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"Ce n’est pas une ultime résistance du religieux que l’on constate, ni même son retour triomphal, car il ne s’en était pas allé, mais sa recomposition dans la langue et les couleurs d’une nouvelle mythologie…" affirme Raphael Liogier dans ses enquêtes auprès de ceux qu’il appelle les "croyants post-industriels", sortes de "touristes de la foi et de l’être qui se cherchent perpétuellement dans les expériences de l’altérité."
Qui sont ces hypermodernes ? Quelles sont les nouvelles formes des spiritualités globales nées de la mondialisation des échanges, a fortiori religieux ?


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John Adams, deuxième Président des États-Unis affirmait il y a quelques siècles : "Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une Nation, l’une par l’épée, l’autre par la dette", quelques décennies plus tard, Lénine faisait une prédiction : "Les capitalistes nous vendront jusqu’à la corde pour les faire pendre".
Ces deux hommes sont morts depuis longtemps mais leurs propos sont d’une brûlante actualité car les dettes publiques et privées minent les économies occidentales qui sont désormais sous la pression de leur principal créancier : la Chine. Le dernier parti communiste d’importance, le Parti communiste chinois, n’est-il pas en passe de réaliser la prophétie de Lénine, les multinationales, notamment anglo-saxonnes, ayant vendu la corde pour nous pendre ? Multinationales et financiers ont dicté leurs règles à des États de plus en plus faibles.
Les inégalités éclatent, et avec elles, les risques de désintégration sociale. Comment éviter cette catastrophe qui se dessine de plus en plus clairement ? Comment empêcher cette seconde globalisation de connaître le même sort que la première, qui s’est brisée un jour d’août 1914 ?


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Le symbole de Nicée comprend la formule : "J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir". Le symbole des Apôtres parle de "la résurrection de la chair".
Après avoir exposé les principales anthropologies rencontrées au sein du christianisme (matérialiste, dualiste, constitutionnaliste, fonctionnaliste, illémorphisme, animaliste, quadridimensionaliste, irréaliste psychique et nihiliste) et leur rapport à la doctrine de la résurrection, Roger Pouivet tâche d’expliquer, dans le cadre des approches illémorphiste (St Thomas d'Aquin) et animaliste, comment une personne, en tant que réalité singulière, peut ressusciter.


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Comment considérer notre vieille Europe ?
Au travers de l'Union Européenne ? Considérére comme une bonne fée et un gage de survie pour nos peuples et notre culture par les uns, elle est vue comme l'incarnation du monstre totalitaire technochratique par les autres.
L'Europe : entité abstraite allant à l’encontre de l’inaltérable ligne bleue des Vosges ou espoir d’un Empire de l’Atlantique à Vladivostok ?


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L’Histoire a-t-elle un sens ? L’antiquité gréco-latine n’en concevait aucun. L’antiquité sémitique, les judéo-hellénismes et christianismes ont chacun proposé le leur, lequel a servi de motif à nombre de conflits. Les idéaux des Lumières, avec leur conviction d’un progrès continu dans la marche d’une humanité globalisée, puis les communismes et le national-socialisme ont renouvelé les propositions d’un sens de l’Histoire à accomplir.
Du monde antique pour lequel le destin des cités se forgeait à force de courage et de ténacité, jusqu’au laisser-faire du Grand Marché auto-régulateur des économies modernes, il y a des impensés à l’oeuvre dans les représentations collectives de l’Histoire.
Jean-François Gautier souligne combien la compréhension d’un temps historique, avec ses inconnues, diffère de celle d’un sens de l’Histoire, bardé de certitudes ou d’espérances.