Serions-nous en train de perdre la raison ? Avec Bernard Stiegler chez Etienne Klein sur France Culture.


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25.06.2016

Si on fait un tour dans une librairie pour lire les quatrièmes de couverture des livres qui s’y trouvent, on ne tarde pas à reconnaître l’air du temps : ce n’est pas la joie dans les rayons. Les réflexions sur la catastrophe sont devenues un genre littéraire à part entière. L’actualité y aide en pourvoyant au renouvellement des exemples. Le monde ne nous lâche plus. Il déferle en funestes accélérations qui défient toute maîtrise. Chaque jour, le présent projette ses terreurs sur l’avenir, et remet ainsi une couche supplémentaire de noir sur l’obscurité générale. On dirait du Soulages, en continu et à tous les étages.
Mais on voit quand même resurgir çà et là l’hypothèse – ou la conviction – qu’un salut est possible. Preuve que les temps mauvais donnent du bon temps à la fois aux Apocalypses et aux Annonciations, même si c’est en proportions inégales. Et c’est ainsi que nous nous retrouvons ballottés entre discours pessimistes et discours optimistes, tous débités sur un ton d’oracle, alors même qu’ils ne sont peut-être que des états d’âme.
Devons-nous conclure que nous ne serions plus capables d'espérer ? Convenons de définir l'espérance comme "ce sentiment humain qui règle notre relation avec l'avenir". Les sombres perspectives écologiques, les limites de la croissance, la crainte du chômage, l'accroissement des inégalités ou encore la crise des solidarités illustrent notre sentiment de malaise face à l'avenir. Elles traduisent également la mauvaise relation que nous entretenons avec un futur appréhendé non plus comme le lieu d'une configuration possible, mais comme une réalité qui pose des problèmes de plus en plus difficiles à résorber.
La question qui se pose est la suivante : quelle est la part et le rôle de la technique dans la fabrication de cette situation ?

Emission "La Conversation scientifique", animée par Etienne Klein.

L'homme augmenté, un rêve de l'homme diminué ? Avec Fabrice Hadjadj à l'Espace Culturel Saint-François de Sales à Genève.


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14.11.2015

Le temps de l’humanisme semble fini. Les nouvelles figures de notre époque postmoderne -le technologisme, l’écologisme et le fondamentalisme religieux- tendent toutes à vouloir quitter l’humain pour aller vers le cyborg, le bonobo ou un divin désincarné.
C’est la première de ces figures qui nous intéresse ici, parce qu’elle est vraiment neuve, et qu’elle commande les deux autres.
Et voici la question qu’elle nous pose : alors que nos machines ne cessent de devenir plus performantes, peut-on en rester à ce corps issu de la naissance, et qui est le même depuis le paléolithique ? Le corps humain n’est-il pas désormais obsolète ? Ne faudrait-il pas l’ "augmenter", le "googleliser", pour l’adapter à son nouvel environnement ?

La recherche scientifique et les technosciences. Avec Olivier Rey, Jacques Testart, François Veillerette et Frédéric Denhez pour Sciences Critiques à Paris.


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24.02.2017

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, et en présence du militant associatif François Veillerette, du biologiste Jacques Testart, du philosophe Olivier Rey et du journaliste Frédéric Denhez, l'occasion a été donnée de débattre du rôle et de la place des sciences et des nouvelles technologies dans notre société.
Cette rencontre a permis de discuter de propositions concrètes et d'actions immédiates à mettre en œuvre pour démocratiser la recherche scientifique et augmenter les procédés de contrôle des technosciences.
À cet effet, deux propositions centrales ont été discutées :
 - Promouvoir la recherche participative.
 - Subordonner les technosciences à l'éthique.

Histoire de la notion de progrès. Avec Anne-Françoise Garçon à la Sorbonne.


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01.01.2008

L'idée de progrès, comme la pensée opératoire et les cultures et habitus techniques, se construisent et évoluent dans le temps. C'est à une réflexion sur cette historicité qu'invite cette série de cours.
Pour ce faire, Anne-Françoise Garçon, professeur des Universités et spécialiste d'histoire des techniques et d'histoire des entreprises, analyse la pensée créatrice des artisans, des ingénieurs et des penseurs qui élaborèrent lentement l'idée de progrès entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

L'intelligence économique : les nouveaux enjeux pour les entreprises françaises. Avec Christian Harbulot à Toulouse Business School.


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03.03.2016

Dans le contexte d’une mondialisation qui tourne à la guerre économique, l’intelligence économique est devenue un outil incontournable pour les entreprises et les administrations.
Christian Harbulot nous expose cette discipline de manière théorique et pratique en illustrant ses propos par de nombreux cas pratiques tirés de l’actualité récente.
Tout ce qu’il faut savoir pour maîtriser les stratégies d’influence et d’utilisation de l’information dans ce champs de connaissances qui prend de plus en plus d'importance.

Art et industries culturelles. Avec Bernard Stiegler pour Citéphilo à Valenciennes.


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2011

Une série de conférences structurée autour de trois questions différentes :
 1. Quel rôle les industries culturelles ont-elles joué et jouent-elles encore dans le modèle économique dominant  ?
 2. De quelle révolution dans les connaissances et la culture les technologies de l’information et de la communication sont-elles porteuses ?
 3. Les réseaux peuvent-ils fonder une nouvelle économie de la contribution ?

L'âge des low tech : pour mettre fin au mythe de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix aux conférences Utopia.


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13.01.2015

Face aux signaux alarmants de la crise globale -croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée-, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.
Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse.
Philippe Bihouix démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir.
Si le conférencier met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Les marques : créativité ou misère symbolique ? Avec Benoit Heilbrunn à l'Institut Français de la Mode.


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23.11.2010

Si l'on accepte l'idée que la société de consommation est romantique, à savoir que les consommateurs recherchent en permanence de la nouveauté, de l'inédit et des stimulations de tous ordres, il est compréhensible que les marques nous vantent en permanence la nouveauté et se targuent de proposer de la singularité. N'est-ce d'ailleurs pas propre au principe de démarcation qui fonde l'idée même de marque ? 
Pour autant, quiconque circule dans l'espace urbain et marchand se rend vite compte qu'au delà d'un discours ambiant sur la nouveauté ne circulent souvent que des codes surannés, des produits qui ne sont que des clones sans âme. 
L'objet de cette conférence est de penser cette ambivalence consubstantielle aux marques qui consiste à articuler une logique de répétition qui permet la réassurance et le contrôle de l'expérience avec une logique de singularisation qui émoustille les consommateurs en guise d'inattendu.