Ernst Jünger et Carl Schmitt : une passion française. Avec Alain de Benoist, Julien Hervier, François Poncet, Michel Maffesoli, Isabelle Grazioli-Rozet, Aristide Leucate et Rémi Soulié sur TV Libertés.


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10.12.2020

1930-1983 : Ernst Jünger, le soldat héroïque, et Carl Schmitt, le juriste d'exception, ont entretenu la plus foisonnante et la plus passionnante des correspondances pendant plus de 50 ans. Un échange épistolaire exceptionnel de 426 lettres ou cartes, dont 249 de Jünger et 177 de Schmitt, enfin publié en co-édition par les éditions Krisis et les éditions Pierre-Guillaume de Roux.
À leur lecture, une évidence s'impose pour la première fois : ces deux figures de la Révolution Conservatrice allemande avaient en commun une sincère passion de la France. On les savait francophones, on les découvre francophiles. À l'origine de (presque) chaque lettre : la littérature française.
Ce sont plusieurs écrivains, éditeurs, traducteurs, universitaires et personnalités politiques qui se succèdent dans ce colloque pour évoquer les deux européens d'exception, l'un et l'autre témoins de premier plan des événements les plus tragiques du XXe siècle, que sont Ernst Jünger et Carl Schmitt.

Les nazis et le pillage des civilisations passées. Avec Johann Chapoutot et Laurent Olivier sur France Culture.


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05.09.2019

Imaginons que nous montions au grenier pour explorer les vieux cartons où sont rangées nos archives familiales : qu'aimerions trouver ? Des vieux journaux, souvenirs d'événement remarquables : Combat du 8 mai 1945, quand l'Allemagne nazie capitule... Un autre journal de septembre 1939 qui annonce que la guerre est déclarée. En fouillant encore, nous allons peut-être trouver la correspondance d'un poilu, puis un diplôme de la Légion d'honneur signé par Napoléon, un testament olographe de Louis XIV, une charte médiévale, des papyrus antiques et des tablettes cunéiformes. Pourtant, bien souvent, nous trouvons seulement de vieilles factures, quelques cahiers d'écolier et la notice d'utilisation d'un robot de cuisine.
Hitler lui aussi a exploré les archives et il a demandé à ses archéologues de fouiller, mais ce qu'ils ont trouvé dans le sous-sol allemand n'a pas convenu aux nazis. Alors ils sont partis à travers le monde pour piller les civilisations afin de se construire la leur !
D'où la question que nous nous posons : dans quelle mesure l'idéologie nazie peut-elle être définie comme un ensemble d'emprunts à différentes civilisations ? C'est ce à quoi répondent Johan Chapoutot et Laurent Olivier en interrogeant le rôle de l'archéologie et de l'histoire comme instruments de propagande.

Émission "Le Cours de l'histoire", animée par Xavier Mauduit.

Les intellectuels lors de la montée du nazisme. Avec Johann Chapoutot, Frédéric Sallée et Nicolas Patin sur France Culture.


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12.01.2017

La culture de Weimar a-t-elle favorisé la création et les échanges intellectuels ? Sur quels intellectuels les nazis se sont-ils appuyés pour créer et assoir leur idéologie ? Jusqu'où les intellectuels ont-ils collaboré avec le régime nazi ?
Trois historiens spécialistes de l'Allemagne viennent nous parler de la place spécifique des intellectuels dans l'Allemagne de l'entre-deux-guerres, avant et après l'arrivée des nazis au pouvoir.

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin.

Le mythe de Prométhée. Avec Johann Chapoutot, François Jarrige et Ariane Eissen sur France Culture.


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30.05.2017

Pourquoi un mythe antique, raconté par Hésiode et transformé par Eschyle, a-t-il été, aux XIXe et au XXe siècle, réinterprété par les romantiques, les socialistes, Karl Marx, les nazis et les régimes communistes ? En quoi l'idéal du voleur de feu a-t-il justifié l'individualisme naissant, le culte du progrès et la sortie de la religion ?

Émission "La Fabrique de l'Histoire", animée par Emmanuel Laurentin et Victor Macé de Lépinay.

Hindenburg, l'homme qui a conduit Hitler au pouvoir. Avec Jean-Paul Bled sur Radio Courtoisie.


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10.11.2020

Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d'avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d'être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Elevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l'Allemagne, il n'a jamais répugné à tomber dans l'excès voire l'extrémisme.
Couvert de gloire (largement usurpée) au début de la Grande Guerre alors même qu'il était déjà à la retraite, Hindenburg a ensuite constamment abusé de son image pour exercer le commandement suprême et surtout s'immiscer dans les affaires politiques, quitte à desservir les institutions et les personnes qu'il révérait pourtant le plus, rompant avec ses amis les plus proches et plaçant l'empereur Guillaume II lui-même dans des impasses. Pur produit de la caste des Junkers, il intrigue pour pousser les chefs militaires et politiques à la démission. Il impose la guerre sous-marine à outrance et refuse toute paix de compromis. Hindenburg a pris une large part aux malheurs de l'Allemagne et a été, après la guerre, le grand champion de la fiction du "coup de poignard dans le dos", l'argument massue des nazis pour fanatiser les foules allemandes.
Le grand spécialiste des mondes germaniques qu'est Jean-Paul Bled revient en détails sur la trajectoire de cet homme largement néfaste.

Émission des "mardis de la mémoire", animée par Anne Collin et Dominique Paoli.

La Shoah en Allemagne, chronologie du génocide. Avec Alain Michel pour l'Institut Yad Vashem.


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22.07.2007

Tout en réaffirmant l'importance de l'idéologie antisémite des nazis, Alain Michel retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d'Etat, le comportement des élites économiques, intelectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l'attitude de la population allemande, laquelle n'était pas nécessairement à l'unisson de la politique officielle.
Dans un second temps, l'historien franco-israélien déroule l'effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l'espoir d'améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c'est cette histoire d'une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui nous est ici relatée avec grand précision.

1933, l'avènement au pouvoir d'Adolf Hitler. Avec Johann Chapoutot sur France Inter.


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15.11.2019

Pour les historiens, les dates sont comme des prises, auxquelles ils s'accrochent et qui leur permettent de remonter le temps et d'ordonner le passé d'un monde. Le 30 janvier 1933, est une date dite événement, celle qui coupe en deux un siècle, un pays, un continent. Ce jour-là, Adolf Hitler est nommé chancelier. La jeune République de Weimar s'effondre alors que le IIIe Reich prend forme.  
En quelques mois l'Allemagne bascule vers la catastrophe qui aboutira à la Seconde Guerre mondiale et à la destruction des Juifs et des Tziganes d'Europe. Qui ont été les compagnons, les alliés, les financiers de cette ascension ? Est-ce que tout a bien commencé le 30 janvier 1933 ?

Émission "Affaires sensibles", animée par Fabrice Drouelle.

Octobre 1940 : le statut des Juifs décrypté. Avec Alain Michel pour Herodote.net.


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01.10.2020

Aux premiers mois de l'Occupation, le gouvernement de Vichy édicte un statut des Juifs. La loi est publiée au Journal officiel le 18 octobre 1940 mais est datée du 3 octobre. Elle vise à dissuader les Allemands d'intervenir dans les affaires intérieures de la France, quelques jours après qu'ils aient publié une ordonnance pour le recensement des juifs en zone occupée.
Ce premier statut des Juifs exclut les Français identifiés comme juifs de la plupart des fonctions publiques et de nombreuses autres professions. En dépit de son aspect scandaleux, il passe à peu près inaperçu. Il est vrai que les Français se confrontent au même moment aux difficultés du quotidien et dans la presse, peu de journaux s'intéressent à la question juive, à l'exception notable du Matin, quotidien collaborationniste et proche des nazis...