Les origines indo-européennes du christianisme. Avec Henry de Lesquen au Carrefour de l'Horloge.


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29.10.2022

Et si ? Et si l'universalité du christianisme étouffait dans la vision étroite selon laquelle son origine serait limitée à l'Ancien Testament ? Et si postuler que le seul message de Dieu fait homme dans l'Évangile serait de réformer la religion du peuple juif était un contresens ? Et si ne donner comme point de départ de l'action divine pour l'humanité que les quelques siècles qui ont précédé la Nativité était une offense à l'éternité de Dieu ?
Lors de cette rencontre, Henry de Lesquen ose une analyse sans tabou sur cette question fondamentale pour l'humanité tout entière. Il nous invite à découvrir une révision copernicienne de l'histoire des religions en s'appuyant sur les analyses des plus grands savants : notamment Georges Dumézil et Jean Haudry pour la tradition indo-européenne ; Geo Widengren et Jacques Duchesne-Guillemin pour l'héritage de l'Iran dans le christianisme ; Émile Burnouf et André Dupont-Sommer pour celui de l'Inde ; Marcel Simon et Jean Daniélou, dans la lignée des Pères de l'Église comme saint Justin martyr et Clément d'Alexandrie, pour celui de la Grèce.
C'est ainsi que, du monothéisme à la résurrection des morts, les dogmes du zoroastrisme, religion des anciens Perses, se retrouvent dans le christianisme. Or, l'Avesta, le livre saint du zoroastrisme, est antérieur de plusieurs siècles à la rencontre des Juifs et des Perses, qui s'est produite en 539 avant Jésus-Christ, quand l'empereur Cyrus a pris Babylone, où les Juifs avaient été déportés. Il faut donc en conclure que le judaïsme a hérité des dogmes zoroastriens après cette date et qu'il les a transmis au christianisme. Celui-ci a hérité en outre, à travers l'enseignement des esséniens et de saint Jean Baptiste, de la morale de compassion du bouddhisme. Enfin, le christianisme, dans sa genèse et dans son développement, est tout imprégné de la culture grecque et de la philosophie issue de Platon.

L'enseignement biblique sur Israël et le sionisme. Avec Henri Blocher à l'Eglise du Tabernacle à Paris.


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17.06.2018

La question du rapport à Israël fait l'objet de nombreux débats dans le monde chrétien. Ce thème n'est pas seulement un sujet de controverse : il est aussi porteur d'inquiétudes et d'espérances.
Henri Blocher nous propose de faire le point, en parcourant les données bibliques pour nous guider dans une réflexion sur les rapports entre Israël et l'Église.

Philosophies. Avec Blandine Kriegel sur Radio J.


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2021

Accompagnée de divers spécialistes reconnus, la philosophe Blandine Kriegel nous propose de parcourir les grands auteurs de la philosophie qui ont fait l'histoire de cette discipline et continuent à être d'actualité, de l'Antiquité à nos jours.
L'occasion pour un large public d'être informé de l'évolution de la philosophie et de participer de plein droit à sa réflexion à partir de la lecture préalable d'un texte philosophique.

Gershom Scholem, historien du messie Sabbataï Tsevi : une série d'émissions sur France Culture.


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06.1984

La figure de Sabbataï Tsevi, le messie de Smyrne, hante l'histoire juive ainsi que l'histoire des mouvements apocalyptiques, d'autant qu'elle est restée très longtemps totalement inexplorée. Il fallait Gershom Scholem, grand historien de la kabbale et de la mystique juive, pour nous donner une évocation détaillée du personnage, qui, dans toute l'Europe et en Orient, apparut comme le messie.
Comment presque tout un peuple a cru à un moment à la fin du monde et s'y est activement préparé, comment le fol espoir de délivrance bouleversa les données historiques concrètes et l'ordre social ordinaire pour s'effondrer ensuite et jeter dans le désarroi le monde juif abusé, c'est la question à laquelle Gershom Scholem a tenté de répondre.
Aborder l'histoire dans l'horizon de ce qu'imaginent les hommes et non sous l'angle étriqué de leurs conditions d'existence matérielle, tel est l'apport de Gershom Scholem à la démarche historique.

Une série d'émission animée par Emmanuel Hirsch.

Après Jésus, l'invention du christianisme. Avec Marcel Gauchet pour la Nouvelle Action Royaliste.


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17.11.2021

Jésus n'a laissé aucun écrit, il se référait aux Ecritures juives. Il n'a institué ni religion, ni credo, ni clergé, ni rite, hormis un repas "en mémoire de lui", et une prière, le "notre Père". Comment ses disciples ont-ils donc fait pour exprimer et mettre en pratique leur foi en lui ? Comment ont-ils prié, communiqué entre eux, interagi avec les peuples qu'ils côtoyaient ? Tout cela restait à inventer...
Le tout premier christianisme était sans image, sans "Nouveau Testament", sans prêtres, sans pape... et pendant plus de deux siècles il y eut des communautés chrétiennes très diverses, voire divergentes, certaines proches du judaïsme, d'autres le rejetant absolument. Il faudra beaucoup de temps pour qu'émerge une Eglise unifiée autour d'un début d'orthodoxie. C'est alors, en 250, que les chrétiens subiront la première persécution générale dans un Empire en pleine crise.
Ce temps des commencements encore trop peu connu, ce temps tumultueux de tous les possibles est ici présenté par Marcel Gauchet de façon accessible et vivante.

Un dieu, un roi, un père : réflexions sur l'histoire des rapports entre religion et droit. Avec Damien Viguier pour E&R.


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17.06.2021

Le contre-révolutionnaire Louis de Bonald (1754-1840) faisait l'hypothèse d'une "conformité secrète" entre la religion, l'État et la famille. Cette question n'a cessé d'intriguer et depuis Carl Schmitt on la resume sous l'expression de "théologie politique". L'Occident est au cœur d'un conflit de civilisation entre le droit romain, droit d'un Empire païen puis chretien, et la religion juive, qui est temporelle et juridique, comme en atteste sa dimension communautaire.
Plusieurs questions fondamentales doivent être alors traitées :
 - la concurrence au Moyen Âge entre théologie et droit
 - l'Empire romain dans le plan de Dieu (Auguste, Constantin, Justinien)
 - le Talmud (droit juif) au miroir du droit romain
 - le droit canon (Église) et public (État) dans le droit romain de la famille (mariage dotal, tutelle des fous, des mineurs et des femmes, successions)
 - et enfin la concurence du Digeste (droit romain) et de la Bible
Une réflexion profonde qui sonde les tréfonds de notre civilisation.

La déconstruction. Avec Baptiste Rappin sur Radio Courtoisie.


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05.04.2021

Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault : tels sont certainement des noms qui résonnent à l'oreille de nos contemporains. Et il s'agit, en effet, des philosophes les plus connus d'un courant de pensée que l'on peut raisonnablement qualifier de "déconstruction".
Toutefois, loin de se limiter à l'étude de ces trois figures, le dernier livre de Baptiste Rappin Abécédaire de la déconstruction aborde également les idées et les concepts développés par Maurice Blanchot, Roland Barthes, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Giorgio Agamben, Judith Butler et par bien d'autres encore.
C’est le succès rencontré par la déconstruction dans les milieux intellectuels, tant à l'Université que dans la sphère politico-médiatique, qu'il s'agit de comprendre afin de le combattre.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Rémi Soulié.

Les arcanes historiques du "judéo-christianisme". Avec Claude Timmerman pour Des Paluches et des Bouquins.


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07.2021

Le concept de "judéo-christianisme", mis en avant par le concile Vatican II, est si souvent évoqué pour qualifier notre civilisation – en particulier dans la perspective d'un choc contre celle de l'Islam –, devenu si banal, qu'on oublie souvent de s'y arrêter. Que veut-il dire ? Quelle est sa réalité ? En a-t-il même une ?
Alors qu'avec Constantin Ier le christianisme s'imposait au monde gréco-romain, le talmudisme, qui prétend éclairer la Torah par une compilation de Lois orales d'origine rabbinique, devenait la "nouvelle acception d'un judaïsme définitivement dégagé du culte sacerdotal judéen". Judaïsme post-chrétien traitant de règles et de prescriptions, dans lequel le mot "foi" – "mot creux" selon Daniel Horowitz – est singulièrement absent. Dès lors, que peut-on dire de cette prétendue filiation qui lierait le christianisme au judaïsme ?
Pour répondre à cette question, Claude Timmerman est retourné aux temps de l'écriture des textes bibliques. Il a puisé au cœur de l'archéologie, relevant les différents anachronismes, les acrobaties logiques, historiques et linguistiques "au service du mythe politique de la terre d'Israël occupée continûment depuis plus de trois mille ans par le peuple d'Abraham à qui Yahvé l'a dévolue". Temple de Salomon, royaume d’Israël, royaume de Juda, Exode, exil à Babylone sont ainsi remis dans leur réalité historique, loin de la propagande messianique sur laquelle s'appuie la création de l'État sioniste. Rédigée en hébreu, langue propice aux interprétations multiples, la Torah s'est inspirée des mythes et traditions de cultures bien plus anciennes dans lesquelles le peuple juif baignait, et contre lesquelles, pour affirmer sa spécificité, il a conçu Yahvé, dieu personnifiant les aspirations juives : vengeur, ethnocentrique et jaloux. Ainsi, "ce sera tout le sens de la venue du Christ et de sa lutte dans l'émergence du monde des pharisiens, que d'essayer de prévenir le peuple juif de l’approche biaisée qui lui est donnée de l'idée de Dieu".