Joseph de Maistre. Avec Luc-Olivier d'Algange, Jean-Louis Darcel, Jean Luquet, Janine Lucet, Jacques de Maistre et Jean-Marc Vivenza sur France Culture.


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31.12.2000

Savoissien de naissance (sujet de la monarchie sarde), français de langue et de culture, russe de passeport, Joseph de Maistre est l'un des derniers grands européens. Soucieux de la plus vaste intelligibilité du monde et de l'histoire, il s'attache à déchiffrer les événements qu'il traverse comme autant d'énigmes providentielles. La Révolution française, qui envahit la Savoie, puis le Piémont, a fait de lui un exilé, puis un ambassadeur de son roi auprès du tsar dont il deviendra le conseiller officieux. À travers ses livres (Les Considérations sur la France, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, Du Pape) il propose une vision métahistorique des soubresauts de son temps, qui est encore le nôtre.
Catholique romain épris de liturgie byzantine, parfait connaisseur de la philosophie grecque et des antiquités hébraïques comme des auteurs des Lumières qui l'ont formé, ouvrier du renouveau spéculatif de la franc-maçonnerie et, par dessus tout, grand écrivain, salué comme tel par ses pairs, de Balzac à Baudelaire, et de Bloy à Valéry, Joseph de Maistre déjoue toutes les caricatures auxquelles on a prétendu le réduire.
Il est temps, alors qu'un patient travail de critique scientifique dégage son œuvre des préjugés qui l'entourent encore, de ne plus se priver de ce classique méconnu.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Philippe Barthelet et Jean-Claude Loiseau.

Napoléon, le plus bel héritage révolutionnaire de France ? Avec Alexandre Lacroix pour le Cercle Bayard.


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05.05.2021

A la fin de la révolution, Bonaparte concentre progressivement entre ses mains tous les pouvoirs durant le consulat (1799-1804). Il fait adopter la constitution de l'an VIII qui maintient la République mais fonde un régime exécutif fort : le gouvernement dirigé par le Premier Consul, Bonaparte. En 1804 il se fait proclamer "Empereur héréditaire des Français", sous le nom de Napoléon 1er. Avec la mise en place du Premier Empire, Napoléon concentre tous les pouvoirs.
Nous sommes donc passés d'un régime démocratique à un régime autoritaire entre 1799 et 1804. Ce passage s’est néanmoins fait de façon progressive, Napoléon s’inscrivant dans la continuité des Révolutionnaires Français pour asseoir la légitimité de son pouvoir.
Alors : Napoléon, continuateur ou fossoyeur de la Révolution ?

L'Exécution du Roi : victime(s) et juge(s). Avec Jean-Clément Martin pour la Nouvelle Action Royaliste.


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24.03.2021

Professeur émérite de l'université, grand spécialiste de l'histoire de la Révolution française, Jean-Clément Martin vient de publier un nouvel ouvrage portant sur l'exécution du roi.
La condamnation de Louis XVI à la peine de mort était alors un événement inconcevable pour les Français contemporains des premières années de la Révolution bien qu'il paraît aujourd'hui d'une logique implacable. Or Jean-Clément Martin montre que rien n'était acquis, même après le 10 Août 1792, et que le roi fut au centre de luttes féroces au sein de la Convention et entre la Convention et les sans-culottes, dans une nation en guerre.

La guerre de Succession d'Espagne. Avec Clément Oury sur Radio Courtoisie.


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08.04.2020

Le 1er novembre 1700 s'éteint le roi Charles II d'Espagne, souverain d'un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais. A la surprise générale, il désigne comme héritier le jeune Philippe, duc d'Anjou, petit-fils du Roi-Soleil. Cette décision arrime le royaume d'Espagne, immense mais à bout de souffle, à celui de France, première puissance du continent. Pour les autres Etats d'Europe, cette alliance est inacceptable. Le conflit qui s'ensuit représente la plus longue et la plus difficile épreuve du règne de Louis XIV.
La guerre de Succession d'Espagne oppose, de 1701 à 1714, les deux rois de la Maison de Bourbon à une vaste coalition dirigée par l'Angleterre, la Hollande et l'Empereur. La France dispose alors de la plus forte armée d'Europe, invaincue depuis plus d'un demi-siècle, et d'une direction stratégique unifiée. Elle va pourtant subir une série de désastres sans précédent face aux troupes alliées commandées par le duc de Marlborough et le prince Eugène de Savoie. La ceinture de fer érigée par Vauban est entamée, les frontières du royaume occupées.
C'est à l'étude de cette catastrophe que se consacre Clément Oury. Dans la lignée d'une histoire militaire renouvelée, il étudie la conduite des opérations depuis Versailles ou La Haye, dans les cabinets des ministres ou sur le champ de bataille. Il s'intéresse au quotidien du soldat comme à son expérience du combat ; aux souffrances des populations dans les zones de conflit ; aux réactions des opinions publiques qui, sidérées ou enthousiastes, voient s'effondrer l'image d'un Roi-Soleil invincible et menaçant. Il analyse enfin les ressorts de la résilience du royaume.
Alors que le désastre parait consommé, les dissensions entre Alliés permettent d'obtenir une paix de compromis. Celle-ci bouleverse l'agencement des pouvoirs en Europe, avec l'affirmation de la Grande-Bretagne et de la Maison d'Autriche. On ne craint plus que le royaume de Louis XIV ne prétende à l'hégémonie. Des décombres du conflit s'impose un principe diplomatique nouveau : l'équilibre des puissances.

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Turgot vs Necker, duel au sommet de l'Etat. Avec Antoine Lilti et Loïc Charles sur France Culture.


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02.06.2020

Direction l'Hôtel du Grand Contrôle à Versailles où résidaient les ministres des Finances de Louis XVI, au XVIIIe siècle. C'est là que se joue le match entre Jacques Turgot et Jacques Necker, le libéral et l'interventionniste… Tous les deux hommes des Lumières et hommes d'Etat, ils tentent, chacun à leur manière, d'endiguer le risque de banqueroute que coure alors le royaume de France.
Mais en quoi ces deux hommes incarnent-ils l'esprit des Lumières ? Sur quel fond exactement porte leur désaccord en matière d'économie ? Et comment expliquer qu'aucune de leur réforme ne parviendra à éviter la crise économique, l'un des déclencheurs de la Révolution de 1789 ?

Émission "Entendez-vous l'éco ?", animée par Tiphaine de Rocquigny.

La Révolution française : luttes de classes, de genres et décoloniales. Avec Caroline Fayolle sur Radio Libertaire.


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2020

C'est notamment à partir de Bourgeois et bras-nus. Guerre sociale durant la Révolution française (Libertalia, 2013) de Daniel Guérin et de Les Jacobins Noirs. Toussaint Louverture et la Révolution de Saint-Domingue (Amsterdam, 2017) de C. L. R. James que l'historienne Caroline Fayolle revient sur les luttes de classe, de genre et les enjeux de décolonisation en France et à Saint-Domingue (Haïti) entre 1789 et 1804.
Plusieurs points de vue qui, croisés, permettent de renouveller la vision que l'on peut avoir de la Révolution française.

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Saint-Just, l'archange de la Révolution. Avec Antoine Boulant sur Radio Courtoisie.


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30.04.2020

Guillotiné le 28 juillet 1794 à l'âge de vingt-six ans, en même temps que Robespierre, Louis-Antoine de Saint-Just a suscité la fascination de tous les historiens de la période révolutionnaire et inspiré de nombreux philosophes, artistes et écrivains.
Membre du Comité de salut public, auteur de rapports qui contribuèrent à bouleverser le cours de la Révolution, organisateur de la victoire aux armées, penseur des institutions républicaines et incarnation d'une Terreur fanatique, celui que Michelet surnommait l'archange de la mort a tout d'un personnage singulier.
Alors que sa dernière biographie a été publiée voici plus de trente ans, Antoine Boulant s'appuie sur les travaux les plus récents et de nombreuses sources d'archives pour brosser un portrait aussi rigoureux que nuancé de cet acteur de premier plan de l'histoire politique française.

Émission du "Libre Journal des chevau-légers", animée par Luc Le Garsmeur.

L'Eglise gallicane et la monarchie absolue. Avec Catherine Maire pour la Nouvelle Action Royaliste.


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09.12.2020

Chercheuse au CNRS, spécialiste de l'histoire religieuse de la France moderne, Catherine Maire avait publié en 1998 un ouvrage fondamental sur le jansénisme (De la cause de Dieu à la cause de la Nation, Gallimard). Elle a depuis élargi sa recherche dans un nouveau livre qui fait l'objet de cette rencontre sur la politique et la religion dans la France des Lumières.
À travers les grandes querelles sur le jansénisme, sur les biens ecclésiastiques, sur le statut des protestants et sur le rôle des jésuites, comment les relations entre l'Eglise et l'Etat se sont-elles nouées à la fin du "siècle de Louis XIV" et pendant le règne de Louis XV ? La politique religieuse de la monarchie, prise dans les tensions internes au gallicanisme, permet de saisir la genèse de la pensée des Lumières dans sa très riche complexité.