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Polonais, ardent communiste pendant la première moitié de sa vie et commissaire politique, il finit par émigrer et développe une critique passionnante de la post-modernité et de la "société liquide", qui demeure dans l'esprit d’un marxisme hétérodoxe.
Une conférence de l’Observatoire de la modernité.


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"Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s'annonce comme une immense accumulation de spectacles."
Debord détourne la première phrase du Capital, en remplaçant le terme de "marchandises" par celui de "spectacles". Il se rattache donc explicitement à la théorie marxienne de la valeur, et son concept de spectacle doit être compris comme un complément à l'analyse marxienne de la marchandise.
C'est en revenant sur les productions théorique et pratique de Guy Debord que Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol nous invitent à en rédécouvrir le caractère fondamentalement critique.


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Cette émission vise à faire l'histoire des résistances au travail, de "l'anti-travail" et des restructurations du procès de travail depuis les débuts de l'industrialisation.
Après avoir rappelé l'histoire de l’émergence du travail comme forme d'activité spécifiquement capitaliste,
Bruno Astarian revient longuement sur l'interprétation du luddisme comme moment de formation du mouvement ouvrier et sur les résistances au travail des ouvriers qualifiés au sein du syndicalisme de métier étasunien ou "révolutionnaire" français (Pouget) au tournant des 19ème-20ème siècles.
C'est ensuite sur les efforts des ingénieurs et des capitalistes destinés à contrer cette résistance au travail aux moyens du taylorisme (chronométrage, spécialisation, déqualification) et du fordisme (travail à la chaîne) que nous sommes invités à réfléchir.
Enfin, la dernière séquence de l'émission est consacrée au post-fordisme, procès de restructuration d'un capitalisme en crise, et aux mouvements actuels de résistance au travail au Bengladesh et en Chine. Les conditions d'une révolution mondiale anti-travail sont-elles enfin réunies ?
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.


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C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.


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L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.


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Pour Philippe Bihouix, ingénieur centralien, les scenarii d’avenir énergétiquement vertueux sont tous basés sur des déploiements industriels très ambitieux en matière d’énergie renouvelables.
Le problème, c’est le manque de disponibilité et de réserves de ressources en minerai et matières premières -l'épuisement des éléments- pour capter, convertir et exploiter les énergies renouvelables. Les énergies nouvelles ne sont donc pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe.
Quelles sont donc les solutions qui sont à notre portée ? Économiser, simplifier, recycler et relocaliser les activités économiques sont-elles les clés de notre avenir commun ?


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Fin 2012, la discussion d'un projet de loi qui prévoit l'ouverture du mariage à tous les couples et de la PMA à toutes les femmes divise l'opinion française. Dans la sphère écologiste et critique de la technique également, la question crée des lignes de fracture.
Mais, alors que les arguments en jeu portent sur la nécessité de poser des limites aux possibilités ouvertes par la technoscience et de ne pas lui abandonner la gestion de nos vies, le débat n'est-il pas tombé dans la défense d'un ordre social patriarcal et homophobe ? Et s'il était encore possible de dialoguer, en précisant nos griefs à l'encontre de la PMA ?
C'est un ensemble de techniques qui correspondent à des degrés de médicalisation différents, et dont toutes ne sont pas sujettes à une dérive eugéniste et marchande.
Chez les opposants comme chez les partisans, la confusion est de mise, avec des conséquences regrettables.
Émission "Offensive Sonore".