Jean-François Mattéi et la crise de la culture. Avec Philippe Granarolo à la médiathèque d'Hyeres.


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18.03.2014

Jean-François Mattéi occupe une place de plus en plus marquante au sein de la philosophie française.
L'idée d'une crise de la culture est au centre de ses derniers ouvrages, et Philippe Granarolo se propose de mettre en débat ses affirmations.

Une histoire des résistances au travail et de l'anti-travail. Avec Bruno Astarian sur Radio Libertaire.


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2016

Cette émission vise à faire l'histoire des résistances au travail, de "l'anti-travail" et des restructurations du procès de travail depuis les débuts de l'industrialisation.
Après avoir rappelé l'histoire de l’émergence du travail comme forme d'activité spécifiquement capitaliste,
Bruno Astarian revient longuement sur l'interprétation du luddisme comme moment de formation du mouvement ouvrier et sur les résistances au travail des ouvriers qualifiés au sein du syndicalisme de métier étasunien ou "révolutionnaire" français (Pouget) au tournant des 19ème-20ème siècles.
C'est ensuite sur les efforts des ingénieurs et des capitalistes destinés à contrer cette résistance au travail aux moyens du taylorisme (chronométrage, spécialisation, déqualification) et du fordisme (travail à la chaîne) que nous sommes invités à réfléchir.
Enfin, la dernière séquence de l'émission est consacrée au post-fordisme, procès de restructuration d'un capitalisme en crise, et aux mouvements actuels de résistance au travail au Bengladesh et en Chine. Les conditions d'une révolution mondiale anti-travail sont-elles enfin réunies ?

Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.

Le projet Ars Industrialis. Avec Bernard Stiegler sur la RTS.


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06.2016

C'est à l'initiative de Bernard Stiegler que l'association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 en se présentant alors comme une "Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit".
Car à notre époque, la vie de l'esprit, selon les mots d'Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des industries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteur peut être défini comme celui des technologies de l’esprit.
À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c'est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposition centrale de former une écologie industrielle de l'esprit.
Retour sur la trajectoire et la dynamique Ars industrialis en compagnie de Bernard Stiegler et des nombreuses personnes qui se sont agrégées au projet.

Back to the USSR : le communisme soviétique comme voie autonome vers le capitalisme. Avec Anselm Jappe à Barcelone.


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02.03.2018

L'histoire de l'URSS peut aujourd'hui être comprise comme une "modernisation de rattrapage", c'est-à-dire l'introduction violente des mécanismes de base de la production de valeur dans un pays arriéré qui autrement n'aurait jamais pu devenir une partie autonome du marché mondial. Ce mode de production n'aura été qu'une variante de la société mondiale de la marchandise,
Car si l'URSS n'était pas "socialiste", cela n'était pas dû seulement à la dictature d'une couche de bureaucrates, comme l'affirmait la gauche anti-stalinienne. La véritable raison en était que les catégories centrales du capitalisme – marchandise, valeur, travail, argent – n'y étaient pas du tout abolies. On prétendait seulement les gérer "mieux", au "service des travailleurs".
Et lorsque l'URSS s'est effondrée, ce n'est pas une "alternative" au système capitaliste qui a disparu, mais le "maillon le plus faible" de ce système même.

Le mensonge de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix pour ThinkerView.


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11.01.2018

Pour Philippe Bihouix, ingénieur centralien, les scenarii d’avenir énergétiquement vertueux sont tous basés sur des déploiements industriels très ambitieux en matière d’énergie renouvelables.
Le problème, c’est le manque de disponibilité et de réserves de ressources en minerai et matières premières -l'épuisement des éléments- pour capter, convertir et exploiter les énergies renouvelables. Les énergies nouvelles ne sont donc pas la panacée : une énergie illimitée et propre est un mythe.
Quelles sont donc les solutions qui sont à notre portée ? Économiser, simplifier, recycler et relocaliser les activités économiques sont-elles les clés de notre avenir commun ?

Pour une critique émancipatrice de la PMA. Avec Aude Vidal sur Radio Libertaire.


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06.02.2015

Fin 2012, la discussion d'un projet de loi qui prévoit l'ouverture du mariage à tous les couples et de la PMA à toutes les femmes divise l'opinion française. Dans la sphère écologiste et critique de la technique également, la question crée des lignes de fracture.
Mais, alors que les arguments en jeu portent sur la nécessité de poser des limites aux possibilités ouvertes par la technoscience et de ne pas lui abandonner la gestion de nos vies, le débat n'est-il pas tombé dans la défense d'un ordre social patriarcal et homophobe ? Et s'il était encore possible de dialoguer, en précisant nos griefs à l'encontre de la PMA ?
C'est un ensemble de techniques qui correspondent à des degrés de médicalisation différents, et dont toutes ne sont pas sujettes à une dérive eugéniste et marchande.
Chez les opposants comme chez les partisans, la confusion est de mise, avec des conséquences regrettables.

Émission "Offensive Sonore".

La religion industrielle : une généalogie de l'entreprise. Avec Pierre Musso à l'Institut d'Administration des Entreprises de Metz.


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12.05.2017

L’industrie est une vision du monde. Avant d’être machinisme, elle est une grande machinerie intellectuelle. Nous vivons et nous croyons dans les "Révolutions industrielles" qui se multiplient depuis deux siècles.
Le travail de Pierre Musso porte un regard anthropologique et philosophique de l'Occident sur lui-même. Cet Occidental selfie met au jour sa puissante religion industrielle, jamais vue comme telle.
L’industrie absorbe tout. Elle fait tenir l’architecture culturelle de l’Occident. Car l’Occident a bien une religion. Il ne s’est produit aucune "sécularisation". La religion ne peut disparaître : elle se métamorphose. Avec la "Révolution industrielle", un "nouveau christianisme" technoscientifique a été formulé.
Pierre Musso donne à voir la naissance, dans la matrice chrétienne, d'une religion rationnelle qui est désormais notre croyance universelle. L'esprit industriel s'est emparé du plus grand mystère de l'Occident chrétien, celui de l'Incarnation, et l'a inscrit dans divers grands Corps pour transformer le monde : ceux du Christ, de la Nature, de l'Humanité et de l'Ordinateur.
Pierre Musso explore la généalogie de la religion industrielle et met en évidence trois bifurcations majeures institutionnalisées dans le monastère (XIe-XIIIe siècles), la manufacture (XVIIe-XVIIIe) puis l'usine (XIXe), avant de constituer l’entreprise (XXe-XXIe). Son élaboration s'est accomplie sur huit siècles pour atteindre son apogée avec la "Révolution managériale", la cybernétique et la numérisation.
La religion industrielle a produit un corpus philosophique, quelques bibles encyclopédiques, un puissant imaginaire et un grand théâtre usinier. Elle s'est construite à l'ombre de l'État et contre la religion politique, longtemps de façon souterraine. Désormais, l'Entreprise porte et exporte la religion industrielle alors que l'État voit sa symbolique politique se dilapider.

La domestication de l'homme par le management et le coaching. Avec Baptiste Rappin au Cercle de l'Aréopage.


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20.11.2017

Quel pan de notre vie, aujourd’hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d’échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d’en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés.
De ce point de vue, il s’avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Nous pouvons dès lors nous poser la question des liens unissant le management avec les techniques de contrôle : de quelle nature sont-ils ? À l'heure où la souffrance au travail semble toujours plus intimement liée aux techniques managériales de contrôle des employés, la question se révèle de première importance.