Pourquoi (et comment) critiquer la technologie aujourd'hui. Avec Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Alain Gras et Paul Jorion pour Sciences Critiques.


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29.05.2019

C'est en compagnie des historiens Jean-Baptiste Fressoz et François Jarrige et des socio-anthropologues Alain Gras et Paul Jorion qu'est abordé la nécessité de faire émerger une communauté technocritique aujourd'hui, dont les armes intellectuelles doivent être renouvelées en fonction des enjeux qui sont les nôtres. Le projet politique alternatif de la décroissance, l'action directe contre les machines ou encore le retour à une véritable culture humaniste nous donnent-il un but pour lequel nous pourrions nous battre ?

Interventions :
 1. L'Anthropocène, ou les dégâts du progrès, par Jean-Baptiste Fressoz
 2. Une (brève) histoire de la technocritique, par François Jarrige
 3. Les imaginaires de l'innovation technique, par Alain Gras
 4. Les effets et les méfaits du techno-capitalisme, par Paul Jorion

Une histoire désorientée des techniques agricoles. Avec François Jarrige aux rencontres de l'Atelier Paysan.


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14.12.2019

Le concept d' "histoire désorientée" implique en miroir une histoire orientée, c'est-à-dire dont la lecture est enfermée dans l'orientation linéaire du progrès technique, marquée par le fatalisme technicien et un imaginaire modernisateur.
Étudier une histoire "désorientée" revient donc à construire un autre récit historique, adapté aux défis contemporains, qui échappe à la lecture déterministe et évolutionniste des machines.
Cela permet ensuite d'essayer de réinventer d'autres manières de penser le machinisme, d'autres machines pour d'autres objectifs.

Thomas Kuhn : paradigmes et révolutions. Avec Michel Ghins à l'Université de Mons.


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03.02.2014

Thomas Samuel Kuhn (1922-1996), est un philosophe des sciences et historien des sciences américain qui s'est principalement intéressé aux structures et à la dynamique des groupes scientifiques à travers l'histoire des sciences. Il est le promoteur d'une interprétation de l'histoire des sciences selon laquelle le développement historique des théories est discontinu ; pour rendre compte de ce processus il reprend, à Alexandre Koyré notamment, le concept de révolution scientifique et introduit celui, devenu classique, de changement de paradigme.

Dieu et l'histoire. Avec Didier Le Fur sur Radio Courtoisie.


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05.06.2019

Entre le XVIe siècle et le début du XXIe, la place, l'écriture, le statut et la réception de l'histoire n'ont cessé d'évoluer, pour aboutir aux formes que nous lui connaissons aujourd'hui. Didier Le Fur montre ainsi que, après la Renaissance, l'explication du passé et de l'histoire du monde par les églises chrétiennes décline, en même temps que naît l'idéologie du "progrès", qui donnera ensuite naissance à la "science" de l'histoire actuelle.
Particulièrement original, porté par un historien capable d'interroger sa pratique comme sa matière, Didier Le Fur nous rappelle que l'écriture de l'histoire en France, à l'image de ses deux principaux courants que sont le "roman national" et l' "histoire mondiale", est encore et toujours largement influencée par l'imaginaire chrétien, ce qu'il serait peut-être intéressant de questionner...

Émission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Bioéthique, écologie : repenser les rapports entre vie et technique. Avec Fabien Niezgoda au Cercle du Bon Sens.


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28.10.2019

De quoi parle-t-on quand on utilise le mot "écologie" ? Comment l'écologie se situe-t-elle face au clivage droite/gauche ? Qu'est-ce que l'anthropocène ? Quelle place accorder à la question de la surpopulation ou à celle de la beauté du monde ? Bioéthique et écologie, même combat ? En quoi la question des limites est-elle essentielle ? Quel rapport entre l'Homme et la Technique ?
Professeur agrégé d'histoire, chroniqueur au magazine Eléments et militant de longue date au sein de la mouvance écologiste, Fabien Niezgoda vient répondre à ces questions plus actuelles que jamais, qui engagent notre avenir à tous.

Le Grand Empêchement. Avec Pierre Le Vigan au Cercle Aristote.


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12.2019

Pourquoi le monde de toutes les licences laisse-t-il un tel dégoût de vivre à beaucoup de nos contemporains ? Pourquoi le monde de l'abondance est-il un monde du manque à vivre ? Qu'est-ce qui empêche une vie réellement humaine alors que les conditions matérielles n'ont jamais été aussi favorables ?
C'est de ce "Grand Empêchement" que le philosophe Pierre Le Vigan nous parle en nous proposant une brillante analyse du monde contemporain et les moyens de le conjurer.

Le transhumanisme. Avec Olivier Rey et Jacques Testart à l'Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay.


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23.01.2019

Icare se brûlera t-il deux fois les ailes ? Le transhumanisme se résume-t-il à une question éthique ? Et peut-on parler des lois de la "dénature" ?
Le biologiste Jacques Testart et le philosophe et mathématicien Olivier Rey, deux penseurs de renom, échangent ensemble pour nous inviter à saisir les enjeux du transhumanisme, idéologie qui promet notamment le dépassement de l'homme par la technique.

Christopher Lasch et la critique du progrès. Avec Renaud Beauchard pour la Revue Esprit.


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01.09.2019

Dans son essai Christopher Lasch. Un populisme vertueux, le professeur Renaud Beauchard propose une synthèse de la pensée du sociologue et historien américain. Celui que l'on présente parfois comme "le plus grand critique social" des États-Unis contemporains a cherché dans toute son œuvre à "comprendre l'étrange paradoxe de notre temps qui veut qu'en dépit de l'évidence des désastres écologiques, humains et moraux causés par le capitalisme mondialisé, il nous est [..] plus facile d'imaginer la fin du monde que celle du capitalisme."
Christopher Lasch est le reflet des tensions qui ont traversé le XXe siècle aux États-Unis, principalement depuis 1945. Fils de militants radicaux et partisans d'un "socialisme authentiquement démocratique", il étudie la théologie à Harvard et se lance dans un inventaire du "rationalisme optimiste" de ses parents. C'est à partir des années 1970 qu'il commence l'écriture de ses ouvrages majeurs. Après une enquête de grande ampleur sur la famille, il débute un cycle de trois essais sur la personnalité narcissique, emblématique du capitalisme contemporain : La culture du narcissisme (1979), Le seul et vrai paradis (1991) et La révolte des élites (1994).
Pour Renaud Beauchard, l'œuvre de Lasch a un aspect antimoderne par sa critique de l'individualisme consumériste contemporain, mais elle est porteuse en même temps d'une défense du projet émancipateur des Lumières. Il s'inscrit dans une tradition alternative au libéralisme, celle de l'humanisme civique : "Dans un monde qui devient de plus en plus inintelligible, Lasch fait un constat désespéré de l'état du caractère démocratique de l'individu, qu'il attribue à une faillite intellectuelle du libéralisme."