Antonin Artaud (1896-1948), né de son oeuvre. Avec Françoise Buisson, Henri Meschonnic, Jean-Michel Rey, Christian Bobin, Serge Pey et Michel Boccara sur France Culture.


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23.03.1995

Prophète, poète, auteur de théâtre d'avant-garde, mystique, comédien, drogué, interné, Antonin Artaud est d'abord un grand écrivain, "né de ses œuvres", et un penseur. Son œuvre, si souvent occultée par le personnage Artaud dont les comportements bizarres, la folie et la dégradation physique spectaculaire à la fin de sa vie fascinent, est comme rejeté de sa vie, ce qui rappelle cette étrange soirée donnée par ses amis à son bénéfice, à laquelle il fut interdit d'entrée. Ce soir là, il rôda seul autour d'un théâtre rempli en son honneur...
Ici, l'on ne parle pas de sa folie, ni de son besoin de drogue, ni de sa théorie sur le théâtre. Si la légende enténèbre l'œuvre, la rendant parfois incompréhensible, Artaud est-il illisible pour autant ?
Par-delà la littérature, par la voix, le cri, le chantonnement, la présence physique, le dessin, son écriture est une traversée du corps qui l'a conduit à aller au delà du verbe. Car Antonin Artaud tente en permanence de dépasser sa souffrance.
À deux reprises, il partit voyager, au Mexique et en Irlande, dans une quête mystique complexe. Il fut interné à son retour d'Irlande en 1937 jusqu'en 1946, deux ans avant sa mort.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Marion Thiba et Jean Couturier.

François Villon (1431-1463). Avec Jean-Paul Bourre sur Radio Ici et Maintenant.


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03.10.2013

S'il est un mystère dans l'histoire de la littérature, c'est celui du poète appelé pour la postérité François Villon. Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet "écolier" de génie, né l'année où Jeanne d'Arc, "la bonne Lorraine", a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit "la conscience de soi" dans nos lettres ?
C'est à ce paradoxe unique - un poète dont on ignore jusqu'à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre - que s'attelle Jean-Paul Bourre. L'occasion de visiter avec lui le cimetière des Innocents, de s'interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L'occasion surtout de comprendre la destinée d'un homme qui n'a cessé d'inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Pour Guillaume Faye. Avec Robert Steuckers et Pascal Lassalle sur Méridien Zéro.


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10.2019

Dans cette émission, deux anciens "complices" reviennent sur les quarante années de combat métapolitique menées par ce véritable esprit-fusée que fut Guillaume Faye.
Plus qu'un retour sur un parcours marquant, c'est un véritable hommage que rendent Robert Steuckers et Pascal Lassalle à celui qui fut, dès le début, le trublion de la Nouvelle Droite. L'occasion également de rétablir quelques vérités...

Émission "La Méridienne", animée par Jean-Louis Roumégace.

Nikos Kazantzakis : le regard crétois. Avec Richard-Pierre Guiraudou sur France Culture.


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01.08.1974

Nikos Kazantzaki est un homme non seulement attaché à son île natale, la Crète, mais également éternel voyageur et créateur, qui nous a légué une œuvre littéraire complexe.
Cette émission nous brosse le portrait de l'un des écrivains européens les plus importants du XXe siècle, auteur notamment de Alexis Zorba et La dernière tentation du Christ.
Poète, érudit et homme d'action engagé dans son temps, il n'aura suivi qu'une seule boussole tout au long de sa vie : la liberté.

René Goscinny. Avec Patrick Gaumer pour WebCampus64.


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06.11.2009

René Goscinny est l'un des auteurs français les plus lus au monde. À elles seules, les aventures d'Astérix le Gaulois, traduites en de multiples langues et dialectes, représentent près de 370 millions d'albums vendus !
René Goscinny était un homme tout le temps drôle. Dans ses écrits, dans ses propos. Ce n'était cependant pas un boute-en-train au sens habituel du terme. Toujours élégant, bouillonnant de l'envie de créer, il était courtois et, en même temps, très réservé.
Pendant lontemps, il aura tiré le diable par la queue et puis, aux abords de la quarantaine, il est devenu un auteur comblé et, enfin, un homme de bonheurs (sa femme, sa fille). Ensuite, trop vite, comme ces ballons sur lesquels il aimait tirer dans les fêtes foraines, son coeur a explosé. Il est mort à 51 ans, le 5 novembre 1977.
Pratiquant un art rare, dénué de méchanceté, de vulgarité, tout de légèreté et de précision, René Goscinny a été un immense scénariste de bande dessinée, un génie de l'écriture. Il a aussi été en 1959 le cofondateur (avec Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo) du journal Pilote où est née la bande dessinée que nous lisons encore aujourd'hui. De Bretécher à Bilal, en passant par Gotlib, Cabu, Tardi, Morris, Mézières, Druillet, Fred, Lob, Giraud, Christin, Pétillon, Sempé, Reiser, F'murrr, Lauzieret bien d'autres.
C'est la trajectoire de ce gentleman pudique, drôle, fragile et mystérieux que nous raconte Patrick Gaumer.

Ernst Jünger : le Soldat du Front, le Rebelle, l'Anarque. Avec Isabelle Grazioli-Rozet et François Poncet chez Alain de Benoist sur TV Libertés.


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03.2020

Né en 1895, mort en 1998 à quelques semaines de son 103ème anniversaire, Ernst Jünger a traversé le XXe siècle comme un météore. Aussi célèbre en France qu'en Allemagne, son œuvre d'écrivain et d'essayiste lui a permis d'illustrer des "idéaltypes" aussi différents que celui du Soldat du Front (Orages d'acier), du Travailleur, du Rebelle (avec le thème du "recours aux forêts") et de l'Anarque (Eumeswil).
Pour en parler, Alain de Benoist reçoit, dans ce nouveau numéro des "Idées à l'endroit", deux spécialistes de sa vie et de son œuvre : Isabelle Grazioli-Rozet, maître de conférences à l'Université de Lyon, et le germaniste François Poncet, traducteur de plusieurs ouvrages de Jünger.

Les métamorphoses contemporaines de Dieu. Avec Jean-François Colosimo sur KTOTV.


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12.03.2020

Éditeur chevronné (il est l'actuel directeur de la maison d'édition le Cerf et ancien président du Centre national du livre), documentariste, essayiste de talent, catholique converti à l'orthodoxie, Jean-François Colosimo a développé une oeuvre d'historien et de philosophe des religions.
Il nous raconte ici comment son parcours l'a amené à s'intéresser particulièrement aux métamorphoses contemporaines de Dieu en revenant longuement sur son livre La Religion française (Le Cerf, 2020).

Émission "Conversations philosophiques", animée par François Huguenin.

Robespierre, la fabrication d'un monstre. Avec Jean-Clément Martin pour Les voix de l'histoire.


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01.2017

Le parti pris de la nouvelle biographie que Jean-Clément Martin a consacrée à Robespierre –qui fait sa valeur et son originalité– est le refus revendiqué de toute approche psychologisante, de tout affect et de tout sensationnalisme. L'on voit ainsi évoluer l'homme parmi ses pairs et ses rivaux, dont beaucoup ont partagé avec lui les mêmes expériences : une enfance difficile, une adolescence studieuse et une réussite sociale, mondaine et littéraire précoce.
A travers ses multiples et successives prises de position politiques, y compris celles qui paraissent mineures, on comprend qu'il s'exprime en réponse aux Danton, Marat, Pétion, Saint-Just, Fabre d'Eglantine, Camille Desmoulins, Hébert, Collot d'Herbois, dans un jeu de bascule permanent, sans pouvoir exercer une quelconque magistrature suprême. Lorsqu'il paraît enfin pouvoir y accéder, il est condamné hors la loi par ses collègues, le 9 thermidor 1794.
Chacun le sait, aucune artère parisienne ne porte le nom de Robespierre, passé à la postérité comme l'archétype du monstre. Sans l'absoudre de rien, sans l'accabler non plus, Jean-Clément Martin explique que cette réputation a été fabriquée par les thermidoriens qui, après l'avoir abattu, voulurent se dédouaner de leur recours à la violence d'Etat : les 10 et 11 thermidor, qui voient l'exécution de Robespierre, de Couthon, de Saint-Just et de près de cent autres, servent en réalité à dénoncer "l'Incorruptible" comme le seul responsable de la "Terreur". Cette accusation a réécrit l'histoire de la Révolution et s'impose encore à nous.
En historien, Jean-Clément Martin démonte les mythes et la légende noire pour retrouver l'homme. Une démonstration sans faille pour un livre éminemment politique.