Fabrice Luchini à voix nue, sur France Culture.


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03.2015

Rencontre en cinq actes avec un acteur rare, libre, iconoclaste, qui depuis son premier rôle dans Le genou de Claire de Rohmer il y a quarante-cinq ans, trouve aujourd’hui encore le moyen de nous emmener là où il en a envie, c'est-à-dire du côté de la langue.
Car elle est là, sa passion : distiller des mots, jouer avec eux, extraire des textes le génie de l’auteur pour nous rappeler que Molière, La Fontaine, Céline, Rimbaud, Flaubert ou Murray, n'existe au fond que pour nous enflammer. Jouir oui, mais avec la langue et en la sublimant.
Fabrice Luchini n'est pas seulement un artiste mystérieux mais le chantre d'un monde désenchanté qui ne peut pas s'empêcher de provoquer. Ecoutons-le...

Une émission animée par Jean-Michel Djian.

Gabriele D'Annunzio. Avec Arthur Hubschmid, Jacques Donguy et Nicolas Le Scanff sur France Culture.


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02.02.1983

Les différents invités de cette émission tentent de saisir la personnalité du grand écrivain italien et héros de la première guerre mondiale Gabriele d'Annunzio, poète et aventurier engagé qui marqua l'histoire de son pays.

Émission "Futur antérieur", animée par Jean-François Bory.

Hors-champs. Avec Annie Le Brun sur France Culture.


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03.10.2011

Le surréalisme et sa fureur de vivre et de créer : c'est d'abord dans ce milieu qu'Annie Le Brun s'est construite, en compagnie d'André Breton d'abord, et de beaucoup d'autres ensuite. Elle revient sur ces années follement poétiques pour nous aider à comprendre la démarche de cette avant-garde ayant laissé une empreinte si particulière dans le monde des arts et des lettres françaises.
Annie Le Brun détaille ensuite le travail qu'elle a mené sur l'oeuvre de Sade - d'abord une commande de Jean-Jacques Pauvert - et le choc que fut la rencontre d'un penseur si radical et si particulier.
Un entretien passionnant qui donne à Annie Le Brun une nouvelle occasion de se moquer du ridicule de notre temps et de s'’insurger contre les insuffisances de notre société.

Une émission animée par Laure Adler.

Jules Romains (1885-1972) et la modernité. Avec Marie-Claire Baucquart, Bernard Delvaille, Jean-Laurent Cochet et Alain Duhamel sur France Culture.


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28.11.1985

À l'occasion du centenaire de la naissance de Jules Romains, cette émission retrace la biographie de l'écrivain, brosse les grandes lignes de son parcours littéraire et souligne l'importance de son oeuvre poétique souvent oubliée au profit des romans qui ont fait sa renommée.

Émission "Une Vie, une Œuvre", animée par Hubert Juin.

Tristan Tzara, l'homo poeticus (1896-1963). Avec Henri Béhar, Catherine Dufour, Serge Fauchereau et Michel Carassou sur France Culture.


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06.02.2016

Il y a un siècle, en février 1916, naissait à Zurich le mouvement dada. Son principal orchestrateur ? Un roumain de 20 ans qui s'était mis en tête de tout détruire. Des arts au langage, en passant par la religion et bien sûr la guerre...
Tristan Tzara n'a dès lors cessé de mener sa révolution, tambour battant, tant au sein de dada que du groupe surréaliste, qu'aux côtés des communistes, voire en solitaire.
Mais que sait-on finalement de l'homo poeticus (dixit Henri Béhar) Tristan Tzara ? Celui qui a détruit la langue française pour la reconstruire dans un même mouvement et qui aura voué sa vie à la poésie n'a jamais cessé d'appartenir à l'histoire littéraire.

Émission "Une vie, une oeuvre", animée par Perrine Kervran.

Arthur Rimbaud : voyant ou voyou ? Avec Henri Guillemin sur la Chaîne Nationale.


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07.1963

Y'a-t-il deux Arthur Rimbaud ? Le premier, celui qui écrit Une saison en enfer à dix-neuf ans ; et le second, celui qui renonce à la littérature pour parcourir le monde en homme aux semelles de vent, et devenir négociant en Abyssinie ?
À cette question classique, Henri Guillemin, spécialiste de l’histoire littéraire du XIXe siècle, répond assurément par la négative. Et c'est en s’appuyant sur les textes qu’il entend prouver en quoi Rimbaud était un, et un seul.

William Blake, le visionnaire engagé. Avec Michael Edwards, Danièle Chauvin, Alain Suied et Jan-Willem Noldus sur France Culture.


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31.12.2006

Graveur, peintre et poète, William Blake crée une oeuvre visionnaire qui s'inscrit dans un cri de révolte contre toute forme d'aliénation. Ses poèmes Les Chants d'innocence et d'expérience ; ses épopées épiques Vala ou Milton ; ses aphorismes du Mariage du Ciel et de l'Enfer ainsi que ses oeuvres picturales témoignent d'une tension des forces intérieures de l'homme dans une période de profonds bouleversements politiques et sociaux.
Radical, Blake donne à voir cette réalité par l'oeil de son imagination somptueuse et créatrice. Qu'est-ce que la vision chez lui ? Comment à travers elle dénonce-t-il l'esprit matérialiste pour atteindre à l'Homme universel ? En un sens, Blake n'est-il pas un visionnaire pour notre temps ?
En marge des courants de son époque, William Blake est un poète prophète qui dénonce la raison tyrannique de l'Angleterre pré-industrielle et s'enflamme pour la Révolution.
Autodidacte vivant à Londres, il commence son métier comme apprenti graveur. Or chez lui, la gravure va devenir bien vite indissociable de l'écriture. Il compose et grave ses poèmes qui témoignent des injustices sociales de ce monde, mais aussi du passage entre l'état d'innocence de l'enfance à celui d'expérience de l'adulte retrouvant dans son coeur son regard d'enfant. Dans ses chants, Blake met en lumière l'énergie créatrice du divin en l'homme figuré par le célèbre poème Le tigre. Pour Blake, Dieu est l'ange déchu. Il lui faut donc inventer son propre Dieu d'ombre et de lumière, qui le rapproche en ce sens de la tradition gnostique. Parallèlement, il rédige et illustre une mythologie personnelle chargée de forces psychiques traduites par des héros mythiques qui sont l'émanation d'un processus d'individualisation repris plus tard par Jung.
Hors de tous les temps, William Blake, est un précurseur excentrique. Par ses écrits et ses gravures, il montre les bouleversements à venir avec une modernité déroutante.

Émission "Une vie, une oeuvre", produite par Florence Marguier.

Un été avec Homère. Avec Sylvain Tesson sur France Inter.


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2018

L'Iliade et l'Odyssée d'Homère nous est ici contée par l'aventurier Sylvain Tesson. Un voyage entre la mythologie et le monde d'aujourd'hui, érudit, épique, drolatique, époustouflant.
L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. À Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté-là, aventure intérieure de ce côté-ci.
Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance.
Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ?
Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem.
Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?