Les conséquences de la Première guerre mondiale sur les idéologies et les évènements du XXe siècle. Avec Dominique Venner, Philippe Conrad, Aymeric Chauprade et Pierre de Meuse chez Bernard Lugan sur Radio Courtoisie.


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04.05.2006

La guerre de 1914 fut l'événement fondateur du XXe siècle. Après avoir tué neuf millions d'hommes, cette guerre liquida les trois empires et les aristocraties qui charpentaient l'Europe.
De ce séisme, tout le reste a procédé : de terribles colères et d'immenses espoirs, la montée des utopies révolutionnaires et l'avènement de régimes nouveaux, puis une Seconde Guerre mondiale plus destructrice encore que la Première. Elle engendra le déclin de l'Europe, la décolonisation, la destruction de la sociabilité européenne, l'américanisation des moeœurs, l'immigration et le terrorisme.
Après 1918, sur les décombres de l'ancienne Europe, quatre figures, le président américain Wilson, Lénine, Mussolini et Hitler ont incarné les grandes utopies du XXe siècle. Ils sont à l'origine de la lutte sans merci de quatre systèmes rivaux. De celle-ci, qui occupa une large partie du siècle, est issu le monde dans lequel nous vivons.

Émission du "Libre Journal de Bernard Lugan".

La révolution culturelle nazie. Avec Johann Chapoutot au Mémorial de la Shoah.


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29.06.2017

Pour les nazis, la dénaturation de la culture est intervenue avec l’installation des Sémites en Grèce, l’introduction du judéo-christianisme dans l’évangélisation, puis avec les constructions idéologiques "absurdes" de la Révolution française.
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une "révolution culturelle". En réécrivant le droit, il devenait légal et moral de tuer.

Une conférence animée par Claire Mayot.

Le national-socialisme et l'antiquité. Avec Johann Chapoutot à la bibliothèque municipale de Lyon.


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12.04.2011

Le travail de Johann Chapoutot est parti d’un étonnement : celui suscité par les affirmations d’Alfred Rosenberg : "Les Grecs étaient un peuple du nord", ou celles d’Hitler pour qui il existait une "unité de race entre Grecs, Romains et Germains".
Soucieux de donner un passé glorieux à une Allemagne de surcroît humiliée, le Reich met en place la réécriture d’une Antiquité racialisée qui annexe la Méditerranée à la race nordique : cette référence antique racialisée offre dès lors aux nazis, malgré les oppositions vite réduites au silence, et grâce à l’étonnante démission intellectuelle des savants gagnés à la cause du national-socialisme, "l’opportunité de fabuler un discours des origines" .
Celui-ci sera largement orchestré par une multitude de vecteurs, une intense propagande. L’historien se retrouve au cœur du projet nazi : il s’agit de dominer non seulement le présent et l’avenir, mais aussi un passé réécrit et instrumentalisé.

Adolf Hitler ou la revanche de la planche à billets. Avec Pierre Jovanovic pour Hym.Média.


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12.2017

Après Blythe Masters, 777 et 666, Pierre Jovanovic revient sur la période de l'entre-deux-guerres, génératrice de misère sociale et de peur à travers l'Europe et le monde.
Un nouveau travail magistral ou l'explication d'un pan entier de notre histoire a été omis volontairement afin de cacher l'implication des banques et de la planche à billets dans la montée d'Adolf Hitler au pouvoir.
Du profile psychologique d'Hitler en passant par des documents déclassifiés de l'ancienne C.I.A (O.S.S), la montée du nazisme n'est en aucun cas le fruit d'un peuple aveuglé par un homme mais d'un contexte social ayant été favorisé par l'avidité d'un système financier toujours en exercice aujourd'hui.
Plus jamais ça ? Encore faudrait-il regarder la lune et non le doigt qui la pointe...

Le jeu des espaces : réflexions à partir de Carl Schmitt. Avec Jean-François Kervegan au Collège de France.


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31.03.2016

La réflexion sur les enjeux de territoire et la récusation d'une unité politique du monde sont des motifs récurrents de l’œuvre de Carl Schmitt, malgré les ruptures apparentes ou réelles qu’elle comporte. Ils sont présents dans les écrits de la période décisionniste (1920-1933), où ils illustrent le fantasme d’un dépassement définitif du conflit politique.
Durant la période national-socialiste, Schmitt oppose sa théorie du "grand espace" et des Empires aux rêves mondialistes, d’autant plus dangereux qu’ils servent les intérêts d’une puissance aspirant à l’hégémonie, les États-Unis.
Mais c’est dans les écrits postérieurs à 1945 que cette approche devient centrale, en même temps que la réflexion désabusée sur "le nouveau nomos de la terre" qui pourrait succéder au jus publicum europaeum de l’époque moderne.
En fin de compte, le rejet constant du rêve d’une unification politique illustre à la fois la conviction étatiste de Schmitt et son refus d’une philosophie rationaliste de l’histoire.

Psychologie de masse du fascisme et du capitalisme. Avec Pierre-Ulysse Barranque sur Radio Libertaire.


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2017

En cette période de montée des idéologies de crise agressives et de manipulation capitaliste des frustrations découlant de ce même capitalisme, une relecture actualisée (et critique) de La psychologie de masse du fascisme de Reich nous permet de comprendre ces phénomènes en échappant d’une part à un réductionnisme économiciste incapable de penser "la part subjective de l’histoire" et d’autre part à une psychologie individualisante, biologisante et conservatrice incapable de critique sociale, mais aussi de penser une libération révolutionnaire des frustrations capitalistes.
Après une présentation du parcours du marxiste psychanalyste révolutionnaire Wilhelm Reich et du caractère prémonitoire de son travail, Pierre-Ulysse Barranque nous présente sa critique de l’incapacité du marxisme allemand de penser l’absence de révolution en Allemagne tout comme l’arrivée du nazisme au pouvoir.
Ensuite, et en se basant sur le noyeau théorique développé par Wilhelm Reich, c'est à une critique actualisée du capitalisme du XXIe siècle en tant que sadisme de masse que nous sommes invités à réfléchir.

La répression du révisionnisme historique. Avec Damien Viguier chez E&R à Lille.


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25.02.2017

Dans le cadre de son cycle de conférences sur les outils juridiques de la domination, Damien Viguier s'arrète ici sur la répression du révisionnisme qui se fait en France au nom de la loi Gayssot.
Car si une société se définit par ses tabous, eux-mêmes protégés par des dogmes, quel ordre politique et moral ces actions en justice nous révèle-t-il ?

Ernst Jünger (1895-1998). Avec Julien Hervier, Gilbert Merlio, François Sureau, Danièle Beltran-Vidal et Georges-Arthur Goldschmidt sur France Culture.


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15.02.2014

Ernst Jünger semblait indestructible. Blessé sept fois, combattant en première ligne dans les tranchées allemandes durant quatre longues années, il a survécu à la plupart de ses contemporains, en vivant jusqu'à l'âge de 103 ans. Jusqu'à la fin de sa vie, il demeurera un personnage très controversé en Allemagne, où on lui reproche son idéologie d’extrême-droite.
Car il fut proche du parti Nazi jusqu'en 1933, date de l’arrivée d'Hitler au pouvoir. Insaisissable, il refuse les avances de Goebbles qui veut en faire un député NSDAP. Dans le même temps, il rédige Le Travailleur, un livre aux idées anti-démocratiques. Durant la guerre, il sera au courant du complot contre le Führer sans jamais dénoncer personne.
Qui était donc Ernst Jünger ? Il se définissait comme anarque, c'est-à-dire en retrait. En exil intérieur.

Emission "Une vie, une oeuvre", animée par Matthieu Garrigou-Lagrange.