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Docteur en science politique et historien des idées, David Bisson propose une lecture politique et philosophique de l'œuvre de Pier Paolo Pasolini. À travers les différentes périodes de la vie et de l'intellectuel Italien, il revient sur son rapport au monde moderne, au sacré et au christianisme, mais aussi sur sa critique du développement du capitalisme et des transformations profondes de son pays.
De son parcours intellectuel à sa réflexion sur le sacré païen et chrétien, en passant par la figure christique, les Évangiles et l'émergence d'un "sacré de la modernité", David Bisson cherche à comprendre la pensée d'un auteur qui n'a cessé d'interroger les bouleversements de son époque.
- 0'00'00 : Introduction
- 0'01'26 : Politique de Pasolini
- 0'04'07 : L'insurrection des âmes
- 0'05'46 : L'importance de l’âme
- 0'06'51 : Pasolini contre le monde moderne
- 0'08'07 : Première période : 1922-1949
- 0'13'18 : Deuxième période : 1949-1968
- 0'18'38 : Troisième période : 1968-1975
- 0'22'53 : Pasolini et le sacré
- 0'27'30 : Le sacré païen
- 0'38'03 : Le sacré chrétien
- 0'39'22 : La figure christique
- 0'41'18 : Le christianisme politique
- 0'42'52 : Les Évangiles
- 0'44'46 : Le sacré de la modernité
- 0'47'07 : Le développement du capitalisme
- 0'49'03 : Le capitalisme et le contre-sacré
- 0'54'11 : Conclusion : l'insurrection des âmes



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Dans son livre Kolkhoze (P.O.L, 2025), Emmanuel Carrère nous offre un récit foisonnant et palpitant qui fait revivre ses aïeux, qui rend compte de la tragédie ukrainienne, de l'effondrement moral de la Russie, de la situation en Géorgie, et qui dresse un portrait aimant, admiratif, mais aussi sévère de l'académicienne Hélène Carrère d’Encausse, disparue en 2023, sa mère.
Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.


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Essayiste, romancière, nouvelliste, mémorialiste, Doris Lessing, prix Nobel 2007, n'hésite pas à mêler les genres et les registres, du réalisme au fantastique, et sa vie, à l'image de son œuvre prolifique, est marquée par de multiples engagements. Des Nouvelles africaines au Carnet d'or, l'écriture autobiographique déborde d'ailleurs les écrits revendiqués comme tels, Doris Lessing faisant à travers son œuvre le récit de sa vie.
"Conteuse épique de l'expérience féminine", elle l'est aussi de toutes les injustices : son œuvre reflète ses multiples engagements, un temps communiste, singulière féministe, Prix Nobel tardif, Doris Lessing étant avant tout une humaniste.
Émission "La Compagnie des auteurs", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.

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Au lendemain de la déroute électorale des Faisceaux de Combat aux élections législatives de novembre 1919, Benito Mussolini envisage résolument d'abandonner la politique. L'individualiste nomade, "l'aventurier de tous les chemins" n'aurait, en définitive, pas sa place dans les joutes électorales d'un parlementarisme qu'il n'a, au fond, jamais cessé de haïr.
Avec Avant qu'il ne devînt le duce, Emilio Gentile nous fait découvrir un homme méconnu, le Mussolini pré-fasciste et primo-fasciste. Instituteur socialiste étouffant dans le cadre provincial romagnol, journaliste républicain, francophile et jacobin, militant socialiste maximaliste, celui qui n'est pas encore le duce est avant tout un esprit enfiévré convaincu qu'il ne trouvera la paix qu'en remodelant destin de l'Italie, du monde ouvrier, et de l'Europe.
Une ambition qui le mènera à d'innombrables revirements et recompositions politiques, et non des moindres !
Émission "La Méridienne", animée par Pascal Lassalle, Arnaud Naudin et Wilsdorf.
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Tout au long de son oeuvre, René Guénon a dressé la cartographie la plus rigoureuse et la plus minutieuse des espaces physique et psychique contemporains.
Rien d'étonnant à cela, dès lors qu'il les a représentés à l'échelle immuable de la métaphysique et de l'esprit. Très peu d'abstractions, d’ailleurs, dans ses descriptions et analyses, mais une limpide et sereine exposition des causes et des conséquences du désastre que nous sommes plus ou moins fermement invités à considérer comme une avancée ou un progrès.
Nouvel ordre mondial et mondialisation, uniformisation, chaos social, individualisme, dégénérescence de la monnaie, etc.: très tôt, il a tout vu venir et il a tout décrit, non par grâce divine ou don de clairvoyance, mais par la seule connaissance des principes — notamment cosmologiques — qui régissent la manifestation.
Ainsi se déploie devant nos yeux la ténébreuse fresque du Kali Yuga, jusqu'à la touche la plus actuelle qui parachève l'expression des possibilités les plus inférieures, donc les plus infernales du cycle.
D’évidence, nous vivons "la fin d'un monde" qui, assure pourtant Guénon, "n'est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d'une illusion". Ce qui n'est pas illusoire, en effet, c'est l'Être, "ce qui est, et qui ne peut pas ne pas être, ni être autre que ce qu'il est". Or, l'Être implique tout aussi sûrement la "rénovation totale" que les hommes fidèles à la Tradition préparent, depuis l' "Abomination de la désolation".
- 0'00'00 : René Guénon, écrivain français né à Blois
- 0'07'47 : Fréquentation des milieux occultistes
- 0'13'13 : Rapprochement avec les intellectuels catholiques
- 0'23'11 : Initiation à l'hindouisme non-dualiste
- 0'33'14 : Rupture avec les milieux catholiques
- 0'41'00 : La contemplation hors de l'action politique
- 0'43'30 : Cohérence de la pensée de Guénon
- 0'46'45 : Les cycles cosmologiques selon les Védas
- 0'53'10 : Fracture du Moyen Âge occidental
- 0'58'50 : Critique du progrès et de l'égalitarisme
- 1'13'35 : Déménagement en Égypte
- 1'17'10 : Installation de Guénon dans l'islam
- 1'28'20 : Correspondance avec l'intelligentsia européenne
- 1'32'46 : La crise du monde moderne
- 2'36'35 : Le règne de la quantité et les signes des temps


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Durant dix-neuf ans, de 1923 à sa mort en 1942, Louis Soutter conçut une œuvre inimitable dans un état de transe créatrice dû aux jeûnes et à de longues marches dans le Jura vaudois. Mis sous tutelle par sa famille pour excentricité, cet artiste cultivé, ancien premier violon de l'Orchestre philharmonique de Genève, est devenu un des peintres suisses marquants du XXe siècle.
Émission "L'horloge de sable", animée par Christian Ciocca.


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Darwin n'a jamais prôné la loi du plus fort, ni justifié la domination sociale par la nature. Son œuvre développe au contraire une réflexion sur la naissance de la civilisation et sur la façon dont la sélection naturelle a engendré des comportements coopératifs, moraux et altruistes.
Directeur de l'Institut Charles Darwin International, philosophe, linguiste, historien des sciences, Patrick Tort nous invite à revisiter la véritable portée du darwinisme, loin des contresens qui l'ont transformé en idéologie sociale. Il analyse notamment comment le "darwinisme social" a dévoyé la pensée du naturaliste anglais, et montre que comprendre ce contresens est essentiel pour repenser notre rapport à la science, à l'éthique et à la société.




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Et si les manuels scolaires ne vous avaient raconté qu'une partie de la vérité ? Derrière les grands récits du XXe siècle – guerres, alliances, révolutions – se cachent des coulisses troubles, des manipulations, des trahisons et des secrets d'État qui ont façonné notre monde bien plus que les discours officiels.
L'historien Éric Branca lève le voile sur certains de ces épisodes méconnus, où diplomatie, services secrets et intérêts géopolitiques ont joué un jeu bien plus dangereux qu'on ne l'imagine.
De la CIA sabotant la France en Algérie aux attentats sous faux drapeau de l'OTAN, des plans cachés du Plan Marshall aux réseaux d'influence de Mitterrand, cette série d'émissions explore les zones grises où se sont décidés les destins de la France et de l'Europe.
Grâce aux archives déclassifiées et aux témoignages des acteurs directs, servi par une analyse implacable, Éric Branca nous plonge dans les rouages obscurs du pouvoir, là où se trament les guerres, se négocient les trahisons et s'écrit, souvent dans le sang et à l'abri des regards, l'Histoire avec un grand H.