De quoi Mai 68 est-il le nom ? Avec Robert Steuckers et Jean-Michel Vernochet pour E&R à Lille.


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28.04.2018

Mai 68 fut une véritable révolution et non un chahut d'étudiants. Une révolution mondiale qui à, l'opposé de 1917, a pleinement réussi et vu le triomphe posthume de Trotsky. À savoir l'échec du marxisme-léninisme qui avait érigé la classe ouvrière en idole messianique. Le joli mois de Mai consacra, lui, les théories freudo-marxistes d'Herbert Marcuse et ultra libérales de Milton Friedman, les Écoles de Francfort et de Chicago s'étant combinées pour former un mélange détonnant et changer la face du monde.
Les minorités agissantes devinrent les forces subversives porteuses de l'assomption eschatologique. Le messianisme révolutionnaire n'a en vérité jamais visé l'émancipation des hommes, mais uniquement la destruction de l'ordre existant. La révolution libérale-libertaire, elle, conduit à l'élimination des classes laborieuses par le déclassement et le chômage de masse.
Cinquante ans après, les protagonistes de l'émeute soixante-huitarde, trotskistes et maoïstes, sont devenus les grands passeurs de l'hédonisme californien, se faisant les agents les plus actifs de l'américanisation du vieux continent et au-delà, de sa tiers-mondisation. Ils furent aussi généralement d'ardents promoteurs idéologiques des guerres destinées, au nom de la Démocratie et des Droits de l'Homme, à diffuser le monothéisme du marché, nouvelle religion annonciatrice d'une gouvernance mondiale en progestation assistée. Tous ou presque occupent aujourd'hui des postes de contrôle politiques, culturels, universitaires, médiatiques d'où ils ont avec succès engagé la grande mutation du paradigme sociétal et culturel du monde occidental. Soit la négation absolue de toutes les références métaphysiques ayant servi, jusqu'à ce jour, de base à la civilisation.

Marxisme occidental et oriental, une scission malheureuse. Avec Domenico Losurdo à l'Université de Lisbonne.


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09.05.2014

Né au cœur de l'Occident, avec la Révolution d'Octobre, le marxisme s'est répendu jusqu'aux confins de la planète en se développant de manière différente et contrastée.
Contrairement aux expérience orientales, le marxisme occidental a raté la rencontre avec la révolution anticolonialiste mondiale -le tournant décisif du XXe siècle- et a fini par s'effondrer.
Comment comprendre cette fracture ? Que nous enseigne la pratique effective du pouvoir par les groupes révolutionnaires se revendiquant du marxisme ? Et existe-t-il aujourd'hui les conditions d'une renaissance du marxisme occidental ?

L'impérialisme aujourd'hui. Avec Bruno Guigue pour l'Université Réelle de Montpellier


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30.07.2018

Ancien haut fonctionnaire, enseignant la philosophie et les relations internationales, Bruno Guigue vient de publier Chroniques de L’Impérialisme aux éditions Delga.
Il revient notamment sur la prétention qu'a "le monde libre" à faire coïncider sa morale et ses intérêts, soit à habiller ses ambitions impériales des oripeaux de la justice et du droit.
Une mise au point nécessaire, notamment pour tous ceux qui se revendiquent de la "gauche morale".

Les guerres, le capitalisme et la stratégie du chaos. Avec Michel Collon à Montpellier.


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03.05.2018

Dans la guerre de l’information, les mensonges sur les faits réels entretiennent la peur et la guerre froide au profit des USA et de ses multinationales. Ils permettent la continuation des prédations et la croissance de leurs profits.
Michel Collon nous donne des clés pour comprendre cette stratégie impérialiste des pays puissants pour contrôler le monde :
 – les guerres du pétrole et du gaz pour contenir les puissances rivales
 – l'importance de l'Océan indien pour contrôler les routes maritimes vers la Chine
 – l'alliance discrète avec des terroristes bien utiles
 – la manipulation des conflits sociaux et religieux
Bref, "diviser pour régner". Une stratégie qui mène le monde au bord de l'abîme.
Pour résister, il faut d’abord comprendre.

Rosa Luxemburg et la signification méthodologique du mot d'ordre "socialisme ou barbarie". Avec Michael Löwy au séminaire "Marx au XXIème siècle" à la Sorbonne.


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10.03.2018

Il semble exister une secrète complicité entre la redécouverte de Rosa Luxemburg et les époques contestataires. La dernière fois que la vie et l’œuvre de Rosa Luxemburg ont suscité autant d’intérêt en France, ce fut dans les années 1960 et 1970, quand "le fond de l’air était rouge".
La publication récente de plusieurs ouvrages à son sujet pourrait donc être le signe d’une nouvelle époque "critique". En tout cas ses idées sont très présentes aujourd'hui dans le contexte du débat sur le "socialisme au XXIe siècle". Saurons-nous profiter de ses enseignements pour continuer la lutte ?

Vie et mort du marxisme occidental. Avec Domenico Losurdo sur Radio Galère.


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2017

Né au cœur de l'Occident, avec la Révolution d'Octobre, le marxisme s'est répendu jusqu'aux confins de la planète en se développant de manière différente et contrastée.
Contrairement aux expérience orientales, le marxisme d'Occident a raté la rencontre avec la révolution anticolonialiste mondiale -le tournant décisif du XXe siècle- et a fini par s'effondrer.
Existe-t-il aujourd'hui les conditions d'une renaissance du marxisme occidental ?

Dialogues sur la Justice. Avec Norman Palma au Cercle Aristote.


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12.03.2018

Suum cuique tribuere, rendre à chacun ce qui lui est dû, telle était la définition que l’Antiquité donnait à la Justice. Plus qu’une simple garantie de l’intégrité des personnes, de la possession des biens et de la régularité des contrats, la Justice est l’idéal régulateur des Anciens et le droit doit faire appel à l’idée de Justice pour instaurer un idéal de concorde civique.
Face à nos sociétés agonisantes, où chacun voit sa place de plus en plus niée, l’idéal antique peut-il nous aider à revivifier une société où il n’y a plus ni égalité ni justice, ni justesse ?
Norman Palma continue son périple dans la pensée des Anciens en l’illustrant par des problèmes contemporains au cours de leçons aux accents socratiques.

La fabrication de l'ennemi dans les démocraties. Avec Pierre Conesa à la Maison Franco-Japonaise de Tokyo.


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18.10.2016

Contrairement à ce qu'on peut lire dans les manuels de relations internationales, la démocratie n'est pas par elle-même porteuse de paix, sinon les colonisations française et britannique n’auraient jamais eu lieu, les Américains ne seraient pas en Irak et les Israéliens ne coloniseraient pas les Territoires occupés. À l'inverse, toute dictature n'est pas belliciste.
Qui fabrique l'ennemi ? Fabriquer de l'ennemi suppose diverses étapes : une idéologie stratégique donnée, un discours, des faiseurs d'opinion que nous appellerons des "marqueurs" et enfin des mécanismes de montée à la violence. Les "marqueurs d'ennemi", ce que les Américains appellent les strategists qu'il faudrait ajouter à la catégorie des marqueurs identitaires des sociologues, sont multiples et différents selon les types de conflits.
Si donc l’ennemi est une construction, il doit être possible d'en dresser une typologie : l'ennemi proche, le rival planétaire, l'ennemi intime, l'ennemi caché, la guerre du Bien contre le Mal, l'ennemi conceptuel et enfin, l'ennemi médiatique.
Et si l'ennemi est une construction, il doit être possible de le déconstruire.