Traité Néoréactionnaire : NIMH répond aux questions de Lino Vertigo.


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01.2025

Auteur d'un Traité Néoréactionnaire, NIMH nous introduit à la philosophie NRx ainsi qu'au cadre de pensée accelerationniste. Il y développe, à partir des sciences et de la philosophie, une nouvelle épistémologie et en déduit les implications politiques qui en découlent.
Une vision du monde extrêmement percutante.

 - 0'00'00 : Introduction
 - 0'04'06 : L'accélérationisme et actualité USA
 - 0'08'12 : Présentation du livre
 - 0'11'42 : Être et vérité
 - 0'24'00 : L'entropie et le progrès
 - 0'37'17 : Sens/direction de la Vie
 - 0'39'40 : Peux ton hiérarchiser les cultures ?
 - 0'46'15 : Le rôle de l'Art et du Beau
 - 0'54'18 : Le Bien/bon et le Mal
 - 1'03'34 : La valeur du christianisme
 - 1'12'39 : Le Technotragique
 - 1'23'41 : Dieu / Vérité / Absolu
 - 1'31'47 : Transformation politique
 - 1'41'11 : Les vertus des idées libérales
 - 1'54'27 : A propos des libertariens/Anarcap
 - 2'01'04 : Comment échapper à la Cathédrale ?
 - 2'10'06 : Jerusalem 
 - 2'12'03 : Les questions du public
 - 2'20'13 : Conclusion

Philosophie du langage et de la connaissance. Avec Jacques Bouveresse au Collège de France.


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06.10.1995

Le langage nous importe en philosophie parce que la réalité nous importe. Si, comme il est dit dans les Recherches philosophiques de Wittgenstein, on doit se garder en philosophie contre la tentation constante de prédiquer de la chose ce qui réside dans le mode de représentation, c'est bien parce que ce qui nous intéresse est la réalité elle-même, et non ce que le langage nous oblige apparemment à supposer ou à croire à son sujet.
Jacques Bouveresse entends ici par "réalisme" la conviction qu'entre la pensée ou le langage, d'une part, et la réalité, d'autre part, il n'y a pas de distance plus fondamentale et plus préoccupante que celle qui consiste dans la possibilité qu'ont les pensées et les propositions d'être fausses. Ce que dit sur ce point Wittgenstein est tout à fait opposé à l'idée bergsonienne que la pensée elle-même a déjà introduit par essence une distance entre la réalité et nous, et que seule l'intuition directe serait capable de nous livrer des faits.

Critique de la communication : de l'échange symbolique à l'intelligence artificielle. Avec Baptiste Rappin, Eric Martin et Maxime Ouellet pour le Collectif Société.


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01.05.2024

Dans un contexte marqué par l'émergence accélérée de nouvelles intelligences artificielles dites génératives ayant la prétention de se substituer au langage et à la cognition humaine, il devient urgent de réfléchir aux impacts de ces transformations sur les sociétés contemporaines. En effet, alors que le fondement des sociétés repose historiquement sur des médiations symboliques permettant de donner un sens aux pratiques sociales, de même que sur des institutions politiques qui, dans la modernité, avaient pour ambition de permettre une action réflexive des sociétés sur elles-mêmes, l'avènement de dispositifs de communication automatisée semble concrétiser une transformation sociale profonde dans la mesure où l'ensemble des médiations symboliques et politiques sont en voie d'être remplacées par une nouvelle forme de régulation systémique ou cybernétique qu'on peut également qualifier de décisionnelle-opérationnelle.
Lorsque le symbolique est subsumé par la communication informatique, le code se substitue au langage, la rationalité algorithmique remplace la raison critique et la liberté est réduite à un processus d'adaptation. On assiste ainsi à la montée en puissance de systèmes automatisés et autonomisés monopolisés par de gigantesques oligopoles numériques qui ont la prétention de prendre en charge des actes et des facultés cognitives autrefois réputées être le propre des sujets humains. Cette transformation vient menacer aussi bien l'autonomie individuelle que la capacité des sociétés à s'auto-instituer et à déterminer leurs finalités, un processus déjà entamé depuis la révolution industrielle, mais qui vient aujourd'hui se parachever.
Les réponses les plus courantes s'avèrent insatisfaisantes et incomplètes, qu'il s'agisse par exemple en termes de politiques publiques, qui cherchent à stimuler l'innovation tout en prétendant baliser leurs effets délétères; ou encore le discours "éthique" libéral, toujours articulé a posteriori, c'est-à-dire sans questionner la production et le développement de la nouvelle régulation systémique/cybernétique elle-même.
Face à la rapidité et au déferlement de ces processus disruptifs il devient nécessaire de réfléchir en amont à partir d'une théorisation puisant dans les sciences sociales plutôt que de se limiter au seul discours portant sur les impacts localisés sur telle ou telle pratique. Or, celles-ci se sont fragmentées, se concentrant sur une série d'objets particuliers, sans plus jamais poster la question des finalités sociales du point de vue de la société comprise comme totalité synthétique. La fragmentation des enjeux empêche le développement d'une analyse historique, dialectique, synthétique, et donc critique sur les enjeux généraux et fondamentaux entourant ces questions.

Attachements : enquête sur nos liens au-delà de l'humain. Avec Charles Stépanoff à la Librairie Mollat.


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13.11.2024

Comment nous relions-nous à notre environnement et comment nous en détachons-nous ? Comment en sommes-nous arrivés à vivre dans des sociétés dont les rapports au milieu vivant se sont appauvris au point de menacer notre monde de devenir inhabitable ?
On a longtemps défini les humains par les liens les unissant les uns aux autres. Or ils se distinguent aussi par les relations singulières qu'ils établissent au-delà d'eux-mêmes, avec les animaux, les plantes, le cosmos. Sur tous les continents, chasseurs-cueilleurs, horticulteurs ou pasteurs nomades interagissent de mille manières avec une multitude d'autres êtres. Partout, les groupes humains s'attachent affectivement à des animaux qu'ils apprivoisent et avec lesquels ils partagent habitat, socialité et émotions. Notre ouverture à l'altérité va même plus loin. Nous établissons des relations fortes avec les esprits des montagnes et des fleuves, avec des dieux ou des ancêtres. Nous sommes étonnamment polyglottes, capables d'échanger avec un oiseau, une étoile, un esprit. Longtemps ignorée, cette disposition apparaît fondamentale dans le rapport singulier que nous avons construit avec notre environnement au fil des millénaires.
En s'appuyant sur l'anthropologie évolutionnaire, l'archéologie, l'histoire, l'ethnographie et ses propres enquêtes de terrain menées en Sibérie et en France, Charles Stépanoff compare différents contextes anciens et actuels, proches et lointains, où les humains s'attachent d'autres espèces. Au fil d'un parcours captivant qui l'amène à repenser intégralement des phénomènes fondamentaux comme le processus de domestication, la genèse des hiérarchies ou la construction des États prémodernes, il explore cette question inédite : comment les attachements au milieu vivant transforment-ils les organisations sociales ?

Jacques Bouveresse ou la raison mélancolique. Avec Henri de Monvallier à l'Université Populaire d'Issy-les-Moulineaux.


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Du village d'Épenoy dans le Doubs jusqu'au Collège de France, en passant par la khâgne du lycée Lakanal à Sceaux, l'ENS, l'université Paris-I Sorbonne ou l'université de Genève, le parcours de Jacques Bouveresse est à la fois très classique et marginal. S'inspirant de la tradition issue de la philosophie analytique et de la littérature autrichienne (Kraus, Musil), Bouveresse a traversé les modes intellectuelles des années 1960, 70 et 80 sans jamais se compromettre avec elles.
L'occasion de revenir sur un parcours singulier et une oeuvre orignal qui n'a jamais cédée aux sirènes de la déconstruction, du postmodernisme et des nouveaux philosophes, et qui a constamment tenté de défendre un rationalisme lucide sur les pouvoirs de la philosophie mais aussi, et peut-être d'abord surtout, sur les illusions qu'elle ne cesse d'entretenir sur elle-même.

Barthes et la tyrannie de la langue. Avec Eric Marty sur France Culture.


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14.03.2016

Le langage n'est pas la langue, la langue n'est pas le discours, le discours est autre que la parole, la parole ne se réduit pas aux mots, les mots sont plus que des lettres, les lettres qui existent sans les sons, les sons qui ne forment pas toujours des phrases, les phrases qui ne constituent pas à elles-seules un langage.
Dans le langage, on tourne facilement en rond. Puisqu'en parler c'est déjà le solliciter. Comment alors lui tendre un miroir sans le déformer par notre subjectivité ?
Le langage est un pays dans lequel nous pouvons voyager, comme on arpente un terrain familier dont chaque recoin nous paraît, de plus près, étranger. Le langage, par définition, on n'y pense pas puisque c'est lui qui nous fait penser. Mais à le tenir pour acquis, hors de soi, immobile, il s'assèche, et fige la pensée dans des postures incapables de dire ce que nous voulons dire. C'est que le langage n'est pas à notre service. Il est un pouvoir, une tyrannie qui, même lorsqu'on en fait un jeu, s'impose à nous avec insolence, et parfois, humiliation. Essayez de le dompter, il montrera les crocs. Mieux vaut renoncer à toute domestication.
Comment alors se faire entendre dans ces mots qui ne sont pas les miens ? Et pourquoi Roland Barthes vit-il le langage comme une maladie ? Pourquoi la langue est-elle "fasciste", selon le mot du sémiologue ? En quoi consiste son pouvoir ?

Émission "Les Chemins de la philosophie", animée par Adèle Van Reeth.

Introduction à la pensée de Pierre Legendre. Avec Baptiste Rappin au Cercle Aristote.


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03.07.2023

Juriste à l'œuvre aussi abondante et complexe qu'originale, Pierre Legendre n'a pas encore fait l'objet d'études synthétiques qui puissent donner un accès simplifié à son oeuvre.
C'est ainsi tout l'enjeu de cette conférence que de présenter les contours d'une pensée riche qui ne considère pas le droit sous des aspects techniques, mais en vertu de sa portée anthropologique issue de la réforme grégorienne.
Baptiste Rappin alors de présenter les principaux concepts de l'anthropologie dogmatique en gardant à l'esprit que le coeur de la pensée de Pierre Legendre s'articule toujours autour de la question de la généalogie et de la filiation.

L'écriture, le langage et l'autorité. Avec George Steiner sur Espace 2.


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2005

C'est au cours d'un entretien et de deux conférences qu'Espace 2 a rendu hommage au grand penseur et passeur George Steiner, décédé le 3 février 2020.
D'abord avec un échange sur la mort de la culture et la pensée contemporaine après la shoah durant lequel il revivent sur ses origines familiales, les fondements de sa pensée et le regard quʹil porte sur lʹavenir de lʹhumanité.
Ensuite par une conférence où il développe lʹidée que le langage est un instrument de pouvoir et de domination, entre classes sociales et entre les genres.
Enfin par une autre conférence sur le futur de lʹautorité où il relie ce mot à celui dʹauteur, comme lʹétymologie le suggère (auctor/auctoritas).
De grands moments d'intelligence partagés.