La cité perverse. Avec Dany-Robert Dufour au Centre d'Enseignement Multimédia Universitaire à Caen.


(0)
516 Vues
0 commentaire
25.03.2014

La crise, qui n'est pas seulement économique et financière, a mis à nu ces mécanismes pervers qui régissent aujourd'hui le fonctionnement de la Cité. S'il faut s'empresser de les révéler, c'est parce qu'il est fort possible que bientôt, en attendant une nouvelle crise de plus grande ampleur encore, tout redevienne comme avant. Entre-temps, nous aurons mesuré l'ampleur des dégâts.
Nous vivons dans un univers qui a fait de l'égoïsme, de l'intérêt personnel, son principe premier. Ce principe commande désormais tous les comportements, ceux de l' "hyperbourgeoisie" ou des bandes de jeunes délinquants comme ceux des classes intermédiaires. Destructeur de l'être-ensemble et de l'êtresoi, il nous conduit à vivre dans une Cité perverse.
Pornographie, égotisme, contestation de toute loi, acceptation du darwinisme social, instrumentalisation de l'autre : notre monde est devenu sadien. Il célèbre désormais l'alliance d'Adam Smith et du marquis de Sade. À l'ancien ordre moral qui commandait à chacun de réprimer ses pulsions, s'est substitué un nouvel ordre incitant à les exhiber, quelles qu'en soient les conséquences.
Revisitant l'histoire de notre monde depuis la crise de 1929, Dany-Robert Dufour éclaire notre parcours. Afin de mieux savoir comment sortir de ce nouveau piège (a)moral.

La campagne internationale sur la famine en Ukraine, de 1933 a nos jours. Avec Annie Lacroix-Riz Cercle Universitaire d'Etudes Marxiste à Paris.


(0)
455 Vues
0 commentaire
14.01.2016

Dans un pays immense comme la Russie (mais on pourrait dire la même chose de la Chine), nourrir une population nombreuse sur un territoire aussi étendu a toujours constitué un casse-tête pour des pays longtemps confrontés, avant leur développement industriel, aux famines dites "d’ancien type". Rappelons - c’est après tout l’essentiel -, que pour ces deux pays, c’est sous le régime du socialisme réel que le spectre de la famine a été définitivement repoussé et leur indépendance nationale affirmée. La dernière famine en URSS remonte en effet à l’hiver 45-46, et est due bien sûr aux ravages de la guerre.
Quoi qu’il en soit, quelque décisif que fût l’apport des communistes à la disparition définitive des famines, il nous faut toujours tenir compte du fait que dans la propagande anti-communiste – et c’est une loi presque aussi importante que celle de la chute des corps – : toutes les famines dans les pays communistes sont de la faute du régime, quand toutes les autres sont dues aux aléas climatiques.
La thèse dite de la famine génocidaire en Ukraine, d’abord forgée par les nazis, n’a été reprise que récemment, à l’époque de Reagan, par un "historien" ancien membre du MI-6, Robert Conquest, décédé d’ailleurs l’année dernière, dans son livre Harvest of Sorrow. Et ce, au mépris de toute rigueur historique, les travaux de Mark Tauger, spécialiste – non communiste, faut-il le préciser – des famines en URSS et en Chine ayant montré 1) que les problèmes de ravitaillement à l’époque touchaient toutes les grandes villes d’URSS 2) que la collectivisation avait été précisément une réponse aux aléas climatiques et non un facteur aggravant. La thèse de Conquest est, à la lumière des travaux les plus récents, de plus en plus discréditée, malgré le soutien officiel qu’elle trouve auprès des agences de propagandes étasuniennes et, surtout, de leurs supplétifs néo-nazis en Ukraine et ailleurs.
Dans cette conférence, Annie Lacroix-Riz reviendra sur l’émergence de la propagande en Occident à propos de la famine de 1933 et ses suites.

L'histoire des idées comme philosophie politique : le cas du néolibéralisme. Avec Serge Audier à la Sorbonne.


(0)
516 Vues
0 commentaire
10.03.2015

Il existe aujourd'hui en France une grande confusion sur les finalités et les motivations des chercheurs qui travaillent dans le domaine de l'histoire des idées. Cette discipline est accusée de divers maux, dont le principal serait d'être platement idéaliste en occultant la réalité des rapports sociaux dans l'histoire.
Serge Audier, en reprenant l'histoire du néolibéralisme, entend nous montrer que cette approche permet de réintroduire une certaine complexité que tendent à gommer les méthodes plus téléologiques. Une manière de défendre une vision plus fine et équilibrée de l'évolution des idées en philosophie politique.

La condamnation de l'Action Française par Rome. Avec Philippe Prévost à Nice.


(0)
531 Vues
0 commentaire
15.11.2009

Est-ce que la condamnation de l'Action Française par le Vatican, sous un prétexte religieux, ne serait qu'une manoeuvre politique ?
Philippe Prévost résume ainsi les raisons réelles de la condamnation : "une raison de politique intérieure : terminer le ralliement ; une raison de politique extérieure : obliger les catholiques à soutenir la politique de Briand, qui avait l'entier appui du Vatican."
Le conférencier déroule ses démonstrations en s'appuyant sur des sources nouvelles (certaines archives du Vatican, et divers autres fonds, publics ou privés).

Les classes moyennes : un modèle républicain en péril ? Avec Philippe Arondel au Cercle Aristote.


(0)
428 Vues
0 commentaire
18.05.2015

Philippe Arondel revient avec une conférence dont l'objet est d'étudier les classes moyennes qui se sont développées et affirmées au cours du XXe siècle. En effet, cette classe sociale a provoqué de grandes controverses idéologiques, tandis qu’elles constituaient un point central d’équilibre pendant les “Trente Glorieuses”.
Aujourd’hui, les classes moyennes constituent-elles un modèle républicain en péril ? La relégation dans les périphéries urbaines et rurales d’une part croissante des classes populaires et moyennes, fragilisées par l’insécurité sociale, ébranle la sociologie traditionnelle de ces milieux et constitue une question sociale nouvelle que l'invité analysera dans ses multiples conséquences.

La naissance du fascisme. Avec Dominique Venner et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


(0)
843 Vues
0 commentaire
07.05.2003

En opposant la nation à l'État et à l'individu imaginé par les hommes des Lumières, en choisissant les exigences de la hiérarchie contre les espoirs égalitaristes portés par la démocratie et le socialisme, en acceptant la dimension tragique de la vie et de l'histoire plutôt que les promesses du progrès si chères aux XIXe siècle, le fascisme s'est voulu porteur d'une nouvelle conception de l'homme et de la société.
Né dans une large mesure de la Grande Guerre, il a été l'œuvre d'une minorité agissante, prête à l'action violente pour sauver le pays jugé en danger de mort. Issu d'une réaction contre le péril révolutionnaire qui ménaçait l'Italie d'après-guerre, le fascisme se définit aussi par son hostilité au communisme, attitude largement partagée dans l'Europe du temps.
L'étude de la naissance du fascime nous permet de revenir sur le destin d'une forme politique qui a incontestablement marqué le XXe siècle européen et qui en résume les espérances d'alors : celles de la révolution sociale et de la nation triomphante.

Histoire de la guerre d'Espagne. Avec Dominique Venner et Philippe Conrad chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


(0)
740 Vues
0 commentaire
04.06.2003

Cette émission entend dépasser le romanesque, le mythe, la légende et les préjugés pour offrir une vision objective des faits. Aux manipulations et tergiversations si fréquentes, il était opportun de répondre par une vérité équitable et subtile.
C'est le but que se fixent les différents intervenants en essayant de comprendre l'épisode de la guerre d'Espagne dans toute sa complexité.

Emission du "Libre Journal de Serge de Beketch".

Le néolibéralisme. Avec Serge Audier sur France Culture.


(0)
648 Vues
0 commentaire
17.09.2009

Pour beaucoup, le néolibéralisme constitue le phénomème majeur de notre temps. C'est lui qui donnerait la clé de la crise économique et financière, des nouvelles formes de management, ou encore de la "privatisation du monde". Il est pourtant difficile d'y voir clair à travers cette notion. Le néolibéralisme, est-ce le "laisser-faire" ou bien l'avènement d'un Etat fort au service de la concurrence ? S'agit-il d'un modèle hyper-individualiste et libertaire, ou bien d'un nouveau conservatisme normalisateur ?
Pour s'y retrouver, Serge Audier nous propose une généalogie internationale des idées néolibérales depuis les années 1930, à travers ces moments que furent le Colloque Walter Lippmann (1938) et la société du Mont Pèlerin (1947). Il montre comment la crise du libéralisme, après le Krach de Wall Street, a entraîné des révisions et des réaffirmations doctrinales visant à sauver les idées libérales. Mais, loin de toute vision complotiste et linéaire, il soutient aussi que la redéfinition du libéralisme a fait l'objet de conflits féroces entre ceux que l'on appellera les "néolibéraux".
Sur cette base sont établies des distinctions historiques et conceptuelles entre des mouvements que l'on confond trop souvent : le conservatisme, le néo-conservatisme, le libertarisme et le néo-libéralisme.
Alors que la "droitisation" de l'Europe semble aujourd'hui en marche, une telle mise en perspective permet de mieux déchiffrer la crise de légitimité du capitalisme et les réponses politiques qui lui sont données.

Emission "Les nouveaux chemins de la connaissance".