L’opposition juive au sionisme. Avec Yakov Rabkin pour l'Agence Info Libre.


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21.05.2014

Beaucoup a été écrit sur la question sioniste, mais bien peu d’auteurs francophones ont exploré la question de l’antisionisme juif, question semble-t-il taboue pour la communauté juive française.
Le professeur Yakov Rabkin est à l’origine du livre intitulé "Au nom de la Torah ; Histoire de l’opposition juive au sionisme". Ce premier opus jette les bases de son ouvrage paru il y a maintenant quelques mois, "Comprendre l’Etat d’Israël", qui aborde la question israélienne au travers de "l‘idéologie, la religion, et la société".
L'Agence Info Libre a donc posé quelques questions à Yakov Rabkin lors de son passage à Paris, à l’occasion de la présentation de son livre.
Un document qui regorge d’informations essentielles à la compréhension de l’idéologie sioniste et de son avatar national l’Etat d’Israël.

L'histoire est-elle politisée au point de devenir incorrecte ? Avec Jean Sévillia sur Canal Académie.


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12.2011

Jean Sévillia nous expliquent les choix, les motivations et la méthode de travail qui ont mené à la rédaction de son dernier livre.
Il nous apprend pourquoi son combat se résume principalement à lutter contre trois travers communs à un grand nombres de nos historiens actuels : l’anachronisme, le manichéisme et l’esprit réducteur.
Puisse son travail servir à ceux qui n'étudient le passé qu'à l’aune du présent – et des bons sentiments dont ils se prévalent !

Comprendre l'Etat d'Israël. Avec Yakov Rabkin et Richard Wagman pour l'Agence Info Libre.


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22.05.2014

Comme il fait régulièrement la "Une" des journaux, l'État d'Israël nous semble familier : une démocratie à l'occidentale armée jusqu'aux dents au cœur d'un Proche-Orient hostile, protégé par les Etats-Unis et opprimant le peuple palestinien.
Mais qu'en est-il vraiment ? Comprendre l'État d'Israël et ses fondements, voilà ce à quoi nous invite l'historien Yakov Rabkin, en remontant aux origines du sionisme, socle idéologique sur lequel repose ce pays.
Le portrait qui en ressort est celui d'un État sans frontières. Yakov Rabkin retrace les origines d'Israël et en explicite la nature en replaçant sa naissance dans son contexte historique.
Partant de ce que nous enseigne la tradition juive à propos de la Terre Sainte, l'auteur montre de quelle façon le sionisme ayant présidé à la création d'Israël marque une rupture profonde dans l'histoire juive, ayant suscité de vives critiques au sein des communautés juives.
Au-delà de la légitimité toujours contestée de l'État d'Israël, c'est aussi toute la question identitaire juive qu'aborde l'auteur.
Le message délivré par Yakov Rabkin apporte un vent de fraîcheur à l'abondante littérature déjà produite sur le sujet : rappeler les faits, mettre ou remettre à l'ordre du jour des aspects de l'histoire oubliés, c'est aussi inviter les citoyens à participer aux grands débats qui touchent Israël et les communautés juives à travers le monde. Et comprendre ce paradoxe qui veut que le territoire sur lequel les juifs sont aujourd'hui le moins en sécurité est celui sur lequel a été fondé un pays devant leur garantir cette sécurité.

Marxisme et romantisme. Avec Michael Löwy aux "Espaces Marx" à Paris.


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15.10.2011

Le romantisme peut être défini -dans les termes marxistes- comme une révolte contre le capitalisme, faite au nom de valeurs pré-capitalistes (destruction de la qualité par la quantité).
Cette tendance s'est souvent intégrée au mouvement révolutionnaire.
Est-il pour autant possible d'adjoindre les visions du mondes marxistes et romantiques sans friction ? Un romantisme révolutionnaire dénué d'ambiguïté est-il envisageable ?

L'évolution de la littérature et la figure de l'écrivain. Avec Philippe de Saint Robert au Cercle Aristote.


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2009

Que doit-on penser aujourd'hui de la littérature ? Dans quel état se trouve-t-elle ?
Que pouvons-nous attendre des écrivains ?
En un temps où la médiocrité fait loi, il est nécessaire de s'interroger sur le devenir de cet art littéraire qui, hier encore, faisait la gloire de la nation française.

La laïcité falsifiée. Avec Jean Bauberot à Bruxelles.


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28.01.2013

Classiquement considérée comme un des principaux marqueurs de la gauche, la laïcité aurait-elle viré à droite, voire à l'extrême droite ? La question se pose depuis le "débat sur la laïcité" de l'UMP et les références répétées de Marine Le Pen à la séparation de la religion et de l'État.
Comment réfuter cette dérive ? Protester contre la "stigmatisation" des musulmans qui est souvent le vrai motif de cette nouvelle posture "laïque" ne suffit pas, car cette "nouvelle laïcité" de droite se pare de valeurs partagées comme la démocratie, l'égalité des sexes et la liberté d'expression.
Il est donc urgent d'analyser, point par point, comment la laïcité peut être ainsi falsifiée et pourquoi on lui fait dire aussi facilement le contraire de son message fondateur et émancipateur.

La conférence est organisée par les associations "Bruxelles-Laïque" et "Tayush".

Statut et rôle des intellectuels en France. Avec Bernard Valade et Philippe Nemo sur Radio Courtoisie.


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12.05.2014

Comment comprendre le statut et rôle des intellectuels dans l'histoire française récente ?
Bernard Valade, secondé par Philippe Nemo, nous montre en quoi cette figure de l'intellectuel en France est particulière, et comment les intellectuels se sont illustrés durant des périodes très différentes.

Achever Clausewitz. Avec René Girard à l'espace Bernanos, à Paris.


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17.10.2007

Observateur des campagnes napoléoniennes, Clausewitz a compris la nature de la guerre moderne : les termes de "duel", d'"action réciproque" ou de "montée aux extrêmes" désignent un mécanisme implacable, qui s'est depuis imposé comme l'unique loi de l'histoire.
Loin de contenir la violence, la politique court derrière la guerre : les moyens guerriers sont devenus des fins.
René Girard fait de Clausewitz le témoin fasciné d'une accélération de l'histoire. Hanté par le conflit franco-allemand, ce stratège éclaire, mieux qu'aucun autre, le mouvement qui va détruire l'Europe.
"Achever Clausewitz", c'est lever un tabou : celui qui nous empêchait de voir que l'apocalypse a commencé. Car la violence des hommes, échappant à tout contrôle, menace aujourd'hui la planète entière.

Le livre est présenté sous forme d'un entretien conduit par Benoît Chantre.

La mort du chevalier de La Barre : encore un mensonge ? Avec Marion Sigaut à Abbeville.


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19.07.2014

Le chevalier de La Barre fut-il un martyr des anticléricaux, ou bien leur victime ?
Des mensonges de Voltaire aux contrevérités de Laurent Joffrin et des "libres-penseurs", retour sur un drame du XVIIIème siècle à travers cette conférence de Marion Sigaut.

Le libéralisme économique et la logique philosophique libérale. Avec Alain Soral à Lyon.


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08.04.2011

Comment comprendre l'apparente contradiction entre les critiques menées par les libéraux "authentiques" au système étatiste français (fiscalité écrasante, bureaucratie envahissante), et la dénonciation par beaucoup -dans la lignée du travail de Michéa- de la logique libérale toujours plus prégnante (marchandisation totale du vivant, extension infinie des droits individuels) ?
Une dépassement dialectique de la question est nécessaire, et Alain Soral nous en propose une interprétation.

La chasse aux sorcières et l’Inquisition. Avec Marion Sigaut à Toulouse.


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08.11.2013

Marion Sigaut s'attelle une nouvelle fois à démysthifier l'histoire en s'attaquant à l'épisode de la chasse au sorcières et à la séquence inquisitoriale, deux événement souvent (volontairement?) couplés et utilisés pour discréditer l'ancien régime et la foi catholique.
La conférencière nous rappelle d’entrée qu’elle n’est pas une spécialiste du Moyen Âge, et précise qu’elle vient rendre compte des recherches et des travaux réalisés par d’autres historiens parmi lesquels :
 - Norman Cohn pour son livre "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge" édité chez Payot
 - Robert Mandrou pour son livre "Magistrats et sorcier en France au XVIIe siècle" édité chez Seuil
 - Jean Delumeau pour son livre "Le catholicisme entre Luther et Voltaire" co-écrit avec Monique Cottret, édité chez Puf

Max Weber, la cage d'acier du capitalisme. Avec Michael Löwy sur France Culture.


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03.03.2014

De Max Weber, l’un des fondateurs de la sociologie moderne, le 21ème siècle a retenu quelques formules : la cage d’acier, allégorie de la civilisation capitaliste industrielle moderne, qui désigne l’enfermement de la liberté individuelle au sein de structures impersonnelles gouvernées par le règne du calcul ; l’idéal-type, outil méthodologique nécessaire qui immobiliserait la pensée dans l’abstraction ; et l’opposition entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité. Weber serait ainsi le Karl Marx de la bourgeoisie et le penseur du désenchantement du monde, qui aurait sacrifié l’idéal révolutionnaire sur l’autel du pessimisme critique.
Mais Weber est avant tout le penseur des tensions et des ambivalences. La cage d’acier est autant le fruit de la rationalité que de l’irrationalité, l’idéal-type est avant tout, selon ses propres termes, un moyen de penser "la réalité de la vie", et bien loin de s’opposer, l’éthique de responsabilité et l’éthique de conviction doivent se penser ensemble pour obtenir les conditions d’une action politique digne de ce nom.
Avec Weber, la sociologie doit avant tout se garder d’être normative, et penser les corrélations entre le matériel et le spirituel en termes d’affinités électives. Un concept n’est rien sans la prise en compte du contexte et de la subjectivité, de la culture et des passions qui animent chaque individu.
Dans cette émission, c'est Michaël Lowy qui vient évoquer le texte le plus connu du sociologue, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme.