Genèses de la praxis et de la psyché chez Michel Clouscard. Avec Sylvain Bourgois aux ateliers de la praxis à Paris.


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2016

"Poursuivre cette genèse de la praxis sans montrer qu'elle débouche sur une genèse de la psyché laissera ouverte l'erreur épistémologique consistant à supposer qu'on ne gagne rien de déterminant à interroger l'universalité de la psyché dans la praxis du point de vue de l'immanence du réel et du rationnel.
Ce serait récuser le procès de production et abandonner le développement décisif de la praxis au flou déserté [...] de l'ontologie de Heidegger ou la donation illégitime de sens [...] de Levi-Strauss.
Alors la signification gnoséologique et éthique du développement de la psyché pourrait échapper à Prométhée. On pourrait nous objecter éternellement un positivisme matérialiste de la donation de sens par le procès de production.
Il est donc nécessaire de montrer que la praxis est rejointe par la psyché dans le procès de production. L'étude de la phylogenèse selon le procès de production doit être complétée par l'étude de l'ontogenèse.
L'homme synthétique sera la catégorie qui permettra d'achever la conceptualisation de la distinction entre l'homme originel et l'homme naturel." Michel Clouscard

Scissions syndicales, réformisme et impérialismes. Avec Annie Lacroix-Riz et Bernard Friot à la Librairie Tropiques.


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28.01.2016

Annie Lacroix-Riz est venue présenter son dernier livre et débattre avec Bernard Friot sur le thème de l'histoire politique des syndicats.
Car nous sommes bien au cœur de la conjoncture d'après-guerre qui a débouché sur la création de la Confédération Européenne des Syndicats et sur la liquidation du syndicalisme combatif dans tous les pays concernés.
Il va sans dire que ces recherches sont entièrement taboues en France, alors que la question du contrôle "extérieur" du syndicalisme, par les classes dirigeantes, non seulement nationales mais des impérialismes dominants, mériterait l'attention tant des militants que des amateurs d’histoire...

Simone Weil : grève et joie pure. Avec Charles Jaquier sur Radio Libertaire.


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24.06.2016

En mai-juin 1936, une vague de grèves spontanées éclate en France, juste après la victoire électorale du Front populaire. Elle atteint son apogée le 11 juin avec près de deux millions de grévistes dans la plupart des secteurs de l’industrie, mais aussi dans les bureaux et les grands magasins.
La revue syndicaliste La Révolution prolétarienne publie alors, sous pseudonyme, un article devenu célèbre de Simone Weil qui donne tout à la fois une description accablante de la condition ouvrière dans la métallurgie – le secteur le plus en pointe dans le conflit – et un éclairage inégalé sur la nature et le climat de ces grèves en soulignant leur caractère inédit : les occupations d’usines.
Retour croisé sur ces événements et le parcours de Simone Weil avec Charles Jaquier, préfacier du recueil d'articles de Simone Weil Grève et joie pure, datant précisément de cette période.

Émission "Offensive Sonore", animée par Patrick Marcolini.

Faut-il enterrer Karl Marx ? Avec Robert Clavijo pour l'Université Réelle à Montpellier.


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15.09.2017

Le nom de Marx résonne encore familièrement à nos oreilles. Figure importante de la pensée critique pour les uns, penseur dangereux et dépassé pour les autres : qu'en est-il vraiment ?
Alors que le système capitalisme semble vaciller sur ses propres bases, Roberto Clavijo nous invite à nous réapproprier les enseignements du fondateur du matérialisme historique.

Les propositions de Bernard Friot en débat. Avec Armel Campagne, Benoit Bohy-Bunel et Sylvain Quissol sur Radio Libertaire.


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2017

Depuis plus d’une quinzaine d’années, Bernard Friot poursuit une réflexion originale sur le devenir historique et l’avenir du salariat, dans laquelle il a accordé une place importante à l’avènement de la cotisation sociale, ce qui lui a donné l’occasion d’intervenir de manière remarquée dans le débat qu’a suscité en France la réforme des régimes de retraite en 2010.
Dans ses derniers travaux, il reprend et radicalise certaines des thèses déjà développées précédemment tout en en explicitant davantage les fondements théoriques. Car Bernard Friot prétend porter un projet "neuf" et "révolutionnaire".
Mais qu'en est-il vraiment ? Ce membre du Parti communiste français propose-t-il un projet d'émancipation crédible ?
En quoi son projet se distingue-t-il d'un classique capitalisme d'état avec sécurité sociale et salariat universels ?

Les jolis grands hommes de gauche. Avec Aymeric Monville à la Librairie Tropiques.


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05.09.2017

Onfray suggérant de bombarder Cuba ; Badiou nageant en pleine eurolâtrie bruxelloise ; Lordon promu porte-parole du mouvement Nuit Debout mais annonçant d’emblée que toutes les révolutions "sont belles parce qu’elles échouent" ; Michéa ne voyant dans l’antifascisme qu’un alibi "stalinien" ; Rancière se déclarant déçu dans ses doux "espoirs nés de l’effondrement de l’empire soviétique" pour mieux affirmer, blasé, que "la prise de pouvoir, nul ne sait aujourd’hui ce que ça veut dire" ; Todd qualifiant le communisme de pathologie pour mieux vanter les mérites dudit "hollandisme révolutionnaire"...
Le vieux rêve de la réaction, exclure les communistes de la communauté nationale ("communiste, pas français"), prend ici l’apparence de la bonne conscience "progressiste", ingénue. Mais si certains n’ont trouvé d’autre solution que de refaire le congrès de Tours à l’envers et de revenir au temps du grand Jaurès, ce n’est pas pour s’inspirer de son courageux combat pour la paix ; c’est pour mieux conjurer toute une époque : Octobre 17 et Stalingrad, la Résistance et le programme du CNR, l’antifascisme et l’anticolonialisme insufflés par le Komintern, et mieux se plonger ainsi la tête dans le sable. Pourront-ils encore longtemps "fuir l’histoire" ?

Francis Cousin : entretien pour le Cercle Marx.


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28.10.2016

C'est autour d'un bon verre de vin et par une belle journée ensoleillée que Francis Cousin, docteur en philosophie et auteur de la Critique de la société de l'indistinction et de L’Être contre l'Avoir, nous expose les fondements de la critique radicale du faux omniprésent et de l'avènement de la communauté de l'Être.

 00'00 : fétichisme de la marchandise et indistinction, indistinction et antiracisme.
 19'30 : communautés de l'Être et sociétés de l'aliénation marchande, Heidegger, oubli de l'être et être générique, aliénation politique (extrême gauche et extrême droite), immigration et Gauche du Capital, critique de la déformation idéologique de Marx, critique de l'anarchisme.
 41'22 : la question Juive et la critique de l'émancipation politique, vie et misère de Marx, l'auto-invalidation du Capital et la baisse tendancielle du taux de profit, critique de la science, Bordiga, le communisme universel, la soif de pouvoir, Arminius et Clovis, Marx contre Proudhon, critique de Kant, critique de Max Scheler, critique de la sociologie, analyse historique de la paysannerie catholique et considérations sur l'importance historique du développement dialectique des forces productives, retour sur la question Juive.

"Misère de la théorie" d'E. P. Thompson. Avec Alexandre Fernon et Patrick Marcolini sur Radio Libertaire.


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15.05.2016

Alexandre Fernon, traducteur du livre d'Edward Palmer Thompson dont le sous-titre est Contre Althusser et le marxisme anti-humaniste, vient nous parler de cet ouvrage polémique et du penseur à qui il s'oppose, penseur qui a joué un grand rôle dans la formation des intellectuels critiques français qui sont aujourd’hui en vogue : Louis Althusser. Dans les années 1960 et 1970, ce philosophe marxiste, figure de proue du structuralisme, membre du Parti communiste mais adulé par les étudiants maoïstes, est considéré comme une référence par Alain Badiou, Jacques Rancière, Étienne Balibar, Manuel Castells ou Nicos Poulantzas.
Et c'est dans ce livre énergique et drôle, écrit en 1978, que l’historien britannique E. P. Thompson ridiculise la prétention des althussériens à hisser le marxisme au rang de science, le caractère réductionniste et mécanique de leur approche de l’histoire ou de la société, ainsi que le parfum de stalinisme qui entoure leurs positions. Pour lui, ce marxisme académique n’est rien d’autre que l’opium d’une bourgeoisie intellectuelle venue s’encanailler à l’extrême gauche.
En contrepoint, E. P. Thompson propose sa propre conception du marxisme nourrie de sa pratique d’historien, qui se fonde sur un dialogue avec les faits et accorde une place centrale à la capacité des hommes et femmes à faire leur propre histoire. Partisan de ce qu’il appelle un "communisme libertaire", il en appelle à relever le drapeau de l’humanisme pour élaborer une critique du capitalisme qui rejoigne les valeurs morales des classes populaires.