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Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l'après-guerre. La résistance d'une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu'ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d'un compromis social. À partir de la crise de 2008, l'offensive néolibérale s'est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
Emmanuel Macron apparaît alors comme l'homme de la revanche d'un capitalisme français qui jadis a combattu et vaincu le travail, avec l'appui de l'État, mais qui a dû accepter la médiation publique pour "civiliser" la lutte de classes. Arrivé au pouvoir sans disposer d'une adhésion majoritaire à un programme qui renverse cet équilibre historique, le Président fait face à des oppositions hétéroclites mais qui toutes rejettent son projet néolibéral, largement à contretemps des enjeux de l'époque. Le pouvoir n'a ainsi d'autre solution que de durcir la démocratie par un excès d'autorité. Selon une méthode classique du néolibéralisme : de l'épuisement de la société doit provenir son obéissance.




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"Une formation sociale ne disparaît jamais avant que soient développées toutes les forces productives qu'elle est assez large pour contenir, jamais des rapports de production nouveaux et supérieurs ne s'y substituent avant que les conditions d'existence matérielles de ces rapport soient écloses dans le sein même de la vieille société. C'est pourquoi l'humanité ne se pose jamais que les probèmes qu'elle peut résoudre, car, à y regarder de plus près, il se trouvera toujours, que le problème lui-même ne surgit que là où les conditions matérielles pour le résoudre existent déjà ou du moins sont en voie de devenir." Critique de l'économie politique, Préface, Karl Marx


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C'est dans un dialogue avec deux Gilets Jaunes Constituants et un membre du Collectif Guerre de Classe que Francis Cousin dresse l'état de la situation du mouvement social et discute des pièges réformistes, qu'ils soient à la droite ou à la gauche du Capital.
Contre tous les flics de l'ordre marchand, vive l’insurrection sociale !


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L'historienne et sociologue Anne Steiner nous parle de la répression du mouvement ouvrier à la Belle Époque. Archives militantes, cartes postales... elle a reconstitué les grèves et manifestations du prolétariat du début du siècle dernier dans deux ouvrages qui servent de base à la discussion : Le Temps des révoltes, une histoire en cartes postales des luttes sociales à la Belle Époque (L'Échappée, 2015) et Le Goût de l'émeute : manifestations et violences de rue dans Paris et sa banlieue à la Belle Époque (L'Échappée, 2012).
Émission "Les Amis d'Orwell".




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Le fétichisme de la marchandise est l'universelle domination sociale du quantitatif indistinct qui partout désormais développe l'exclusion spectaculaire du qualitatif dans la luxuriance aliénatoire de la dépossession humaine.
Aujourd'hui, dans ce monde du falsifié triomphant et de l'inversion généralisée, le krach inévitable du système des fictions faramineuses de l'économie spéculative s'annonce de plus en plus proche. Aussi, le gouvernement du spectacle mondial n'a t-il rien d'autre à offrir à la planète pour échapper à la faillite et tenter de sauver un dollar sur-hypothéqué que le chaos de la guerre sans fin par la mise en scène permanente de coup montés terroristes de vaste ampleur, menés de l'intérieur même des services spéciaux de la provocation étatique.
Francis Cousin nous livre une critique de la société de l'indistinction qui provient de l'histoire radicale des radicalités historiques elles-mêmes.


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"La grande erreur… est de se représenter la révolution comme quelque chose qui se fait du jour au lendemain. En fait, la révolution est un processus d'évolution des masses s'étalant sur plusieurs années dans des circonstances faisant effet d’accélérateur." Engels à Bernstein, 27 août 1883
Cet échange entre Francis Cousin et une Gilet Jaune Constituante nous permet de mesurer l'état de la lutte des classes en France, radicalement ré-actualisée depuis le début de l'insurrection des Gilets Jaunes.
Le grand embrasement du prolétariat est-il pour demain ? La communauté de l'être est-elle en passe d'advenir ?


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C'est avec son regard radical et critique que Francis Cousin commente l'actualité du mois de juillet 2019. L'occasion d'aller au-delà de l'écume des choses pour comprendre les logiques profondes qui meuvent notre monde.
- 0'01'25 : introduction : comment traiter l'actualité
- 0'09'59 : le 14 juillet
- 0'30'42 : l'ingénierie sociale
- 0'40'56 : mystifications omniprésentes
- 1'00'03 : CETA, Mercosur
- 1'06'44 : Vincent Lambert
- 1'17'28 : émancipation contre restructuration
- 1'24'01 : guerres, cycles du capital, phagocytose
- 1'35'12 : endettement, finance
- 1'47'20 : médias, affaires politiques
- 1'54'07 : crack bancaire, guerre civile
- 2'09'12 : Dieudonné, Alain Soral
- 2'14'47 : l'affaire Chouard
- 2'15'44 : lire Marx, se tenir debout


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À la fin du XIXe siècle, l'attente du Grand Soir exprime l'espoir d'un bouleversement violent et radical de l'ordre social existant. Cette croyance millénariste en l'éclosion d'un monde régénéré grâce à la révolution sociale est caractéristique de la mythologie libertaire qui se forme alors. Une vision insurrectionnelle qui influencera les syndicalistes révolutionnaires.
Aurélie Carrier se propose d'étudier les représentations qui composent l'imaginaire du Grand Soir, et leurs interactions avec celui de la grève générale.
La puissance d'attraction et la capacité de retentissement du Grand Soir débordèrent les cercles libertaires pour pénétrer les masses populaires. Repérer l'influence d'une telle construction imaginaire sur les pratiques sociales permet de questionner l'espace des possibilités entre la réalité sociale et ses représentations, et la généalogie des utopies, disparues ou renaissantes.
Émission "Sortir du capitalisme", animée par Armel Campagne.