D'Annunzio, un nationalisme italien. Avec Maurizio Serra sur France Culture.


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26.01.2019

Suite aux récentes passes d'arme entre les gouvernements italien et français, interprétées comme l'effet d'une surenchère nationaliste portée par des préoccupations de politique intérieure, il paraît opportun de s'intéresser à la figure d'un personnage majeur qui, autour de la Grande Guerre, a incarné avec un éclat sans pareil ce patriotisme porté jusqu'à la caricature, jusqu'à l'exaspération.
Cet écrivain, par son œuvre littéraire, qui a connu en son temps un grand rayonnement, mais aussi par son action politique, à la fois concrète et symbolique, a marqué en profondeur les sensibilités de l'autre côté des Alpes, tout en frappant d'étonnement l'Europe toute entière. Cet écrivain, c'est Gabriele D'Annunzio.
Maurizio Serra, diplomate, biographe et historien reconnu, en a récemment dressé le portrait dans son livre D'Annunzio le magnifique, en restituant à merveille un itinéraire hors du commun.
Certes, on lit moins D'Annunzio que naguère, mais son histoire flamboyante continue à résonner jusqu'aujourd'hui. Car elle charrie des aspirations, des passions que le temps écoulé depuis sa mort, survenue en 1938 au cœur du fascisme mussolinien, n'a pas éteintes.

Émission "Concordance des temps", animée par Jean-Noël Jeanneney.

André Tardieu l'incompris. Avec Maxime Tandonnet pour la Revue Conflits.


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03.2019

Suite à la publication de sa biographie André Tardieu l'incompris (Perrin, 2019), Maxime Tandonnet, haut fonctionnaire et essayiste, nous rappelle le parcours d'André Tardieu, ministre à plusieurs reprises de différents gouvernements de la Troisième République, Président du Conseil et acteur de premier plan de la scène politique française de l'entre-deux-guerres.

Un entretien mené par Jean-Baptiste Noé.

Hitler et les artistes. Avec Johann Chapoutot sur Europe 1.


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23.03.2016

Quel a été le rapport des artistes au nazisme ? Et quelles furent les "caprices artistiques" d'Hitler ?
C'est en s'intéressant aux parcours de Leni Riefenstahl, mais aussi de ceux d'Arno Breker et d'Albert Speer, que cette épineuse question est traitée par l'historien Johann Chapoutot, grand spécialiste du IIIe Reich.

Émission "Au cœur de l'histoire", animée par Franck Ferrand.

La contre-révolution franquiste (1936-1939), les raisons d'une victoire. Avec Michael Seidman sur Radio Libertaire.


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2019

Quatre-vingts après le sinistre triomphe de la contre-révolution franquiste au cours de la guerre civile espagnole (1936-1939), il est important de reprendre l'étude de la défaite du camp républicain pour en comprendre les causes, échec à mettre en comparaison avec la contre-révolution défaite des "Blancs" en Russie (1917-1921) et des nationalistes en Chine (1945-1949).
C'est l'historien Michael Seidman, auteur de The Victorious Counter-Revolution. The Nationalist Effort in the Spanish Civil War (University of Wisconsin Press, 2011), qui revient sur le sujet.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Le 6 février 1934 et l'antiparlementarisme. Avec Olivier Dard sur Radio Courtoisie.


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06.02.2019

L'évènement est emblématique d'une époque, les années 1930, que certains comparent aujourd'hui à la nôtre. Il y a quatre-vingt-cinq ans, le 6 février 1934, des manifestations emmenées par les ligues nationalistes dégénéraient en émeutes à quelques pas de l'Assemblée nationale. Celles-ci faisaient quinze morts, et laissaient croire à une tentative de coup d'Etat de la part de l'extrême-droite.
Etait-ce le cas ? Quelles furent les conséquences du 6 février, et quelle place occupe-t-il aujourd'hui dans l'imaginaire droitier ? En quoi les manifestations des Gilets Jaunes peuvent-elles être comparées à cet évènement ?
Olivier Dard, professeur à la Sorbonne spécialiste des droites en France, nous répond.

Émission du "Libre Journal des historiens", animée par Philippe Conrad.

Histoire du Fascisme. Avec Frédéric le Moal sur Radio Athena.


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27.06.2019

Qu'est-ce que le fascisme ? Fut-il un mouvement réactionnaire, conservateur ou révolutionnaire ? Se situait-il à gauche ou à droite ? Et bien entendu : quelle place occupa Mussolini dans les débats idéologiques et dans le fonctionnement du régime ?
Frédéric le Moal donne non seulement des réponses à ces questions cruciales, mais porte sur le fascisme un regard nouveau et inhabituel chez les historiens français. Réaffirmant avec force le caractère totalitaire du régime, il replace l'idéologie qui le fonde dans sa nature révolutionnaire tout en la rattachant à la Révolution française et au socialisme.
Si les fascistes cherchèrent à détruire par la violence la modernité libérale de leur temps, ce ne fut pas au nom d'un âge d'or révolu et dans une démarche passéiste, mais avec la volonté farouche de construire une société et un homme nouveaux. Cette ambition imprégnait aussi bien les pensées et les actes du Duce que ceux de ses disciples, y compris dans la radicalisation sanglante de la république de Salò.
Pour toutes ces raisons, l'histoire du fascisme, ici racontée de la prise de pouvoir de Mussolini jusqu'à sa mort, est celle d'une révolution avortée.

Émission des "Jeudis du Carrefour de l'Horloge", animée par Henry de Lesquen.

Fascisme, capitalisme et classe ouvrière. Avec Charles Jacquier sur Radio Libertaire.


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2019

C'est à partir de l'analyse matérialiste de Daniel Guérin développée dans Fascisme et grand capital (Libertalia, 2013) qu'est proposée une théorie critique du fascisme italien et du nazisme allemand dans leurs caractéristiques communes et leurs rapports au grand capital et à la classe ouvrière.
Charles Jacquier, historien et éditeur du livre, revient sur ces liens complexes qui s'expliquent d'abord pour des motifs de crise des profits davantage que de menace révolutionnaire et nous rappelle quelle fut la réaction des partis de gauche et des syndicats face à la montée de ces périls politiques.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Les conséquences des révolutions russes sur le mouvement ouvrier mondial. Avec Jean-Jacques Marie à Clermont-Ferrand.


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16.12.2017

Pour Lénine et tous les bolcheviks à l'époque, la révolution russe n'est qu'un maillon d'une révolution mondiale, plus exactement internationale, et pose donc la question d'une organisation internationale qui réponde à cette nécessité. Lorsque la révolution politique éclate en Allemagne et en Autriche en novembre 1918, il n'existe encore  aucune organisation indépendante de la social-démocratie, attachée au maintien -et donc à la défense- du système capitaliste.
La création de l'Internationale communiste proclamée en mars 1919 divise le mouvement ouvrier organisé en deux courants : la vieille social-démocratie attachée à la défense du système capitaliste et de son Etat et le mouvement communiste qui proclame comme but le renversement de la propriété privée des moyens de production.
Cette division se répercutera sur le mouvement syndical et débouchera ainsi dès 1921 sur la scission de la CGT à l'initiative des réformistes dirigés par Léon Jouhaux, rallié de la première heure d'août 1914 à la défense nationale, division jamais résorbée malgré des réunifications provisoires.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque d'histoire sociale "1917 : le mouvement ouvrier, la CGT, les révolutions russes", organisé par l'Institut d'Histoire Sociale CGT du Puy-de-Dôme.