La Revolution française des années 60. Avec Antoine Compagnon et Jean-François Sirinelli sur France Culture.


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31.01.2026

Une révolution a eu lieu dans les années 60 du XXᵉ siècle. Pourquoi choisir 1966 plutôt que 1968 pour en comprendre la dynamique ?
Antoine Compagnon avance deux raisons à son choix. D'abord une raison personnelle, relevant de ce que Pierre Nora appelait "l'ego-histoire" : "C'est l'année où je me suis éveillé au monde, aux idées (...). C'est l'année où j'ai découvert la France." Mais surtout, 1966 lui apparaît comme "le début de cette seconde Révolution française". Selon lui, "la France a été en guerre entre 1914 et 1962" et ce n'est qu'après cette longue période que les choses commencent à changer. Il compare ainsi 1966 au "89 de la Révolution française", quand 1968 en serait "93, la véritable explosion"...
Jean-François Sirinelli partage ce diagnostic tout en l'élargissant. Pour l'historien, dès "le milieu des années 1960", la révolution est à l'œuvre, et 1968 agit avant tout comme "un accélérateur de particules historiques". Les ferments sont déjà là : télévision dans la moitié des foyers, transformations politiques issues du scrutin de 1965, rupture dans le monde intellectuel et premières avancées décisives pour les droits des femmes.

Émission "Répliques", animée par Alain Finkielkraut.

L'Enfant qui inquiète. Avec Alain Ehrenberg à la Librairie Ombres Blanches.


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26.12.2025

Qu'est-ce qui inquiète dans l'enfant qui inquiète ? Dans des sociétés individualistes, l'enfant est compris comme un individu spécifique et, s'il inquiète, c'est parce que son trouble, quel qu'il soit, empêche le processus de socialisation et l'accession à l'autonomie. Pour autant, cette autonomie, si prégnante dans les projets éducatifs et thérapeutiques, n'est jamais questionnée ou définie.

L'immaturité permanente. Avec Thomas Boussion sur ERFM.


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01.01.2026

Depuis quelques années, nous assistons à l'émergence d'une idéologie issue du gauchisme qui, sous prétexte de bienveillance, conduit à une volonté de destruction, d'effacement, de dénonciation de tout ce qui, dans nos sociétés, notre civilisation ou notre histoire, pourrait offenser des minorités éternellement désignées comme victimes. Cette idéologie, le wokisme, revêt ceux qui y adhèrent d'un manteau de pureté morale qui les place, dans la construction mentale qu'ils se font du monde, tout en haut de la hiérarchie : ils sont les "éveillés".
En réalité, cette idéologie fait des ravages au sein même de ses militants qui ne voient plus le monde que comme une série de rapports binaires et antagonistes, monde et civilisation dont ils sont issus et qu'ils haïssent. Mais qu’est-ce qui pousse vraiment ces chevaliers du bien à tant de violence contre tous ceux qui ne partagent pas leur vision, contre leurs ancêtres et finalement contre eux-mêmes ?
En réalité, ce mouvement s'inscrit dans un processus bien plus large et bien plus profond, un changement de paradigme qui affecte de plus en plus nos sociétés occidentales, un rapport au monde qui est celui de l'enfance, vue non pas comme un stade de l'évolution de l'individu, mais comme une matrice intellectuelle faite de catégories, de raisonnements et de valeurs, qui déterminent des choix, des actes ou encore des prises de position idéologiques.
Thomas Boussion se donne comme objectif de comprendre quelles sont les conséquences politiques de la persistance de cet état chez l'adulte, c'est à dire la manière dont une conception infantile de soi et du monde peut déterminer, au-delà des apparences et parfois à son insu, la place réelle d'un individu dans l'espace politique, en analysant le concept d'enfance, ses manifestations sur le plan sociétal et sur le plan psychologique, en décrivant la place qu'elle prend dans nos sociétés.

A-t-on perdu le désir de transmettre la vie ? Avec Olivier Rey pour Transmission.


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02.2026

Philosophe et mathématicien, Olivier Rey explore les raisons profondes du déclin de la natalité en Occident, interrogeant notre rapport à la vie, à la mort et à l’avenir.
Alors que l'humanité a toujours vécu dans la précarité, ce qui n'empêchait pas nos ancêtres de procréer, il semble qu'aujourd'hui, l'idée de maîtriser notre destin grâce au progrès s'effrite : les défis écologiques, les incertitudes économiques et une vision individualiste de la liberté rendent l'enfantement moins évident.
Comment la société moderne, obsédée par la survie et l'évitement des contraintes, en vient-elle à considérer l'enfant comme un frein plutôt qu'une source d'épanouissement ?

 - 0'00'00 : Pourquoi avoir écrit ce livre ? 
 - 0'01'49 : L'effondrement démographique qui vient
 - 0'09'30 : L'avenir sombre, ou incertain ?
 - 0'23'00 : Trop pauvres pour être parents, vraiment ? 
 - 0'26'43 : Le mode de vie individualiste
 - 0'33'19 : Plus de décès que de naissances
 - 0'36'52 : La quête de l'autonomie 
 - 0'43'41 : Les leçons du moment covidien
 - 0'49'00 : La sacralisation paradoxale de la vie 
 - 0'53'32 : La mentalité "survivaliste" 
 - 1'03'38 : Le désir d'immortalité
 - 1'11'19 : La société sans contact
 - 1'15'42 : Conseil de lecture d’Olivier Rey
 - 1'17'10 : Pourquoi lire ?

Dictionnaire de la pensée politique de droite. Avec Antoine Dresse sur Ego Non.


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2026

C'est un entreprise proprement pédagogique qu'Antoine Dresse entreprend en proposant une cartographie méthodique des notions, des figures et des controverses qui structurent la pensée politique de droite. Chaque entrée fonctionne comme une fiche claire et synthétique, où l'on croise Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville ou encore Carl Schmitt.
Objectif : définir, contextualiser, puis relier les concepts à des querelles contemporaines. Mais aussi montrer les continuités et les ruptures au sein de cette vaste galaxie intellectuelle, et mettre en scène les tension internes, entre conservatisme, libéralisme, souverainisme et identitarisme.
En rendant visibles les arguments, leurs limites et, plus que tout, leurs implications pratiques, Antoine Dresse encourage à la réflexion... avant de retourner à l'action.

La révolution culturelle de 1960-1990. Avec Jean-Pierre Le Goff pour le podcast Hérétiques.


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06.2024

Si les sociétés occidentales n'ont cessé d'évoluer au fil de leur histoire millénaire, la vitesse et l'ampleur des transformations qu'elles ont vécues au sortir de la seconde guerre mondiale sont sans précédent. Déferlements techniques, basculements sociaux, bouleversements idéologiques, métamorphoses des mœurs : comment penser ces mutations anthropologiques dont le "wokisme" et son ambition de rééducation populaire semble être l'ultime radicalisation ? Cette véritable révolution culturelle menée tambour battant et ses multiples implications n'ont toujours pas été pensées à leur juste mesure, civilisationnelle.
C'est ce à quoi se consacre depuis trente ans Jean-Pierre Le Goff, héritier de Claude Lefort et de Cornelius Castoriadis, sociologue et philosophe dont les multiples mais discrètes publications sur le monde du travail, la vie de village, l'héritage des années 60 ou la disparition de la Gauche, tentent de dresser le double portrait de cette France qui disparaît et de cette France qui advient.

La France disloquée : un fantasme de droite ? Avec Jérôme Fourquet et François Bégaudeau sur Quartier Général.


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19.12.2024

Directeur du département Opinion à l'IFOP et analyste politique, Jérôme Fourquet est l'auteur depuis 2019 de plusieurs essais parus qui ont fait date, parmi lesquels L'Archipel français, et Métamorphoses françaises. Ses analyses ont également inspiré la série La Fièvre, récent succès d'audience sur Canal+.
Le stade ultime de la déchristianisation a-t-il produit une France totalement disloquée, "archipelisée", selon le fameux concept de Fourquet ? Qu'est-ce qui nous unit encore ? Vivons-nous au contraire un retour de flammes réactionnaire ? La France est-elle en pleine droitisation ?
Autant de questions qui sont abordées au cours d'une discussion vive et passionnée avec François Bégaudeau.

Émission "L'Explication", animée par Aude Lancelin.

Comprendre l'effondrement. Avec Theodore Dalrymple pour les Editions Carmin.


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2024

Deux livres Anthony Daniels (alias Theodore Dalrymple) viennent d'être traduits en français aux éditions Carmin. D'abord Our Culture, What's Left of It (Culture du vide), qui traite de l'effondrement du niveau d'éducation et de culture en Angleterre, de l'art moderne et de la décadence esthétique pleine de bons sentiments d'une certaine élite. Puis Life at the bottom (Zone et châtiment), qui aborde la paupérisation de l'Angleterre, la destruction de la cellule familiale et les ravages des grandes idées d'une certaine élite progressiste.
L'occasion pour le public francophone de découvrir ce grand penseur conservateur contemporain en compagnie de son traducteur Radu Stoenescu.