Effondrement démographique et stérilisation des sociétés complexes. Avec Laurent Ozon pour Géopolitique profonde.


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24.11.2023

L'évolution démographique globale de l’humanité s’est longtemps caractérisée par une forte natalité et une forte mortalité. La transition démographique s'est engagée chez les populations européennes d’abord, puis chez d'autres, progressivement.
Cette transition démographique est-elle en train de devenir une implosion démographique ? Les sociétés complexes sont-elles structurellement stériles ?
Parmi les causes avancées pour expliquer l'effondrement de la démographie, le facteur environnemental reste largement ignoré ou relativisé par les médias et le monde politique. Un désintérêt que l'on peut trouver, pour le moins, suspect.

Israël, l'agonie d'une démocratie. Avec Charles Enderlin à l'Institut de Recherche et d'études Méditerannée/Moyen-Orient.


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14.10.2023

Que dirait aujourd'hui Hannah Arendt en apprenant que Benjamin Netanyahu a créé une agence gouvernementale de "l'identité nationale juive" ? Dès 1951, elle alertait des dangers qui guettaient l'État-nation Israël à sa création : "Cette solution de la question juive n'avait réussi qu'à produire une nouvelle catégorie de réfugiés, les Arabes accroissant ainsi le nombre des apatrides et des sans-droits de quelque 700'000 à 800'000 personnes."
Dans le contexte difficile lié à l'actualité tragique du conflit israélo-palestinien, Charles Enderlin analyse la situation politique actuelle israélienne et les dangers qui pèsent sur la démocratie du pays.

Histoire de la Russie. Avec Robert Steuckers pour le Centre d'Études Euro-Russes.


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18.11.2023

Quiconque connaît l'histoire de la Russie sait que l'État russe était organisée sous différentes formes. De l'arrivée des Varègues et du règne de Rurik, la Russie est ensuite passée au tsarisme, avec les Romanov aux commandes. En 1917 commençaient les préparatifs de la fondation de l'Union soviétique jusqu'à une période plus "démocratique" depuis 1991.
L'historien, traducteur et spécialiste de géopolitique Robert Steuckers revient sur l'histoire longue de la Russie et souligne l'importance des fleuves russes et son rôle de puissance conservatrice qui fait office de contrepoids à la thalassocratie anglo-saxonne.

La démocratie disciplinée par la dette. Avec Benjamin Lemoine sur Fréquence Paris Plurielle.


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19.05.2022

La dette est devenue un outil de gouvernement de la démocratie. Si la crise sanitaire a ouvert une brèche dans les politiques qui lui sont liées, celle-ci risque vite de se refermer. Il est donc indispensable de s'armer pour bien argumenter face à ceux qui ne rêvent que de revenir à l'austérité.
Les institutions publiques de la dette et de la monnaie (Trésor et Banque centrale) opèrent aujourd'hui comme une usine à garantie de l'industrie financière privée. Mais émettre une dette qui puisse satisfaire l'appétit des investisseurs mondiaux n'est pas sans risque pour la démocratie et s'accompagne de contreparties sociales, économiques et politiques qui sont négociées, à l'ombre de la vie politique, sur les scènes marchandes d'attestation du crédit.
Le débat public se limite à une pédagogie rudimentaire : il faut payer la facture de la pandémie et, pour rembourser la dette, consentir à des sacrifices : travailler plus, augmenter les impôts sur la consommation (et non sur la fortune), renoncer à des services publics et des droits sociaux.
Pour les pouvoirs publics, il faut "cantonner" le potentiel subversif de cette crise sans précédent. Réduite à un événement exceptionnel et exogène au capitalisme financier, la pandémie serait une parenthèse circonscrite qu'il conviendrait de refermer au plus vite sans tirer aucune leçon structurelle, avant de "retourner à la normale" d'un marché qui sert de garde-fou aux États sociaux et discipline les peuples dépensiers.


Émission "Les Oreilles loin du Front".

Être parent en temps de crise. Avec Marie-Estelle Dupont au Cercle Aristote.


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06.11.2023

Le covid a fait irruption dans nos vies alors que nous nous croyions hors d'atteinte et mis à l'abri de tout grâce à la technologie. Le 16 mars 2020, en quelques heures, le monde s'est arrêté. Les repères ont vacillé. Le contrôle de nos existences nous a échappé. L'urgence est devenue la norme, et l'exception, la règle.
Une autre maladie est apparue. Celle de la peur. Faisant de nos enfants les variables d'ajustement des obstacles rencontrés par la société. Nous tous, parents, avons réagi avec nos propres histoires, nos systèmes de valeurs, nos croyances et nos craintes.
Comment nos enfants, petits et grands, ont-ils vécu cette période ? Quel impact sur leur santé mentale et leur construction de futurs adultes ? Comment rester des parents incarnés et debout, et leur offrir un espace pour penser, vivre et aimer ?
Ce n'est que maintenant que la société commence à réaliser que nombre d'enfants et de jeunes adultes présentent une souffrance psychique. Marie-Estelle Dupont dresse un bilan de la santé mentale de la jeunesse et livre un éclairage sur ce qui a rendu possible la négation de leurs besoins élémentaires.

Sur Arnold Gehlen. Avec Benjamin Demeslay sur Radio Courtoisie.


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01.05.2023

Arnold Gehlen, né le 29 janvier 1904 à Leipzig et décédé le 30 janvier 1976 à Hambourg, est un philosophe, sociologue et anthropologue allemand.
Fondateur de l'anthropologie philosophique, sa réflexion porte sur l'homme en tant qu' "animal inachevé" (Nietzsche) mais "ouvert au monde".
Considéré comme le principal représentant de la pensée conservatrice en Allemagne après 1945, ainsi que comme l'un des intellectuels conservateurs les plus importants du XXe siècle, son œuvre commence seulement à être traduite en français.
Benjamin Demeslay se propose de nous y introduire.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

La question gazière en Mediterranée et l'influence turque. Avec Olivier Delorme au Cercle Aristote.


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23.10.2023

Quels sont les enjeux économiques et régionaux de l'exploitation du gaz entre Chypre, l'Egypte, Israël et le Liban face à la Turquie, en Méditerranée ?
Les dernières découvertes de ressources gazières relancent de vieilles tensions géopolitiques autour de la délimitation des frontières maritimes, tout en suscitant de nouvelles alliances et des espoirs de profits...

Le mécanisme des journées révolutionnaires. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


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2021

Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de "journées" au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force.
De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale.
Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, l'historien Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

Emission du "Libre Journal des amitiés françaises", animée par Thierry Delcourt.

Les idées religieuses du romantisme : autour de Paul Benichou. Avec Alexandre de Vitry au Collège de France.


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19.05.2016

On ne manque jamais de rendre hommage aux ouvrages de Paul Bénichou quand on s'aventure sur son terrain, celui de la religiosité romantique et de la sacralisation de l'écrivain. Cependant, cet intérêt semble plus thématique que scientifique. On mentionne Bénichou comme par réflexe, car il constitue la référence incontournable sur ce type de sujets, mais on commente rarement la teneur exacte de ses livres, ses prises de position, comme si quelque chose dans la manière de procéder du célèbre critique embarrassait la recherche actuelle.
Il n'est pas si aisé de formuler les raisons de cette réticence, la méthode de Bénichou pouvant elle-même difficilement se définir de manière univoque. Alexandre de Vitry part donc de ce flou de départ, inhérent au travail de Bénichou, pour mieux comprendre ce qui a pu faire la spécificité de sa critique-fleuve, tant dans sa méthode que dans ses implications idéologiques.

Le monde arabe est-il condamné au sous-développement ? Avec Youssef Hindi et Rachid Achachi sur Ondes De Chocs TV.


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11.2023

De l'empire Ottoman à partir du XVIe siècle jusqu'à l'hégémonie américaine contemporaine en passant par les colonialismes britanniques et français, le monde arabe n'arrive toujours pas à retrouver son autonomie stratégique en s'érigeant en pôle géopolitique majeure. Et ce, malgré des richesses autant naturelles qu'humaines incommensurables.
Les facteurs de blocage sont-ils d'ordre historiques ? culturels ? religieux ? idéologiques ?

Révolutionnaire et dandy, la vie trépidante de Miguel Almereyda. Avec Anne Steiner à la Bibliothèque Associative de Malakoff.


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29.10.2021

Premier sur la liste des "principaux révolutionnaires de Paris" dressée en 1911 par les services de la Sûreté, Miguel Almereyda, né Eugène Bonaventure Vigo, a connu la prison dès ses 16 ans. Anarchiste puis blanquiste, on le retrouve au cœur de toutes les mobilisations politiques de la "Belle Époque". Maniant la titraille comme de la dynamite, il fait de La Guerre sociale le journal subversif le plus lu de son temps. À la tête de la Jeune Garde, il boute les Camelots du roi, milice de l'Action française, hors du Quartier latin où ils semaient la terreur. Puis, après bien des désillusions, il se convertit au réformisme et crée en 1913 Le Bonnet rouge, favorable au rapprochement entre socialistes et radicaux. Abandonné par ses anciens amis qui ne lui pardonnent ni son évolution politique, ni son élégance flamboyante, il n'échappe pas à la haine de ses vieux ennemis, les nationalistes antisémites de l'Action française. Arrêté le 6 août 1917, il meurt huit jours après à la prison de Fresnes dans des conditions mystérieuses. Il a 34 ans et laisse orphelin un fils de 12 ans, le futur cinéaste Jean Vigo.
Anne Steiner nous fait le récit, vivant et enlevé, de cette extraordinaire trajectoire. Un récit qui nous fait pénétrer dans des univers aussi infâmes que les prisons pour enfants ou aussi exaltants que ceux de la presse militante alors vigoureusement réprimée, et nous plonge dans les affrontements entre anarchistes, socialistes et syndicalistes révolutionnaires dont la Grande guerre sera le chant du cygne.

Pourquoi Marx a-t-il eu besoin de Spinoza ? Avec Franck Fischbach à la Maison des Sciences de l'Homme.


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26.05.2023

Par la lecture conjointe de Marx et de Spinoza, Franck fischbach se propose d'explorer les ressources offertes par la thèse, partagée par les deux philosophes, selon laquelle les hommes doivent être compris comme des "parties de la nature" (partes naturae, Teile der Natur) : peut alors être considéré comme ressort fondamental de l'aliénation tout procédé théorique et tout dispositif pratique aboutissant à la séparation des hommes et de la nature, à l'abstraction du sujet hors du monde objectif, à la formalisation de la raison indépendamment de ses contenus.
Marx et Spinoza ont en commun d'avoir vu, en amont de toute Dialectique de la raison (et en ouvrant la voie qui y menait), que ces procédés et ces dispositifs d'abstraction du sujet et de subjectivation de la raison, instaurés initialement en vue d'assurer la maîtrise des hommes sur la nature et du sujet sur l'objectivité, devaient se renverser en leur contraire et engendrer un sujet impuissant parce que dominé par ce dont il s'est lui-même séparé.