De la philosophie à l'anthropologie. Avec Philippe Descola pour Citéphilo à Lille.


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15.11.2019

Comment s'opèrent les choix d'une carrière, et finalement ceux d'une vie entière consacrée à l'anthropologie ? Il y a certes au départ, chez Philippe Descola, et ainsi qu'il a pu l'évoquer lui-même, une part de contexte familial et social, mais aussi de tempérament personnel : un père spécialiste de l'Amérique du Sud, de longues marches en montagne avec son grand-père, un goût pour la beauté du monde, un certain penchant pour la solitude, la passion des voyages...
Mais au-delà, quelles sont les rencontres amicales et intellectuelles qui ont été décisives, les lectures qui ont été marquantes, les maîtres qui ont compté ? Quel chemin parcourt-on quand on choisit la philosophie à l'ENS, quand on part en Amazonie, puis quand on enseigne au Collège de France ?

Un échange animé par Pierre Lemonnier et Bruno Karsenti.

Les enjeux de l'anthropologie. Avec Philippe Descola sur France Culture.


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01.01.2018

Comment, aujourd'hui, faire de l'anthropologie ? Comment repenser la notion de nature en pleine crise écologique ? Quelles pistes envisager pour repenser le rapport humains/non humains ?
En cette nouvelle année 2018 qui débute sur fond de crise écologique, de chute de la biodiversité et de saccage continu et répété de ce que nous qualifions notre patrimoine naturel, ne faudrait-il pas tout simplement repenser cette notion de patrimoine et notre rapport à la nature ?
C'est précisément ce que fait Philippe Descola depuis ses premiers voyages chez les Jivajos Achuar en Amazonie jusqu'à ses appels récents à dynamiter l'anthropocentrisme et l'eurocentrisme des sciences sociales.
Parce que s'il est une certitude et une seule en cette nouvelle année, c'est que oui, les concepts changent le monde...

Émission "La Méthode scientifique", animée par Nicolas Martin.

Philosophies des Droits de l'homme. Avec Grégor Puppinck et Frédéric Worms à Répliques sur France Culture.


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15.12.2018

Certains s'en souviennent peut-être, jusque dans les années 70 du XXe siècle, le droit était considéré par les penseurs politiques les plus en vue, comme une superstructure idéologique, pure mystification destinée à protéger et à occulter par la fiction d'une loi supposée égale pour tous, la réalité de l'exploitation et celle de la domination.
Les choses ont changé sous l'effet de la dissidence dans les pays totalitaires. Il s'est produit un extraordinaire retour du droit, et cette réévaluation a pris la forme d'une référence retrouvée aux Droits de l'homme. Référence qui reste plus que jamais de mise.
Les Droits de l'homme font l'unanimité aujourd'hui, ils n'ont plus d'ennemis déclarés. Mais la conflictualité n'a pas disparu pour autant. Plusieurs conceptions des Droits de l'homme se font jour et s'affrontent. Si tout le monde parle en effet le même langage, ce langage recouvre des pensées et des politiques antagonistes.
Pour y voir plus clair dans ce dissensus paradoxal, Frédéric Worms, membre du comité consultatif national d'éthique et philosophe, débat avec Grégor Puppinck, docteur en droit et directeur du Centre européen pour le droit et la justice.

Les armes de la transition. Avec Philippe Descola pour Le Vent Se Lève.


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07.2019

L'anthropologue et Professeur au Collège de France Philippe Descola, titulaire de la chaire "Anthropologie de la Nature", est notamment connu pour ses travaux sur la non-universalité du distinguo nature/culture. Il est donc tout indiqué pour nous parler de ce qui pourrait être une nouvelle ontologie, une nouvelle philosophie de notre rapport à la nature, conciliable avec la préservation de l'environnement.
Car la transition écologique est chaque jour plus urgente, et que chacun détient une partie de la solution, une partie des armes de la transition.

Sociologie et nature humaine. Avec Laurent Cordonier pour La Tronche en Biais.


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13.02.2019

L'humain est une chose compliquée à étudier. Il existe de multiples outils, diverses disciplines. Elles ne s'opposent pas les unes aux autres mais se complètent, et des sciences cognitives à la sociologie on peut aborder la condition humaine en tenant compte de toutes les strates d'explications que fournissent ces disciplines.
Pour une plus grande interdisciplinarité, il faut apprendre à regarder l'humain comme un animal dans un milieu naturel, et comme le produit d'une société dont il est en même temps l'artisan. Laurent Cordonier est sociologue, il est l'auteur de La nature du social qui traite de ce sujet, et nous éclaire ici sur ce que son approche peut apporter à notre effort collectif pour mieux nous comprendre.

La part sauvage du monde : penser la nature dans l'Anthropocène. Avec Virginie Maris pour l'Agora des savoirs à Montpellier.


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14.11.2018

Il n'y aurait plus sur cette Terre que les humains, leurs productions et leurs déchets. Et si rien de vierge ou de sauvage ne demeure qu'il faille préserver, le temps est venu de prendre pour de bon les commandes d'un système-terre produisant des biens et délivrant des services au bénéfice exclusif de l'humanité.
À rebours de ces appels à la gestion globale du monde, l'ambition de cette conférence est de réhabiliter l'idée d'une nature sauvage caractérisée par son extériorité, son altérité et son autonomie.
Reconnaître l'extériorité de la nature, c'est accepter que nous ne sommes pas les créateurs de ce monde que nous partageons avec l'ensemble des vivants. Reconnaître l'altérité de la nature, c'est admettre l'hétérogénéité radicale qui existe entre les affaires humaines et le monde sauvage. Enfin, reconnaître l'autonomie des entités naturelles, c'est penser la façon dont les vivants non-humains constituent leur monde tout comme nous constituons le nôtre et se donner les moyens de respecter et de valoriser ces mondes multiples.
Cette conférence est une invitation à reconsidérer cette nature indocile et récalcitrante qui peuple notre imagination, nos paysages, cette altérité qui finalement participe à notre liberté.

La crise des natures à l'ère de l'Anthropocène. Avec Philippe Descola à l'Université de Lausanne.


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24.11.2015

Le divorce entre les sciences de la nature et les sciences de la culture n'a cessé depuis un siècle de s'aggraver. Or l'inquiétude suscitée par les risques environnementaux ou biotechnologies montre assez que la compréhension de tels phénomènes n'est pas du seul ressort de la génétique ou de la climatologie et qu'elle exige une réflexion plus ample sur les usages et les représentations contrastés de la nature, à la fois milieu de vie pour les humains et substrat biologique de leur identité.
C'est le projet que nous propose le professeur au Collège de France Philippe Descola, l'anthropologue français le plus étudié et le plus commenté dans le monde depuis la publication de son ouvrage Par-delà nature et culture, paru en 2005, dans lequel il expose les différentes manières d'agencer les continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement.

La nature est un champ de bataille. Avec Guillaume Deloison et Armel Campagne sur Radio Libertaire.


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09.2018

Cet échange rievient sur l'un des aspects les plus novateurs du travail de Razmig Keucheyan dans son livre La nature est un champ de bataille, à savoir le concept de racisme environnemental qui entend souligner les liens existants entre la problématique environnementale et la question du racisme.
L'un des aspects de ce livre consiste à montrer que la nature n'est pas quelque chose de parfaitement séparé de l'homme mais au contraire un lieu de vie riche de rapports sociaux et donc politisé : nous ne sommes pas tous égaux face à la crise écologique !
Sont abordés également les réactions potentielles du capitalisme face à cette crise, comme la valorisation marchande des déchets.
Enfin, est critiqué une certaine approche réactionnaire de notre rapport aux besoins et inspirée de Heidegger, régulièrement présente dans les mouvements écologique.