La conscience est-elle devenue une affaire de science ? Avec Stanislas Dehaene chez Etienne Klein sur France Culture.


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20.02.2016

Commençons par rappeler une évidence, déjà notée par Ludwig Wittgenstein : "C’est un coup du sort étrange : tous les hommes dont on a ouvert le crâne avaient un cerveau". Ce constat peu contestable pose la question de savoir si l’on peut savoir quel rôle joue le cerveau dans notre rapport au monde et dans la fabrication de ce que nous appelons une "conscience".
Par quels mécanismes nous permet-il de percevoir ce que nous percevons ? Par quels stratagèmes certaines informations parviennent-elles à accéder à notre conscience tandis que d’autres demeurent dans les limbes de notre attention ? Par quels processus nos connaissances sur le monde se construisent-elles ?
L’objet que je veux connaître, ce n’est pas moi, il semble être autonome par rapport à moi, il a sa réalité propre et j’ai la mienne, alors comment puis-je le connaître ? Pour le dire avec les mots de Hegel, comment ce qui est en soi peut-il devenir pour moi ? Telle est en somme la formulation philosophique du problème de la connaissance. Mais les sciences ont-elles des choses à nous dire sur ces sujets ? Les neurosciences et les sciences cognitives, par exemple, qui sont en pleine ébullition, peuvent-elles apporter des éléments de réponses plus justes que les hypothèses des philosophes ?

Émission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

L'être, la praxis et le sujet chez Michel Clouscard. Avec Sylvain Bourgois aux ateliers de la praxis à Paris.


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2016

Cette conférence part d'une réflexion sur les origines de l'hominisation pour tenter d'inscrire les derniers travaux de Michel Clouscard sur la phylogenèse et l'ontogenèse dans une perspective classique de la "philosophie de l’esprit" et de la "philosophie de l'histoire".
Elle permet de comprendre les revendications de Clouscard pour une contribution à la fois "kantienne" et "hégélienne" au problème de la connaissance.
En effet, dans l'introduction de L'Être et le Code, la critique de l'épistémologie bourgeoise conduit Clouscard au concept de "corps-sujet signifieur" pour exposer la généalogie anthropologique et philosophique de l'idéologie de classe (dominante). La mise en place du modèle théorique d' "ensemble logico-historique" permet alors de suivre les moments historiques et dialectiques du "code".
Car si, dès L'Être et le Code, le "corps-sujet signifieur" renvoie au vécu de classe pour expliquer l'idéologie, le savoir de classe et les catégories existentielles de la connaissance, dans L'Être, la Praxis, le Sujet, c'est la phylogenèse et l'ontogenèse qui sont mis en relation pour expliquer le "montage synthétique du corps-sujet".
Chez Clouscard, c’est donc à partir de l'épistémologie d'une relation émergente entre phylogenèse et ontogenèse qu'on peut se confronter à la critique du modèle du "sujet transcendantal" chez Kant.
Le réel est rationnel, comme le rationnel est réel. Mais la "phénoménologie de l'esprit" du genre humain suit l'histoire de la praxis et de la subjectivité...

2084, la fin du monde. Avec Boualem Sansal à Passa Porta à Flagey.


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20.10.2016

Avec 2084 : la fin du monde, Boualem Sansal, voix majeure de la littérature contemporaine, enfonce sa plume dans une plaie ouverte. Dans la filiation d'Orwell, il met en scène une société fondée sur la soumission à un régime totalitaire, et dénonce le radicalisme religieux.
C'est à l'occasion de la parution de ce livre en néerlandais qu'il est accueilli pour un entretien entrecoupé de lectures.
L'opportunité d'entendre les mots de Boualem Sansal, lus par Audrey D’Hulstère, et puis sa propre voix, un an après la parution originale du livre.

Le numérique, quelles conséquences pour l’école ? Avec Michel Desmurget pour les Alternatives Catholiques à Lyon.


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14.12.2016

Existe-t-il une nouvelle école numérique qui se distingue réellement de l' "école d'avant", celle qu'incarne le maître et l'apprentissage des savoirs fondamentaux ?
A bien y réfléchir, la réponse ne va pas de soi. Il n'est pas certain que ce que l'on appelle banalement l' "école numérique" soit autre chose que du bricolage, car "l'entrée de l'école dans le monde numérique" semble surtout... impensée.
Michel Desmurget ne se contente pas de questionner notre époque, il cherche à éclairer "l'avenir numérique" de l'école et ses conséquences concrètes sur les processus d'apprentissages de nos chères têtes blondes, confrontées de plus en plus tôt et de plus en plus longtemps au monde envoûtant des écrans.

L'histoire des écritures. Avec Clarisse Herrenschmidt pour Devoxx France.


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28.03.2013

L’histoire des écritures commence dans la région du Moyen-Orient à la fin du IV e millénaire avant notre ère, au tout début avec de petits objets représentant des nombres. Ce qui décida de la suite, car dans ce grand fleuve de signes, ce sont les nombres qui mènent la danse des écritures.
Et la suite appartient à l’invention de la monnaie frappée, vecteur d’écriture arithmo-géométrique, puis à l’informatique.
Cette histoire longue de 53 siècles laisse apparaître pourtant une étrange cohérence dans certains procédés imaginaires qui impliquent la représentation du corps humain...

Entre crise et guerre : philosopher ? Avec Dominique Pagani à la Commune libre d'Aligre à Paris.


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2015

Plutôt qu’une reconstitution linéaire de l’histoire de la philosophie, l’intervention portera surtout sur ce qui, à la faveur de la crise en cours, fait surgir la spécificité de l’interrogation philosophique en général, via ses concepts les plus récurrents.
La référence aux auteurs servira à illustrer les problématiques ainsi dégagées, autant que leurs effets transversaux dans les champs concernés : du poétique au politique, en passant par le religieux ou le scientifique.

Au régal du management : portrait intellectuel d'un jeune philosophe. Avec Baptiste Rappin, Juan Asensio et Rémi Soulié sur Radio Courtoisie.


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28.06.2017

Quel pan de notre vie, aujourd'hui, ne se trouve pas aux prises avec le management ? Qui pourrait bien se targuer d'échapper à cette lame de fond qui bouleverse en profondeur les structures mentales de nos sociétés avancées ?
Force est pourtant de constater le flou conceptuel qui entoure le management : son arrivée dans le langage courant a en effet pour corollaire d'en masquer le sens, y compris aux premiers intéressés, les managers et les managés. De ce point de vue, il s'avère expédient de reprendre la réflexion à la racine : le management est un projet technoscientifique, dont les soubassements sont théologiques mais la portée anthropologique et politique.
Que se passe-t-il alors quand le management pénètre des sphères qui lui étaient initialement étrangères ? Qu'arrive-t-il aux institutions quand l'optimisation du fonctionnement devient leur raison d'être ? Quels rapports le management entretient-il au Vrai (et à l'Université), au Bien (et à l'État) et au Beau (et à l'Art) ?
Tels sont les enjeux du travail de Baptiste Rappin qui, par le détour de la philosophie, n'hésite pas à hisser la réflexion sur le management à son véritable niveau : celui de la civilisation et de l'identité européennes en butte au nihilisme de la Technique.

Emission du "Libre Journal des débats", animée par Charles de Meyer.

Charles Taylor et le Moi, jamais sans les autres. Avec Patrick Savidan et Bernard Gagnon sur France Culture.


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23.02.2012

Il est impossible de saisir toute la richesse et toute la complexité de l'identité du sujet moderne sans considérer comment notre conception du moi s'est développée à partir des images anciennes de l'identité humaine. Il s'agit donc de comprendre la révolution inouïe qui a fait que les modernes se voient comme des êtres doués d’intériorité, comme des "moi" ayant une profondeur.
C'est le travail qu'a mené Charles Taylor dans son ouvrage Les Sources du moi et qui nous est présenté ici.

Emission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.