De la crise du capital au virtuel intégral. Avec Adrien Sajous chez E&R à Dijon.


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21.05.2017

Notre ennui est tel qu'il finit par devenir un nouveau marché solvable, une perspective de croissance. Car dans une société gouvernée par le capital, c’est bien de l’ennui que les jeux vidéo tirent leur attrait et leur profit.
Ainsi, le capital crée le remède, immédiat, mais chimérique, à la maladie qu’il a lui-même engendrée par le désenchantement du monde, sa soumission à l’économie, le délitement des solidarités naturelles, la concurrence acharnée et la solitude qui l’accompagne. Suivant sa nature profonde, il récupère tout, le digère et en extrait des produits ; le jeu vidéo n’échappe pas à cette loi.
Mais les jeux en ligne dont il est question dans cette conférence vont beaucoup plus loin : alors qu’ils semblent proposer une échappatoire à une réalité dont on n’arrive plus à se saisir, ils n’en sont que des avatars qui, par leur simplicité d’accès, le rétablissement de communautés et de rôles sociaux, donnent l’illusion de vivre.
Au cours de son voyage, le gamer découvrira les mêmes émotions et réalités sociologiques qu’in real life, celles derrière lesquelles il soupire, mais également celles dont il cherche à se soustraire : solidarité, stratégie de groupe, objectif commun, amitié peut-être, mais aussi trahison, volonté de domination, désignation d’un bouc émissaire, perversion. Et tout au bout, le vide.
Adrien Sajous, ancien gamer, titulaire d’un BTS industriel et d’une licence en Sciences humaines et sociales, développe une analyse entière et radicale du fonctionnement du virtuel à travers sa substance capitaliste, devenue à ses yeux nécessité.

Accéleration, une critique sociale du temps. Avec Hartmut Rosa à la Comédie du livre de Montpellier.


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29.05.2011

La vie moderne est une constante accélération. Jamais auparavant les moyens permettant de gagner du temps n'avaient atteint pareil niveau de développement, grâce aux technologies de production et de communication ; pourtant, jamais l'impression de manquer de temps n'a été si répandue.
Dans toutes les sociétés occidentales, les individus souffrent toujours plus du manque de temps et ont le sentiment de devoir courir toujours plus vite, non pas pour atteindre un objectif mais simplement pour rester sur place.
Hartmut Rosa examine les causes et les effets des processus d'accélération propres à la modernité, tout en élaborant une théorie critique de la temporalité dans la modernité tardive en reprennant notamment la question de l'aliénation à la lumière de la vie accélérée. Car sous la pression d'un rythme sans cesse accru, les individus font désormais face au monde sans pouvoir l'habiter et sans parvenir à se l'approprier.

Le spectacle comme illusion et comme réalité. Avec Gérard Briche au Parlement des Philosophes à Strasbourg.


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22.02.2007

La notion de "spectacle", dont les situationnistes ont fait leur concept critique le plus connu, est une notion équivoque. Sa banalité apparente a été pour beaucoup dans le fait qu’elle soit employée par nombre de coquins, qui s’autorisent de Guy Debord en toute inconscience ou en toute imposture.
Les propos de Gérard Briche ne sont pourtant pas de préciser la théorie situationniste du spectacle. Ils sont à la fois plus modeste et plus ambitieux. Modestes, car ils vont se limiter à situer le concept situationniste de spectacle. Ambitieux, car ils prétendent en montrer le développement en articulant l’analyse du spectacle à l’analyse de la marchandise.
Guy Debord a donné une consistance rigoureuse à la société du spectacle (désignée comme société spectaculaire-marchande, rappelons-le), mais il ne va pas au bout du chemin...

Une conférence prononcée lors du colloque "Dérives pour Guy Debord", organisé pour célébrer les 40 ans des "événements de Strasbourg".

Georg Lukács face à la destruction de la raison. Avec Aymeric Monville à la Librairie Tropiques.


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08.06.2017

En dépit des efforts des adeptes du "dévoilement de l'Être" heideggerien, l'oeuvre de Georg Lukács n'a pas été totalement occultée par le succès de celle de la métaphysique des Panzer-divisions (parmi les clercs de l'université française).
Grâce soit rendue aux éditions Delga -représentés ici par Aymeric Monville- pour le travail éditorial essentiel qu'elles ont réalisé ces dernières années et qui culmine aujourd'hui dans la publication du troisième volume de l'oeuvre que Lukacs a consacré à la lutte politique, sociale, philosophique et esthétique contre l'idéologie la plus prisée des élites bourgeoises occidentales depuis les années 30... avec les résultats que l'on sait.

La question de l'identité en politique. Avec Philippe Forget au Cercle Aristote.


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29.05.2017

Spartacus était-il obsédé par son identité ? Non, il luttait pour sa liberté. Maintenant, le bavardage politicien s'affole entre "conflits identitaires" et "crises identitaires", identités "heureuses" ou "malheureuses". C'est autour des thèmes de liberté et de souveraineté que s'est nouée l'histoire politique de l'Occident moderne ; et c'est au travers des figures renaissantes de leur culture que les nations ont affirmé leur caractère. De quoi alors l'obsession identitaire est-elle le signe quand elle s'empare du discours politique au détriment de la liberté et de la créativité ?
La réflexion de Philippe Forget nous permet de comprendre comment les bouleversements migratoires et le retour du pouvoir religieux affectent notre conscience de la liberté.
Mais plus profondément, autant derrière l'assignation à l'origine que derrière le culte oblatif de l'Autre, il décrypte une crise de la volonté. Pour qui n'attend plus rien du monde, reste l'unique négation de soi.
Les puissances prométhéennes de la liberté et de la créativité surmonteront-elles le nihilisme que révèle l'obsession identitaire ?

Notre attention est-elle une ressource limitée ? Avec Matthew B. Crawford sur France Culture.


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06.06.2016

Notre attention est devenue un bien monétisable - la publicité l’a bien compris. Face à ces sollicitations permanentes, mais aussi à l’explosion des possibilités d’objets d’attention, démultipliées par la technologie, notre capacité d’attention est-elle menacée ?
Alors que peu de penseurs ont tenté une définition de ce concept, le philosophe-mécanicien Matthew B. Crawford la considère à la fois comme une expérience de l’intime et un bien commun. Il nous propose dans Contact : pourquoi nous avons perdu le monde, et comment le retrouver de tenir une position médiane entre une attention qui ne soit ni un retrait complet du monde, ni une posture excessivement volontariste.

Emission "La Grande table", animée par Caroline Broué.

Hannah Arendt. Avec Bérénice Levet au Collège des Bernardins.


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08.10.2015

Philosophe, disciple de Husserl et de Heidegger, Hannah Arendt est d’abord connue en France pour Les Origines du totalitarisme, ouvrage majeur où elle remonte le fil de l’histoire de la modernité européenne et s’enquiert des éléments qui ont "cristallisé" pour aboutir au nazisme et au stalinisme. Elle s’impose désormais comme un penseur capital de la condition humaine.
Rebelle à tout étiquetage idéologique, elle sait penser ensemble l’aspiration au nouveau et le besoin de stabilité et de continuité historique.

Le Bac Philo. Avec Alain Soral pour Ni pute ni chômeur !


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06.2017

Dans ce 12e épisode de l'émission, l'intellectuel agitateur Alain Soral nous propose de révisez le baccalauréat !
Afin que les étudiants puissent se préparer, il improvise des réponses aux sujets de philosophie de l'année précédente...