduction de la force de travail.
Ce nouveau compromis salarial place les femmes, chargées d'un travail de reproduction invisible mais crucial, dans la dépendance des maris salariés. Lesquels sont comme des relais de l'État capitaliste à l'intérieur de la sphère domestique.
La mise en évidence du travail de reproduction, créateur de valeur sociale (et non directement marchande), permet à Silvia Federici de penser le développement du capitalisme non comme une révolution progressiste, étape nécessaire vers la maîtrise de la nature par l'industrie mais comme une contre-révolution opposée au développement du communalisme, c'est-à-dire d'organisations horizontales qui prenaient le pas sur le féodalisme à la fin du Moyen Âge.
Cette nouvelle vision du passé va de pair avec une stratégie pour le présent : face à la nouvelle accumulation primitive lancée par le néolibéralisme depuis la fin des années 70, la réponse réside dans la défense de relations et de modes de productions communautaires, qui intègrent la fonction de reproduction et, avec elle, celle de défense de la nature.

Émission "La grande H.", animée par Julien Théry.

Libérons-nous du féminisme ! Avec Bérénice Levet au Cercle Pol Vandromme.


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08.05.2019

La philosophe Bérénice Levet entend remettre à l'heure les pendules déréglées par le néoféminisme : non, l'homme blanc occidental hétérosexuel n'est pas l'ennemi à abattre ! Et si le féminisme, en son inspiration originelle, est un mouvement d'émancipation, il n'est plus guère aujourd'hui qu'une machine à surveiller et punir, à abêtir et infantiliser, à fabriquer des réalités et en occulter d'autres.
Criminalisation du désir masculin, guerre des sexes, néopuritanisme, épuration culturelle, politique du deux poids-deux mesures lorsque le mâle est musulman : nous libérer du féminisme constitue aujourd'hui un impératif catégorique si nous voulons être rapatriés sur terre, loin du monde fictif de l'idéologie féministe.
Bérénice Levet ne craint pas d'affirmer, et d'établir, que la cause des femmes n'est qu'un alibi : le néoféminisme travaille à la déconstruction de notre modèle de civilisation. Patrie de la galanterie, du libertinage, la France doit être le fer de lance d'une révolte contre ces Robespierre du jeu, de la séduction, de la ruse, de la légèreté !

Qu'est-ce que le progressisme ? Avec Bérénice Levet sur QUB Radio.


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11.03.2019

Notre époque, de toutes les manières possibles, se veut progressiste. Le progressisme, en fait, y passe pour l'autre nom du bien. Ce terme est à ce point jugé positivement que tous s'en réclament et espèrent se grandir en en brandissant l'étendard.
Et pourtant, le progressisme ne va peut-être pas de soi. Dès lors qu'on cherche à le définir, il semble nous échapper, ou encore s'effilocher. Et depuis peu, à la surprise de ses thuriféraires, on entend même des voix le critiquer ouvertement et remettre en question ce qu'il signifie.
La philosophe Bérénice Levet est une de ces voix qui, dans l'un de ses livres les plus récents, Le crépuscule des idoles progressistes, entreprend de décrypter et de critiquer ce concept.

Émission "Les idées mènent le monde", animée par Mathieu Bock-Côté.