Le Roi tué par un cochon. Avec Michel Pastoureau sur la RTS.


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23.10.2015

En 1131, le prince Philippe, fils aîné du roi Louis VI le Gros, fait une chute de cheval mortelle, à cause d'un cochon.
Cet événement permet de comprendre la portée symbolique du porc dans l'Europe chrétienne de l'époque.
Pilier de l'alimentation et des débuts de la médecine, il est aussi le symbole d'un grand nombre de péchés : saleté, goinfrerie, stupidité, etc.

Emission "Le grand entretien", animée par Anik Schuin.

La recherche du Paradis. Avec Jean Delumeau au Collège de France.


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08.03.2012

Le pessimisme qui nous envahit aujourd’hui suscite plus que jamais une demande de paradis chez un public inquiet devant l’avenir. Jean Delumeau nous donne ici une synthèse de ses travaux en conservant l'itinéraire du "jardin des délices" au "bonheur éternel", en passant par l’attente de "mille ans de paix sur terre". Les interrogations d’aujourd’hui, sur le sens de la vie et de la mort, sont aussi présentes.
Cette conférence se présente donc comme une méditation, à base d’histoire, sur le thème de l’espérance.

Les révoltes populaires de l’an mil à 1789. Emission sur Radio Libertaire.


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07.01.2011

Les luttes et révoltes populaires au Moyen Age constituent un phénomène qui reste encore mal connu et peu étudié.
Ceci est dû aux sources qui proviennent presque exclusivement des autorités et qui, par conséquent, délivre un point de vue biaisé.
Ces épisodes représentent pourtant des exemples intéressants de résistances aux abus de pouvoirs, qu'ils soient étatiques, économiques ou religieux.

Emission "Offensive Sonore" produite par "Offensive Libertaire et Sociale".

Du gouvernement par les lois à la gouvernance par les nombres. Avec Alain Supiot au Collège de France.


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2013

Le sentiment de "malaise dans la civilisation" n’est pas nouveau, mais il a retrouvé aujourd’hui en Europe une intensité sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.
La saturation de l’espace public par des discours économiques et identitaires est le symptôme d’une crise dont les causes profondes sont institutionnelles. La Loi, la démocratie, l’État, et tous les cadres juridiques auxquels nous continuons de nous référer, sont bousculés par la résurgence du vieux rêve occidental d’une harmonie fondée sur le calcul.
Réactivé d’abord par le taylorisme et la planification soviétique, ce projet scientiste prend aujourd’hui la forme d’une gouvernance par les nombres, qui se déploie sous l’égide de la "globalisation". La raison du pouvoir n’est plus recherchée dans une instance souveraine transcendant la société, mais dans des normes inhérentes à son bon fonctionnement.
Prospère sur ces bases un nouvel idéal normatif, qui vise la réalisation efficace d’objectifs mesurables plutôt que l’obéissance à des lois justes. Porté par la révolution numérique, ce nouvel imaginaire institutionnel est celui d’une société où la loi cède la place au programme et la réglementation à la régulation.
Mais dès lors que leur sécurité n’est pas garantie par une loi s’appliquant également à tous, les hommes n’ont plus d’autre issue que de faire allégeance à plus fort qu’eux. Radicalisant l’aspiration à un pouvoir impersonnel, qui caractérisait déjà l’affirmation du règne de la loi, la gouvernance par les nombres donne ainsi paradoxalement le jour à un monde dominé par les liens d’allégeance.

Pour un autre Moyen Âge. Avec Jacques Le Goff pour l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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02.07.1992

En dialoguant avec Robert Philippe, Pierre Nora, Emmanuel Le Roy Ladurie et Jean-Claude Schmitt, Jacques Le Goff parcourt l'itinéraire qui, des marchands et des intellectuels du Moyen-Âge, en passant par la synthèse de la Civilisation de l'Occident médiéval, le purgatoire, la ville, l'imaginaire et la royauté, lui a fait explorer le Moyen-Âge, comme terrain de renouvellement de l'histoire et de ses méthodes en s'efforçant de définir une anthropologie historique.

La société médiévale, une histoire symbolique. Avec Michel Pastoureau au Forum Universitaire De l'Ouest Parisien.


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11.2014

Le grand historien des représentations Michel Pastoureau nous conduit ici sur des terrains variés : les procès d'animaux, la mythologie des arbres, le bestiaire des Fables, l'origine des armoiries ou la symbolique des couleurs !
Tout au long de ce parcours, il souligne avec force combien l'histoire des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à l'histoire sociale, économique ou politique, en est une composante essentielle.
Pour l'historien, l'imaginaire est toujours une réalité.

Le peuple dans la Révolution française. Avec Florence Gauthier sur Radio Aligre.


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2016

Le peuple a-t-il une capacité d’organisation et d’action politique ? Par les temps qui courent, on pourrait en douter (apathie généralisée face aux affaires de corruption, aux privations de liberté et l'état d'urgence généralisé) mais la réponse est belle et bien : oui !
Dans cette série d'émissions, Florence Gauthier nous expliquer la place et le rôle du mouvement populaire dans la Révolution française, de 1789 à 1795.
On a souvent tendance à présenter la Révolution française en se focalisant sur les assemblées révolutionnaires et l'oeuvre des hommes politiques de premier plan, juristes et philosophes pour la plupart. On en oublie malheureusement l'acteur central : le peuple. Un rappel salutaire pour nous réarmer sur les plans intellectuel et politique.

La transmission des savoirs entre le monde musulman et occidental au Moyen Age. Avec Alain de Libera sur France Inter.


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18.03.2014

La bibliothèque de Cluny recèle au moins un Coran : il s'agit tout de même d'avoir un minimum de connaissances quand on pratique la lutte religieuse !
Mais en matière de textes philosophiques, l'hospitalité est de règle : la différence n'est pas faite entre les Grecs, les Arabes, les Latins, les Juifs : ce qui importe, c'est de savoir s'ils sont bons ou mauvais philosophes.
C'est qu'il y a une philosophie au Moyen Age, enrichie par la métabolisation des grands textes anciens : le mot n'est pas inapproprié puisque se constituent, par étapes, des "états de la raison". C'est le mot "Moyen Age" qui est discutable. Les médiévaux ne se vivent pas comme "médiévaux", ils se sentent "modernes". Jusqu'où sont-ils contemporains les uns des autres ? Les uns vivent à l'ère musulmane, les autres à l'ère chrétienne. Les uns à l'Orient, les autres à l'Occident... La translation des savoirs est longtemps lente, complexe.
Il nous va falloir tendre la toile d'un bout à l'autre de la Méditerranée pour le voyage que nous allons accomplir. Voyage au long cours qui va s'accélerer quand, soudain, au XIIe siècle, les chrétiens latins vont devoir en trente ans assimiler ce que les musulmans avaient mis trois siècles à mûrir.

Emission "La marche de l'histoire", animée par Jean Lebrun.