Y-a-t-il une vérité ?, par Jean Daujat.


(0)
485 Vues
0 commentaire
1974

Y a-t-il une vérité certaine ? L'intelligence humaine peut-elle savoir ce qui est vrai ou faux ? Questions essentielles auxquelles cette série de cours a l'ambition de répondre en retournant aux vérités philosophiques fondamentales qui sont les principes directeurs de la vie individuelle. Il y a, en effet, contrairement à ce que pensent beaucoup de nos contemporains, des certitudes obtenues par l'expérience et le raisonnement et dont les conclusions peuvent être admises et comprises par tous.
Issu de dizaines d'années de pratique, cet enseignement suit un plan pédagogique en abordant la question de l'être, de l'objet de la connaissance et des limites de l'intelligence, des moyens d'action de l'homme et enfin des êtres immatériels, de la conscience et de l'existence de Dieu et de ce que nous pouvons connaître de lui sans faire appel à la révélation.
Jean Daujat n'écarte pas non plus le statut des vérités révélées. En effet, même la foi a besoin de l'intelligence. Elle présuppose que l'intelligence humaine qui va adhérer aux vérités révélées en les croyant vraies est une faculté de connaissance qui sait discerner le vrai du faux et reconnaître la vérité avec certitude.

Christianisme et Socialisme. Avec Camille Mordelynch sur Méridien Zéro.


(0)
334 Vues
0 commentaire
06.2021

Diplômée de philosophie et professeur de culture religieuse, Camille Mordelynch a travaillé sur les structures des premières communautés chrétiennes. Evoquant leur fonctionnement et leur capacité de rayonnement, elle cherche à démontrer l'influence de l'héritage chrétien dans les valeurs que le socialisme et le communisme convoquent.
Un travail qu'elle a synthétisé dans la brochure Le Christ contre l'avoir et qu'elle publie aux Editions des Livres Noirs.

Émission "La Méridienne", animée par Wilsdorf et Béluga.

Les contributions françaises à la naissance du socialisme et du communisme. Avec Stéphanie Roza à l'Université Permanente.


(0)
391 Vues
0 commentaire
18.01.2022

Les penseurs Français ont joué un rôle majeur dans la naissance du socialisme et du communisme, notamment ceux que l'on peut intégrer à la frange radicale des Lumières et qui entendait approfondir les avancées rationalistes et universalistes face à une réappropriation bourgeoise et hypocrite des progrès mis en oeuvre dans l'histoire.
Cette aspiration démocratie radicale s'est incarnée dans un certain élan de la Révolution française qui, tout en imaginant des solutions du côté de l'utopie, revendique aussi ses droits dans le réel.
Une étude historique bienvenue de la part de la philosophe Stéphanie Roza, qui nous rappelle la force et les acquis d'un héritage aujourd'hui trop facilement remis en question.

La Révolution française. Avec Henri Guillemin sur la RTBF.


(0)
1250 Vues
0 commentaire
1967

Henri Guillemin ne se contente pas, quant à la Révolution française de 1789, des versions officielles et convenues.
En 1789, on assiste à une révolution des gens de bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d'affaires d'accéder au pouvoir, quitte à le partager avec l'aristocratie dans le respect d'un certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe réellement des classes pauvres, du Quart Etat, restait à venir. Elle aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C'est donc de ces deux Révolutions françaises que traite ici Henri Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées reçues.

Le christianisme des origines. Avec Camille Mordelynch sur ERFM.


(0)
511 Vues
0 commentaire
08.05.2021

Le christianisme naissant, aux moyens des paroles et des actions de Jésus et des interprétations qui en suivront, repense les relations humaines en insufflant l'importance du souci de l'autre et du bien commun. Cette considération pour autrui, qui érige le primat du "nous" sur le "je", et qui est aussi une exigence salvifique pour l'entrée dans le royaume céleste, passe par l'absolutisation de l'amour qui trouve sa source dans celui de Dieu pour l'homme. Et cet amour, qui annonce le triomphe de l'Être, apparaît dans les premiers temps du christianisme comme antinomique avec l'Avoir.

Émission "Pourquoi tant de haine ?", animée par Monsieur K.

Du phénomène de la possessivité au droit de propriété. Avec Pierre Crétois pour Sciences-Po Nancy.


(0)
436 Vues
0 commentaire
01.12.2021

La philosophie sociale, approche aujourd'hui dominante en philosophie politique en France, se concentre sur des aspects systémiques de la société qui déterminent en grande partie la psychologie des individus. Cette approche structurante mérite d'être complétée par la psychologie politique, plus attentive à la complexité de la psychologie individuelle influençant la réception des composantes théoriques.
C'est dans cette optique que le philosophe Pierre Crétois remet sur le chantier sa grande généalogie de la propriété en s'interrogeant cette fois sur les raisons invoquées, souvent d'ordre anthropologique et psychologique, par les uns et les autres pour fonder l' "individualisme possessif" qui affirme comme essentielle au mode d’existence du sujet sa souveraineté sur le monde matériel.
Dès lors, l'idée que la propriété est un droit absolu et exclusif peut-elle être naturalisée ?

Une conférence qui s'intègre dans le séminaire "Psychologie politique : entre philosophie et passions", animée par Anna C. Zielinska.

Piketty, l'illusion d'une réforme du capitalisme. Avec Alain Bihr pour Espaces Marx.


(0)
626 Vues
0 commentaire
01.04.2021

Dans le premier chapitre du Capital, Marx caractérise l'économie vulgaire en ces termes : elle "se contente des apparences […] et se borne à élever pédantesquement en système et à proclamer comme vérités éternelles les illusions dont le bourgeois aime à peupler son monde à lui, le meilleur des mondes possibles". Et ce tout simplement parce qu'elle ne parvient pas ou renonce même à "pénétrer l'ensemble réel et intime des rapports de production dans la société bourgeoise".
Or, de même qu'il existe ainsi une apologie vulgaire du capitalisme, il en existe une critique non moins illusoire. Même ignorance radicale des rapports capitalistes de production, même fascination exercée par leurs apparences fétichistes (la marchandise, l'argent, la comptabilité nationale et ses instruments statistiques, etc.), même volonté d'en rendre compte en termes de pseudo-lois transhistoriques, même enfermement dans le cadre d’une idéologie sacralisant la propriété privée, la liberté d’entreprendre et l'égalité réduite à sa dimension juridique, qui limite du même coup ses propositions de réforme à des mesures de redistribution des revenus et de la propriété.
C’est à démontrer que Thomas Piketty en reste au niveau de cette critique illusoire qu'Alain Bihr s'emploie, tout en développant en contrepoint les éléments d'une critique radicale.

Une conférence animée par Michel Cabannes.

Réflexions sur le don d'organes. Avec Sylviane Agacinski sur la RTS.


(0)
465 Vues
0 commentaire
15.04.2018

Au cours de ses réflexions sur la transplantation, dans sa dimension à la fois technique et sociale, Sylviane Agacinski souligne l'ambiguïté d'une pratique médicale qui sauve de nombreuses vies mais crée aussi une "demande d'organes" : comment y répondre ?
D'abord, soutient-elle, en protégeant le corps des vivants face aux ultra-libéraux, partisans d'un marché légal des organes, et aux trafiquants dont les miséreux et les réfugiés sont victimes, lorsque les États laissent faire. Ensuite, en privilégiant le don de soi post mortem, librement consenti, plutôt qu'en maintenant le stratagème du "consentement présumé du défunt". Sylviane Agacinski s'appuie ici sur Marcel Mauss pour en appeler à une société solidaire, dans laquelle chacun peut à son tour recevoir ou donner et, quelquefois, transmettre la vie par-delà la mort.

Émission "Sous les pavés", animée par Anik Schuin.