"Robespierre et la République sociale", d'Albert Mathiez. Avec Florence Gauthier et Yannick Bosc pour les Editions Critiques.


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04.2018

Universitaires et spécialistes de la la Révolution française, Yannick Bosc et Florence Gauthier présentent le travail que l'historien Albert Mathiez a consacré à Robespierre et dans lequel il s'attache à saisir les liens étroits qui unissent le révolutionnaire à la démocratie, et confèrent à sa politique une portée universelle. Car l'Incorruptible fondait ses paroles et ses actes sur le mouvement populaire et oeuvrait à l’avènement d’une république sociale.
Nous découvrons aussi comment l’héritage politique de Robespierre fut une source d’inspiration majeure des mouvements socialistes tout au long du XIXe siècle.

L'histoire peut-elle servir à la réconciliation sociale ? Avec Jean-Clément Martin à la Librairie Jean Calvin d'Alès.


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12.03.2013

L'Histoire est régulièrement invoquée pour développer l'esprit civique, fonder les communautés et donner du sens à la vie des nations qu'elle étudie.
Pourtant à quoi sert-elle, lorsqu'elle analyse les conflits et les guerres, surtout quand elles sont civiles ? Souvent présentée comme le récit tenu par les vainqueurs, ce qui la disqualifierait d'office, elle est aussi confrontée au devoir de mémoire, qui accentuerait son incapacité à être autre chose qu'un discours partisan, nourri des luttes, voire des haines. La simple constatation que les "leçons de l’histoire" n’ont jamais empêché le retour du pire ajoute à la suspicion.
Il faut pourtant faire de l'histoire, mais avec d'autres objectifs. En utilisant essentiellement les conflagrations nées pendant la Révolution française dans tout le pays et surtout dans l'Ouest français, Jean-Clément Martin nous propose une réflexion sur la nécessité de clarifier et d'exposer les cadres d'un affrontement, les mémoires qui en sont nées, les dynamiques qui lui sont liées. Il s'agit moins de chercher un consensus impossible, même chez des générations fort éloignées des individus concernés, mais plutôt de proposer les conditions d'un récit à plusieurs voix, pour que le passé puisse passer, au risque des désaccords et des remises en cause des romans collectifs acceptés. L'Histoire n’a plus besoin de revendiquer une ambition morale ou sociale pour trouver une place efficace, alors que la planète semble menacée d'un aplatissement des histoires locales, régionales ou nationales, et que la "fin de l'histoire" a même été affirmée. En dénommant les ruptures, en dépliant les événements, l'histoire vise alors à rappeler les responsabilités de tous les acteurs, dans l'épisode initial comme dans les rappels mémoriels, pour redonner du sens aux liens qui durent et aux implications qui demeurent souhaitables et nécessaires.

Sade aujourd'hui. Avec Annie Le Brun à l'Ecole des Arts Déco de Paris.


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27.11.2014

Longtemps clandestine, l'œuvre de Donatien Alphonse François de Sade (1740-1814) est plus que jamais scandaleuse : en balayant avec violence les préjugés moraux, elle remet en cause l'ordre même des choses et nous confronte à un néant ténébreux, vertigineux.
Annie Le Brun, poète, essayiste, inspiratrice et commissaire de l'exposition Sade. Attaquer le soleil du musée d'Orsay, met ici en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain.

L'industrialisation du capitalisme. Avec Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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2018

La "révolution industrielle" n’a pas été un progrès technique socialement neutre, mais une restructuration capitaliste du procès de production, laquelle visait à une intensification de l’exploitation et à une destruction de l’organisation artisanale du travail.
Cette contre-histoire de l’industrialisation capitaliste en Angleterre et en France (1780-1860) nous est racontée par Armel Campagne, historien et auteur du récent Le Capitalocène. Aux racines historiques du dérèglement climatique.
Les sujets abordés dans le cadre de ce nouvel épisode de "Sortir du capitalisme" sont :
 - une histoire de l’industrialisation anglaise comme restructuration capitaliste du procès de production et comme lutte de classe (et non comme "progrès" technique socialement neutre)
 - une démonstration du caractère non-capitaliste de l’économie d’Ancien Régime
 - une analyse marxienne des bris de machines
 - une histoire de l’industrialisation capitaliste en France comme modernisation de rattrapage sous impulsion étatique
 - et une histoire de 1848 comme moment fondateur de l’antisémitisme et de la xénophobie en France

André Chénier (1762-1794). Avec Arlette Farge, Raymond Jean, Daniel Arasse et Françoise Kermina sur France Culture.


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09.06.1994

Dans un XVIIIe siècle qui ne s'est généralement pas illustré par ses dons poétiques, André Chénier, à la suite des nouveaux élégiaques dont particulièrement Évariste de Parny, est celui qui marque de la façon la plus éclatante la renaissance de la tradition poétique française. Largement inspiré de la poésie ancienne et surtout de l'antique poésie grecque, André Chénier sait en renouveler largement les thèmes dans le même temps qu'il y introduit un sens du rythme de la musique qui rendent vite son oeuvre incomparable.
Contrairement à son image de légende, Chénier ne s'est pourtant pas contenté de révinventer la poésie bucolique et sentimentale. Plongé dans l'histoire de son temps, il prend très vite parti en faveur de la Révolution française. Acteur de celle-ci, fervent Républicain, il condamne pourtant les excès de la terreur et se range délibérément du côté des Républicains modérés. C'est ainsi qu'il écrit une ode à Charlotte Corday après l'assassinat de Marat, le chef des enragés, et qu'il se retrouve en prison, appelé à comparaître devant le tribunal révolutionnaire qui le condamne à mort. Chénier sera guillotiné deux jours à peine avant la chute de Robespierre.
Il reste aujourd'hui une oeuvre qui demeure en grande partie à redécouvrir, particulièrement sa poésie révolutionnaire qui, au-delà de la Jeune captive, développe dans les "Iambes" les thèmes de la fraternité et de la tolérance universelle...

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Marie-Christine Navarro.

Histoire de l'agriculture capitaliste en France. Avec Armel Campagne et William sur Radio Libertaire.


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2018

L'agriculture capitaliste en France a été en bonne partie, historiquement, une agriculture "paysanne" familiale.
La majorité des agriculteurs français ont certes été des victimes du processus d'intégration de l'agriculture au capitalisme des années 1880 à nos jours, mais cela n'empêche pas leur rôle de base électorale et de défenseurs de la bourgeoisie française (en 1848, en 1871 et en 1914), leur accompagnement parfois enthousiaste de l'intégration de l'agriculture française au capitalisme (au cours des années 1950-1960) et l'exploitation de leurs femmes et de leurs enfants.
Si une minorité d'agriculteurs s'est opposée à l'intégration toujours supérieure de l'agriculture française au capitalisme, de la révolte des vignerons de 1907 aux Paysans-travailleurs et leurs héritiers de la Confédération paysanne, elle n’est pas allée jusqu'au bout de la critique de l'agriculture capitaliste, c'est-à-dire de son caractère capitaliste même. Pour toutes ces raisons, on ne peut en rester à une critique de l'agro-business industriel, chimique, transgénique, néolibéral et de ses ravages, et faire une histoire de l’agriculture française comme l'éternelle résistance des paysans au capitalisme et à sa modernisation destructrice : il fallait donc faire une histoire complète (économique, sociale, politique) de l'agriculture capitaliste en France depuis son émergence au 18e siècle, sans idéalisation de l'agriculture "paysanne" familiale, et invitant ses fractions critiques à aller jusqu'au bout de leur critique "anti-capitaliste" : jusqu'à une remise en cause du capitalisme lui-même.

Émission "Sortir du capitalisme".

Joseph de Maistre, contempteur de la Révolution. Avec Marc Froidefont au Cercle de l'Aréopage.


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28.11.2016

Les écrits du contre-révolutionnaire Joseph de Maistre sont souvent assez mal connus et donnent lieu à toutes sortes d'interprétations. Car la pensée maistrienne, finalement assez proche de la doctrine des théologiens de l'époque, est un molinisme affirmé et consolidé par un recours constant aux Pères et aux Docteurs de l'Église, mais aussi à Origène, dont l'œuvre est souvent sollicitée par les théologiens de la fin du XVIIIe siècle.
Marc Froidefont nous invite à nous pencher sur la vie et l'oeuvre de celui dont la théologie est parfois présentée -à tort- comme un catholicisme teinté d'illuminisme, voire hétérodoxe.

Les anti-Lumières. Avec Robert Legros, Didier Masseau, Camille Riquier et Jean-Yves Pranchère sur France Culture.


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04.2017

Quels ont été les arguments développés à la fin du XVIIIe siècle pour combattre l'esprit des Lumières ? Qui les a portés et pourquoi ?
Dans un premier temps, Robert Legros se penche sur le romantisme qui fut une véritable révolution philosophique résidant dans le refus de l'universalisme, de l'humanisme abstrait et de l'autonomie individuelle, mais portant aussi une attention nouvelle au sensible et au corps.
La croyance est-elle opposée à la vérité, s'interroge ensuite Didier Masseau ? Les philosophes cherchent-ils à connaître ou à convaincre le plus grand monde ?
Camille Riquier poursuit l'exploration en nous invitant à étudier la richesse de la pensée de Péguy, lui dont la "conviction totale imposait le respect", selon Gide.
Enfin, c'est à un étonnant voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère que nous sommes conviés.
Retour, donc, sur les fondements philosophiques des critiques des illusions du progrès et de la célébration de la tradition par ces ceux qui rejetaient la Raison universelle et préféraient parier "sur l'obscurité comme force d'éclaircissement" (Annie Le Brun).