Surpopulation, la menace ? Avec Fabien Niezgoda, Pascal Eysseric et Guillaume Travers sur Radio Courtoisie.


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02.06.2020

C'est le n°184 d'Éléments qui est présenté dans la première partie d'émission, en compagnie de Fabien Niezgoda et de Pascal Eysseric. Le titre de son dossier principal, Surpopulation : le trop-plein, est sans équivoque : entre ceux qui choisissent d'ignorer la bombe P et les autres qui en tirent la stupéfiante conclusion que les Européens devraient cesser d'avoir des enfants, la rédaction du journal des idées nous propose une troisième voie.
Dans la seconde partie, l'économiste Guillaume Travers, après quelques réflexions sur l'avenir de la mondialisation après le Coronavirus, vient nous présenter son livre Économie médiévale et société féodale, synthèse lumineuse d'où il ressort que le Moyen Âge, trop souvent rejeté dans les âges obscurs, fut un temps de renouveau dont nous avons beaucoup à apprendre.

Émission "Libre journal de la nouvelle droite", animée par Thomas Hennetier.

François Villon (1431-1463). Avec Jean-Paul Bourre sur Radio Ici et Maintenant.


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03.10.2013

S'il est un mystère dans l'histoire de la littérature, c'est celui du poète appelé pour la postérité François Villon. Ruffian, ribaud, espiègle, qui était donc cet "écolier" de génie, né l'année où Jeanne d'Arc, "la bonne Lorraine", a péri sur le bûcher, et qui reste à jamais comme le premier écrivain français à avoir introduit "la conscience de soi" dans nos lettres ?
C'est à ce paradoxe unique - un poète dont on ignore jusqu'à la date de mort, mais qui a parlé de lui comme nul autre - que s'attelle Jean-Paul Bourre. L'occasion de visiter avec lui le cimetière des Innocents, de s'interroger sur les Dames du temps jadis comme sur Montfaucon, la Sorbonne ou la taverne de la Pomme de Pin. L'occasion surtout de comprendre la destinée d'un homme qui n'a cessé d'inspirer les fantasmes les plus divers à mesure que le Moyen Age est revenu hanter les rêves et les désirs.

Histoire de la philosophie médievale. Avec Alain de Libera au Collège de France.


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13.02.2014

Qu’est-ce que le Moyen Âge philosophique ? Comment penser, s'agissant de sa philosophie, l'unité d'une "période" d'environ dix siècles ? Quand débute-t-elle ? Quand s'achève-t-elle ?
Si toute périodisation est relative à un objet et si la philosophie s'enseigne autant qu'elle se vit, on répondra, l?œil fixé sur l'institution scolaire, que le Moyen Âge philosophique commence au VIe siècle avec la fermeture de l’École néoplatonicienne d'Athènes et se termine, à la toute fin du XVe, avec la création à Padoue d'une chaire d'enseignement d'Aristote en grec.
Faire l'histoire de la philosophie médiévale, c'est donc faire l'histoire des textes philosophiques de l'Antiquité, de leurs formes et genres, de leur survie, de leur diffusion, de leur transmission, de leur reproduction, de leur lecture ; c’est s'intéresser aux traductions et aux traducteurs, à la constitution des corpus, à la formation des canons, aux institutions, communautés, groupes sociaux, individualités qui d'une manière quelconque y contribuent ; aux relations que ces acteurs entretiennent ; à leur fonction dans la société ou dans les Églises ; à leur idéologie.
Entre la fermeture de l'École d'Athènes et la montée en chaire du grec en Italie, puis en France, il n'y a pas qu'un "Moyen Âge" : il y a plusieurs continuations de l'Antiquité tardive et plusieurs ruptures avec elle. Certaines se prolongent jusqu'à nous : c'est le "long Moyen Âge".

Maître Eckhart et ses disciples. Avec Alain de Libera à la Librairie Mollat.


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10.03.2020

La mystique de Maître Eckhart ne cesse, depuis plus de six siècles, d'inspirer la spiritualité chrétienne et le grand médiéviste Alain de Libera retrace ici le contexte historique dans lequel Eckhart vécut, prêcha et écrivit ses traités. Il décrit aussi l'influence qu'il exerça sur ses premiers disciples, Suso et Tauler.
Maître Eckhart, sur qui beaucoup de contresens ont été faits, nous a légué une mystique qui conserve toute son actualité et sa puissance.

La femme dans l'histoire. Avec Régine Pernoud sur Radio Courtoisie.


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16.04.1990

Dix ans après La Femme au temps des cathédrales, la grande historienne qu'est Régine Pernoud poursuit son enquête sur la condition féminine au Moyen Age en s'intéressant cette fois à l'épopée des croisades, qui passe, bien à tort, pour essentiellement masculine.
Car les croisades ne furent pas seulement affaire de batailles. Des familles entières allèrent s'installer en Terre sainte. Des bourgeoises ou des grandes dames, des femmes de commerçants ou d'artisans, des religieuses côtoyèrent les femmes turques, arméniennes, byzantines, subirent la rigueur des défaites, de l'esclavage, de l'exil.
Régine Pernoud nous aide à comprendre ces destins féminins dans cette fresque grandiose, où se poursuit aussi une réflexion sur la rencontre entre les peuples et les cultures.

Émission du "Libre Journal de Jean Ferré".

Qu'est-ce-que l'hérésie cathare ? Avec Pierre de Meuse pour l'Action Française à Toulouse.


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07.06.2019

L'hérésie cathare s'est trouvée au confluent de plusieurs grands mouvements de l'Histoire de l'Europe : la volonté des papes d'assumer le pouvoir temporel concurrente avec celle des empereurs germaniques de contrôler la puissance spirituelle, et la volonté d'indépendance et d'expansion des rois capétiens. Il s'en est suivi une tragédie qui a marqué durablement le midi languedocien. En effet, la contre-Eglise hérétique a dû faire face à la croisade décidée par Innocent III, puis, devant son échec, à l'organisation d'une machine judiciaire et policière créée pour la combattre : l'Inquisition.
Pendant des siècles, l'interprétation de ce phénomène historique étrange a été rendue impossible à cause de l'instrumentalisation partisane des évènements par des courants religieux et politiques : le protestantisme, d'abord, puis le régionalisme et l'anticléricalisme. Même la lecture de cette Histoire par l'Eglise a été faussée par les impératifs de la conversion, de sorte que la mémoire du catharisme s'est trouvée engluée dans un ésotérisme proche de la mystification.
Le but de cette conférence est de remettre les choses en place en s'appuyant sur les recherches les plus récentes.

Les procès faits aux animaux (XIIIe-XVIIe siècle). Avec Michel Pastoureau aux Archives départementales de la Vienne.


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09.04.2019

Cochons dévoreurs de nouveaux-nés condamnés à l'étranglement, sangsues sommées par la justice de ne plus s'en prendre aux poissons... Du XIIIe au XVIIIe siècle, les bêtes de ferme et autres insectes nuisibles pouvaient être envoyés devant des tribunaux, et jugés à l'aide de toute une rhétorique constituée de citations latines et d'allusions à caractère historique.
Excommunications, exorcismes publics, condamnations à mort, jugements par contumace... ces histoires nous semblent aujourd'hui tellement stupéfiantes, qu'elles sont longtemps passées pour être imaginaires.
L'historien Michel Pastoureau nous fait revivre quelques-uns des plus étonnants procès d'animaux du Moyen Âge : bienvenue dans une époque où l'on attendait des bêtes, membres à part entière de "la communauté de Dieu", qu'elles respectent les mêmes devoirs que les humains.

La condition des paysans au Moyen-Age et la légende noire de l'historiographie traditionnelle. Avec Jacques Heers l'Institut Universitaire Saint Grégoire le Grand à Lyon.


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20.01.1997

Le Moyen-Age, et particulièrement ses paysans, est recouvert d'une légende noire née au XVIIIe siècle et orchestrée par la Révolution, puis par les maîtres de l'enseignement public.
L'historien Jacques Heers utilise son érudition au service d'une démystification salutaire des mille ans qui séparent la chute de l'empire romain d'Occident et la découverte de l'Amérique, montrant les erreurs et les malhonnêtetés qui ont fondé et alimenté cette légende.
Il nous propose plutôt de dépasser nos a priori et d'adopter une autre vision pour comprendre cette époque, celle d'une "symbiose" entre les différents ordres de la société, principe constitutif des codes sociaux alors en vigueur.