Sur Michel Foucault, par Dominique Pagani.


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05.2019

Michel Foucault représente, avec Gilles Deleuze ou encore Jacques Derrida, la quintessence du post-modernisme en pronant un anti-humanisme et un irrationalisme sous le patronnage du Nietzsche le plus détestable. Les trois cibles à abattre seront donc les suivantes : l'humanisme, le progrès et l'universel.
Sa pensée commence d'ailleurs à devenir populaire au moment même où le Capital reprend les choses en main, soit à la fin des Trente glorieuses.
Comment cette contre-révolution de la pensée a-t-elle pu s'imposer ? Et comment le libéralisme-libertaire, puisque c'est de cela dont il s'agit, s'est-il structuré, si l'on suit la logique de la pensée de Foucault ?

Modernité, héritage et progrès. Avec Alain Finkielkraut à Sciences-Po.


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23.04.2019

L'homme moderne ne se pense plus comme un héritier. Délié de tout ancrage et extrait de toute communauté, il entend se délivrer du donné et juge le passé avec sévérité. Le changement n'est plus dès lors un arrachement à la tradition, il est la tradition même.
Ce culte du mouvement et de l'innovation permanente, conjugué à la volonté moderne d'extirper la nostalgie du cœur des hommes, rend-il l'individu plus autonome et plus humain ou le soumet-il simplement à la force des choses ? Peut-on concevoir une démocratie post-nationale ? L'Union européenne, qui s'est construite comme un espace juridique et économique, n'est-elle pas minée de l'intérieur par son refus de concevoir l'Europe comme une civilisation singulière ?
C'est le philosophe et académicien Alain Finkielkraut, préoccupé par la modernité comme question philosophique, qui vient débattre et répondre à ces questions.

Une conférence organisée par l'association "Critique de la Raison Européenne".

Les droits de l'homme dénaturé. Avec Grégor Puppinck aux mardis de Politique Magazine.


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08.01.2019

Les droits de l'homme ? Après la Seconde Guerre mondiale, ils apparaissaient comme une promesse universelle de paix et de justice. Aujourd'hui, ils sont devenus un champ de bataille idéologique, le terrain sur lequel se confrontent les civilisations en lutte.
Car les droits de l'homme sont d'abord le reflet de notre conception de l'homme. Or, celle-ci a beaucoup changé depuis la rédaction de la Déclaration universelle, en 1948.
Alors que cette déclaration d'après-guerre s'inspirait encore des droits naturels, l'affirmation de l'individualisme a généré de nouveaux droits antinaturels, conduisant aujourd'hui à l'émergence de droits transnaturels qui promettent le pouvoir de transformer la nature.
À l'oeuvre au coeur de cette transformation : la réduction de la dignité humaine à la seule volonté individuelle, au mépris du corps. Au-delà, les droits de l'homme accompagnent discrètement le transhumanisme, oeuvrant au dépassement de la démocratie représentative.

Philosophie de Pic de la Mirandole. Avec Pierre Magnard sur Radio Courtoisie.


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14.05.2012

Pic de la Mirandole n'est pas un simple objet de curiosité ou de connaissance historique mais quelqu'un qui a à parler à l'homme de notre temps.
Représentant éminent de l'humanisme, qu'il faut entendre comme une catégorie historique sous laquelle on range les auteurs présumés avoir contribué à l'affirmation de l'homme, il fait partie de la deuxième génération, après les Raymond Sebond et Nicolas de Cues.
Retour sur un auteur majeur de l'histoire de la philosophie occidentale, dont les enseignements nous sont toujours profitables.

Émission "Le monde de la philosophie", animée par Philippe Nemo.

Le post-humanisme et l'irreductibilité de l'animal humain. Avec Francis Wolff aux Carrefours de la pensée au Mans.


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24.03.2018

Nous avons perdu les deux repères qui permettaient autrefois de nous définir entre les dieux et les bêtes. Nous ne savons plus qui nous sommes, nous autres humains. De nouvelles utopies en naissent. D'un côté, le post-humanisme prétend nier notre animalité et faire de nous des dieux promis à l'immortalité par les vertus de la technique. D'un autre côté, l'animalisme veut faire de nous des animaux comme les autres et inviter les autres animaux à faire partie de notre communauté morale.
Le philosophe Francis Wolff se penche plus particulièrement sur la première de ces utopies contemporaines, le post-humanisme, qui nous fait la promesse d'un dépassement de la condition humaine par le recours à la technique.

L'homme, ni dieu ni bête ! Avec Francis Wolff sur Europe 1.


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01.04.2018

En ce début de 21ème siècle, la mode est à la honte d'être humain. Le siècle dernier, du haut de sa civilisation, l'homme a commis les guerres les plus meurtrières de son histoire. Du haut de son piédestal, il domine si bien les animaux qu'il est le plus stupide d'entre eux, à détruire lentement et sûrement son propre environnement !
L'homme, le plus indigne des animaux ? Et pourtant, avons-nous le choix de ne pas croire en lui ?
Malgré ce constat, Francis Wolff livre un vibrant plaidoyer pour l'humanisme.

Émission "Qui vive ?", animée par Raphaël Enthoven.

Peut-on encore imaginer des utopies en politique ? Avec Francis Wolff à la Fondation Jean Jaurès.


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08.11.2017

Le discours politique défendant l'efficacité avant tout a-t-il remplacé l'utopie d'un projet politique ? Les deux sont-ils compatibles ? Si de nouvelles utopies sont envisageables, quelles sont-elles ?
À l'occasion de la sortie de son dernier ouvrage Trois utopies contemporaines (Fayard, 2017), le philosophe Francis Wolff vient débattre de ces questions.

Une conférence animée par Gilles Finchelstein.

Pourquoi le christianisme n'est pas un humanisme. Avec Laurent Fourquet au Cercle Aristote.


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17.09.2018

L'humanisme est aujourd'hui, en Occident, la figure obligée du bien, la carte qu'il faut savoir sortir si l'on veut attester de l'honorabilité et de l'élévation d'une pensée, au point que, périodiquement, certains se croient tenus de sauver le christianisme en faisant de celui-ci tantôt un rameau, tantôt la matrice de l'humanisme occidental.
Mais s'il n'y avait rien à sauver ? Si l'humanisme et le christianisme étaient deux voies qui, d'entrée, ont divergé parce qu'elles s'excluent mutuellement et si le christianisme contemporain étouffait précisément d'être confondu avec un humanisme ?
Pour peu que l'on prenne au sérieux ces questions, des horizons nouveaux et dérangeants émergent soudain. Toutes les figures de l'humanisme occidental - la volonté de détermination systématique des choses, la croyance en l'infini pouvoir du sujet, la recherche constante de l'intérêt, le culte du contrat -, loin d'être signes de ce progrès dont on voudrait tellement nous convaincre, ne sont plus que les vecteurs d'un nihilisme qui, en apparence doux et bénin, assèche pourtant chaque jour plus impitoyablement notre monde.
Et c'est bien parce que, seul, il persiste à opposer la parole de vie à cet univers de choses gelées, que le christianisme suscite aujourd'hui, en Occident, tant de hargne et tant de prophéties intéressées sur son dépérissement prétendument inéluctable...
Laurent Fourquet passe au crible les présupposés cachés de nos valeurs apparemment les plus insoupçonnables pour éclairer ce conflit qui, entre l'humanisme et la Croix, ne passe pas, ne passera jamais, et nous oblige ainsi à choisir entre l'un et l'autre.