Art et industries culturelles. Avec Bernard Stiegler pour Citéphilo à Valenciennes.


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2011

Une série de conférences structurée autour de trois questions différentes :
 1. Quel rôle les industries culturelles ont-elles joué et jouent-elles encore dans le modèle économique dominant  ?
 2. De quelle révolution dans les connaissances et la culture les technologies de l’information et de la communication sont-elles porteuses ?
 3. Les réseaux peuvent-ils fonder une nouvelle économie de la contribution ?

L'âge des low tech : pour mettre fin au mythe de la croissance verte. Avec Philippe Bihouix aux conférences Utopia.


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13.01.2015

Face aux signaux alarmants de la crise globale -croissance en berne, tensions sur l'énergie et les matières premières, effondrement de la biodiversité, dégradation et destruction des sols, changement climatique et pollution généralisée-, on cherche à nous rassurer. Les technologies "vertes" seraient sur le point de sauver la planète et la croissance grâce à une quatrième révolution industrielle, celle des énergies renouvelables, des réseaux intelligents, de l'économie circulaire, des nano-bio-technologies et des imprimantes 3D.
Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies tant vantées nous conduisent pourtant dans l'impasse.
Philippe Bihouix démonte un à un les mirages des innovations high tech, et propose de prendre le contre-pied de la course en avant technologique en se tournant vers les low tech, les "basses technologies". Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais de conserver un niveau de confort et de civilisation agréables tout en évitant les chocs des pénuries à venir.
Si le conférencier met à bas nos dernières illusions, c'est pour mieux explorer les voies possibles vers un système économique et industriel soutenable dans une planète finie.

Les marques : créativité ou misère symbolique ? Avec Benoit Heilbrunn à l'Institut Français de la Mode.


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23.11.2010

Si l'on accepte l'idée que la société de consommation est romantique, à savoir que les consommateurs recherchent en permanence de la nouveauté, de l'inédit et des stimulations de tous ordres, il est compréhensible que les marques nous vantent en permanence la nouveauté et se targuent de proposer de la singularité. N'est-ce d'ailleurs pas propre au principe de démarcation qui fonde l'idée même de marque ? 
Pour autant, quiconque circule dans l'espace urbain et marchand se rend vite compte qu'au delà d'un discours ambiant sur la nouveauté ne circulent souvent que des codes surannés, des produits qui ne sont que des clones sans âme. 
L'objet de cette conférence est de penser cette ambivalence consubstantielle aux marques qui consiste à articuler une logique de répétition qui permet la réassurance et le contrôle de l'expérience avec une logique de singularisation qui émoustille les consommateurs en guise d'inattendu.

Technocritiques : du refus des machines à la contestation des technosciences. Avec François Jarrige au Conservatoire National des Arts et Métiers.


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04.09.2014

Depuis une trentaine d'années, les grands projets technologiques suscitent des critiques croissantes et de nombreux conflits. Le rapport des sociétés au "progrès" et aux techniques semble basculer, alors que la collusion entre capitalisme et science met chaque jour un peu plus en péril l'équilibre écologique de notre planète.
Pourtant, les critiques des trajectoires technologiques n'ont rien d'inédites, elles n'ont cessé d'accompagner et de modeler les sociétés industrielles.
Du XVIIIe siècle à nos jours, le langage pour dire le refus des techniques a évolué en permanence, les raisons de craindre la prolifération des artefacts se sont modifiées sans cesse au fur et à mesure des transformations des régimes de production et des milieux techniques. Il ne s'agit ni de dresser une galerie de portraits des prophètes incompris, ni de rechercher dans le passé des justifications aux inquiétudes d'aujourd'hui. L'enjeu est de montrer l'historicité des attitudes de refus face à la technique, par-delà les répressions et les disqualifications qui n'ont cessé de les accompagner, jusqu'à les rendre invisibles.

De la destruction créatrice à la destruction destructrice. Avec Bernard Stiegler à l'École Polytechnique.


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27.06.2013

En 2008, le modèle schumpétérien qui décrit le dynamisme économique comme une destruction créatrice s'est effondré. Il s'est avéré qu'il détruisait beaucoup plus qu'il ne créait et il est apparu que la constante transformation du système technique mondial par une innovation devenue essentiellement spéculative ruinait les systèmes sociaux. Le devenir toxique de l'innovation s'est imposé lorsqu'elle a été instrumentalisée au bénéfice exclusif de la spéculation rendue possible par la financiarisation ; ce qui a abouti à une guerre économique mondiale ruineuse.
Le temps est venu de négocier un traité mondial de paix économique, et d'une mobilisation planétaire des pacifistes économiques. Ce qui est possible dans le sens où l'économie de la contribution repose sur l'émulation et non sur la concurrence.

La conférence est organisée par le Groupe X-Sciences de l'Homme et de la Société.