Ernst Jünger, un destin européen. Avec Dominique Venner sur Radio Courtoisie.


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01.07.2009

Très jeune héros de la Grande Guerre, nationaliste opposé à Hitler, ami de la France, Ernst Jünger (1895-1997) fut le plus grand écrivain allemand de son temps. Mais ce n'est pas rendre service à l'auteur d'Orages d'acier que de le ranger dans la catégorie des bien-pensants. Il n'a cessé au contraire de distiller un alcool beaucoup trop fort pour les gosiers fragiles.
C'est ce Jünger, dangereux pour le confort, que restitue Dominique Venner. Il y replace l'itinéraire de l'écrivain dans sa vérité au coeur des époques successives qu'il a traversées.
Belliciste dans sa jeunesse, admirateur d'Hitler à ses débuts, puis opposant irréductible, subsiste en lui le jeune officier héroïque des troupes d'assaut qui chanta La Guerre notre mère, et l'intellectuel phare de la "révolution conservatrice". Mais il fut aussi le guerrier apaisé qui tirait gloire d'avoir donné son nom à un papillon.
Dans cette émission, Dominique Venner montre qu'aux pires moments du siècle Jünger s'est toujours distingué par sa noblesse. En cela il incarne un modèle.
Dans ses écrits, il a tracé les lignes d'un autre destin européen, enraciné dans les origines et affranchi de ce qui l'opprime et le nie.

Émission du "Libre journal de la résistance française", animée par Emmanuel Ratier.

Le rôle de la grande guerre dans le développement des totalitarismes. Avec Alain de Benoist, Ernst Nolte et Gilbert Merlio sur Radio Courtoisie.


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23.09.2011

Dans cette émission en forme d'hommage à son travail d'historien, Ernst Nolte revient sur son itinéraire intellectuel, en insistant sur ses deux centres d'intérêt principaux : la philosophie allemande et l'histoire des idéologies et des mouvements idéologiques.
La querelle des historiens qui, en 1986-1987, a animé le champ de l'histoire contemporaine en Europe, est ensuite revisitée.
Sont également abordés : l'influence de la révolution bolchevique sur le XXe siècle et sa relation dialectique avec l'apparition du nazisme, l'influence de Marx et du marxisme dans l'émergence des exterminations de masse du XXe siècle, ainsi que sa relation à Martin Heidegger (dont il fut l'étudiant).
Cette émission, bien que très personnelle, est une réelle réflexion philosophique sur l'histoire du XXe siècle.

Émission du "Libre Journal de l'identité", animée par Pierre-Alexandre Bouclay.

Les conséquences de la Première guerre mondiale sur les idéologies et les évènements du XXe siècle. Avec Dominique Venner, Philippe Conrad, Aymeric Chauprade et Pierre de Meuse chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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04.05.2006

La guerre de 1914 fut l'événement fondateur du XXe siècle. Après avoir tué neuf millions d'hommes, cette guerre liquida les trois empires et les aristocraties qui charpentaient l'Europe.
De ce séisme, tout le reste a procédé : de terribles colères et d'immenses espoirs, la montée des utopies révolutionnaires et l'avènement de régimes nouveaux, puis une Seconde Guerre mondiale plus destructrice encore que la Première. Elle engendra le déclin de l'Europe, la décolonisation, la destruction de la sociabilité européenne, l'américanisation des moeœurs, l'immigration et le terrorisme.
Après 1918, sur les décombres de l'ancienne Europe, quatre figures, le président américain Wilson, Lénine, Mussolini et Hitler ont incarné les grandes utopies du XXe siècle. Ils sont à l'origine de la lutte sans merci de quatre systèmes rivaux. De celle-ci, qui occupa une large partie du siècle, est issu le monde dans lequel nous vivons.

Émission du "Libre Journal de Bernard Lugan".

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot au Mémorial de la Shoah.


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29.06.2017

Pour les nazis, la dénaturation de la culture est intervenue avec l’installation des Sémites en Grèce, l’introduction du judéo-christianisme dans l’évangélisation, puis avec les constructions idéologiques "absurdes" de la Révolution française.
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle". En réécrivant le droit, il devenait légal et moral de tuer.

Une conférence animée par Claire Mayot.

Le national-socialisme et l'antiquité. Avec Johann Chapoutot à la bibliothèque municipale de Lyon.


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12.04.2011

Le travail de Johann Chapoutot est parti d’un étonnement : celui suscité par les affirmations d’Alfred Rosenberg : "Les Grecs étaient un peuple du nord", ou celles d’Hitler pour qui il existait une "unité de race entre Grecs, Romains et Germains".
Soucieux de donner un passé glorieux à une Allemagne de surcroît humiliée, le Reich met en place la réécriture d’une Antiquité racialisée qui annexe la Méditerranée à la race nordique : cette référence antique racialisée offre dès lors aux nazis, malgré les oppositions vite réduites au silence, et grâce à l’étonnante démission intellectuelle des savants gagnés à la cause du national-socialisme, "l’opportunité de fabuler un discours des origines" .
Celui-ci sera largement orchestré par une multitude de vecteurs, une intense propagande. L’historien se retrouve au cœur du projet nazi : il s’agit de dominer non seulement le présent et l’avenir, mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.

Adolf Hitler ou la revanche de la planche à billets. Avec Pierre Jovanovic pour Hym.Média.


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12.2017

Après Blythe Masters, 777 et 666, Pierre Jovanovic revient sur la période de l'entre-deux-guerres, génératrice de misère sociale et de peur à travers l'Europe et le monde.
Un nouveau travail magistral ou l'explication d'un pan entier de notre histoire a été omis volontairement afin de cacher l'implication des banques et de la planche à billets dans la montée d'Adolf Hitler au pouvoir.
Du profile psychologique d'Hitler en passant par des documents déclassifiés de l'ancienne C.I.A (O.S.S), la montée du nazisme n'est en aucun cas le fruit d'un peuple aveuglé par un homme mais d'un contexte social ayant été favorisé par l'avidité d'un système financier toujours en exercice aujourd'hui.
Plus jamais ça ? Encore faudrait-il regarder la lune et non le doigt qui la pointe...

Le jeu des espaces : réflexions à partir de Carl Schmitt. Avec Jean-François Kervegan au Collège de France.


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31.03.2016

La réflexion sur les enjeux de territoire et la récusation d'une unité politique du monde sont des motifs récurrents de l’œuvre de Carl Schmitt, malgré les ruptures apparentes ou réelles qu’elle comporte. Ils sont présents dans les écrits de la période décisionniste (1920-1933), où ils illustrent le fantasme d’un dépassement définitif du conflit politique.
Durant la période national-socialiste, Schmitt oppose sa théorie du "grand espace" et des Empires aux rêves mondialistes, d’autant plus dangereux qu’ils servent les intérêts d’une puissance aspirant à l’hégémonie, les États-Unis.
Mais c’est dans les écrits postérieurs à 1945 que cette approche devient centrale, en même temps que la réflexion désabusée sur "le nouveau nomos de la terre" qui pourrait succéder au jus publicum europaeum de l’époque moderne.
En fin de compte, le rejet constant du rêve d’une unification politique illustre à la fois la conviction étatiste de Schmitt et son refus d’une philosophie rationaliste de l’histoire.

Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme. Avec Pierre-Ulysse Barranque sur Radio Libertaire.


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2017

En cette période de montée des idéologies de crise agressives et de manipulation capitaliste des frustrations découlant de ce même capitalisme, une relecture actualisée (et critique) de La psychologie de masse du fascisme de Reich nous permet de comprendre ces phénomènes en échappant d’une part à un réductionnisme économiciste incapable de penser "la part subjective de l’histoire" et d’autre part à une psychologie individualisante, biologisante et conservatrice incapable de critique sociale, mais aussi de penser une libération révolutionnaire des frustrations capitalistes.
Après une présentation du parcours du marxiste psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich et du caractère prémonitoire de son travail, Pierre-Ulysse Barranque nous présente sa critique de l’incapacité du marxisme allemand de penser l’absence de révolution en Allemagne tout comme l’arrivée du nazisme au pouvoir.
Ensuite, et en se basant sur le noyeau théorique développé par Wilhelm Reich, c'est à une critique actualisée du capitalisme du XXIe siècle en tant que sadisme de masse que nous sommes invités à réfléchir.