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Le 28 mars 1979, les États-Unis connaissent l'accident nucléaire le plus important de leur histoire. Avant Tchernobyl, avant Fukushima, un problème pourtant commun dans cette installation nucléaire de Pennsylvanie et l'enchaînement des erreurs humaines donnent un avant-goût du pire.
Pendant trois jours, l'Amérique retient son souffle dans une course contre la montre pendant laquelle techniciens et ingénieurs naviguent à vue. Et si. Et si la chaleur avait été plus conséquente, et si l'évacuation des plus fragiles n'avait pas été ordonnée, et si le cœur du réacteur avait fusionné ?
Histoire et uchronie ne font pas bon ménage, mais analyser la catastrophe nucléaire de Three Mile Island, c'est comprendre celles qui suivent. C'est aussi mesurer l'évolution de l'opinion face au miracle de l'atome des années 1960.
Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.


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Depuis vingt ans, Pièces et main d'œuvre (PMO) ont publié une quinzaine de livres. Pour tout écologiste attaché à la nature et à la liberté, leur travail est aussi important que passionnant.
Pour PMO "la technocratie est la classe du savoir, de l'avoir et du pouvoir produite par le capitalisme industriel pour révolutionner constamment les produits, services et moyens de la puissance". Et "le transhumanisme est l'idéologie de la technocratie à l'ère des technologies convergentes, et à l'avènement du règne machinal".
Mais pour bien comprendre tout cela, il faut du temps. Au cours de 19 épisodes, nous faisons connaissance avec PMO, avec leur méthode de travail. Nous faisons également plusieurs voyages dans le temps, dans l'histoire de l'industrialisation de Grenoble, celle de la volonté de puissance, de l'eugénisme, du transhumanisme, de "l'emballement des technologies convergentes nous mènant au règne machinal et à l'incarcération de l'homme-machine dans le monde-machine".
Prenons notre temps, il y a beaucoup à explorer ensemble.


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"Anders" comme "autrement". Le philosophe allemand Günther Stern -de son vrai nom- cherche par ce faux patronyme à annoncer une pensée critique qui s'inquiète des enjeux techniques, écologiques et politiques de son temps. Élève d'Heidegger, premier époux d'Hannah Arendt et cousin de Walter Benjamin, Günther Anders (1902-1992) est un philosophe méconnu au cœur du XXe siècle. Il nous laisse une œuvre importante, traversant les grands enjeux de son temps, qui se trouvent être aussi les nôtres.
Quelle morale face à la catastrophe écologique à venir et que devons-nous aux générations futures ? Que faire du nucléaire ? Comment ne pas nous laisser dominer par l'accélération du progrès technique ? Tant de sujets qu'il est aujourd'hui urgent d'affronter et pour lesquels la pensée de Günther Anders nous fournit une aide unique et précieuse.


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Sans attendre son entrée en fonction, le 20 janvier 2025, Donald Trump a déjà indiqué que déjà son futur gouvernement, Elon Musk sera en charge d'une commission spéciale sur l'efficacité gouvernementale. Sa mission, tailler à la hache dans les dépenses publiques... Un rôle de "cost killer" pour lequel l'homme le plus rich du monde dispose d'une solide expérience.
Pour évoquer le futur probable de cette nouvelle configuration, notamment en ce qui concerne les ressources énergétiques, l'ingénieur et président du Shift Project Jean-Marc Jancovici échange avec Philippe Bihouix, ingénieur spécialiste des ressources non renouvelables et promoteur des Low-tech.
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C'est en compagnie de Jean-Marc Jancovici, ingénieur et spécialiste des énergies, que l'on revient sur la montée de l'extrême droite en Europe et les causes profondes, notamment énergétiques, qui donnent sens aux grandes tendances politiques en Europe et aux Etats-Unis.
- 0'00'00 : En préambule
- 0'01'30 : Teaser
- 0'02'20 : Début de conversation !
- 0'04'00 : Les conférences de Janco
- 0'08'30 : @thegreatsimplification
- 0'11'00 : Le conflit de nos pensées sur le système
- 0'15'50 : Accepter de ne pas forcer
- 0'21'00 : L'avantage de court-terme
- 0'23'00 : Le déterminisme géographique
- 0'26'00 : Les USA en déclin
- 0'28'31 : Le revenu des ménages et la production industrielle
- 0'32'00 : Le cordon sanitaire belge et la montée de l'extrême-droite
- 0'33'50 : Décrue du pétrole dans l'OCDE
- 0'35'30 : Y a-t-il encore de la croissance ?!
- 0'38'00 : Gestion des ressources et transformation
- 0'41'50 : Payer pour ne pas toucher aux ressources ?
- 0'43'00 : Le Pétrole de Schiste
- 0'44'00 : L'économie est un système physique ayant besoin d'énergie
- 0'48'00 : Sortez les sortants
- 0'52'55 : Marine Le Pen, enfant du carbone
- 1'00'16 : La culture et le sens
- 1'03'00 : Pic ou pas pic du Pétrole ?
- 1'08'15 : Transition, possible ou impossible ?
- 1'16'35 : Débat sur le solaire l'éolien et les défis liés à la transition énergétique
- 1'23'58 : L'énergie nucléaire
- 1'31'46 : Conclusion
- 1'37'08 : Jean-Marc en Politique ?


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Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C’est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l'accommodation intégrale, l' "élément humain" encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de "rebondir" à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l'origine de son bonheur, l'assujettissant ainsi à sa condition de survivant.
À la fois idéologie de l'adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l'une des nombreuses impostures solutionnistes de notre époque.
La contridution de Thierry Ribault, fruit d'un travail théorique et d'une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l'accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part à sa critique.
La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d'une ignorance organisée. Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vie insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d'un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite.
Autant d'impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre la résilience.
Émission "Offensive sonore".


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Comprendre les enjeux énergétiques globaux est l'objet du travail récent de Maxime Amblard, ingénieur d'études en physique des réacteur nucléaires, qui introduit ici, entre abondance et pénuries, aux grands choix énergétique que la France, comme les autres nations, devra faire pour maintenir sa liberté de décision sur son avenir ainsi qu'un niveau de vie décent pour sa population.
Une étude nécessaire pour comprendre la problématique énergétique aujourd'hui, afin de mener le combat de la souveraineté énergétique.


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Dans un monde néolibéral où tous les coups sont permis, la France n'a plus d'alliés, seulement des concurrents ; sur tous les terrains, ses positions sont contestées. Et Emmanuel Macron semble perdu, lui qui avait pourtant promis de restaurer l' "autonomie stratégique" du pays et de "relocaliser" ses industries. Nos élites se sont progressivement vendues aux plus offrants, au point qu'elles sont sous l'emprise d'intérêts étrangers, parfois contradictoires.
Airbus, Alstom, Areva, EDF : les industries stratégiques françaises sont au coeur d'une guerre économique brutale face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, où les batailles se gagnent à coups d'interventions de barbouzes, d'avocats et de banquiers d'affaires. Parasité par des réseaux français qui se court-circuitent ou qui jouent le jeu d'autres puissances par intérêt personnel, la France se montre incapable de se défendre contre ses "alliés", qui ont pourtant ouvertement déterré la hache de guerre.
Un travail riche en révélations sur les scandales diplomatiques récents (Pegasus, crise des sous-marins en Australie, etc.) et sur les principaux acteurs qui en tirent les ficelles.