Le théologico-politique en Europe, histoire et actualité d'un problème et d'une perspective. Avec Bernard Bourdin au Cercle Aristote.


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26.02.2018

Le problème théologico-politique, que l'on pensait résolu depuis le siècle des Lumières, la Révolution française et la laïcité, revient aujourd'hui avec force dans l’actualité. Une des raisons est la mondialisation des religions.
Elles n'évoluent plus uniquement sur leurs espaces historiques traditionnels, mais dans des espaces à forte immigration. L'Europe se trouve être au centre de cette transformation de l’espace.
Il en résulte, par voie de conséquence, un défi nouveau, celui du rapport de ce continent à son histoire. D'où la réactivation du problème théologico-politique et des multiples débats en cours sur la laïcité.
Par rapport à ces défis, l'Europe doit réinterroger la relation du spirituel et du temporel telle que l'avait formulé le christianisme. C’est à la lumière de cette investigation qui s'étend du Moyen Âge tardif au XXe siècle que Bernard Bourdin pose les conditions de possibilités d'un nouveau rapport entre le christianisme et la sphère politique démocratique.

Quand le monde s'est fait nombre. Avec Olivier Rey à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.


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01.02.2018

La statistique est aujourd’hui un fait social total : elle règne sur la société, régente les institutions et domine la politique. Un vêtement de courbes, d’indices, de graphiques, de taux recouvre l’ensemble de la vie. L’éducation disparaît derrière les enquêtes PISA, l’université derrière le classement de Shanghai, les chômeurs derrière la courbe du chômage...
La statistique devait refléter l’état du monde, le monde est devenu un reflet de la statistique.

Une conférence du séminaire "Formes symboliques" organisée par le laboratoire "Linguistique, Anthropologique, Sociolinguistique" de l'équipe de recherche de l'Institut Marcel Mauss.

Jean-François Mattéi et la crise de la culture. Avec Philippe Granarolo à la médiathèque d'Hyeres.


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18.03.2014

Jean-François Mattéi occupe une place de plus en plus marquante au sein de la philosophie française.
L'idée d'une crise de la culture est au centre de ses derniers ouvrages, et Philippe Granarolo se propose de mettre en débat ses affirmations.

La puissance et la maîtrise des espaces fluides : perspectives historiques. Avec Laurent Henninger au Cercle Jean Bodin à Lyon.


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09.03.2018

Dans le cadre des réflexions géopolitiques du cercle, l'historien militaire Laurent Henninger traite du lien entre la puissance et la maîtrise des espaces fluides, au prisme d'un regard historique.
Travaillant depuis plusieurs années sur les "révolutions" et "mutations" militaires à travers les âges dans une perspective à la fois comparative et pluridisciplinaire, il est la personne la mieux indiquée pour faire l'histoire de la relation dialectique entre les "espaces fluides" et les "espaces solides".

Qu'est-ce que l'Hubris ? Avec Jean Clair et Jean-François Mattéi à Répliques sur France Culture.


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16.06.2012

Le vingtième siècle aura été le siècle de la démesure. La démesure de la politique, la démesure de l'homme, ensuite, la démesure du monde et de sa représentation dans l'art, enfin.
Nietzsche avait clairement établi le diagnostic : "La mesure nous est étrangère, reconnaissons-le; notre démangeaison, c'est justement la démangeaison de l'infini, de l'immense." Le sens de la démesure semble être une fatalité...
Au travers de la tentation de la raison d'abolir toute limite, de remettre en cause la finitude humaine, la démesure témoigne du tragique de notre condition.

Les anti-Lumières. Avec Robert Legros, Didier Masseau, Camille Riquier et Jean-Yves Pranchère sur France Culture.


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04.2017

Quels ont été les arguments développés à la fin du XVIIIe siècle pour combattre l'esprit des Lumières ? Qui les a portés et pourquoi ?
Dans un premier temps, Robert Legros se penche sur le romantisme qui fut une véritable révolution philosophique résidant dans le refus de l'universalisme, de l'humanisme abstrait et de l'autonomie individuelle, mais portant aussi une attention nouvelle au sensible et au corps.
La croyance est-elle opposée à la vérité, s'interroge ensuite Didier Masseau ? Les philosophes cherchent-ils à connaître ou à convaincre le plus grand monde ?
Camille Riquier poursuit l'exploration en nous invitant à étudier la richesse de la pensée de Péguy, lui dont la "conviction totale imposait le respect", selon Gide.
Enfin, c'est à un étonnant voyage chez les antirévolutionnaires en compagnie de Jean-Yves Pranchère que nous sommes conviés.
Retour, donc, sur les fondements philosophiques des critiques des illusions du progrès et de la célébration de la tradition par ces ceux qui rejetaient la Raison universelle et préféraient parier "sur l'obscurité comme force d'éclaircissement" (Annie Le Brun).

La logique transhumaniste. Avec Olivier Rey au Collège des Bernardins.


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20.05.2017

Au travers d'une réflexion philosophique, Oliver Rey dégage la notion de science du point de vue moderne pour expliquer l'apparition de la logique du transhumanisme.
Il oppose en effet la science ancienne d'Aristote à la science moderne qui se doit de nier toute téléologie pour rester purement mathématique. Il souligne également le passage de l’idée que l'homme avait à être ce qu'il était à celle que l'homme doit augmenter sa puissance pour dominer et ainsi survivre.
C'est la place de l'homme dans la nature qui est ici questionnée.

Une conférence prononcée dans le cadre du colloque "Critique de la raison transhumaniste".

La post-modernité : crise du sens et déconstruction de la culture. Avec Jean-François Mattéi au Collège des Bernardins.


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2010

Le philosophe Jean-François Mattéi nous offre deux conférences pendant lesquelles il se penche sur le sens -ou l'absence de sens- de la post-modernité :

 1. La notion de "crise" a saisi notre civilisation à la fin du XIXe siècle et influe désormais tous les domaines de la société (la pensée, les arts, la politique, la religion, l’industrie), au point où nous ne parvenons plus à nous en détacher. Retour sur les origines du problèmes.

 2. Au XXe siècle, la culture est ébranlée après les chocs successifs de la Première et de la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que de la découverte de la Shoah. Elle entre alors dans une phase d'auto-destruction. Pouvons-nous comprendre les raisons de cette déconstruction méthodique en explorant les grandes textes de la philosophie ?